GOLFE PERSIQUE

  • Iran : Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique dévoilent une base de missiles souterraine dans le Golfe

    Imprimer

    Le Corps des gardiens de la Révolution Islamique d'Iran  a dévoilé, vendredi 8 janvier 2021, une base de missiles souterraine dans un endroit non divulgué du Golfe, ont rapporté les médias d'État iraniens. L'annonce intervient à un moment de tension accrue entre Téhéran et les États-Unis.
     
    "La base est l'une des nombreuses bases abritant les missiles stratégiques de la marine de la Garde", a déclaré le chef des gardes, le général de division Hossein Salami.
     
    L'année dernière, les gardes ont déclaré que l'Iran avait construit des «villes de missiles» souterraines le long de la côte du Golfe, annonçant un «cauchemar pour les ennemis de l'Iran».
     
    «Ces missiles ont des portées de plusieurs centaines de kilomètres, bénéficient d'une précision extrême et d'une puissance destructrice énorme, et peuvent vaincre l'équipement de guerre électronique de l'ennemi», a déclaré Salami.
     
    Il a déclaré que la base était «l'une des nombreuses bases abritant les missiles stratégiques de la marine».
     
    Il y a eu des affrontements périodiques dans le Golfe ces dernières années entre les Gardes et l'armée américaine, qui accuse la marine des Gardes d'envoyer des bateaux d'attaque rapides pour harceler les navires de guerre américains lorsqu'ils passent le détroit d'Ormuz.
     
    Les tensions sont vives entre Téhéran et Washington depuis 2018, lorsque le président Donald Trump a mis fin à l'accord nucléaire de 2015 entre l'Iran et six puissances mondiales limitant le programme nucléaire du pays et a réimposé des sanctions qui ont paralysé l'économie du pays.

  • Iran : Les Gardiens de la Révolution Islamique saisissent un pétrolier battant pavillon sud-coréen

    Imprimer

    Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont saisi lundi 4 janvier 2021 un pétrolier battant pavillon sud-coréen dans les eaux du Golfe, l'accusant d'avoir violé "les lois sur l'environnement marin", selon son site officiel. 
     
    "Un navire propriété de la Corée du Sud a été saisi ce matin par (la marine) de la force" des gardiens, est-il indiqué sur leur site officiel Sepahnews, dans un contexte de tensions grandissante dans le Golfe entre Téhéran et Washington. Sepahnews fait état de l'arrestation des membres de l'équipage de nationalités sud-coréenne, indonésienne, vietnamienne et du Myanmar, sans plus de détails. "Ce pétrolier était parti du port d'el-Jubail en Arabie saoudite et a été saisi pour violation répétée des lois sur l'environnement marin", ajoute-t-on de même source. Sepahnews écrit que le navire bat pavillon sud-coréen et porte le nom "Hankuk Chemi", précisant qu'il transportait 7.200 tonnes de "produits chimiques pétroliers".
     
    La saisie est intervenue à la demande de l'organisation maritime de la province d'Hormozgan et sur ordre du procureur de la province, ajoute le site des Gardiens. Une photo publiée par Sepahnews semble montrer trois vedettes et une patrouille approchant le pétrolier. Sepahnews ne précise pas où le pétrolier a été saisi ni vers quel lieu il a été transféré. L'agence Fars avait auparavant indiqué que le navire avait "été saisi dans les eaux du Golfe (...) et transféré vers les ports du pays".

    La Corée du Sud envoie une unité anti-piraterie dans le Golfe
    La Corée du Sud a envoyé une unité navale anti-piraterie dans le Golfe à la suite de la saisie par l'Iran d'un pétrolier battant pavillon sud-coréen, a indiqué lundi le ministère de la Défense.
     
    Le ministère "a dépêché immédiatement le Cheonghae dans les eaux proches du détroit d'Ormuz après avoir reçu un rapport sur la saisie de notre navire commercial par l'Iran", indique le communiqué du ministère.
     
     

  • Iran : Téhéran met en garde contre le franchissement de ses "lignes rouges" dans le Golfe

    Imprimer

    L'Iran a mis en garde lundi contre toute atteinte aux "lignes rouges" de sa sécurité dans le Golfe, lors d'une conférence du porte-parole des Affaires étrangères, après des rapports sur le déplacement d'un sous-marin israélien vers la région. Saïd Khatibzadeh a également souligné que son pays se défendra contre toute "aventure" américaine durant les derniers jours du président Donald Trump à la Maison Blanche.
     
    Ces déclarations interviennent une semaine après l'annonce par l'US Navy que son sous-marin nucléaire avait emprunté le détroit d'Ormuz, dans une nouvelle démonstration de force dirigée contre l'Iran.
     
    Des médias israéliens ont ensuite rapporté qu'un sous-marin israélien, en route vers le Golfe, avait traversé le canal de Suez, information que l'Etat hébreu n'a ni confirmée ni démentie. "Tout le monde sait ce que signifie le golfe persique pour l'Iran (...)" et "connait les politiques de (Téhéran) dans le domaine de la sécurité et de la défense nationale", a déclaré lundi le porte-parole Khatibzadeh lors d'une conférence de presse en ligne. "Tout le monde sait très bien à quel point le risque est élevé s'il veut franchir les lignes rouges de l'Iran", a-t-il ajouté.
     
    Israël est l'ennemi juré de Téhéran qui l'accuse d'être à l'origine de plusieurs opérations contre le pays, dont la plus récente fut l'assassinat fin novembre du physicien nucléaire Mohsen Fakhrizadeh.
     
    Alors que Téhéran s'apprête à commémorer le premier anniversaire de la mort du général de division Qassem Soleimani, éliminé par une frappe aérienne américaine début janvier à Bagdad, Washington a accusé l'Iran la semaine dernière d'être impliqué dans une attaque près de son ambassade en Irak.
     
    "Nous avons envoyé des messages au gouvernement des Etats-Unis et à nos amis dans la région (avertissant) que le régime américain actuel ne se lance pas dans une nouvelle aventure dans les derniers jours de sa présence à la Maison Blanche", a déclaré M. Khatibzadeh.
     
    Le porte-parole a enfin dit espérer que "les personnes rationnelles à Washington seront capables de contrôler les tensions" jusqu'au 20 janvier, date de la prise de fonction du président américain élu Joe Biden.
     
    L'Iran et les Etats-Unis se sont trouvés au bord de la guerre par deux fois depuis juin 2019 --notamment après l'élimination de Soleimani-- sur fond de tensions dans le Golfe et autour de l'accord international de Vienne sur le nucléaire iranien (2015) dénoncé unilatéralement par M. Trump et dont il s'est retiré en 2018.