GOLFE D'OMAN

  • Syrie : Un navire, déjà victime d'une explosion, explose à nouveau dans le port de Lattaquié

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    Selon des rapports provenant de sources locales, l'explosion se serait produite à bord du WISDOM, un navire qui avait déjà été victime d'une explosion dans le même port. 

    L'agence de presse d'État syrienne SANA a rapporté que les pompiers avaient éteint l'incendie qui s'était déclaré à bord suite à l'explosion. L'agence a ajouté que  le navire était en cours de maintenance dans le port. Le navire était vide, selon SANA.

    Le WISDOM est soupçonné d'avoir été utilisé pour transférer du pétrole iranien et des missiles SAM 121, vers la   Syrie  dans le passé, selon TankerTrackers.com.

    Il aurait déjà été pris pour cible en avril 2021 par le tir d'un drone qui aurait provoqué un incendie et tué un Syrien. Les médias syriens ont démenti qu'il s'agissait d'une attaque, affirmant que l'incident était dû à une erreur de "soudage". En mai, le navire a encore été victime d'un nouvel incendie. L'agence syrienne SANA avait à nouveau prétendu qu'il s'agissait d'une panne technique sur l'un des moteurs.

    TankerTrackers.com, un service en ligne qui suit et signale les expéditions et le stockage de pétrole brut, a identifié le navire comme le WISDOM, affirmant que le pétrolier avait récemment déménagé dans le port pour faire de la place au pétrolier iranien SAM 121.

    L'incident survient alors que les tensions sont très vives entre Israël et l'Iran après qu'une frappe de drone iranien ait visé le navire Mercer Street géré par Israël au large des côtes d'Oman en juillet, tuant un citoyen britannique et un citoyen roumain. Les États-Unis, le Royaume-Uni et Israël ont tous menacé de représailles.

    L'Iran a nié être responsable de l'attaque et affirmé qu'Israël et les États-Unis tentaient de déstabiliser la région, mais samedi 7 août, le commandement central américain (CENTCOM) a publié des preuves que les drones utilisés dans l'attaque étaient de fabrication iranienne.

    Moins d'une semaine après l'attaque de Mercer Street, les forces iraniennes auraient tenté de détourner le pétrolier Asphalt Princess au large des Émirats arabes unis, mais auraient fui le navire après que des ouvriers eurent saboté les moteurs, selon le quotidien britannique The Times.

    Lundi, l'Iranien Nour News a affirmé qu'un sous-marin israélien était entré secrètement dans la mer Rouge accompagné de deux navires. 

    Israël et l'Iran se seraient mutuellement ciblés à des dizaines d'occasions au cours des dernières années.

    En mars, l'organe de presse israélien Maariv, a rapporté que des dizaines de navires iraniens avaient été attaqués par Israël dans tout le Moyen-Orient. Le Wall Street Journal a également rapporté qu'une douzaine de pétroliers iraniens à destination de la Syrie avaient été attaqués par Israël.

  • Yémen : Les forces d'élite britanniques arrivent au Yémen pour traquer les assaillants du navire Mercer Street

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    Un rapport a indiqué dimanche 8 août qu'une force spéciale de l'armée britannique est arrivée samedi au Yémen, dans le cadre d'une mission pour traquer les auteurs de l'attaque qui a visé le pétrolier "Mercer Street" dans les eaux du Golfe, tuant un garde de sécurité britannique. 

    Washington, Londres et Israël pensent que les rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran ont mené l'opération, dans laquelle un drone a été utilisé, sur ordre de Téhéran.

    Selon un rapport publié dimanche par le journal britannique "L'Express", une équipe de 40 soldats des "Services aériens spéciaux" de l'armée britannique est arrivée samedi soir à l'aéroport d'Al-Ghaydah à Al-Mahra, dans l'est du Yémen. , notant que les membres de la force d'élite embauchent des guides locaux pour les aider dans leur mission.

    L'équipe comprend également une unité spécialisée dans la guerre électronique, et les forces britanniques rejoindront les forces américaines d'élite déjà présentes dans la région pour aider à former des unités saoudiennes.

     

     

  • Iran : La Marine annonce la perte d'un gros bâtiment en mer d'Oman

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    La Marine iranienne a annoncé mercredi le naufrage d'un navire auxiliaire de plus de 200 m de long en mer d'Oman après des heures de lutte contre un incendie qui s'était déclaré à bord mardi.

    L'équipage de ce bâtiment, le Kharg, a pu être évacué avant que le navire ne sombre, au large du port de Jask, dans le Sud de l'Iran, indique un communiqué de la Marine. Les forces navales de la République islamique présentent le Kharg comme un "navire-école de soutien", en service depuis "plus de quatre décennies".

    Mais selon GlobalSecurity.org, site américain spécialisé sur les questions militaires, il s'agit d'un pétrolier "ravitailleur" et "porte-hélicoptères" construit en Grande-Bretagne. Commandé sous le règne du dernier Chah, le bâtiment, long de 679,5 pieds (207 mètres) a été livré en 1984, soit après la révolution iranienne de 1979 et alors que la jeune République islamique était en guerre contre l'Irak, ajoute le site.

    La télévision d'Etat iranienne a diffusé des images apparemment prises du rivage et montrant une épaisse colonne de fumée s'élevant au large au-dessus d'un mer turquoise, indiquant qu'il s'agissait du Kharg en train de brûler. Selon la Marine iranienne, le feu s'est déclaré dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 juin vers 02h25 dans l'"un des systèmes" du navire. Le communiqué ne donne aucune précision supplémentaire, notamment sur la cause de l'incendie. Les secours ont lutté "pendant 20 heures" après que les marins eurent été évacués vers la côte, "mais compte tenu de la propagation de l'incendie, la mission de sauvetage du Kharg a échoué et le navire a coulé près de Jask", écrit la Marine.

    "Mission d'entraînement" 
    Le texte ajoute que le bâtiment avait effectué ces jours-ci une "mission d'entraînement" dans les eaux internationales.

    En 2020, 19 marins iraniens avaient été tués lors de manœuvres après qu'un bâtiment de guerre eut été touché par un tir ami. En avril, Téhéran avait annoncé qu'"un navire commercial" iranien, le Saviz, avait été endommagé en mer Rouge par une explosion d'origine indéterminée. Le New York Times avait lui rapporté que le Saviz avait été visé par une attaque de "représailles" israélienne après "des frappes antérieures de l'Iran contre des navires israéliens".

    Le gouvernement iranien a annoncé il y a quelques jours que son projet d'oléoduc à destination de Jask avait été achevé et que du pétrole avait été acheminé via ce pipeline jusqu'à ce port. Pour l'Iran, le but est d'exporter du pétrole à partir de Jask ce qui ferait gagner quelques jours de navigation par rapport au port pétrolier de Kharg, dans le Golfe, et permettrait aux navires-citernes d'éviter le détroit d'Ormuz, au cœur de vives tensions stratégiques entre l'Iran et les Etats-Unis, dont les navires de guerre sont présents en force dans la région.

    Compte tenu des sanctions américaines contre l'Iran mises en place sous la présidence de Donald Trump (janvier 2017 - janvier 2021) en vue de tarir les exportations pétrolières de la République islamique, Téhéran est particulièrement discrète sur ses expéditions de brut à destination des quelques rares clients qui osent encore lui en acheter.

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  • Israël : Un bateau israélien attaqué au large des Emirats

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    Mardi 13 avril, vers 18 heures, la station de radio d'Etat israélienne Kan Bet a rapporté, citant des médias arabes, qu'un navire israélien transportant des voitures avait été attaqué au large des côtes des Emirats Arabes Unis. Le navire aurait été touché par un missile. Il se dirige maintenant vers le port des Émirats arabes unis pour une évaluation des dommages.
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    L'attaque du navire israélien a été rapportée par la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadin, associée au Hezbollah. Selon cette source, le navire Hyperion Ray, propriété de la société israélienne PCC, a été attaqué près du port de l'émirat de Fujaïrah.

    L'agence de presse affiliée à l'Iran Unews a rapporté que le navire transportant les voitures avait séjourné dans le port koweïtien d'Al-Ahmadi pendant 48 heures avant l'attaque.

    Selon des informations préliminaires, l'attaque n'a pas fait de victimes à bord et les dégâts seraient minimes. il semble qu'aucun trou n'a été fait à la coque. L'impact a eu lieu au-dessus de la ligne de flottaison et était de petite intensité.

    Les médias arabes estiment que l'attaque du navire israélien pourrait être la réponse de l'Iran à l'attaque de l'installation nucléaire de Natanz.

    Le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Rabia, a déclaré mardi 13 avril: "L'Iran se réserve le droit d'agir contre les artisans, les organisateurs et les patrons, il y aura des représailles et une réponse sur le territoire de l'agresseur. 

  • Israël : Un porte-conteneurs Israélien endommagé par un  missile en mer d'Arabie 

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    Le service d’information de Keshet TV a rapporté qu’un cargo israélien  avait été touché par un missile en mer d’Arabie. Le navire a été endommagé, aucun des membres d'équipage n'a été blessé.

    L’Iran serait à l’origine du bombardement du porte-conteneurs israélien, selon Keshet TV.

    Le site Web de la société d'information "Kan" indique que l'équipage du porte-conteneurs, baptisé "Lori" est composé de citoyens étrangers. Le navire était parti de Tanzanie en direction de l'Inde.

    Le site Web Haaretz a écrit que, malgré des dommages, le navire est arrivé au port de destination. Selon cette source, le porte-conteneurs appartient à XT Management.

    La station de radio Kan Bet a rapporté que le navire israélien avait été attaqué plus tôt cette semaine. En réponse à cette attaque, l'armée de l'air israélienne avait attaqué des cibles iraniennes dans la banlieue de Damas.
    Lori.jpegC'est la deuxième fois depuis février que des cargos israéliens sont attaqués. Pour rappel, le 25 février dans le golfe d'Oman, une explosion avait endommagé le navire de transport de véhicules MV Helios Ray. Le navire, propriété de la société israélienne Helios Ray Ltd, battait pavillon des Bahamas. Selon Dryad Global, le navire était parti du port saoudien de Dammam et son port de  destination était Singapour. Aucun des membres d'équipage n'avait été blessé. Après l'explosion, le navire avait gagné le port le plus proche.

  • Israël a frappé une dizaine de tankers transportant du pétrole vers la Syrie

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    Israël a ciblé au moins une dizaine de navires à destination de la Syrie et transportant principalement du pétrole iranien par crainte que les profits pétroliers financent l'extrémisme au Moyen-Orient, ouvrant ainsi un nouveau front dans le conflit entre Israël et l'Iran.

    Depuis fin 2019, Israël utilise des armes, notamment des mines marines, pour frapper les navires iraniens ou ceux transportant des marchandises iraniennes lors qu'ils naviguent vers la Syrie dans la mer Rouge et dans d'autres parties de la région. L'Iran a poursuivi son commerce de pétrole avec la Syrie , expédiant des millions de barils et contrevenant aux sanctions américaines contre l'Iran et aux sanctions internationales contre la Syrie.

    Certaines des attaques navales ont également ciblé les efforts iraniens pour déplacer d'autres marchandises, y compris des armes, à travers la région, selon des responsables américains.

    Les attaques contre les pétroliers transportant du pétrole iranien n'avaient pas été révélées jusqu'ici. Les responsables iraniens avaient déjà mentionné des attaques  qu'ils imputaient à Israël. 

    Israël n'a pas fait de commentaires à ce sujet. Mais si l'information est exacte, on comprend mieux désormais la logique de représailles derrière l'attaque dans le Golfe D"Oman, jeudi 25 février, du MV Helios Ray, un navire israélien transportant des véhicules entre Dhamman et Singapour. 

  • Syrie : Bombardements israéliens sur la région de Damas

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    La défense aérienne syrienne est entrée en action à 22H16 dans le ciel de Damas pour tenter de repousser une attaque de l'armée de l'air israélienne. L'aviation israélienne a frappé des cibles militaires  iraniennes au sud de Damas. L'attaque a été menée par des F-16 qui ont tiré leurs missiles des hauteurs du Golan sur la zone de l'aéroport international de Damas et le village de Gizlania. L'armée syrienne a riposté, utilisant les systèmes de défense aérienne Pantsir-S et Buk-M2 fournis par la Russie pour repousser l'attaque.

    Le raid israélien pourrait être en représailles à l'attaque du navire Helios Ray appartenant à une société israélienne ds le Golfe d'Oman. Israël a attaqué l'Iran d'être responsable de cette attaque à l'aide de mines magnétiques. 

    Dans la soirée du 28 février, une réunion d'urgence avait eu lieu avec la participation du Premier ministre Benjamin Netanyahu, du ministre de la Défense Beni Gantz et du chef d'état-major général Aviv Kohavi et d'autres hauts responsables de la sécurité.

    Plus tôt, une source israélienne de haut niveau avait déclaré que l'État juif ne pouvait pas laisser sans réponse l'attaque contre le navire israélien. L'attaque, attribuée au Corps des gardiens de la révolution islamique, est considérée en Israël comme un franchissement de la «ligne rouge» par l'Iran.

     Cinq explosions ont été entendues, dont une dans la direction de l'aéroport international de Damas et de ses environs. La force al-Quds, la force spéciale du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran est installée dans cette région. La zone sud de Damas, qui s'étend de la région d'Aqraba à l'aéroport international de Damas en passant par Sayyida Zainab, est sous le contrôle de la force al-Quds et de la milice libanaise Hezbollah. 

    Une cible située dans le secteur du sanctuaire chiite de  Sayyida Zainab situé dans la banlieue de Damas et gardé par des milices pro-iraniennes aurait également été pris pour cible. L'Observatoire Syrien pour les Droits de l'Homme (OSDH) a confirmé que l'armée de l'air israélienne avait attaqué des militants pro-iraniens et des cibles du Hezbollah dans la région de Sayyida Zainab, au sud de Damas.

    Le vol Istanbul-Amman de Turkish Airlines a fait demi-tour en raison des tensions dans le ciel syrien.
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