Ghani Ashraf (président)

  • Afghanistan : l'ambassade des États-Unis à Kaboul met en garde contre les attaques islamistes contre les femmes

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    L'ambassade des États-Unis en Afghanistan a averti que des groupes extrémistes islamistes planifiaient des attaques contre "diverses cibles", mais qu'ils visaient plus particulièrement les femmes.

    L'avertissement ne précisait pas quelles organisations préparaient les attaques. Mais il intervient au moment où les talibans et les négociateurs nommés par le gouvernement se réunissent pour la première fois afin d'essayer de trouver une issue pacifique à des décennies de guerre acharnée.

    Les "Talibans n'ont aucun plan pour mener de telles attaques", a déclaré le porte-parole du groupe, Zabihullah Mujahed, à l'Associated Press vendredi.

    Les négociations de paix en cours au Qatar, où les talibans ont un bureau politique, en sont à leurs débuts, les participants en sont encore à déterminer quels points de l'ordre du jour seront négociés et quand.

    L'envoyé de paix de Washington, Zalmay Khalilzad, a déclaré au début des négociations le week-end dernier que des fauteurs de troubles existaient des deux côtés. Il a déclaré que certains parmi les nombreux dirigeants afghans se contenteraient de maintenir le statu quo plutôt que de trouver une fin pacifique à la guerre qui pourrait impliquer un partage du pouvoir.

    Selon l'avertissement de l'ambassade publié jeudi dernier, "les organisations extrémistes continuent à planifier des attaques contre diverses cibles en Afghanistan, y compris un risque accru d'attaques visant les femmes travaillant pour le gouvernement et les civils, y compris les enseignantes, les militantes des droits de l'homme, les employées de bureau et les fonctionnaires".

    L'ambassade n'a pas fourni de détails, notamment sur l'imminence de la menace.

    Les talibans ont été sévèrement critiqués pour la façon dont ils traitaient les femmes et les filles pendant les cinq années où ils ont été au pouvoir, lorsque le groupe d'insurgés a refusé aux filles l'accès à l'école et aux femmes le droit de travailler en dehors de leur foyer. Le règne des talibans a pris fin en 2001 lorsqu'une coalition dirigée par les États-Unis a évincé le régime islamiste accusé de donner refuge aux membres d'Al-Qaïda, responsable des attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

    L'une des négociatrices de paix nommées par le gouvernement, Fawzia Koofi (photo), une ardente militante des droits des femmes, a été victime d'une tentative d'attentat le mois dernier en Afghanistan, mais elle a survécu avec de graves blessures et a assisté à l'ouverture des négociations le week-end dernier. Les talibans ont rapidement nié toute responsabilité et Khalilzad a de nouveau mis en garde contre les dangers qui pèsent sur le processus.

    Les États-Unis ont déclaré que l'un des groupes extrémistes les plus dangereux opérant en Afghanistan est l'État islamique, basé dans l'est du pays et qui est tenu pour responsable de certains des attentats les plus récents. L'État islamique a déclaré la guerre aux musulmans chiites minoritaires et a revendiqué la responsabilité des horribles attentats qui les ont pris pour cible.

    Les Nations unies ainsi que les nombreux alliés internationaux de l'Afghanistan ont souligné la nécessité, pour tout accord de paix, de protéger les droits des femmes et des minorités. Les négociations devraient être difficiles et longues et porteront également sur des changements constitutionnels, le désarmement des dizaines de milliers de talibans ainsi que des milices fidèles aux seigneurs de la guerre, dont certains sont alliés au gouvernement.

    Les progrès réalisés pour les femmes depuis 2001 ont été importants. Les femmes sont désormais membres du parlement, les filles ont droit à l'éducation, les femmes sont sur le marché du travail et leurs droits sont inscrits dans la constitution. Les femmes sont également présentes à la télévision, font du sport et gagnent des concours scientifiques.

    Mais les acquis sont fragiles et leur mise en œuvre a été irrégulière, largement invisible dans les zones rurales où vivent encore la plupart des Afghans.

    L'indice 2018 de l'Institut pour les femmes, la paix et la sécurité a classé l'Afghanistan au deuxième rang mondial des pays où les femmes sont les moins bien traitées, après la Syrie. Seulement 16 % de la population active sont des femmes, soit l'un des taux les plus bas au monde, et la moitié des femmes afghanes ont reçu quatre ans d'éducation ou moins, selon le rapport, qui a été rédigé par l'Institut pour les femmes, la paix et la sécurité de Georgetown et l'Institut de recherche sur la paix d'Oslo. Seulement la moitié environ des filles en âge d'être scolarisées vont à l'école, et seulement 19% des filles de moins de 15 ans savent lire et écrire, selon l'agence des Nations unies pour l'enfance.

    Près de 60 % des filles sont mariées avant l'âge de 19 ans, en moyenne entre 15 et 16 ans, à des conjoints sélectionnés par leurs parents, selon l'UNICEF.

    Jusqu'à présent, le Parlement n'a pas été en mesure de ratifier un projet de loi sur la protection des femmes.

    Il y a également des islamistes purs et durs parmi les puissants politiciens de Kaboul, notamment Abdul Rasul Sayyaf, qui est l'inspirateur du groupe terroriste philippin Abu Sayyaf, et Gulbuddin Hekmatyar, un militant désigné par les États-Unis qui a fait la paix avec le gouvernement du président Ashraf Ghani en 2016.

  • Afghanistan : Assassinat du conseiller du président afghan à Kaboul

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    Hotak.jpegMuhammad Hasan Hotak (photo), le conseiller en chef du président afghan pour les affaires sociales et publiques, a été tué à Kaboul, a rapporté 1TV.

    Il a été tué dimanche soir près de sa maison à Kaboul.

    Le président afghan Ashraf Ghani a condamné le crime et l'a qualifié d'acte terroriste.

    Aucun autre détail n'a été reçu sur l'incident et aucune partie n'a encore revendiqué la responsabilité de l'assassinat.

  • Afghanistan : Tirs de roquettes sur Kaboul lors de l'anniversaire de l'indépendance afghane

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    Plusieurs roquettes ont frappé Kaboul mardi 18 août alors que le pays célèbre le 101e anniversaire de son indépendance, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

    Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Tariq Arian, a déclaré: "Vers 9h30 ce matin, plusieurs roquettes ont été tirées depuis deux véhicules à grande vitesse dans les 8ème et 17ème arrondissements de la ville de Kaboul". faisant dix blessés, dont quatre enfants.

    Les frappes ont eu lieu après une cérémonie au palais présidentiel à laquelle participait le chef d'État Ashraf Ghani. Selon des témoins, plusieurs roquettes sont tombées près du palais et du ministère de la Défense dans une zone ultra-protégée, qui abrite aussi de nombreuses ambassades. L'attaque intervient également alors que le gouvernement afghan et les talibans devraient entamer bientôt des pourparlers de paix. Ces négociations sont censées démarrer après la libération de 400 prisonniers talibans, validée la semaine dernière par une grande assemblée de dignitaires afghans. Quelque 80 de ces détenus ont été relâchés jeudi 13 août.

    La cérémonie d'investiture de M. Ghani le 10 mars avait été interrompue par des tirs de roquettes près du palais. Aucune victime n'avait alors été signalée. L'Afghanistan n'a jamais fait partie de l'Empire britannique, mais est devenu indépendant de l'influence britannique le 19 août 1919.

  • Afghanistan : Attaque d'envergure contre une prison dans l'Est - 29 morts

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    (Photo des assaillants)

    Dimanche 2 août, des hommes armés ont pris d'assaut une prison dans l'est de l'Afghanistan, tuant et blessant d'autres personnes. Trois bombes ont explosé à l'extérieur d'un complexe pénitentiaire dans la ville de Jalalabad, dans l'État de Nangarhar.
    Selon des sources bien informées, 29 personnes ont été tuées, 50 autres blessées et une centaine de personnes ont pris la fuite. Les forces afghanes ont réussi à arrêter la moitié d'entre elles et les ont renvoyées en prison.
    Cette attaque, dans laquelle les insurgés talibans ont nié toute responsabilité, vient briser un calme relatif à travers le pays, où aucun heurt n'avait été constaté depuis le début vendredi d'une trêve de trois jours décrétée par le gouvernement et les talibans à l'occasion des festivités musulmanes de la fête de l'Adha.
    "Cette attaque n'est pas de notre fait. Nos moudjahidines ne sont pas encore autorisés à mener des attaques", a assuré à l'AFP Zabihullah Mujahid, un porte-parole des insurgés.

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    Sohrab Qadri, membre du conseil régional de Jalalabad, a déclaré qu'une voiture piégée avait explosé et avait été suivie par l'explosion d'au moins deux petites bombes devant la prison.
    Des assaillants, déguisés en membres des forces de sécurité, étaient postés dans un marché et des localités proches de la prison. Ils sont entrés dans la prison à l'issue de violents affrontements,
    Le respect, ces dernières 72 heures, de la trêve entre talibans et autorités afghanes, la troisième pause officielle seulement dans les combats en deux décennies de conflit, laissait espérer une avancée dans le timide processus de paix récemment entamé.
    Le président Ashraf Ghani et les insurgés ont laissé entendre que des pourparlers entre gouvernement et talibans pourraient débuter après l'Adha.
    Dernières informations concernant l'attaque de Jalalabad
    Non seulement la prison, mais la base aérienne de Jalalabad est également attaquée. La base aurait reçu une dizaine de roquettes et l'attaque serait toujours en cours.
    Combats difficiles
    U commandant des forces spéciales afghanes impliquées dans l'opération indique : "Nous luttons contre un certain nombre d'agresseurs. Il fait nuit. Ils (les agresseurs) sont à l'intérieur d'un bâtiment qui se trouve dans une zone résidentielle. C'est une opération difficile."
    Des étrangers parmi les assaillants
    Des prisonniers à l'intérieur de la prison ont affirmé qu'il y a eu entre 30 et 35 agresseurs armés de fusil d'assaut AK47, et de M4. Certains des attaquants ne parlaient pas ni pachtou ni le dari, mais une langue étrangère. Les assaillants voulaient brûler la prison..." a dit le membre du PC Qaderi.
    Bilan après 18 heures de combat
    29 morts ~ 50 blessés, 8 jihadistes tués et +275 prisonniers dans la nature

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    L'Etat islamique Khorassan a revendiqué la responsabilité de l'attaque de Jalalabad

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    Une vengeance de l'Etat Islamique Khorassan/Pakistan (ISKP)
    L'attaque de Jalalabad pourrait être une vengeance de l'ISKP pour l'assassinat extrajudiciaire du chef des services de renseignement de l'Etat islamique, Assadullah Orakzai, par les services de renseignement afghans (NDS).
    Les jihadistes de l'Etat islamique-Khorassan auraient pu obtenir les plans de la prison de Jalalabad sur Twitter lorsque ces plans sont apparus en arrière plan lors de la présentation du nouveau directeur de la prison :

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