ALLEMAGNE

  • Iran : Les "E3" déplorent les nouvelles violations de Téhéran

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    L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont appelé lundi l'Iran à cesser de violer l'accord limitant ses activités nucléaires, avant une réunion des chefs de la diplomatie des trois pays européens signataires ("E3") du pacte de Vienne.

    Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a reçu à Berlin ses homologues français Jean-Yves Le Drian et britannique Dominic Raab, a déclaré une porte-parole du ministère. "Ensemble avec nos partenaires, nous appelons fermement l'Iran à cesser de violer l'accord et à remplir de nouveau totalement toutes ses obligations", a ajouté la porte-parole.

    L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a signalé mercredi dernier que des centrifugeuses d'un modèle interdit par l'accord de Vienne de 2015 avaient été mises en service par l'Iran sur le site d'enrichissement de Natanz. L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont les trois pays européens signataires du Plan d'action global commun (JCPOA) dont les Etats-Unis se sont retirés en 2018 à l'initiative de Donald Trump.

  • Allemagne : Une jihadiste allemande accusée de crimes contre l'humanité envers les Yazidis

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    Une Allemande, qui avait rejoint les rangs de l'Etat islamique (EI) en Syrie, a été mise en accusation pour crimes contre l'humanité en lien avec les persécutions infligées à la minorité yazidie, a annoncé mercredi le Parquet fédéral allemand.

    Présentée comme Nurten J., l'Allemande, qui avait rejoint la Syrie avec sa fillette de 3 ans en février 2015, est emprisonnée depuis son retour en Allemagne le 24 juillet 2020 après avoir été expulsée de Turquie, a précisé le parquet dans un communiqué.

  • Union Européenne: Visio-conférence mardi sur une réponse européenne contre le terrorisme - Kurz à Paris

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    La France, l'Autriche, l'Allemagne et l'UE tiendront mardi 10 novembre un mini-sommet virtuel sur la réponse européenne à la menace terroriste, juste après une rencontre à Paris entre Emmanuel Macron et le chancelier autrichien Sebastian Kurz, a annoncé l'Elysée.

    Cette visioconférence, organisée une semaine après l'attentat jihadiste de Vienne et après celui de Nice et la décapitation de l'instituteur Samuel Paty en France en octobre, réunira Emmanuel Macron et Sebastian Kurz à Paris, la chancelière Angela Merkel à Berlin ainsi que le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à Bruxelles. Elle sera suivie d'une conférence de presse commune, a précisé la présidence française.

    Lundi dernier, un sympathisant de l'Etat islamique a ouvert le feu dans le centre de Vienne, faisant quatre morts, dans la première attaque de ce type depuis des décennies en Autriche. Elle s'inscrivait dans le contexte d'un regain de menaces jihadistes depuis la republication en France par l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo des caricatures de Mahomet.

    Charles Michel et Clément Beaune, secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, étaient tous deux attendus à Vienne lundi afin de rendre un hommage aux victimes de l'attentat.

    Ils devaient aussi discuter dès lundi avec M. Kurz de "la réponse européenne au terrorisme, notamment le renforcement des contrôles aux frontières extérieures européennes, le traité de Schengen et la lutte contre la haine en ligne au niveau européen", selon l'ambassade de France en Autriche.

    Jeudi, Emmanuel Macron a déjà annoncé vouloir doubler les forces de contrôles aux frontières françaises et a appelé à "refonder" "en profondeur" les règles régissant l'espace Schengen de libre circulation en Europe, estimant que la lutte contre l'immigration clandestine fait partie de la lutte contre le terrorisme.

    Le président français compte présenter de premières propositions en ce sens au Conseil européen de décembre, avec l'objectif "d'aboutir sous la présidence française", au premier semestre 2022.

  • Allemagne : Possible attaque terroriste à la voiture bélier à Kempen

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    Une personne a été tuée à Kempen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) par une voiture bélier qui a percuté une foule de personnes. On suspecte une attaque terroriste

    Information en cours d'investigation..

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  • France/Turquie : Erdogan dénonce l'attitude de Macron envers les musulmans de France, l'appelle à subir un "examen de santé mentale"

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    Erdogan affirme avoir discuté ce matin avec M. Aliyev. Il déclare : "nos frères azerbaïdjanais avancent dans leurs territoires occupés, ils ont commencé à les reprendre"

    Le Président turc Erdogan a ajouté que la France était derrière les tragédies et l'occupation en Azerbaïdjan.

    Erdogan accuse le président Français d'avoir "la volonté de constituer un Etat terroriste à la frontière irakienne en Syrie. La Turquie ne permettre jamais une telle chose." Le président turc conseille à Macron de faire contrôler sa santé mentale pour ses agissements contre les millions de ses concitoyens qui partagent une autre foi.

    Il s'en est également pris à l'Allemagne après la descente de police dans une mosquée de Berlin: "Le fascisme européen contre les citoyens musulmans est passé à un niveau supérieur"

    Erdogan a ajouteé : "Avec le front ouvert contre les musulmans, l'Europe prépare sa propre fin. Si elle ne s'en débarrasse pas au plus vite, cette maladie la rongera de l'intérieur"

    La France rappelle son ambassadeur en Turquie
    A titre de représailles, la France a rappelé son ambassadeur en Turquie.

  • Allemagne : Berlin dénonce la "menace terroriste islamiste" après une attaque à Dresde

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    Un touriste a été tué à Dresde il y a deux semaines dans une attaque au couteau, un autre a été grièvement blessé. Mardi soir, la police a arrêté l'auteur présumé. Le suspect était connu des autorités de sécurité saxonnes depuis des années comme extrémiste violent. Le procureur général a pris en charge l'enquête.

    Un Syrien est accusé d'un attentat à motivation islamiste à Dresde. Il y a deux semaines, Abdullah A.H.H., 20 ans, a tué au couteau un touriste de 55 ans de Krefeld, dans la vieille ville de Dresde. Son compagnon, de Cologne, a été gravement blessé.

    Entre-temps, le procureur général fédéral a pris en charge l'enquête. Selon les enquêteurs il s'agit d'un crime islamiste radical. C'est ce qu'a déclaré mercredi un porte-parole de l'autorité à l'agence de presse allemande. Le suspect, un demandeur d'asile syrien, avait déjà été condamné à une peine d'emprisonnement de trois ans pour planification d'attentat. Voir ci-dessous. Les enquêteurs supposent donc que le crime avait un fond islamiste radical, comme l'a déclaré mercredi un porte-parole de l'autorité à l'agence de presse allemande.

    Après l'attentat au camion sur la Breitscheidplatz de Berlin en décembre 2016, qui a fait douze morts, cet acte de terrorisme indique que la situation de danger reste élevée. Malgré son déclin en Syrie et en Irak, l'État islamique appelle toujours à des attaques massives en Europe occidentale.

    Radicalisation via les sites de djihad
    Abdullah A.H.H. est arrivé en Allemagne à l'été 2015. Il a été enregistré peu de temps après son arrivée en Allemagne: En 2016, Il a été condamné par la justice de Görlitz pour agression, menace et dommages matériels.

    Depuis le printemps 2017, Abdullah A.H.H. se serait radicalisé par le biais de sites jihadistes. ll s'est mis à utiliser les symboles de l'Etat islamique. En outre, il a recruté des personnes partageant les mêmes idées. Il a formé une "cellule dormante" et a cherché sur Internet des instructions sur la façon d'obtenir et de construire des ceintures explosives. En même temps, il a téléchargé un tract intitulé "Rechtsleitende Kunde für den Selbstmordattentäter" (Guide juridique pour les kamikazes).

    Libéré fin septembre de prison
    Traduit en justice en 2017 pour radicalisation, il a déclaré devant le Sénat de la sécurité de l'État à Dresde, qu'il avait envisagé un attentat à Dresde au cours de l'été 2017. Les juges ont condamné le délinquant à deux ans et neuf mois en vertu du droit pénal des mineurs. Il n'a été libéré qu'à la fin du mois de septembre 2020 et s'apprêtait, apparemment, à frapper quelques jours plus tard.

    Le 4 octobre, le terroriste islamiste attaquait au couteau deux touristes derrière le Palais de la Culture de Dresde. Un homme de 55 ans de Krefeld a été tué. L'autre victime, un homme de 53 ans de Cologne, a survécu à l'attaque avec de graves blessures.

    Le terroriste a laissé un couteau de cuisine sur les lieux du crime. Des experts du bureau de la police criminelle de l'État y ont retrouvé des traces d'ADN. Et comme il avait déjà eu à faire avec le justice, les données de son ADN étaient déjà saisies dans la base de données de la police, ce qui a permis aux forces de sécurité de le retrouver et de l'arrêter.

     

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  • Grèce/Turquie : Quelle est la position de Donald Trump et Angela Merkel face à la crise entre la Grèce et la Turquie ?

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    On connaît la position de la France qui s'est résolument rangée du côté de la Grèce. La position des Etats-Unis et de l'Allemagne est moins claire. Pourtant, le rôle du président américain Donald Trump et de la chancelière allemande Angela Merkel est crucial alors qu'Athènes se prépare à faire face à la poursuite des provocations turques, la semaine prochaine, en raison de la tenue par la Turquie de grandes manœuvres militaires. Il est clair que tout incident en Méditerranée orientale coûtera aux deux parties un coût élevé et alourdira le fardeau sur l'économie turque déjà épuisée. La Turquie a commencé à sentir le prix de son intervention en Libye. À la lumière de cela, Athènes compte sur l'intervention diplomatique de Washington et de Berlin pour tenter de désamorcer les tensions avec la Turquie.

    Ni Trump ni Merkel ne veulent d'un conflit armé en Méditerranée
    La Grèce ne sous-estime pas les liens étroits que le président américain Trump a développés avec le président turc Erdogan. Néanmoins, Athènes a été encouragée par la volonté dont Trump a fait preuve en réponse à la crise de la Méditerranée orientale, puisqu'il a appelé Mitsotakis, le premier ministre grec, à deux reprises, lorsque les tensions ont atteint leur apogée et a proposé d'aider à calmer la situation.

    Trump est confronté à des élections présidentielles difficiles dans les deux mois et le soutien de la diaspora grecque aux États-Unis est également important. Il est peu probable que Trump soit prêt à risquer sa réélection en raison d'un conflit militaire entre deux pays de l'OTAN.

    Il en va de même pour la chancelière allemande Merkel, qui ne veut pas d'un conflit gréco-turc à un moment où son pays détient la présidence tournante de l'Union européenne pour une période de 6 mois. Malheureusement, Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères, n'a obtenu aucun résultat tangible au cours de sa récente visite à Ankara; Et lors de sa visite à Athènes, Maas a clairement laissé entendre que des sanctions seraient inévitables à la fin du mois de septembre si la Turquie continue ses violations de l'espace maritime grec

    La Grèce manoeuvre bien jusqu'à maintenant
    Athènes estime avoir marqué deux points alors qu'Erdogan tente d'opérer un changement de statut des eaux territoriales en Méditerranée orientale et en mer Égée: l'acceptation d'un accord avec l'Égypte qui définit en partie des zones économiques exclusives, et l'annonce par la Grèce d'une extension de ses eaux territoriales dans la mer Ionienne de 6 milles à 12 milles marins.

    Quel est l'objectif du bellicisme d'Erdogan ?
    Quel est l'objectif d'Erdogan ? Essaye-t-il de préserver l'adhésion sans faille de ses partisans, de les détourner des problèmes les plus urgents, ou encore de se préparer à des élections anticipées ? Et s'il décide de prendre le risque d'une guerre, quel bénéfice espère-t-il obtenir ? Ecraser les Grecs, étendre le territoire turc et gagner en influence dans la région ?

    Même si la Turquie parvenait à réaliser des gains territoriaux au détriment des Grecs, ces gains resteraient illégaux et auraient un coût politique et économique énorme pour Ankara.

    Erdogan se trouve dans une impasse : exécuter ses menaces ou reculer piteusement
    Malheureusement, Erdogan se trouve maintenant dans une impasse. S'il recule, cela signifiera que les menaces de la Turquie ne sont qu'un canular. C'est peut être pour cela que le bureau d'information de la présidence turque a fait une déclaration affirmant que «La Turquie continue d'être (la Turquie pour la paix), aux quatre coins du monde, avec des solutions pacifiques et à long terme qu'elle propose aux problèmes internationaux.»

    Erdogan : le nouveau sultan islamiste
    Mais il y a un autre aspect du "problème Erdogan" et c'est une erreur que font beaucoup de critiques internationaux: Erdogan est obnubilé par son idéologie "frères musulmans" ainsi que par le mythe de la résurrection  de l'empire ottoman. Et on aurait tort de croire qu'Erdogan joue sur les nerfs de la communauté internationale et n'a pas vraiment l'intention de passer à l'acte, quelle qu'en soit la conséquence. Il ambitionne de devenir le leader incontesté des Frères musulmans et le sultan d'un nouvel empire ottoman dont l'influence s'étendrait du Moyen Orient, à l'Afrique du nord, à l'Asie centrale et même aux confins sud de l'Europe.

    Sous la bannière des Frères Musulmans, il a le soutien du Qatar, le financier de la cause, du gouvernement libyen de Tripoli, seul reconnu par l'ONU et des sympathies en Tunisie. Il compte également des "proxies" au Yémen au sein du parti al-Islah, représentant local des Frères, et en Somalie.

    Sous la bannière ottomane, on trouve l'Azerbaïdjan (qui parle une langue turque), les Turkmènes syriens, la Bulgarie, et des sympathies dans un certain nombre de pays d'Asie centrale et dans les Balkans.

    Un axe anti-Ottoman ?
    Les manoeuvres d'Erdogan sont en train de redéfinir la carte géopolitique de toute la région et c'est sans doute pour cela que la Serbie, ennemie héréditaire de la Turquie, a décidé de transférer son ambassade à Jérusalem, un nouvel allié de la coalition déjà formée par la Grèce, Israël, l'Egypte et la France, l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, sans compter la Libye du maréchal Khalifa Haftar. On pourrait rajouter l'Autriche, qui se souvient sans doute de la menace ottomane, et qui semble soutenir la Grèce dans son conflit avec la Turquie.