ALLEMAGNE

  • Allemagne : Verdict historique - un premier syrien reconnu coupable de crimes commis par le régime d'Assad

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    Le tribunal de Coblence a condamné à 4,5 ans de prison ce jeudi matin le demandeur d'asile syrien Eyad al-G. Il est reconnu coupable d'avoir participé à la répression d'une manifestation à Damas en 2011, après quoi les personnes interpellées ont été emmenées dans une prison réputée pour la torture. C'est la première fois en Europe qu'un employé du gouvernement Assad est condamné pour les crimes commis par le régime.

    Eyad al-G. (44 ans) et son unité étaient intervenus pour mater un rassemblement anti-Assad. L'unité avait interpellé une trentaine de personnes qui ont ensuite été emmenées à la prison d'Al Khatib. Eyad A. savait que la torture y était pratiquée, a-t-il dit plus tard à la police allemande.

    Le Syrien a fui en Allemagne quelques années après la manifestation et y a obtenu un permis de séjour. La justice a découvert son passé et l'a poursuivi en justice. Selon le tribunal allemand, al-G. travaillait pour  les services de renseignement syriens depuis 1996. Il a été condamné pour complicité de violations des droits de l'homme

    Eyad al-G. avait été arrêté dans le cadre d'une enquête sur un autre Syrien, qui séjournait également en Allemagne et avait été interpellé. Ce dernier, Anwar R., aurait été le chef d'une division du renseignement du régime. Ce département incarcérait les opposants au régime de Bachar al-Assad dans la prison d'Al Khatib et les y torturait. Anwar R. serait ainsi responsable de la torture de 4 000 personnes, dont au moins 58 sont décédées des suites des sévices subis. Les prisonniers recevaient, par exemple, des décharges électriques et étaient battus avec des bâtons et des fouets, suspendus au plafond, les pieds touchant à peine le sol. 

    Anwar R. s'est enfui en Allemagne en 2014 et a obtenu un permis de séjour. Cependant, en 2016, il a été reconnu dans un centre pour demandeurs d'asile de Berlin par un avocat syrien des droits de l'homme qui avait également fui. Il  l'a reconnu comme étant l'un des hommes qui torturaient les prisonniers. En 2019, la police allemande a arrêté R. Les enquêteurs ont depuis entendu 40 témoins qui ont été torturés en prison. Eyad al G. a également témoigné sur le rôle de R., ce qui lui a permis de bénéficier d'une réduction de peine. Le jugement dans le cas de R.  aura lieu plus tard au cours de l'année 2021.

     

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  • Allemagne : Un groupe islamiste radical interdit

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    Les autorités sécuritaires allemandes prennent la menace au sérieux et ont décidé de d'interdire, jeudi 24 février, l'association salafiste  Jama'atu Berlin, également connue sous le nom de Tawhid Berlin. Selon le ministre régional de l'Intérieur Andreas Geisel, l'organisation ciblée est le successeur de l'association des mosquées salafistes «Fussilet 33», qui avait été fermée en 2017 en raison de liens avec Anis Amri, un demandeur d'asile tunisien débouté qui avait détourné un camion et utilisé comme véhicule bélier sur un marché de Noël à Berlin, tuant 12 personnes et en blessant plus de 50 autres en 2016.

    Suite à cette interdiction, des descentes de police ont été menées le même jour dans plusieurs endroits. Plus de 800 policiers ont été utilisés pour fouiller 24 localités à Berlin et deux dans l'état voisin de Brandebourg. 

    Le journal allemand Tagesspiegel a déclaré que le groupe glorifiait  "l'État islamique" sur Internet et appelait à tuer les Juifs, ajoutant que des poursuites pénales étaient en cours contre certains de ses membres.

    Le journal ajoute que le groupe avait également eu des contacts avec Anis Amri.

    Les islamistes radicaux cherchant à appliquer la charia et prônent la violence pour établir des États où serait pratiqué le véritable islam.

    Le nombre d'islamistes radicaux a augmenté en Allemagne pour atteindre un niveau record de 12150 en 2019, ont indiqué les services de renseignements intérieurs allemands dans leur rapport annuel de 2020.

    Ils ont ajouté que le nombre de salafistes avait plus que triplé depuis 2011 et que la scène islamiste radicale en Allemagne traversait une phase de consolidation, précisant que les islamistes faisaient pour l'instant profil bas en public.

  • Allemagne/Danemark : Interpellation de trois Syriens soupçonnés de préparer un attentat

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    Trois frères syriens, soupçonnés de préparer un attentat à l'explosif, ont été interpellés au Danemark et en Allemagne, a annoncé jeudi 11 février le parquet de la région allemande de Saxe-Anhalt, tandis que les renseignements danois ont annoncé plusieurs autres arrestations.

    Deux des frères ont été arrêtés le week-end dernier au Danemark et le troisième en Hesse, région du centre de l'Allemagne, selon le parquet allemand. Les trois hommes, âgés de 33, 36 et 40 ans, sont soupçonnés de préparer "un acte de violence grave mettant en danger l'État", selon un communiqué du parquet de Saxe-Anhalt, qui ne donne pas de détails.

    Les renseignements danois (PET) ont de leur côté annoncé avoir procédé à treize arrestations lors d'un coup de filet mené entre samedi et lundi dans la grande banlieue de Copenhague, sans donner de détails sur les suspects.

    Côté danois, sept personnes ont été placées en détention provisoire pour avoir "planifié une ou plusieurs attaques terroristes ou participé à une tentative d'acte terroriste", écrivent les services du pays scandinave dans un communiqué, précisant qu'ils sont notamment soupçonnés d'avoir acquis des composants pour la fabrication d'explosifs. Selon le parquet allemand, les policiers ont été mis la semaine dernière sur la piste des trois frères après des commandes en janvier sur internet de produits chimiques pouvant entrer dans la composition d'un explosif.

    Les policiers ont procédé à des perquisitions de domiciles, dont une, dans la ville allemande de Dessau, a permis la découverte de "dix kilos de poudre noire". Des perquisitions menées au Danemark ont aussi permis de mettre la main sur des composants chimiques, précise le parquet. Un drapeau du groupe Etat islamique aurait également été découvert lors de ces perquisitions au Danemark, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

    Les autorités allemandes sont sur le qui-vive concernant la menace islamiste pesant sur l'Allemagne, particulièrement depuis un attentat au camion-bélier revendiqué par le groupe Etat islamique qui a fait douze morts en décembre 2016 à Berlin. Cette attaque jihadiste est la plus meurtrière jamais commise sur le sol allemand.

    Depuis 2009, les autorités allemandes ont déjoué 17 tentatives d'attentat de ce type, dont la majorité depuis l'attaque de 2016, selon le ministère de l'Intérieur. Dernièrement, les forces de l'ordre ont démantelé au printemps 2020 en Rhénanie du Nord-Westphalie une cellule de terroristes présumés originaires du Tadjikistan liés au groupe Etat islamique, a indiqué le procureur antiterroriste, Peter Frank.

    "L'Allemagne et l'Europe occidentale sont toujours dans la ligne de mire des islamistes radicaux", avait-il alerté en novembre 2020. Depuis 2013, le nombre d'islamistes considérés comme dangereux se trouvant en Allemagne a été multiplié par cinq pour s'établir actuellement à 615, selon le ministère de l'Intérieur. Celui des salafistes est lui évalué à environ 11.000, soit deux fois plus qu'en 2013.

  • Allemagne : Chasse à l'homme à Berlin pour retrouver un islamiste

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    La police berlinoise a perquisitionné mardi matin l'appartement d'un islamiste présumé dans le quartier Marzahn de Berlin. La suspicion de préparation d'un crime grave n'a pas encore été confirmée ni étayée, a indiqué le parquet, Martin Steltner. Selon ses informations, il l'homme est soupçonné d'avoir préparé une attaque à l'explosif. Mais l'enquête se poursuit.
     
    La police a tweeté qu'environ 190 policiers sont engagés depuis 6 heures du matin. La personne qui appartiendrait à la mouvance islamiste radicale a été retrouvée lors de la perquisition.  Selon un rapport d'un témoin oculaire, l'action à Marzahn s'est terminée dans la matinée.
     
    Le Sénat a récemment déclaré qu'il fallait s'attendre à tout moment à une autre attaque à Berlin . Il persiste une "situation de risque élevé". Les autorités sont particulièrement concernées par les islamistes radicalisés susceptibles d'agir seuls.

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  • Iran : Les "E3" déplorent les nouvelles violations de Téhéran

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    L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont appelé lundi l'Iran à cesser de violer l'accord limitant ses activités nucléaires, avant une réunion des chefs de la diplomatie des trois pays européens signataires ("E3") du pacte de Vienne.

    Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a reçu à Berlin ses homologues français Jean-Yves Le Drian et britannique Dominic Raab, a déclaré une porte-parole du ministère. "Ensemble avec nos partenaires, nous appelons fermement l'Iran à cesser de violer l'accord et à remplir de nouveau totalement toutes ses obligations", a ajouté la porte-parole.

    L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a signalé mercredi dernier que des centrifugeuses d'un modèle interdit par l'accord de Vienne de 2015 avaient été mises en service par l'Iran sur le site d'enrichissement de Natanz. L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont les trois pays européens signataires du Plan d'action global commun (JCPOA) dont les Etats-Unis se sont retirés en 2018 à l'initiative de Donald Trump.

  • Allemagne : Une jihadiste allemande accusée de crimes contre l'humanité envers les Yazidis

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    Une Allemande, qui avait rejoint les rangs de l'Etat islamique (EI) en Syrie, a été mise en accusation pour crimes contre l'humanité en lien avec les persécutions infligées à la minorité yazidie, a annoncé mercredi le Parquet fédéral allemand.

    Présentée comme Nurten J., l'Allemande, qui avait rejoint la Syrie avec sa fillette de 3 ans en février 2015, est emprisonnée depuis son retour en Allemagne le 24 juillet 2020 après avoir été expulsée de Turquie, a précisé le parquet dans un communiqué.

  • Union Européenne: Visio-conférence mardi sur une réponse européenne contre le terrorisme - Kurz à Paris

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    La France, l'Autriche, l'Allemagne et l'UE tiendront mardi 10 novembre un mini-sommet virtuel sur la réponse européenne à la menace terroriste, juste après une rencontre à Paris entre Emmanuel Macron et le chancelier autrichien Sebastian Kurz, a annoncé l'Elysée.

    Cette visioconférence, organisée une semaine après l'attentat jihadiste de Vienne et après celui de Nice et la décapitation de l'instituteur Samuel Paty en France en octobre, réunira Emmanuel Macron et Sebastian Kurz à Paris, la chancelière Angela Merkel à Berlin ainsi que le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à Bruxelles. Elle sera suivie d'une conférence de presse commune, a précisé la présidence française.

    Lundi dernier, un sympathisant de l'Etat islamique a ouvert le feu dans le centre de Vienne, faisant quatre morts, dans la première attaque de ce type depuis des décennies en Autriche. Elle s'inscrivait dans le contexte d'un regain de menaces jihadistes depuis la republication en France par l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo des caricatures de Mahomet.

    Charles Michel et Clément Beaune, secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, étaient tous deux attendus à Vienne lundi afin de rendre un hommage aux victimes de l'attentat.

    Ils devaient aussi discuter dès lundi avec M. Kurz de "la réponse européenne au terrorisme, notamment le renforcement des contrôles aux frontières extérieures européennes, le traité de Schengen et la lutte contre la haine en ligne au niveau européen", selon l'ambassade de France en Autriche.

    Jeudi, Emmanuel Macron a déjà annoncé vouloir doubler les forces de contrôles aux frontières françaises et a appelé à "refonder" "en profondeur" les règles régissant l'espace Schengen de libre circulation en Europe, estimant que la lutte contre l'immigration clandestine fait partie de la lutte contre le terrorisme.

    Le président français compte présenter de premières propositions en ce sens au Conseil européen de décembre, avec l'objectif "d'aboutir sous la présidence française", au premier semestre 2022.