Qasem Souleimani

  • Syrie : L'armée de l'air israélienne frappe la zone de Sayyidah Zainab où sont basés les militants du Hezbollah, une milice chiite libanaise

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    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), rapporte que l'armée de l'air israélienne avait frappé dans la nuit du 16 au 17 septembre 2022 le territoire syrien dans la région de Sayyidah Zainab, où sont basés les militants du Hezbollah, une milice chiite libanaise.

    Les médias syriens ont rapporté que des frappes aériennes avaient également visé des cibles proches de l'aéroport de Damas et des objectifs dans la zone d'al-Kiswah au sud de la capitale syrienne. 

    Le ministère syrien de la Défense affirme que les défenses aériennes syriennes ont pu abattre la plupart des missiles israéliens. Il a également fait état de cinq militaires morts et de dégâts importants.

    Il s'agit de la troisième attaque attribuée à Israël contre des cibles en Syrie au cours des deux dernières semaines.

    Plus tôt cette semaine, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz, lors d'une conférence à New York pour le Jerusalem Post, avait montré pour la première fois des images satellite montrant plus d'une douzaine d'installations de production d'armes avancées iraniennes, y compris au Centre syrien de recherche scientifique (CERS) à Masyafe.

    "Selon les plans de Qasem Soleimani, l'Iran devait utiliser la capacité du CERS pour produire des missiles à guidage de précision, des armes à moyenne et longue portée pour le Hezbollah et ses autres forces alliées. En d'autres termes, le centre scientifique était devenu une usine de production d'armes stratégiques avancées », avait déclaré Gantz.

    Le ministre israélien de la Défense a déclaré que le monde devait freiner l'agression iranienne et envisager d'utiliser la force militaire pour le faire.

  • Iran : 3 équipes des forces spéciales américaines ont participé à la liquidation de Qassem Soleimani

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    Les médias hébreux ont révélé de nouveaux détails sur la façon dont le commandant de la Force al-Qods, l'unité spéciale du Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI), a été éliminé, le 3 janvier 2020 dans la capitale irakienne, Bagdad. Qassem Soleimani était accompagné par Abu Mahdi al-Muhandis, le leader de la coalition de milices irakiennes pro-iraniennes, qui  a été tué à ses côtés.

    3 équipes américaines ont pris part à la mission
    Un média israélien a révélé que 3 équipes des forces spéciales américaines étaient arrivées secrètement à l'aéroport de Bagdad avant l'arrivée de l'avion de Qassem Soleimani en provenance de la capitale syrienne.

    Les équipes étaient réparties entre un groupe déguisé en agents d'entretien et de nettoyage, tandis qu'un autre groupe surveillait l'aéroport depuis de vieux bâtiments. Le troisième groupe surveillait l'arrivée des voitures à l'aéroport international de Bagdad pour attendre " le chef militaire le plus puissant d'Iran".

    3 drones américains ont été utilisés pour éliminer Soleimani
    3 drones américains ont été utilisés pour éliminer Qassem Soleimani. Les trois drones survolaient la région au moment où l'avion qui transportait Qassem Soleimani arrivait sur la piste de l'aéroport. Il s'est arrêté sur la piste, et quand Soleimani est descendu de l'avion, les officiers américains déguisés en bagagistes  l'ont identifiés.

    L'ambassade américaine à Bagdad suivait en direct l'élimination de Soleimani
    Le rapport a ajouté que les équipes de tireurs d'élite étaient stationnées à une distance de 600 à 900 mètres sur la route de l'aéroport de Bagdad, et l'un des tireurs d'élite avait des jumelles équipées d'une caméra qui transmettait les images directement à l'ambassade américaine à Bagdad où le commandant de la "Delta Force" américaine et l'équipe de soutien qui l'accompagnait étaient positionnés. Soleimani est sorti de l'aéroport international de Bagdad et a pris place à bord d'une des deux voitures de son convoi, sous l'oeil des tireurs d'élite américains qui  les attendaient. Deux drones armés de missiles Hellfire ont survolé les deux véhicules alors qu'ils se dirigeaient vers la sortie de l'aéroport de Bagdad. Les tireurs d'élite américains étaient prêts également à faire feu sur la cible. Soleimani n'avait aucune chance lorsque le missile Hellfire s'est précipité sur sa cible.

     

     

     

  • Irak : Nouvelle attaque contre la coalition internationale

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    Cinq roquettes ont été tirées mercredi contre une base irakienne abritant des forces de la coalition internationale antijihadistes dans l'ouest de l'Irak, la troisième attaque du genre en quelques jours.

    Ces attaques interviennent alors que l'Iran et plusieurs groupes alliés dans la région marquent le deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, tués par un tir de drone américain en Irak le 3 janvier 2020.

    Mercredi, les projectiles sont tombés à deux kilomètres de la base irakienne d'Aïn al-Assad, dans le désert de la province d'Al-Anbar, selon un responsable de la coalition s'exprimant sous couvert de l'anonymat. "Pas de dommages, pas de victimes, c'était (des tirs de) roquettes", a-t-il ajouté. "Nous avons observé cinq tirs, tombés hors de" la base.

    Cette même base a été prise pour cible mardi par deux drones piégés, abattus sans faire de victime, selon un responsable de la coalition.

    Lundi, les militaires américains ont abattu deux drones piégés visant, dans l'enceinte de l'aéroport international de Bagdad, un centre diplomatique américain où sont notamment stationnées des troupes de la coalition. Cette attaque avait été menée sur la route de l'aéroport international de Bagdad. Ces derniers mois, des dizaines de tirs de roquettes ou des attaques aux drones piégés ont visé les troupes et intérêts américains en Irak.

    Jamais revendiquées, ces attaques sont systématiquement imputées par les Etats-Unis aux factions irakiennes pro-Iran, qui n'ont de cesse de réclamer le départ de toutes les troupes américaines stationnées en Irak dans le cadre de la coalition emmenée par Washington pour lutter contre le groupe Etat islamique.

  • Syrie : Bachar al-Assad a réussi à obtenir le limogeage du commandant en Syrie des forces al-Qods, l'unité d'élite du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran , impliqué dans des actions contre Israël et les États-Unis

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    La chaîne de télévision jordanienne Al-Hadat, détenue par la chaîne saoudienne Al-Arabiya, rapporte que le président syrien Bachar al-Assad a obtenu la destitution de Mustafa Javad Jafari du poste de commandant des forces al-Quds, l'unité spéciale des CGRI sur le territoire syrien.

    La raison de cette mesure demandée par Assad et son entourage était la corruption, la violation de la souveraineté de la Syrie et les actions non autorisées de Jafari contre Israël et les États-Unis, indique la publication.

    Selon la source, le commandant des unités al-Quds et des milices pro-iraniennes en Syrie, Mustafa Jafari, a facilité l'importation de marchandises de contrebande dans le pays et l'organisation d'un "marché noir" qui rivalisait avec le marché étatique et privé syrien. De plus, les Iraniens et leurs mercenaires utilisaient les ressources naturelles de la Syrie sans le consentement des autorités, se livraient en fait à des vols, et les structures commerciales qu'ils créaient échappaient à l'impôt syrien.

    Mustafa Jafari a non seulement déclaré ouvertement la présence de forces armées pro-iraniennes dans des zones où Damas avait interdit leur déploiement, mais a également agi arbitrairement contre les États-Unis et Israël, ce qui a fait que la Syrie était au bord d'une guerre régionale, selon le reportage de la chaîne de télévision Al-Hadat. En particulier, le 20 octobre 2021, sur son ordre, une attaque a été menée contre des installations américaines en Syrie.

    La source de la chaîne de télévision Al-Hadat estime que l'expulsion de Jafari est un coup dur pour le projet iranien de créer un "pont terrestre" entre l'Iran et le Liban.

    L'unité spéciale de al-Quds, du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI), est responsable du renseignement militaire ainsi que des opérations spéciales en dehors de l'Iran. Cette unité relève directement du guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei. L'ancien chef de la Force al-Quds, Qassem Soleimani, a été tué le 3 janvier 2020 lors d'une frappe aérienne américaine près de l'aéroport de Bagdad. La frappe de missiles a été menée sur ordre personnel du président américain Donald Trump. Après l'élimination de Soleimani, le général de brigade Esmail Kaani lui a succédé en tant que commandant de la Force al-Quds.

    Plus tôt dans la journée, la chaîne de télévision Al-Arabiya a fait état d'une autre frappe aérienne contre des militants pro-iraniens dans la région de Boukamal, à la frontière de la Syrie et de l'Irak. Israël ou une coalition internationale dirigée par les États-Unis pourraient être à l'origine de l'attaque. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que de très fortes explosions avaient été entendues dans la région de Boukamal dans la nuit du 10 novembre. Des dépôts d'armes ont été attaqués, selon l'OSDH, qui avait un moment émis la possibilité que les explosions étaient dues à l'élimination de munitions non explosées. L'OSDH a. rapporté qu'il y avait eu des morts et des blessés.
    L'OSDH a publié son rapport mensuel la semaine dernière, dans lequel il mentionne la présence de forces iraniennes en Syrie. Les auteurs du rapport notent que les forces iraniennes et pro-iraniennes continuent de renforcer leur présence dans les zones de la Syrie contrôlées par le régime de Bachar al-Assad, malgré la "guerre froide" avec l'armée russe et les frappes aériennes répétées d'Israël et de la coalition internationale contre les positions des forces pro-iraniennes. Les forces pro-iraniennes, avec le soutien du Hezbollah, continuent de contrôler des territoires importants à l'ouest de Damas, y compris près de la frontière avec le Liban. De plus, les protégés iraniens achètent des terres dans ces zones, par exemple à Al-Zidani et Al-Tofil. Elles ont non seulement acheté mais également confisqué des propriétés. Des saisies de terres et de maisons ont été signalées dans la région de Raqqa (dans le nord de la Syrie), ainsi qu'à Boukamal et Mayadin (dans l'est de la Syrie) ou encore dans la Ghouta (dans le sud-ouest de la Syrie). Des agents iraniens négocient également l'achat de terres dans la région de Palmyre, profitant de l'absence des personnes déplacées par les combats. Les auteurs du rapport écrivent qu'aux environs d'Alep (dans le nord de la Syrie), des milices pro-iraniennes terrorisent la population locale, la forçant à quitter leur domicile (Les militants afghans sont particulièrement dénoncés pour ces actions). Le rapport indique qu'à la périphérie de Maadan (à l'est de Raqqa) des militants du groupe pro-iranien Al-Nujabaa (qui fait pratiquement partie du Corps des gardiens de la révolution islamique d'iran)ont commencé à construire une usine de production de mortiers et de missiles et de lanceurs de missiles. Dans la zone de Mayadin (à l'est de la province de Deir ez-Zor, près de la frontière avec l'Irak), les pasdarans ont mis en place un camp d'entraînement pour les recrues pro-iraniennes. Entre autres choses, ils apprennent à piloter des aéronefs sans pilote. Il existe également des dépôts de missiles et des installations de stockage de carburant, qui sont régulièrement réapprovisionnés, écrit l'OSDH. Les Iraniens continuent de recruter de nouvelles milices dans l'est de la Syrie et sont également engagés dans des projets sociaux et idéologiques dans la région, recherchant la loyauté de la population vivant dans les zones frontalières de l'Irak. Mais la principale incitation est l'argent et les soi-disant « cartes de sécurité » qui vous permettent de vous déplacer librement entre les villages dans les zones qui sont en fait occupées par les forces iraniennes. 

    Selon l'OSDH, rien qu'en octobre 2021, six frappes aériennes ont été menées sur des cibles et des convois de forces pro-iraniennes en Syrie : quatre opérations ont été menées par l'armée de l'air israélienne, et dans deux cas des drones de la coalition internationale ont été impliqués.

  • Irak : 8 convois de ravitaillement américains attaqués dans différentes parties de l'Irak

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    Mardi 24 août, le groupe pro-iranien Saraya Qasim al-Jabbarin [The Breaker of Titans] a attaqué huit convois transportant des fournitures logistiques, des équipements et des véhicules pour la coalition dirigée par les États-Unis dans différentes parties de l'Irak.

    Deux convois de ravitaillement ont été attaqués dans la province centrale de Babylone, deux dans la province méridionale d'al-Diwaniyah, deux près de la capitale Bagdad, un dans la province méridionale d'al-Muthanna et un autre convoi dans la province méridionale de Dhi Qar.

    Les huit convois ont été ciblés par des engins explosifs, dont certains étaient équipés de charges de pénétration.

    Une vidéo montrant seulement quatre des huit attaques qui ont eu lieu le 24 août a été diffusée par Saryat Qasim al-Jabbarin.

    Selon Sabereen News, certains des convois ciblés transportaient des Humvees et un type non identifié de véhicules MRAP [Mine-Resistant Ambush Protected] vers des bases américaines dans le nord de l'Irak. La coalition dirigée par les États-Unis prévoyait probablement de déplacer les véhicules, en particulier les Humvees, vers le nord-est de la Syrie ultérieurement.

    Saraya Qasim al-Jabbarin est l'un des nombreux groupes irakiens pro-iraniens qui ont émergé à la suite de l'assassinat d'Abu Mahdi al-Muhandis, commandant adjoint des unités de mobilisation populaire, et du commandant de la force iranienne al-Qods, le général de division Qassim Soleimani.

    Mercredi 25 août, une autre attaque a visé un convoi de ravitaillement à al-Diwaniyah.

     

  • Irak : Nouvelles attaques contre des forces américaines

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    Quatorze roquettes ont été tirées mercredi 7 juillet 2021 sur la base militaire aérienne d'Ain al-Assad dans l'ouest irakien, l'une des opérations les plus importantes de ces derniers mois contre les forces américaines en Irak, dans un contexte d'attaques quasi quotidiennes.

    Les roquettes auraient été tirées à partir d'un lanceur improvisé installé à l'arrière d'un camion stationné près d'une mosquée du district d'al-Baghdadi, au nord-est de la base aérienne d'Ain al-Assad. Le quartier aurait été bombardé par les forces américaines après l'attaque.

    Au même moment, des forces kurdes de Syrie ayant combattu l'Etat islamique (Daech) ont affirmé avoir déjoué une attaque de drone près d'une importante base de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis dans l'est de la Syrie, dans la zone du champ pétrolier d'Al-Omar.

    Ces opérations en Irak et en Syrie, qui semblent coordonnées, interviennent huit jours après des frappes américaines dans ces deux pays contre des positions du Hachd al-Chaabi, une puissante force paramilitaire pro-iranienne. Une dizaine de miliciens avaient été tués dans ces frappes américaines, et le Hachd al-Chaabi avait promis de "venger" ses morts.

    L'attaque contre la base aérienne irakienne d'Ain al-Assad, qui abrite des militaires américains de la coalition, s'est produite à la mi-journée. Pas moins de 14 roquettes "sont tombées sur la base et dans son périmètre. Les systèmes de défense ont été activés", a tweeté le porte-parole de la coalition internationale antiterroriste en Irak, le colonel Wayne Marotto.

    L'attaque a fait deux blessés légers, a-t-il précisé.

    Selon les forces de sécurité irakiennes, les roquettes ont été tirées depuis un camion.

    L'attaque en Irak a été revendiquée par un groupe se présentant comme les "Brigades de revanche de la mort d'Al-Mohandis", qui a promis "de forcer les Américains à quitter le territoire irakien". Ce groupe, non connu, porte le nom de l'ex n°2 de la force paramilitaire irakienne du Hachd al-Chaabi, Abou Mehdi al-Mohandis, tué avec le général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain en janvier 2020 à Bagdad.

    Le Hachd al-Chaabi, coalition pro-iranienne incontournable en Irak, composée d'une myriade de factions, salue régulièrement le lancement de roquettes et drones piégés contre les Américains, mais n'en revendique jamais la responsabilité.

    Les milices du groupe "ont reçu l'ordre de multiplier les attaques contre les Américains en Irak", a récemment indiqué à l'AFP une source au sein de cette force paramilitaire. Selon elle, le patron des services secrets iraniens, Ismail Kaani, a effectué une visite secrète à Bagdad au début du mois.

     "Démonstration de force "
    "Chaque attaque mine l'autorité des institutions irakiennes, l'Etat de droit et la souveraineté nationale irakienne", a dénoncé dans un autre tweet le colonel Marotto.

    Depuis le début de l'année, une cinquantaine d'attaques ont été menées contre les intérêts américains, mais elles s'accélèrent ces derniers jours.

    La base d'Ain al-Assad, dans l'ouest désertique de la province d'Anbar, avait déjà été la cible de trois roquettes lundi, et quelques heures plus tard, l'ambassade américaine à Bagdad avait été menacée par un drone, qui a été abattu.

    Mardi soir, une attaque à l'aide de drones piégés a été perpétrée contre l'aéroport international d'Erbil, au Kurdistan irakien (nord), qui abrite également une base de la coalition internationale.

    Pour l'analyste irakien Ali Beder, interrogé par l'AFP, ces attaques sont avant tout une "démonstration de force", mais "n'ont pas d'effet sur la présence américaine en Irak", où quelque 2500 soldats américains sont déployés dans le cadre de la coalition antiterroriste internationale.

    Il n'en reste pas moins que l'utilisation des drones est un véritable casse-tête pour la coalition car ces engins volants peuvent échapper aux batteries de défense C-RAM, installées par l'armée américaine pour défendre ses troupes.

    Signe que les Etats-Unis s'inquiètent des nouvelles attaques au drone, ils ont récemment annoncé offrir jusqu'à trois millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

  • Irak : Le commandant des opérations dans la province d'Anbar de la coalition de milices chiites Hashed al-Chaabi arrêté par les forces de sécurité 

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    Mercredi 26 mai, une source de sécurité irakienne a annoncé l'arrestation par une force "spéciale" de Qassem Musleh (photo), commandant des opérations dans la province sunnite d'Anbar du Hashd al-Chaabi,  la coalition de milices chiites et pro-iraniennes. .

    Musleh a été arrêté dans la région de Dora à Bagdad par une force spéciale, qui serait affiliée au bureau du Premier ministre Mustafa Al-Kazemi".

    Musleh est suspecté d'avoir ordonné l'assassinat au début du mois du coordinateur de manifestations antipouvoir à Kerbala, a affirmé à l'AFP une source sécuritaire. Musleh avait donné l'ordre d'assassiner Ehab al-Ouazni, le 9 mai, et un autre militant, Fahim al-Taïe, en décembre 2019". Ouazni dénonçait depuis plusieurs années les groupes armés et la mainmise de l'Iran sur son pays. Il a été abattu devant son domicile à Kerbala, dans le sud du pays. Ce meurtre avait provoqué une onde de choc en Irak, même si le pays est habitué aux violences pré-électorales. Des législatives anticipées ont été annoncées pour octobre 2021. Depuis le début de la révolte populaire inédite d'octobre 2019, plus de 70 militants ont été victimes d'assassinats ou de tentatives d'assassinat, tandis que des dizaines d'autres ont été enlevés brièvement.

    Il est à noter que Qassem Musleh est l'un des principaux dirigeants du Hashd al-Chaabi, la coalition de milices chiites et pro-iraniennes. Il était proche du chef adjoint de l'organisation, Abu Mahdi Al-Muhandis, et du commandant de la force iranienne al-Qods, Qassem Soleimani, ces deux derniers ayant été tués par une frappe américaine.

    Tension entre les milices chiites pro-iraniennes et le premier ministre irakien al-Kazemi
    Il y aurait actuellement des tensions entre les milices chiites et pro-iraniennes regroupées au sein du Hashd al-Chaabi  et le Premier ministre, Mustafa Al-Kazemi.

    Des contacts se poursuivent depuis ce matin entre des leaders du Hashd al-Chaabi et des responsables politiques, appelant Al-Kazemi à libérer Qassem Musleh, le commandant des opérations de la province d'al-Anbar du Hashd al-Chaabi. Mais le Premier ministre refuse d'autoriser sa libération. "

    Al-Kazemi a dit aux médiateurs qui sont intervenus pour libérer Musleh, que l'affaire est liée à la justice irakienne, et non à lui."

    De son côté, une source au sein des Forces du Hashd al-Chaabi a annoncé que «les partisans de Qassem Musleh défileront à Karbala pour exiger sa libération».

    Dans le même contexte, les médias ont rapporté que les autorités sécuritaires avaient fermé la zone verte gouvernementale de Bagdad, en raison de cette tension.

    Le Hachd al-Chaabi a publié un communiqué menaçant, promettant que Qassem Musleh "sera libéré dans les heures à venir".