Qasem Souleimani

  • Irak : Des miliciens pro-iraniens font sauter cinq convois de ravitaillement américains à travers le pays

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    Mercredi 7 avril 2021, cinq convois transportant des fournitures et du matériel logistiques pour la coalition dirigée par les États-Unis ont été attaqués dans l'ouest, le nord et le centre de l'Irak.

    Le premier convoi a été attaqué dans une partie non spécifiée de la province centrale de Babylone. Un groupe se faisant appeler Saryat Qasim al-Jabbarin a revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Le deuxième convoi a été pris pour cible près de la zone de Jableh à Babylone. Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Le troisième convoi a explosé dans une partie non spécifiée de Babylone. Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Le quatrième convoi a été attaqué près de la ville de Ramadi dans la province sunnite d'al-Anbar. Un groupe se faisant appeler la Résistance internationale a revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Le cinquième convoi a été pris pour cible près de la ville de Balad, dans la province septentrionale de Saladin. La Résistance internationale a revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Comme d'habitude, les cinq convois de ravitaillement ont été ciblés avec des engins explosifs improvisés, l'arme de choix des combattants pro-iraniens en Irak.

    Ces attaques, ainsi que les précédentes, sont une réponse à l'assassinat d'Abu Mahdi al-Muhandis, commandant adjoint des unités du Hashd al-chaabi, une coalition de groupes armés chiites pro-iraniens, et du commandant de la force iranienne al-Qods Qassim Soleimani. Les attaques visent à pousser les forces américaines hors du pays.

    Malgré de lourdes pertes matérielles, les États-Unis sont toujours déterminés à garder des milliers de soldats en Irak. Pour cette raison, les attaques ne s'arrêteront probablement pas de sitôt.

  • Etats-Unis : Une espionne du Hezbollah au sein du Pentagone

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    Le département américain de la Défense a révélé qu'une ancienne traductrice du Pentagone avait avoué son implication dans la transmission d'informations de défense top secrètes au Hezbollah libanais.

    Selon la justice américaine, l'ancienne traductrice de 63 ans, Maryam Taha Thompson, avait envoyé des informations dangereuses et confidentielles au Hezbollah après que le général du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI), Qassem Soleimani, ait été tué il y a plus d'un an par une frappe américaine près de l'aéroport de Bagdad.
    Thompson était autorisée à accéder à des informations top-secrètes car elle était accréditée pour cela, travaillant dans une unité des forces spéciales en Irak de la mi-décembre 2019 jusqu'à la date de son arrestation en 2020.

    Les enquêtes ont révélé que la traductrice était entrée en relation avec un citoyen libanais via Facebook par l'intermédiaire de sa famille, car elle avait initialement affirmé qu'un de ses proches travaillait au ministère libanais de l'Intérieur et qu'il avait des liens avec le Hezbollah.

    Le citoyen libanais lui avait proposer de l'épouser avant de lui demander des informations confidentielles sur les personnes impliquées dans la fourniture d'informations menant à l'assassinat de  Qassem Soleimani.

    La traductrice a confirmé qu'elle savait très bien que le Hezbollah voulait ces informations, mais elle craignait que si elle ne les fournissait pas, son correspondant pourrait renoncer à l'épouser..

    Maryam Taha Thompson a reconnu que les dirigeants du Hezbollah s'étaient déclarés satisfaits des informations fournies et que la personne qu'elle avait rencontrée via Facebook lui avait  promis de lui faire rencontrer un responsable militaire du parti chiite libanais.

    Selon le ministère américain de la Justice, l'ancienne traductrice a fourni des informations graves dangereuses pour la vie des Américains et de leurs collaborateurs en Irak. Mary Taha Thompson  aurait révélé " les identités d'au moins 10 agents actifs, et  des informations sur 20 installations des Etats-Unis en plus des tactiques et techniques et de multiples procédures " 

    L'ancienne traductrice encourt  la réclusion à perpétuité. Elle doit être jugée en juin 2021 pour avoir fourni des informations de défense nationale à un gouvernement étranger.

    Les États-Unis classent le Hezbollah comme une organisation terroriste et punissent tous les individus, institutions ou organes qui sont en relation avec lui..

    Le parti a été impliqué dans un certain nombre d'opérations de piratage et d'espionnage dans un certain nombre de pays, mais l'incident de pénétration du Pentagone par un employé y est considéré comme le plus dangereux.

  • Irak : Des milliers de personnes défilent à Bagdad pour commémorer le premier anniversaire de la mort de Qassem Soleimani 

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    Dimanche 3 janvier, des dizaines de milliers d'Irakiens ont défilé à Bagdad, pour commémorer le premier anniversaire de l'assassinat du commandant de la force iranienne al-Qods, Qasem Soleimani, et de Abu Mahdi al-Muhandis, le commandant adjoint du Hashed al-Chaabi, une coalition de milices irakiennes majoritairement chiites et pro-iraniennes  .
     
    Soleimani, al-Muhandis et huit de leurs camarades ont été tués par une frappe de drone américain qui visait leurs véhicules près de l'aéroport international de Bagdad il y a exactement un an.
     
    Les manifestants irakiens se sont rassemblés place Tahrir pour commémorer les deux dirigeants et condamner l'acte d'agression commis par les États-Unis.
     
    Les manifestants ont demandé de venger Souleimani et ont scandé des slogans contre les États-Unis, l'appelant le «Grand Satan». Le Premier ministre irakien Mustafa al-Kazimi, proche de Washington, a également été conspué par les manifestants.
     
    «Oh al-Kadhimi, vous êtes lâche, vous êtes un agent des Américains», scandaient les manifestants.
     
    Les manifestants ont également brandi des banderoles soutenant les groupes armés chiites irakiens pro-iraniens et les mouvements de la «résistance» libanais, à Gaza et au Yémen.
     
    Abu Hussein al-Hamidawi, secrétaire général du Kata'ib Hezbollah, a publié une déclaration à cette occasion, louant la manifestation à Bagdad.
     
    «Aujourd'hui, nous n'entrerons pas dans l'ambassade du mal [l'ambassade des États-Unis], et nous ne renverserons pas ce gouvernement, a déclaré al-Hamidawi. «Nos armes sont plus contrôlées et organisées que les armées et institutions militaires les plus prestigieuses de l'histoire. C'est la plus légitime et la plus rationnelle, et elle restera entre nos mains jusqu'à ce que Dieu le veuille.
     
    Une série de rassemblements ont eu lieu pour commémorer l'assassinat de Souleimani et d'al-Muhandis en Iran, au Liban, en Syrie et au Yémen.







    Chant iranien en mémoire à Souleimani et Muhandis
    Un chant iranien en farsi, hébreu et arabe pour l'anniversaire de l'assassinat de Souleimani et Al-Muhandis. Vidéo

  • Iran: les assassins de Qassem Soleimani ne seront en sécurité nulle part

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    Le chef de la justice iranienne, Ibrahim Raisi, a averti vendredi que les assassins du commandant de la Force al-Qods, une unité d'élite des Gardiens de la révolution islamique d'Iran, le général Qassem Soleimani, "ne seront en sécurité nulle part dans le monde", à un moment où l'Iran a commencé à commémorer le premier anniversaire de l'élimination de son chef militaire le plus important par une frappe américaine en Irak.
     
    Raisi a déclaré lors d'une cérémonie tenue à l'Université de Téhéran (photo) à l'occasion du premier anniversaire de la mort de Qassem Soleimani le 3 janvier 2020, que même le président américain Donald Trump, qui a ordonné l'élimination de Soleimani, «ne peut échapper à la justice».
     
    "Ceux qui ont joué un rôle dans le meurtre ne seront en sécurité nulle part dans le monde", a déclaré Raisi.
     
    Le commandant de la Force al-Qods, chargée des opérations extérieures, a été tué à l'aube du 3 janvier 2020, avec  Abu Mahdi al-Muhandis,, le chef adjoint du Hashed al-chaabi (Forces de mobilisation populaire irakiennes), lors d'une frappe aérienne près de l'aéroport de Bagdad, dans une opération d'élimination ciblée qui a placé la République islamique face à des défis en termes de rôle régional. Souleimani était l'un de ses acteurs les plus importants.
     
    L'assassinat d'un commandant prestigieux comme Soleimani, sur ordre direct de Trump, a accru les tensions entre Washington et Téhéran. Bien que ces derniers aient bombardé la base d'Ain al-Assad en Irak qui abritait  des soldats américains, quelques jours plus tard, les responsables iraniens ont affirmé que la «vengeance» contre les personnes impliquées dans l'assassinat de Souleimani n'avait toujours pas eu lieu..
     
    Le général  Ismail Qaani, qui a succédé à Souleimani à la tête de la Force al-Qods, a averti lors de la cérémonie à l'université de Téhéran, que la réponse pourrait venir n'importe où.
     
    « A l'intérieur chez eux (aux États-Unis), des gens pourraient sortir pour donner une réponse à son acte vile», a-t-il dit.
     
    Les relations rompues entre Téhéran et Washington pendant près de quatre décennies ont été témoins de tensions croissantes pendant l'ère Trump, qui a adopté une politique de "pression maximale" sur la République islamique, et s'est retiré unilatéralement en 2018 de l'accord sur le programme nucléaire iranien et a réimposé des sanctions économiques sévères à l'Iran.
     
    Depuis l'été 2019, les deux pays ont été par deux fois au bord de l'affrontement direct, notamment après l'assassinat de Souleiman.

  • Irak : Alerte sécuritaire à Bagdad

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    L'armée irakienne a annoncé vendredi 1er janvier 2021que ses forces seraient déployées dans des zones identifiées comme «des rampes de lancement pour des attaques de missiles». Ls autorités ont décidé de renforcer la sécurité dans la zone verte en raison de craintes sécuritaires
     
    Le porte-parole du commandement des opérations conjointes, le général de division Tahsin Al-Khafaji,  a déclaré: "Le Commandement des opérations conjointes a travaillé au déploiement des forces et à l'augmentation de leur nombre dans les zones qui ont été diagnostiquées et utilisées pour lancer des missiles. Les efforts de renseignement et de surveillance aérienne ont été intensifiés, les patrouilles de contrôle ont été intensifiées et des équipements et dispositifs modernes ont été mis en place."
     
    L'alerte coïncide avec le premier anniversaire du meurtre du commandant de la Force iranienne al-Qods, Qassem Soleimani, et du chef adjoint des forces de mobilisation populaire, Abu Mahdi Al-Muhandis, le 3 janvier 2020, lors d'un raid américain près de l'aéroport international de Bagdad.
     
    Al-Khafaji a déclaré: "Le Commandement des opérations conjointes dispose d'informations indiquant que les terroristes tentent de commettre un acte criminel."
     
    Il a souligné que «le commandement des opérations conjointes a le droit de modifier ses plans et de mobiliser les forces de sécurité», notant que ce déploiement «fait partie d'un plan de sécurité pour faire face aux défis à venir».
     
    Une source sécuritaire à Bagdad a précisé que la mise en alerte des forces de sécurité à Bagdad «avaient pour but de dissuader toute tentative de lancer des attaques de missiles contre l'ambassade américaine dans la zone verte en conjonction avec le premier anniversaire du meurtre de Soleimani et de Muhandis».
     
    Le 20 décembre, des inconnus ont tiré 8 missiles sur la zone verte, dont la plupart sont tombés sur des bâtiments résidentiels, tandis qu'une des roquettes est tombée près d'un poste de contrôle de sécurité, blessant une personne, selon le communiqué du ministère irakien de la Défense.
     
    Le président américain Donald Trump a accusé l'Iran d'être derrière l'attaque, tandis que les autorités irakiennes ont déclaré qu'elles avaient arrêté un "hors-la-loi", qui s'est avéré plus tard être un membre de la faction armée "Asaib Ahl al-Haq" affiliée aux Forces de mobilisation populaire  (Hashed al-Chaabi), proche de l'Iran.  La personne arrêtée est soupçonnée d'être impliquée dans l'attaque au missile. .
     
    Et le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazimi s'est engagé la semaine dernière à une "confrontation" si nécessaire, après le déploiement d'éléments armés de "Asaib Ahl al-Haq" dans différentes zones de Bagdad, pour protester contre l'arrestation d'un de ses dirigeants.

  • L'Iran accuse la société de sécurité britannique G4S d'être impliquée dans les assassinats de Qasim Soleimani & Abu Mahdi Muhandis

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    Le procureur général de Téhéran, Ali Al-Qassi Mehr, a accusé la société britannique G4S, responsable de la sécurité de l'aéroport de Bagdad, d'être impliquée dans l'assassinat de Qassem Soleimani. Le procureur a fait cette déclaration  lors d'une séance de suivi juridique et judiciaire du dossier de l'assassinat de Qassem Soleimani et d'Abu Mahdi a-Muhandis. Le juge en chef Ibrahim Raisi et les responsables des agences judiciaires, militaires, de sécurité, de renseignement et politiques participaient à la réunion. la compagnie britannique est accusée par la justice iranienne d'avoir communiqué à l'armée américaine en Iraq la des informations sur l'arrivée de l'avion transportant Qassem Soleimani. Le procureur a également accusé  l'Allemagne d'être impliquée dans l'assassinat de Soleimani. La base de l’armée de l’air américaine en Allemagne était chargée de diriger l’avion, qui a ciblé le convoi de Soleimani et a fourni des informations et des données aéronautiques aux forces américaines. Le procureur général a confirmé que les autorités iraniennes s’employaient à poursuivre la société britannique chargée de la sécurité de l’aéroport de Bagdad. Il a ajouté: "L'identité de 45 personnalités américaines responsables de l'assassinat de Soleimani a été identifiée et nous avons soumis un ordre de les convoquer à la police internationale Interpol.".

  • Irak: Des personnes non identifiées assassinent un dirigeant du mouvement sadriste

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    EqZXXVeXIAcbmyt.jpegUne source de sécurité irakienne a déclaré mardi 29 décembre que des hommes armés non identifiés avaient assassiné un chef d'une faction du mouvement sadriste dans la province de Diwaniyah, dans le sud du pays.
     
    Le capitaine de la police de Diwaniyah, Jamal Al-Din Al-Sudairy, a déclaré que des hommes armés non identifiés avaient tiré sur le chef des Brigades de la paix, Rami Al-Shabani (photo ci-contre).
     
    Il a ajouté: "La fusillade a eu lieu ce matin dans le district d'Al-Daghara à Al-Diwaniyah, ce qui a conduit au meurtre d'Al-Shabani sur place."
     
    Al-Sudairy a ajouté que les autorités compétentes "ont ouvert une enquête sur l'incident pour trouver les auteurs et leurs motivations derrière".
     
    Il n'y a encore eu aucun commentaire officiel de la part des «Brigades de la Paix» ou du mouvement sadriste (chiite) sur l'incident.
     
    Les Brigades de la Paix (Saraya al-Salam) sont une faction chiite influente au sein des Forces de mobilisation populaire (Hashed al-Chaabi) . Elles sont dirigées par l'imam chiite Moqtada al-Sadr.
     
    L'incident survient à la lumière de l'atmosphère tendue en Irak avec l'approche du premier anniversaire de l'assassinat du commandant de la Force iranienne al-Qods, Qassem Soleimani, et du chef adjoint du Hashed al-Chaabi, Abu Mahdi Al-Muhandis, lors d'un bombardement aérien américain près de l'aéroport international de Bagdad le 3 janvier.
     
    On craint que les factions irakiennes proches de l'Iran ne lancent des attaques contre les forces et les intérêts américains, au milieu d'un avertissement de Washington selon lequel il répondra fermement à toute attaque qui ferait des victimes américaine