général Muhammad Kaka (fils d'Idriss Deby)

  • Tchad : La France "ne laissera jamais remettre en cause la stabilité et l'intégrité du Tchad"

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    "La France ne laissera jamais personne, ni aujourd'hui, ni demain, remettre en cause la stabilité et l'intégrité du Tchad", a promis vendredi le président Emmanuel Macron aux funérailles d'Idriss Déby Itno, tué au front par des rebelles et remplacé par une junte militaire dirigée par son fils.

    "Cher Président, cher Maréchal, cher Idriss (...) vous avez vécu en soldat, vous êtes mort en soldat, les armes à la main", a déclaré M. Macron en préambule. "La France sera également là pour faire vivre la promesse d'un Tchad apaisé", a-t-il poursuivi, en appelant le Conseil Militaire de transition (CMT) dirigé par le jeune général Mahamat Idriss Déby, qui a promis des "élections libres et démocratiques dans 18 mois", à promouvoir la "stabilité, l'inclusion, le dialogue, la transition démocratique".

  • Tchad : Les rebelles tchadiens menacent les dirigeants participant aux funérailles de Déby

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    Le front rebelle, connu sous le nom d '«Accord pour le changement au Tchad», a menacé tous les chefs d'État et de gouvernement qui viendraient assister aux funérailles du président tchadien, Idriss Deby.

    Les obsèques devraient avoir lieu vendredi 23 avril, deux jours après que la télévision tchadienne ait annoncé la mort de Deby, suite aux blessures reçues lors de sa participation aux combats contre le front rebelle dont l'objectif est de renverser le régime.

    Parmi ceux qui ont annoncé leur présence aux funérailles figurent le président français ; Car la France est un allié proche du Tchad, d'autant plus que ses forces participent avec l'armée tchadienne à la confrontation des groupes terroristes dans la région sahélienne de l'Afrique.

    Et il y a aussi des rapports non confirmés sur la présence de responsables de pays voisins tels que la Côte d'Ivoire, le Soudan, la Mauritanie, le Mali et le Congo.

    L'opposition refuse d'accepter Deby Jr.
    Le Front a également refusé, dans un communiqué, que Mohamed Idriss Déby, succédant à son père, dirige temporairement le pays jusqu'à la tenue des élections présidentielles qui doivent se tenir dans 18 mois. "Le Tchad n'est pas une monarchie, et il ne peut y avoir aucune délégation ni transfert de pouvoir entre membres de la famille dirigeante du pays", indique le communiqué.

    Une charte de transition publiée sur le site de la présidence tchadienne a annoncé que le général Mohamed Idriss Déby, chef du Conseil militaire de transition, qui a été mis en place mardi à la suite du décès de son père, Idriss Déby, assumera les fonctions de président de la République. 

    Le général Mohamed Idriss Déby (37 ans), officier de l'armée, dirige la direction générale du service de sécurité des institutions de l'Etat, connu des Tchadiens sous le nom de garde présidentielle.

    La région du massif du Tibesti, près de la frontière avec la Libye, est le théâtre depuis des années d'affrontements continus entre l'armée tchadienne et les rebelles. Les affrontements les plus féroces ont eu lieu en 2019 lorsque l'armée de l'air française a bombardé, à la demande du gouvernement tchadien, les rebelles qui avançaient dans l'une de leurs tentatives pour renverser Idriss Deby.

     

  • Tchad : Les rebelles jurent de liquider, le fils du président Deby 

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    Les rebelles tchadiens ont juré d'isoler et d'éliminer Mohamed Eby, alias Kaka, le fils du président décédé, Idriss Deby, qui a pris la direction du pays, quelques heures après la réouverture des frontières, et alors que la Libye a annoncé des mesures de sécurité à la frontière commune.

    Les rebelles armés ont menacé d'isoler son fils, Muhammad Idris Déby, qui a été installé comme président à la tête du conseil militaire de transition, tandis que les principaux partis d'opposition du pays ont condamné ce qu'ils ont qualifié de «coup d'État institutionnel», protestant contre la prise de pouvoir du  fils du président.

    Trente partis politiques de l'opposition démocratique ont appelé à une transition menée par les civils grâce à un dialogue. Quant aux rebelles, ils ont menacé de déposer le fils du président , après qu'il ait été choisi comme chef par intérim, soulevant le spectre d'une violente lutte pour le pouvoir.

    Les rebelles seraient aux portes de N'Djamena
    Il y avait une incertitude tôt ce matin sur la distance séparant la colonne rebelle de N'djamena, une ville d'un million d'habitants, et si l'armée resterait fidèle à Muhammad Deby Itno après la mort de son père.

    Tard dans la soirée de mardi, le groupe rebelle a annoncé que ses forces «se dirigeaient vers N'djaména». "Il ne peut y avoir de transfert de pouvoir entre les familles dirigeantes de notre pays", a déclaré un communiqué publié par le groupe connu sous le nom de Front de l'alternance et de la concorde (.

    Conseil militaire de transition
    Il est à noter que le général Mohamed Idriss Déby, âgé de 37 ans, qui occupe également le poste de "commandant suprême des forces armées", a annoncé hier, sur le site Internet de la présidence, la formation d'un conseil militaire de transition dirigé par lui, indiquant qu'il assumerait la présidence selon une charte de transition.

    Il a également nommé par décret 14 généraux très proches de son père assassiné au conseil de transition chargé d'organiser la transition du pouvoir pour une période de 18 mois jusqu'aux «élections libres et démocratiques».

     

  • Tchad : Le Conseil militaire de transition transmet tous les pouvoirs au  fils d'Idriss Deby 

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    Le Conseil militaire de transition a annoncé ce mercredi matin sa charte de transition prévoyant de transmettre tous les pouvoirs  entre les mains du chef de son conseil, le fils du président défunt Deby, Mohamed Idriss Deby.

    La charte n'a pas précisé si les membres du conseil militaire avait le droit de se présenter aux prochaines élections. Elle a aussi annoncé que le Conseil militaire, selon l'article 35 de la charte,  est l'organe suprême pour gérer la période de transition qui a une durée de 18 mois et qui pourra être renouvelée une fois, après l'approbation des deux tiers des membres. Pendant cette période, le président du conseil militaire exercera les pouvoirs du président de la République.

    La rébellion refuse de reconnaitre le Conseil Militaire de Transition
    Le Front d'alternance et de la concorde au Tchad (FNCT) refuse de reconnaître le Conseil militaire de transition, dirigé par le fils du défunt président, et déclare que "le Tchad n'est pas un royaume". Il annonce se diriger vers la formation d'un autre conseil pour diriger l'État.

  • Tchad : Après la mort du président Déby, les rebelles promettent de marcher sur N'Djamena

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    Le président tchadien Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans et partenaire-clé des Occidentaux contre les jihadistes au Sahel, est mort de blessures reçues au combat contre des rebelles qui ont promis de marcher sur N'Djamena, et un de ses fils lui a succédé mardi à la tête d'un conseil militaire.

    Un Conseil militaire de transition (CMT) présidé par le général quatre étoiles Mahamat Idriss Déby, 37 ans, jusqu'alors chef de la redoutable Garde présidentielle, unité d'élite et garde prétorienne du régime, a dissous gouvernement et Assemblée nationale et juré que de nouvelles institutions verraient le jour après des élections "libres et démocratiques" dans un an et demi.

    Les rebelles, qui mènent depuis neuf jours une offensive contre le régime tchadien, ont promis de marcher sur N'Djamena et rejeté "catégoriquement" ce conseil militaire. "Nous comptons poursuivre l'offensive", a assuré Kingabé Ogouzeimi de Tapol, porte-parole du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT). Les obsèques nationales d'Idriss Déby Itno auront lieu vendredi à N'Djamena avant son inhumation dans sa région natale dans l'extrême Est, a annoncé la présidence.

    Les rebelles du FACT semblent disposer d'un hélicoptère. Ils disposent également de centaines de véhicules. Il semble que d'autres groupes opposés au gouvernement les aient rejoints.
    EzcXhyKVoAUqFvR.jpegLa France "perd un ami courageux", a annoncé l'Eysée dans un communiqué, soulignant l'importance d'une "transition pacifique" et son "ferme attachement à la stabilité et à l'intégrité territoriale" du Tchad. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a appelé à une transition militaire d'une "durée limitée" qui conduise à un "gouvernement civil et inclusif". La ministre française des Armées Florence Parly a de son côté affirmé que la France "perd un allié essentiel dans la lutte contre le terrorisme au Sahel".

    Après avoir écarté par l'intimidation ou la violence quelques rares ténors d'une opposition divisée, le maréchal Déby avait été proclamé lundi soir - l'annonce de sa blessure n'avait pas encore été rendue publique - vainqueur de la présidentielle du 11 avril pour un sixième mandat, avec 79,32% des voix, une annonce en avance sur le programme prévu.

    Ce militaire de carrière, puis rebelle qui s'était emparé par les armes du pouvoir en 1990, n'avait de cesse de se présenter, souvent en battle-dress, comme un "guerrier". Il a été grièvement blessé en allant diriger lui-même, à 68 ans, les combats de son armée contre une colonne de rebelles infiltrés, comme souvent, depuis la Libye, à plusieurs centaines de kilomètres de N'Djamena.

    Dans la capitale mardi, quelques heures après que l'armée a annoncé sa mort, les écoles ont fermé et les parents sont venus, paniqués, chercher leurs enfants. Les fonctionnaires, dont les administrations ont également fermé, sont repartis précipitamment chez eux.

    De nombreux membres de la Garde présidentielle arpentent la ville en civil, reconnaissables à l'arme de poing glissée sous leurs vêtements et à leur talkies-walkies. Les policiers ont revêtu leur "tenue de combat", comme ils l'appellent: entièrement noire, cagoule ne laissant entrevoir que les yeux. La présence militaire n'est pas plus visible que depuis le début de l'offensive rebelle le 11 avril, jour de la présidentielle.

    Conseil militaire de Transition
    Le maréchal Déby "a pris la tête des opérations lors du combat héroïque mené contre les hordes terroristes venus de la Libye. Il a été blessé au cours des accrochages et a rendu l'âme une fois rapatrié à N'Djamena": en début de matinée mardi, un porte-parole annonçait la nouvelle en lisant un communiqué à la télévision d'Etat.

    Le CMT "présidé par le général de corps d'armée Mahamat Idriss Déby, garantit l'indépendance nationale, l'intégrité territoriale, l'unité nationale, le respect des traités et accords internationaux et assure la transition pour une durée de 18 mois", a précisé l'armée. Un couvre-feu a été instauré et les frontières terrestres et aériennes ont été fermées.

    M. Déby avait renversé Hissène Habré (au pouvoir de 1982 à 1990) dont il était l'ancien commandant de l'armée. Puis sa Garde présidentielle avait, des années durant, réprimé sévèrement toute opposition avant qu'il n'assouplisse son régime et l'ouvre à un multipartisme "contrôlé", selon les experts.

    Il avait été promu au rang de maréchal en août dernier, pour faits d'armes, après avoir, il y a un an, commandé en personne une offensive de son armée en profondeur au Nigeria voisin pour y poursuivre des jihadistes de Boko Haram qui venaient d'attaquer un camp militaire au Tchad.

    Le régime d'Idriss Déby était considéré par les Occidentaux, en particulier la France, l'ancienne puissance coloniale, comme un partenaire essentiel dans la guerre contre les jihadistes au Sahel. Le Tchad, enclavé entre des Etats faillis tels que Libye, Soudan et Centrafrique, est un contributeur de poids en soldats et armements dans ce conflit. L'armée tchadienne fournit également aux Casques bleus de l'ONU au Mali un de leurs principaux contingents et passe pour la plus aguerrie de la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad).

    Mort au combat
    L'histoire du Tchad indépendant est ponctuée d'épisodes de rébellions armées venues du Nord, de la Libye ou du Soudan voisin. Idriss Déby était lui-même arrivé au pouvoir à la tête de forces rebelles ayant foncé sur N'Djamena. Durant le week-end, il avait rejoint son fils Mahamat pour diriger les combats dans le Nord contre la coalition rebelle du FACT.

    Lundi, l'armée assurait les avoir écrasés mais des rumeurs persistantes avaient filtré sur de violents combats laissant de nombreux morts et blessés de part et d'autre. L'armée n'avait reconnu que six tués dans ses rangs et affirmé avoir tué plus de 300 "ennemis".

    Le FACT avait donné lundi une liste des officiers supérieurs tués, portés disparus, blessés et en fuite, blessés parmi lesquels figurait un certain "colonel Idriss Déby Itno", le dernier grade que lui reconnaissaient ses détracteurs. L'information n'avait pas été confirmée de source officielle.

    Dans le massif du Tibesti, frontalier avec la Libye, mais aussi dans le Nord-Est qui borde le Soudan, des rebelles tchadiens affrontent régulièrement l'armée, depuis leurs bases arrières dans ces pays.

    En février 2019, venus de Libye pour tenter de renverser le régime, ils avaient été stoppés par des bombardements d'avions de combats français sur demande de N'Djamena. En février 2008, une attaque rebelle avait déjà atteint les portes du palais présidentiel avant d'être repoussée, là aussi grâce au soutien militaire décisif de Paris.

  • Tchad : L'armée tchadienne dissout le gouvernement et le parlement, ferme les frontières et impose un couvre-feu

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    Mardi 20 avril 2021, les autorités tchadiennes ont déclaré un deuil national dans tout le pays pour une période de 14 jours, en honneur du président Idriss Déby décédé des suites de ses blessures lors d'affrontements avec des rebelles dans le nord du pays.

    Les médias ont également rapporté que l'armée tchadienne avait annoncé un couvre-feu dans la capitale, N'djamena et ses environs, de 18 heures à 5 heures du matin, tandis que les frontières terrestres et l'espace aérien ont été fermés jusqu'à nouvel ordre. Le gouvernement et l'Assemblée nationale ont également été dissous 

    L'armée tchadienne a promis de tenir des élections «démocratiques» après une période de transition de 18 mois.

    Selon un communiqué de l'armée tchadienne, un conseil militaire dirigé par le général Mohamed Kaka (également connu sous le nom de Mohamed Idriss Deby), fils du défunt président, dirigera le pays après la mort de son père.

    Le porte-parole de l'armée, Azim Bermindau Aguna, a déclaré dans une émission télévisée qu'un conseil de transition comprenant un groupe d'officiers supérieurs de l'armée avait choisi le général Muhammad Kaka, le fils de Deby, comme président par intérim.

    Sa mort a été annoncée un jour après avoir été déclaré vainqueur d'une élection présidentielle qui lui aurait valu un sixième mandat présidentiel. La plupart de ses opposants, qui se plaignent depuis longtemps de son règne brutal, ont boycotté les élections.

    Le président Deby s'était rendu sur les lignes de front après que les rebelles stationnés de l'autre côté de la frontière libyenne se soient avancés de centaines de kilomètres au sud vers la capitale, N'Djamena. Vidéo des combats qui ont coûté la vie au président Deby.

    Un porte-parole de l'armée tchadienne, entouré de plusieurs officiers, a déclaré: «Le maréchal Idriss Deby Itno a pris le commandement des opérations lors de la lutte héroïque contre les terroristes de Libye, comme il l'a fait à chaque fois que les institutions de la république étaient sous un danger imminent. Il a été blessé pendant les combats et est mort à son retour à N'Djamena.

    Le conseil national de transition rassure le peuple tchadien
    «Le Conseil national de transition rassure le peuple tchadien que toutes les mesures ont été prises pour assurer la paix, la sécurité et l'ordre républicain», a-t-il déclaré.

    Déby avait rédigé une nouvelle constitution en 2018 qui lui aurait permis de rester au pouvoir jusqu'en 2033, même si elle prévoyait des restrictions sur les mandats présidentiels.

    Il faisait malgré tout face à un mécontentement populaire croissant sur sa gestion de la richesse pétrolière du pays et traitait durement ses adversaires.

    Mais Deby a remporté 79% des voix lors de l'élection, dont les résultats avaient été annoncés lundi 19 avril.

    L'occident perd un allié très utile
    Les pays occidentaux considéraient Deby comme un allié dans la guerre contre les groupes extrémistes islamiques, y compris le groupe nigérian Boko Haram dans le bassin du lac Tchad et les groupes liés à Al-Qaïda et à Daech dans la région du Sahel africain.

    Sa mort est un revers pour la France, qui a fait de la capitale tchadienne N'Djaména le centre de ses opérations antiterroristes dans la région du Sahel. 

    Il était considéré comme un allié occidental fiable dans une région instable en proie à la violence des groupes armé