général Lloyd J. Austin

  • Arabie saoudite : Le prince héritier Ben Salman refuse de rencontrer le secrétaire américain à la Défense

    Imprimer

    Austin.jpegLe secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin (photo) est rentré dans son pays après une visite dans les pays du Golfe sans visiter l'Arabie saoudite, le plus grand allié de son pays dans la région, tandis que des militants ont évoqué le refus du prince héritier Mohammed bin Salman de fixer une date de rencontre.

    Le ministre américain espèrait rencontrer le prince héritier saoudien
    Selon certaines informations, le ministre américain, qui a annulé une visite prévue en Arabie saoudite, "espèrait" rencontrer le prince héritier du Royaume, le prince Mohammed ben Salman, tandis que le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a indiqué que la visite d'Austin en Arabie saoudite "n'avait pas eu lieu pour des raisons liées au calendrier de la partie saoudienne." Il a indiqué que la visite avait été proposée au dernier moment, dans l'urgence.

    Il a ajouté : "Nous espérions surtout, lors de cette visite, rencontrer le prince héritier. C'est le ministre saoudien de la Défense, et nous avons un partenariat de défense solide avec l'Arabie saoudite", soulignant qu'il a été "reporté et non annulé".

    Peut être l'expression de la mauvaise humeur de Ben Salmane face à la décision américaine de retirer les batteries Patriot
    Rappelons qu’au cours des dernières semaines, les États-Unis ont retiré les batteries de missiles Patriot d'Arabie saoudite.

    Une image satellite prise par la société privée américaine Planet Labs, a montré que les Etats-Unis avaient retiré, ces dernières semaines, plusieurs de leurs systèmes de défense avancés, dont les batteries de missiles Patriot d'Arabie saoudite, malgré la fréquence des attaques des rebelles yéménites Houthis contre le royaume.

    Le retrait des systèmes de défense de la base aérienne Prince Sultan, dans les environs de Riyad, “a eu lieu à un moment où les États du Golfe observaient avec inquiétude le retrait chaotique des forces américaines d'Afghanistan“

    Christian Ulrichsen, un chercheur dont le propos ont été rapportés par l’agence de presse américaine Associated Press, a expliqué que "du point de vue saoudien, ils (les Saoudiens) voient maintenant Obama, Trump et Biden - trois présidents successifs - prendre des décisions qui indiquent un certain abandon".

    La base aérienne Prince Sultan a accueilli plusieurs milliers de soldats américains, à la suite d'une attaque de missiles et de drones en 2019, contre la compagnie pétrolière Saudi Aramco.

    En juin dernier, le Wall Street Journal avait révélé que l'administration du président Joe Biden avait décidé de réduire considérablement le nombre de systèmes anti-missiles américains (Patriot) au Moyen-Orient.

    Et de faire savoir que l'administration américaine avait décidé de "retirer 8 batteries Patriot de l'Irak, du Koweït, de la Jordanie et de l'Arabie saoudite".

    Le journal a attribué cette décision au désir de Washington de "réorganiser sa présence militaire pour se concentrer sur la Chine et la Russie".

    Visite du golfe d'Austin
    La tournée du secrétaire d'État américain dans le Golfe comprenait le Qatar, Bahreïn et le Koweït. Il prévoyait une escale en Arabie saoudite. Ces visites étaient officiellement destinées à remercier les alliés américains pour le soutien qu'ils avaient apporté au gigantesque pont aérien mis en place par Washington après la chute soudaine du gouvernement afghan et la prise du pouvoir par les talibans à Kaboul en août. 

     

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

    Imprimer

    Province de Badghis : Les talibans s'emparent d'une ancienne base de la coalition dans le district de Badghis
    Les talibans ont repris une importante base des forces de sécurité afghanes dans la province de Badghis.

    L'occupation de la base a été précédée de violents combats entre les talibans et la garnison de la base de Bala Murghab dans le nord de l'Afghanistan.

    Les positions des troupes régulières ont été pilonnées au mortier. Les tirs ont provoqué de violents incendies à l'intérieur de la base.

    Vidéo

    Retour des négociations de paix dans une optique différente
    Par ailleurs, les États-Unis ont déclaré que leur envoyé chargé des négociations de paix en afghanistan se rendrait à Kaboul et à Doha (Qatar) pour reprendre les pourparlers avec les dirigeants afghans, les responsables gouvernementaux et les représentants des talibans.

    Dans un communiqué , le département d'État américain a déclaré que Zalmay Khalilzad rencontrerait les dirigeants afghans et les délégués des talibans à Kaboul et à Doha et tiendrait des «discussions sur la voie à suivre».

    Il se rendra également dans d'autres capitales régionales «dont les intérêts sont mieux servis par la réalisation d'un règlement politique juste et durable», ainsi que d'un «cessez-le-feu permanent et complet», en Afghanistan, a-t-il indiqué.

    Les talibans exhortent les États-Unis à retirer leurs troupes du pays, comme ils l'ont convenu en février 2020.

    La nouvelle administration du président américain Joe Biden est en train de revoir l'accord de février 2020, mais son secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, a déclaré que le retrait des troupes américaines dépendait des progrès des pourparlers de paix intra-afghans et d'une réduction des attaques des talibans.

    Les Etats-Unis "n'entreprendront pas un retrait précipité ou désordonné d'Afghanistan" qui met en danger les forces de l'OTAN, a déclaré Austin aux journalistes lors de sa première conférence de presse en tant que chef du Pentagone, ajoutant qu'"aucune décision concernant notre future position de force n'a été prise".

    Un retrait complet des troupes américaines sans un accord de paix durable permettrait aux groupes armés de reconstruire progressivement leurs capacités «de manière à pouvoir attaquer l'Amérique» dans un délai de 18 mois à trois ans, a déclaré le Groupe d'étude afghan.

    Les États-Unis «ne devraient pas ... tout simplement donner la victoire aux talibans», a-t-il déclaré, ajoutant: «Un retour du conflit dans le désastre du processus politique laisserait les États-Unis dans une position difficile... revenant à faire face, avec beaucoup moins de ressources sur le terrain qu'auparavant, à une insurrection enhardie », a-t-il ajouté.

    Il convient de rappeler que les États-Unis ont mis en garde contre une progression de l'Etat islamique en Afghanistan, e la même manière que l'Etat islamique revient en force en Syrie et en Irak.

  • Un deuxième groupe de rebelles formés par les USA entre en Syrie - 20 septembre

    Imprimer

    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 11 septembre 2015
    Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants.
    Pour vous abonner, demander des informations à
    ptolemee@belliard74.com

    Lire la suite