général Jaafari

  • Syrie : Bachar al-Assad a réussi à obtenir le limogeage du commandant en Syrie des forces al-Qods, l'unité d'élite du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran , impliqué dans des actions contre Israël et les États-Unis

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    La chaîne de télévision jordanienne Al-Hadat, détenue par la chaîne saoudienne Al-Arabiya, rapporte que le président syrien Bachar al-Assad a obtenu la destitution de Mustafa Javad Jafari du poste de commandant des forces al-Quds, l'unité spéciale des CGRI sur le territoire syrien.

    La raison de cette mesure demandée par Assad et son entourage était la corruption, la violation de la souveraineté de la Syrie et les actions non autorisées de Jafari contre Israël et les États-Unis, indique la publication.

    Selon la source, le commandant des unités al-Quds et des milices pro-iraniennes en Syrie, Mustafa Jafari, a facilité l'importation de marchandises de contrebande dans le pays et l'organisation d'un "marché noir" qui rivalisait avec le marché étatique et privé syrien. De plus, les Iraniens et leurs mercenaires utilisaient les ressources naturelles de la Syrie sans le consentement des autorités, se livraient en fait à des vols, et les structures commerciales qu'ils créaient échappaient à l'impôt syrien.

    Mustafa Jafari a non seulement déclaré ouvertement la présence de forces armées pro-iraniennes dans des zones où Damas avait interdit leur déploiement, mais a également agi arbitrairement contre les États-Unis et Israël, ce qui a fait que la Syrie était au bord d'une guerre régionale, selon le reportage de la chaîne de télévision Al-Hadat. En particulier, le 20 octobre 2021, sur son ordre, une attaque a été menée contre des installations américaines en Syrie.

    La source de la chaîne de télévision Al-Hadat estime que l'expulsion de Jafari est un coup dur pour le projet iranien de créer un "pont terrestre" entre l'Iran et le Liban.

    L'unité spéciale de al-Quds, du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI), est responsable du renseignement militaire ainsi que des opérations spéciales en dehors de l'Iran. Cette unité relève directement du guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei. L'ancien chef de la Force al-Quds, Qassem Soleimani, a été tué le 3 janvier 2020 lors d'une frappe aérienne américaine près de l'aéroport de Bagdad. La frappe de missiles a été menée sur ordre personnel du président américain Donald Trump. Après l'élimination de Soleimani, le général de brigade Esmail Kaani lui a succédé en tant que commandant de la Force al-Quds.

    Plus tôt dans la journée, la chaîne de télévision Al-Arabiya a fait état d'une autre frappe aérienne contre des militants pro-iraniens dans la région de Boukamal, à la frontière de la Syrie et de l'Irak. Israël ou une coalition internationale dirigée par les États-Unis pourraient être à l'origine de l'attaque. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que de très fortes explosions avaient été entendues dans la région de Boukamal dans la nuit du 10 novembre. Des dépôts d'armes ont été attaqués, selon l'OSDH, qui avait un moment émis la possibilité que les explosions étaient dues à l'élimination de munitions non explosées. L'OSDH a. rapporté qu'il y avait eu des morts et des blessés.
    L'OSDH a publié son rapport mensuel la semaine dernière, dans lequel il mentionne la présence de forces iraniennes en Syrie. Les auteurs du rapport notent que les forces iraniennes et pro-iraniennes continuent de renforcer leur présence dans les zones de la Syrie contrôlées par le régime de Bachar al-Assad, malgré la "guerre froide" avec l'armée russe et les frappes aériennes répétées d'Israël et de la coalition internationale contre les positions des forces pro-iraniennes. Les forces pro-iraniennes, avec le soutien du Hezbollah, continuent de contrôler des territoires importants à l'ouest de Damas, y compris près de la frontière avec le Liban. De plus, les protégés iraniens achètent des terres dans ces zones, par exemple à Al-Zidani et Al-Tofil. Elles ont non seulement acheté mais également confisqué des propriétés. Des saisies de terres et de maisons ont été signalées dans la région de Raqqa (dans le nord de la Syrie), ainsi qu'à Boukamal et Mayadin (dans l'est de la Syrie) ou encore dans la Ghouta (dans le sud-ouest de la Syrie). Des agents iraniens négocient également l'achat de terres dans la région de Palmyre, profitant de l'absence des personnes déplacées par les combats. Les auteurs du rapport écrivent qu'aux environs d'Alep (dans le nord de la Syrie), des milices pro-iraniennes terrorisent la population locale, la forçant à quitter leur domicile (Les militants afghans sont particulièrement dénoncés pour ces actions). Le rapport indique qu'à la périphérie de Maadan (à l'est de Raqqa) des militants du groupe pro-iranien Al-Nujabaa (qui fait pratiquement partie du Corps des gardiens de la révolution islamique d'iran)ont commencé à construire une usine de production de mortiers et de missiles et de lanceurs de missiles. Dans la zone de Mayadin (à l'est de la province de Deir ez-Zor, près de la frontière avec l'Irak), les pasdarans ont mis en place un camp d'entraînement pour les recrues pro-iraniennes. Entre autres choses, ils apprennent à piloter des aéronefs sans pilote. Il existe également des dépôts de missiles et des installations de stockage de carburant, qui sont régulièrement réapprovisionnés, écrit l'OSDH. Les Iraniens continuent de recruter de nouvelles milices dans l'est de la Syrie et sont également engagés dans des projets sociaux et idéologiques dans la région, recherchant la loyauté de la population vivant dans les zones frontalières de l'Irak. Mais la principale incitation est l'argent et les soi-disant « cartes de sécurité » qui vous permettent de vous déplacer librement entre les villages dans les zones qui sont en fait occupées par les forces iraniennes. 

    Selon l'OSDH, rien qu'en octobre 2021, six frappes aériennes ont été menées sur des cibles et des convois de forces pro-iraniennes en Syrie : quatre opérations ont été menées par l'armée de l'air israélienne, et dans deux cas des drones de la coalition internationale ont été impliqués.

  • L'administration américaine veut changer l'accord sur le nucléaire iranien pour éviter un retrait américain

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    Iran 
    Nucleaire
    L'administration américaine veut changer l'accord sur le nucléaire iranien pour éviter un retrait américain
    Les Etats-Unis ne resteront dans l'accord sur le nucléaire iranien que si "des changements sont introduits", car le texte "doit vraiment être revisité", a déclaré mardi 19 septembre le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.
    Le "défaut le plus flagrant" de l'accord conclu en 2015 avec les grandes puissances est le fait "qu'il a une fin" et "ne fait que remettre le problème à plus tard", a-t-il estimé sur la chaîne de télévision Fox News, en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.
    Selon le texte, les restrictions sur certaines activités nucléaires iraniennes seront progressivement levées à partir de 2025. "Ce qui signifie que nous pouvons quasiment commencer le compte à rebours pour le moment où ils reprendront leurs capacités nucléaires" militaires, a déploré le chef de la diplomatie américaine.
    Le président américain Donald Trump, qui a de nouveau critiqué de manière virulente l'accord iranien mardi 19 septembre devant l'ONU, doit décider d'ici mi-octobre s'il "certifie" ou non devant le Congrès que Téhéran respecte ses engagements. En cas de non certification, les parlementaires américains pourraient réimposer des sanctions levées dans le cadre de l'accord, ce qui risquerait de le faire voler en éclats.
    "Le président veut vraiment refaire cet accord", le "renégocier", et "nous avons besoin du soutien de nos alliés européens et autres pour faire comprendre aussi à l'Iran que cet accord doit vraiment être revisité", a insisté Rex Tillerson. "Si nous devons rester dans l'accord iranien, des changements doivent être introduits", a-t-il dit.
    L'ambassadrice américaine à l'ONU précise les propos de Trump
    Donald Trump est mécontent de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, mais n'a pas dit que les Etats-Unis allaient s'y soustraire, a souligné mercredi l'ambassadrice américaine aux Nations unies, au lendemain du discours du président devant l'Assemblée générale de l'organisation.
    "Cela ne signifie pas clairement qu'il a l'intention de se retirer. Cela signe clairement qu'il est mécontent de l'accord", a déclaré Nikki Haley sur l'antenne de CBS.
    Le chef de la diplomatie russe juge les propos de Trump "extrêmement inquiétants"
    Le chef de la diplomatie russe a jugé les propos tenus par Donald Trump sur l'accord nucléaire avec l'Iran "extrêmement inquiétants". "Nous allons défendre ce document, ce consensus, qui a été accueilli avec soulagement par la communauté internationale tout entière et qui a réellement renforcé la sécurité, tant au niveau régional qu'international", a ajouté Sergueï Lavrov.
    Téhéran et les Européens refusent de renégocier l'accord
    Téhéran et les Européens refusent de renégocier l'accord historique censé garantir le caractère strictement civil du programme nucléaire iranien en échange d'une levée progressive des sanctions.
    La France propose des "compléments" à l'accord
    La France a mis sur la table la possibilité d'un "complément" pour l'après-2025 afin de sortir de l'impasse, mais rien ne dit que cette initiative puisse aboutir.
    "Nous devons garder l'accord de 2015 car c'est un bon accord avec un contrôle strict de la situation actuelle", a déclaré le président français. "Nous devons ajouter deux ou trois autres piliers: un pour un meilleur contrôle des missiles balistiques et des activités balistiques, qui ne sont pas couverts par l'accord de 2015; un deuxième pour l'après-2025 parce que l'accord ne couvre pas la situation après 2025; et un troisième pour ouvrir des discussions avec l'Iran sur la situation actuelle dans la région" du Moyen-Orient, a-t-il ajouté. "Mais ce serait une erreur d'abandonner cet accord sans rien d'autre", a-t-il dit.
    Rohani : L'Iran respecte l'accord nucléaire mais réagira en cas de violation
    L'Iran respecte l'accord nucléaire de 2015 mais réagira avec "détermination" si ce texte vient à être dénoncé, a prévenu mercredi le président iranien Hassan Rohani devant l'ONU.
    "Nous n'avons trompé personne, nous n'avons pas été malhonnêtes" dans l'application de l'accord, mais Téhéran "répliquera avec détermination" à toute violation du texte, a ajouté M. Rohani, alors que les Etats-Unis menacent de plus en plus de dénoncer l'accord.
    L'armée iranienne veut une "réponse ferme" au discours de Donald Trump
    Mohammad Ali Jafari
    Général Mohammad Ali Jafari
    Le commandant des gardiens de la Révolution iranienne a invité mercredi 19 septembre Téhéran à apporter des "réponses douloureuses" aux propos tenus la veille par Donald Trump devant l'Assemblée générale de l'ONU.
    Qualifiant la République islamique d'"Etat-voyou" aux mains d'une "dictature corrompue", le président américain a notamment laissé entendre qu'il pourrait dénoncer l'accord de 2015 sur le programme nucléaire de Téhéran.
    "Adopter une attitude intransigeante face à Trump n'est qu'un début", a déclaré le général Mohammad Ali Jafari, selon les propos rapportés par Sepah News, l'agence de presse des gardiens de la Révolution.
    "Il est de la plus haute importance stratégique que les Etats-Unis soient confrontés à des réponses plus douloureuses à travers les actes, le comportement et les décisions que l'Iran prendra dans les mois qui viennent", a-t-il poursuivi, invitant le président Hassan Rohani, qui doit s'exprimer à son tour ce mercredi à l'ONU, à apporter une première réponse ferme à Donald Trump.
    "Avec les défaites successives et éreintantes que l'Iran a infligées à l'Amérique dans la région, il est naturel que son système nerveux et sa cohérence aient volé en éclats", ajoute l'officier.
    Une première rencontre entre les ministres des AE américain et Iranien
    Les ministres des Affaires étrangères des pays signataires de l'accord (Iran, Etats-Unis, Chine, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni) doivent se réunir mercredi 20 septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Il s'agira de la première rencontre entre Rex Tillerson et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif depuis l'arrivée en janvier de Donald Trump à la Maison Blanche.
     
    Jean René Belliard

     

  • Un nouveau commandant en chef des forces iraniennes en Syrie - 29 décembre 2015

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 29 décembre 2015
    Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous, un extrait de la newsletter du 29 décembre  2015 – Et beaucoup d’autres informations importantes dans la newsletter envoyée aux abonnés.
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  • La Russie n'est pas l'alliée de l'Iran - 4 novembre 2015

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