général Bouba Dobkréo

  • Cameroun : Deux civils tués et huit femmes enlevées par le groupe jihadiste Boko Haram dans l'Extrême-Nord

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    Deux civils ont été tués et huit femmes enlevées, lundi, par des présumés terroristes de Boko Haram dans l'Extrême-Nord du Cameroun, a-t-on appris mardi de sources sécuritaires.
    « Lundi vers 13h (heure locale), des éléments de Boko Haram ont attaqué des cultivateurs qui effectuaient des travaux champêtres à Guichiri, localité située à 2 kilomètres de de la frontière avec le Nigeria », a indiqué le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale, le Général Bouba Dobekréo.
    La même source a précisé que deux personnes ont été retrouvées égorgées après cette attaque et « huit femmes kidnappées dans leur champs ».
    « Des recherches ont été engagées pour retrouver les huit otages », a-t-il encore précisé.
    Le groupe terroriste nigérian a récemment multiplié les attaques dans l'Extrême-Nord du Cameroun, certaines zones étant devenues inaccessibles à cause des fortes pluies qui s’abattent dans la région.
    Le 2 août dernier, au moins 19 personnes ont été tuées et 16 autres blessées au cours d’un assaut de Boko Haram contre un camp de déplacés dans la localité de Nguetchewe, un village frontalier avec le Nigeria dans l’Extrême-Nord du Cameroun.
    Boko Haram, dont l’insurrection a débuté en 2009 au Nord-est du Nigeria, a étendu ses attaques au Niger, au Tchad et au Cameroun. Bien qu’affaibli, il reste très actif dans l’Extrême-Nord du Cameroun, où vivent quatre millions de personnes.

  • Cameroun : six combattants de Boko Haram neutralisés dans l’Extrême-Nord

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    Des combattants de l'organisation extrémiste islamiste Boko Haram ont mené quatre incursions, samedi 25 juillet, dans l’Extrême-Nord du Cameroun au niveau des frontières avec le Nord-est du Nigéria, fief du mouvement terroriste.
    Au cours de la première attaque menée samedi contre le village de Gouzda Vreket situé dans le canton Mayo Moskota, cinq combattants de Boko Haram ont été neutralisés par l’armée camerounaise, selon le chef de division de la communication au ministère camerounais de la Défense, le capitaine de Frégate Cyrille Serge Atonfack Guemo.
    « Le 25 juillet, une équipe commando de nos forces de Défense, des éléments du bataillon d’intervention rapide (Bir) détachés pour l’Opération Alpha a eu un accrochage particulièrement violent avec les terroristes de Boko Haram au pied des Monts Mandara, non loin de la localité de Gouzda Vreket », at-il affirmé sur le compte officiel Twitter du ministère de la Défense.
    « Côté Boko haram, on enregistre cinq terroristes neutralisés, quatre fusils d’assaut récupérés dont 3 kalachnikov AK 47 et 1 fusil Fal », a précisé le porte-parole de l’armée camerounaise.
    Boko Haram a mené une autre attaque vers 2 heures dans la nuit de samedi à dimanche dans le village de Malia situé près de Waza.
    « La population de Malia s’est mobilisée et a repoussé ces terroristes avant l’arrivée de l’armée. Un combattant de Boko Haram a été neutralisé par la population et une fillette a été blessé lors de l’attaque », a relevé le chef du village Malia, Lawan Ousseni.
    Toujours dans la nuit de samedi à dimanche, des membres de Boko Haram lourdement armés ont attaqué le poste militaire de la Force Mixte Multinationale situé à Wambasché dans le département du Mayo Sava.
    « Un véhicule de l’armée qui pourchassait les terroriste, a sauté sur une mine posée par Boko Haram sans faire de victimes », a souligné le commandant du secteur 1 de la Force Mixte, le général de brigade Bouba Dobkréo.
    D’après cet officier camerounais, des membres de Boko Haram ont mené une autre attaque samedi vers 23 heures contre le village Krawa Mafa situé dans le canton Moskota. « Un vieillard d’environs 60 ans a été tué », a-t-il indiqué.
    La région où se sont déroulées ces attaques est régulièrement secouée par des violences perpétrées par les terroristes islamistes dont les civils sont les premières victimes.
    Boko Haram a déjà mené de nombreux raids contre l’Extreme-Nord du Cameroun, proche du Nigeria, cible depuis 2015 des jihadistes, dont des combattants se sont également retranchés dans le lit du lac Tchad partagé par le Niger, le Cameroun, le Nigeria et le Tchad.