général Azim Bermandoa Agouna

  • Tchad : 24 militaires tués par l'Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP)

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    Au moins 24 militaires tchadiens ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi quand des combattants de l'Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont attaqué une position de l’armée sur l’île de Tchoukou Telia dans le lac Tchad, a-t-on appris auprès des autorités locales.

    « Les éléments de l’Armée nationale tchadienne (ANT) de retour d’une mission de patrouille se reposaient quand leur poste a été attaqué par des terroristes de Boko Haram (en fait l'Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP))», a déclaré le sous-préfet de Tchoukou Telia , Haki Djiddi.

    « 24 militaires ont été tués, plusieurs ont été blessés et d’autres militaires qui se sont éparpillés dans la nature, sont encore portés disparus », a-t-il précisé.

    « L’attaque a eu lieu sur l’île de Tchoukou Telia, située à 190 km au nord-ouest de la capitale N’Djamena », a souligné le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna.

    Depuis le décès du Président Idriss Déby en avril dernier, c’est la toute première attaque d’envergure de l'Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) sur le territoire tchadien.
    Le 23 mars 2020, Boko Haram avait infligé une lourde perte à l’armée tchadienne. Au moins 92 soldats avaient péri dans l’attaque et 47 étaient blessés à Bohoma, localité située dans le Lac Tchad. Après cette attaque, considérée comme l'une des plus meurtrières de l'histoire de l'armée tchadienne, le Président Déby avait décidé de prendre la tête des opérations.

    Depuis 2014, à partir de certains de ces îlots, le groupe terroriste Etat Islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) a intensifié ses attaques contre les quatre pays qui entourent le lac : le Tchad, le Nigeria, le Niger et le Cameroun.

  • Tchad : "Plusieurs centaines de rebelles" neutralisés au Nord Kanem, annonce l'armée

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    Plusieurs centaines de rebelles ont été neutralisés lors des affrontements qui les ont opposés mercredi 28 et jeudi 29 avril aux forces armées tchadiennes dans la province du Nord Kanem, a annoncé vendredi le Conseil militaire de Transition (CMT).

    Mahamat Mahdi Ali.jpegPrésentant le bilan de ces affrontements entre le Front pour l’alternance et la concorde (FACT) dirigé par Mahamat Mahdi Ali (photo ci-contre) et l’Armée Nationale Tchadienne (ANT), le porte-parole du CMT, Azem Bermandoa Agouna, a précisé dans un communiqué que 60 rebelles avaient également été capturés et 9 véhicules d’armes lourdes et plusieurs armes de différents calibres récupérés, en plus de 13 véhicules du FACT calcinés.

    Du côté de l'armée six militaires ont été tués et 22 autres blessés selon la même source.

    L’Armée tchadienne a dépêché mardi 27 avril, des renforts combattre les colonnes de rebelles ayant trouvé refuge près de la frontière avec le Niger.

    Jeudi, le FACT a annoncé avoir abattu un hélicoptère de l’armée tchadienne au Nord Kanem. Une version rejetée par l'armée tchadienne qui a expliqué que le crash avait été provoqué par une panne technique.

    Le FACT a lancé depuis la Libye une offensive contre le pouvoir le 11 avril, jour de l’élection présidentielle.

    Les rebelles ont promis de marcher vers N’Djamena mais ils ont rapidement été stoppés notamment par des bombardements intenses de l’armée.

     

  • Tchad : Crash d'un hélicoptère militaire : l'armée rejette la version des rebelles et évoque une "panne technique"

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    L'armée tchadienne a précisé jeudi soir 29 avril 2021 que le crash de l'un de ses hélicoptères dans le nord du pays était due à une "panne technique" rejetant la version des rebelles qui avaient annoncé plus tôt dans la journée avoir abattu cet hélicoptère.

    "Après avoir mis hors d'état de nuire cette bande de rebelles, une panne technique a causé le crash de l'hélicoptère Mi-24 lors de son trajet pour le retour de la zone de combat", a précisé le porte-parole du Conseil militaire de transition (CMT), le général Azem Bermandoa Agouna dans un communiqué publié jeudi soir.

    Les rebelles du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad) avaient affirmé dans un communiqué, jeudi matin avoir abattu un hélicoptère de l’armée.

    "La junte militaire de N’Djamena a dépêché tôt ce jeudi matin un hélicoptère pour bombarder les positions du mouvement rebelle dans le département du nord Kanem", avait souligné le FACT dans son communiqué jeudi.

    "La défense aérienne du FACT a détruit cet hélicoptère de combat" permettant aux combattants rebelles " de faire une percée fulgurante et d’administrer une cuisante défaite" aux éléments de l’armée nationale tchadienne (ANT), a précisé le FACT.

    Les forces gouvernementales ont indiqué de leur côté, avoir mis en débandade les rebelles qui étaient réfugiés vers la frontière tchado-nigérienne lors des précédents combats avant de se reconstituer.

    "Ils ont fait incursion vers Nokou au Nord de Kanem. La riposte des forces de défense et de sécurité ne s'est pas fait attendre. Dans leur débandade, comme à l'accoutumée, ils ont abandonné plusieurs hommes et matériels de guerre. À cela s'ajoute des véhicules entièrement détruits d'une part et récupéré d'autre part", a souligné le général de division Azem Bermandoa Agouna.

    Fondé en 2016, le Front pour l'alternance et la concorde au Tchad qui est dirigé par l'opposant et chef de guerre tchadien, Mahamat Mahadi Ali, mène depuis le 11 avril des offensives armées parties de la frontière libyenne en avançant vers N’Djamena.

    Le 17 avril, le président tchadien Idriss Deby s’était rendu sur le front des combats qui opposaient ses troupes à celles du FACT. Il y succombera, d’une blessure par balle et son décès a été annoncé dans la matinée du 20 avril.

  • Tchad : L'armée tchadienne dissout le gouvernement et le parlement, ferme les frontières et impose un couvre-feu

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    Mardi 20 avril 2021, les autorités tchadiennes ont déclaré un deuil national dans tout le pays pour une période de 14 jours, en honneur du président Idriss Déby décédé des suites de ses blessures lors d'affrontements avec des rebelles dans le nord du pays.

    Les médias ont également rapporté que l'armée tchadienne avait annoncé un couvre-feu dans la capitale, N'djamena et ses environs, de 18 heures à 5 heures du matin, tandis que les frontières terrestres et l'espace aérien ont été fermés jusqu'à nouvel ordre. Le gouvernement et l'Assemblée nationale ont également été dissous 

    L'armée tchadienne a promis de tenir des élections «démocratiques» après une période de transition de 18 mois.

    Selon un communiqué de l'armée tchadienne, un conseil militaire dirigé par le général Mohamed Kaka (également connu sous le nom de Mohamed Idriss Deby), fils du défunt président, dirigera le pays après la mort de son père.

    Le porte-parole de l'armée, Azim Bermindau Aguna, a déclaré dans une émission télévisée qu'un conseil de transition comprenant un groupe d'officiers supérieurs de l'armée avait choisi le général Muhammad Kaka, le fils de Deby, comme président par intérim.

    Sa mort a été annoncée un jour après avoir été déclaré vainqueur d'une élection présidentielle qui lui aurait valu un sixième mandat présidentiel. La plupart de ses opposants, qui se plaignent depuis longtemps de son règne brutal, ont boycotté les élections.

    Le président Deby s'était rendu sur les lignes de front après que les rebelles stationnés de l'autre côté de la frontière libyenne se soient avancés de centaines de kilomètres au sud vers la capitale, N'Djamena. Vidéo des combats qui ont coûté la vie au président Deby.

    Un porte-parole de l'armée tchadienne, entouré de plusieurs officiers, a déclaré: «Le maréchal Idriss Deby Itno a pris le commandement des opérations lors de la lutte héroïque contre les terroristes de Libye, comme il l'a fait à chaque fois que les institutions de la république étaient sous un danger imminent. Il a été blessé pendant les combats et est mort à son retour à N'Djamena.

    Le conseil national de transition rassure le peuple tchadien
    «Le Conseil national de transition rassure le peuple tchadien que toutes les mesures ont été prises pour assurer la paix, la sécurité et l'ordre républicain», a-t-il déclaré.

    Déby avait rédigé une nouvelle constitution en 2018 qui lui aurait permis de rester au pouvoir jusqu'en 2033, même si elle prévoyait des restrictions sur les mandats présidentiels.

    Il faisait malgré tout face à un mécontentement populaire croissant sur sa gestion de la richesse pétrolière du pays et traitait durement ses adversaires.

    Mais Deby a remporté 79% des voix lors de l'élection, dont les résultats avaient été annoncés lundi 19 avril.

    L'occident perd un allié très utile
    Les pays occidentaux considéraient Deby comme un allié dans la guerre contre les groupes extrémistes islamiques, y compris le groupe nigérian Boko Haram dans le bassin du lac Tchad et les groupes liés à Al-Qaïda et à Daech dans la région du Sahel africain.

    Sa mort est un revers pour la France, qui a fait de la capitale tchadienne N'Djaména le centre de ses opérations antiterroristes dans la région du Sahel. 

    Il était considéré comme un allié occidental fiable dans une région instable en proie à la violence des groupes armé

     

  • Tchad : Le gouvernement tchadien appelle au calme face aux rumeurs que les rebelles seraient arrivés à N'Djamena

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    Cherif Mahamat Zene, ministre tchadien de la Communication, a appelé lundi matin 19 avril 2021 les Tchadiens au calme et à vaquer à leurs activités quotidiennes, suite à la rumeur selon laquelle des rebelles auraient commencé à arriver à N'Djaména, la capitale du pays.

    «Le détail de la sécurité dans certaines zones de la capitale semble avoir été mal interprété. Je tiens à vous rassurer qu'il n'y a pas de menace particulière à craindre », a déclaré le ministre.

    Il y a eu une panique générale et des mouvements incontrôlés de populations dans différentes directions à N'Djaména lundi matin suite à des informations alarmantes sur l'arrivée des forces rebelles dans la capitale.

    L'armée a renforcé son service de sécurité dans la capitale et bloqué la route menant au palais présidentiel, tandis que des chars et du matériel militaire lourd étaient visibles dans certaines rues de la ville.

    Ceci, selon des sources dans la capitale, pourrait confirmer l'arrivée possible des rebelles.

    Dans plusieurs quartiers de la capitale, les habitants ont soudainement commencé à courir dans toutes les directions lundi matin. Dans le quartier des Champs de Fil, dans la 5e subdivision, les mécaniciens ont refusé d'ouvrir leurs ateliers.

    On a vu des parents se dépêcher de ramener leurs enfants chez eux tandis que des travailleurs rentraient en troupe chez eux en cas d'affrontements entre l'armée nationale et les rebelles dans la capitale.

    "Il n'y a rien. Absolument rien qui puisse justifier la panique qui s'est emparée de la population à cause de la propagande mal intentionnée diffusée sur les réseaux sociaux », a assuré le ministre.

    «J'appelle donc la population à être calme et sereine.»

    Selon l'ambassade de France au Tchad, «les mesures mises en place ce matin à N'Djaména sont des mesures de précaution à effet dissuasif sans menace particulière pour la capitale».

    Depuis le 11 avril 2021, les rebelles libyens poussent vers la capitale tchadienne et dimanche, Azem Bermandoa Agouna, le porte-parole de l'armée nationale, a annoncé que «plus de 300 rebelles avaient été neutralisés et 150 autres faits prisonniers dont trois hauts commandants», samedi 17 avril 2021 dans le nord de la province du Kanem.

    «Du côté des amis (c'est-à-dire l'armée nationale), nous déplorons la mort de cinq martyrs et de 36 blessés», a révélé le porte-parole de l'armée, ajoutant que 26 véhicules dont 16 équipés d'armes lourdes avaient été saisis aux rebelles.

    En revanche, les forces rebelles du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT) affirment avoir libéré Kamen dimanche.

    Pendant ce temps, Abakar Abdelkerim Daoud, chef d'état-major de l'armée tchadienne, a déclaré dimanche lors d'une conférence de presse que ceux qui réclament un changement dans la direction du pays doivent créer un parti politique pour se présenter aux élections, ajoutant que l'insurrection armée est vaine.

  • Tchad : l'armée affirme avoir repoussé une incursion rebelle au nord

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    Les forces armées tchadiennes ont annoncé, samedi 17 avril 2021 dans la soirée, avoir "mis en débandade" une incursion rebelle du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (Fact), dans le nord du pays. Vidéo de la colonne rebelle anéantie.

    Les forces de défense et de sécurité du Tchad ont "mis en débandade, ce 17 avril aux environs de 15 heures, la colonne de terroristes (photo ci-dessous) qui s'est maladroitement avancée au nord de la province du Kanem", a déclaré le porte-parole de l'état-major général des armées du Tchad, le général de brigade Azim Bermandoa Agouna.

    "La colonne a été totalement décimée" et un bilan de l'accrochage sera ultérieurement donné, selon l'état-major qui a également annoncé le lancement d'un "ratissage" pour traquer des rebelles en fuite après ce premier contact au sol entre les forces tchadiennes et les rebelles du Fact.
    VyeQmpUN.jpegLes affrontements qui ont eu lieu samedi au nord de Mao, dans la province du Kanem, localité située à moins de 300 km de la capitale Ndjamena, ont inquiété certaines missions diplomatiques accréditées au Tchad.

    Le bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth (département exécutif du gouvernement britannique chargé des affaires étrangères) a conseillé, samedi 17 avril, aux ressortissants britanniques présents au Tchad de quitter le pays "dès que possible".

    "Ce changement de niveau de conseil a été motivé par une avancée vers le sud-ouest de véhicules rebelles armés au-delà de la ville de Faya Largo, apparemment en direction de N'Djamena", selon le bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth.

    Les États-Unis ont aussi ordonné samedi le départ des personnels américains non essentiels de l'ambassade des États-Unis à N'Djamena "en raison de troubles civils et de violence armée".

    Selon le département d'État américain, "les groupes armés non gouvernementaux du nord du Tchad se sont déplacés vers le sud et semblent se diriger vers N'Djamena. En raison de leur proximité croissante avec N'Djamena, et de la possibilité de violence dans la ville, les employés non essentiels du gouvernement américain ont reçu l'ordre de quitter le Tchad par avion commercial. Les citoyens américains au Tchad souhaitant partir doivent profiter des vols commerciaux".

    En réaction à ces alertes, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Amine Abba Sidick, a appelé, sur twitter, "certaines missions diplomatiques à garder leur calme".

    Il a souligné que "la situation n'est pas préoccupante" et elle est "bien maitrisée par l'armée tchadienne".

    Pour rappel, c’est le dimanche 11 avril qu’un convoi armé appartenant au groupe rebelle "Fact" a traversé le Tchad depuis la Libye et a engagé des combats avec les forces tchadiennes.

    "Le samedi 17 avril, le convoi rebelle s'est déplacé vers le sud-ouest, passant la ville de Faya Largo. Le convoi semble se diriger vers la capitale, N'Djamena. En outre, un autre convoi de la Fact a été vu approchant la ville de Mao par le nord", a précisé samedi le bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth.

    Ces événements interviennent au lendemain de l'élection présidentielle du 11 avril courant, tenue dans un climat politique tendu, marqué notamment par l'appel de l'opposition à boycotter le scrutin.

    Les résultats provisoires de cette élection se font toujours attendre.