général Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane

  • Soudan : Dix-huit bergers soudanais tués par un groupe armé tchadien

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    Au moins 18 bergers soudanais ont été tués dans des attaques menées mercredi 3 et jeudi 4 août 2022 à l’ouest du Darfour par un groupe armé tchadien, ont rapporté des médias locaux.

    Le gouverneur de la province du Darfour, Arkou Minni Minnawi a confirmé les faits perécisant que les victimes sont des bergers nomades arabes dans les régions de Bir Saliba et d'Ardiba, à l’ouest du Darfour.

    Selon un article publié, samedi, par le journal tchadien Alwihdainfo, l’attaque a été perpétré par « des hommes armés en provenance du Tchad » qui ont « massacré des civils et volé des biens ».

    Le même journal a souligné que « les individus, à bord de quatre véhicules, ont attaqué et tué 18 personnes avant d'emporter leur bétail ».

    « Ces attaques ont entraîné le vol d'une centaine de chameaux le mercredi et de 200 chameaux le jeudi », a indiqué au journal local soudanais, Sudan Tribune, Mahmed Saleh Kibro, autorité traditionnelle dans la zone du Darfour.

    En réponse à ces attaques, « les tribus d'éleveurs ont mobilisé leurs hommes pour attaquer les assaillants après avoir accusé les forces gouvernementales tchadiennes de complicité avec eux », a souligné Sudan Tribune.

    Le même journal soudanais a relevé que les autorités du Darfour ont publié une déclaration « accusant l'armée tchadienne de protéger les assaillants » et ont reproché aux troupes de l'armée soudanaise de ne pas être intervenues pour mettre fin aux attaques.

    Vendredi soir 5 août, le Conseil de sécurité et de défense du Soudan a tenu une réunion d'urgence par visio-conférence présidée par le chef du Conseil souverain Abdel Fattah al-Burhan et à laquelle ont participé Hemetti et le Comité de sécurité du Darfour occidental pour discuter de la situation à la frontière avec le Tchad selon Sudan Tribune.

    « Le Conseil a exhorté la partie tchadienne à poursuivre les criminels et à récupérer le bétail volé dans les plus brefs délais », a indiqué le journal citant un communiqué publié vendredi, par le Conseil de sécurité et de défense.

    Suite à cet incident, le président du Conseil militaire de transition du Tchad, Mahamat Idriss Deby a remplacé vendredi le gouverneur de la province du Wadi-Fira, frontalière au Soudan, a rapporté le même média.
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  • Soudan : Le vice-président craint une propagation des conflits

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    Mohamed Hamdan Dagalo, %22Hemedti.jpegMohamed Hamdan Daglo "Hemedti" (photo), vice-président du Conseil souverain du Soudan, a souligné que son pays se trouvait à la croisée des chemins en raison de la propagation des conflits et de la croissance des discours de haine et du régionalisme.

    Les déclarations de Daglo sont intervenues lors d'une réunion avec les dirigeants des "administrations indigènes" (chefs tribaux) dans la capitale, Khartoum, selon un communiqué du Conseil de souveraineté de transition.

    Hemedti a souligné la nécessité pour les partis politiques de s'entendre sur une vision unifiée qui réalise les intérêts du pays, d'autant plus qu'aucune élection ne peut avoir lieu sans ces partis.

    Il a ajouté : "Il y a ceux qui rejettent toutes les propositions qui parviennent à la stabilité dans le pays".

    Il mentionné l'initiative des Nations Unies pour résoudre la crise soudanaise, à condition que son président, Volker Peretz, soit un "facilitateur" et non un médiateur entre les parties, et qu'elles ne soient pas hostiles à l'une ou l'autre des parties soudanaises mais s'abstiennent plutôt de s'immiscer dans les affaires intérieures du pays.

    Le 8 janvier, les Nations unies avaient annoncé le lancement de consultations "préliminaires" avec les parties soudanaises en vue de résoudre la crise politique du pays, au cours desquelles plusieurs réunions ont eu lieu avec les forces politiques et civiles.

    Depuis le 25 octobre 2021, le Soudan est secoué par des manifestations contre les mesures exceptionnelles prises par le chef de l'armée, Abdel Fattah Al-Burhan, notamment l'imposition de l'état d'urgence et la dissolution des Conseils de souveraineté et des ministres de transition. Pour les manifestants, il s'agit d'un "coup d'Etat militaire".

    Al-Burhan et le Premier ministre Abdullah Hamdok ont ​​signé le 21 novembre 2021 un accord politique qui prévoyait le retour de ce dernier à la présidence du gouvernement de transition, la formation d'un gouvernement de compétences et la libération des détenus politiques, mais le 2 janvier 2022 Hamdok a démissionné de son poste, à la lumière des protestations rejetant son accord avec Al-Burhan, et exigeant une décision Un civil complet.

  • Soudan : Des manifestants bloquent des routes à Khartoum et dans plusieurs villes soudanaises

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    Mardi 25 janvier 2022, les rues de la capitale soudanaise, Khartoum, et de plusieurs villes ont été témoins de blocage de routes avec des pneus enflammés et des pierres par des manifestants protestant contre la répression des manifestations par les forces de sécurité, tandis que Washington a mis en garde ses citoyens contre des actes de désobéissance civile dans ce pays.

    Les manifestants ont bloqué les rues principales de certains quartiers de Khartoum et des villes de Bahri, Omdurman et Madani, avec des barrières en ciment et des pneus enflammés.

    Les manifestants protestaient contre la répression par les forces de sécurité des manifestations appelant à un « régime civil ». La veille,  3 personnes ont été tuées et 169 autres blessées par les forces de sécurité.

    Le comité "Sudan Doctors" a déclaré, mardi 25 janvier, que 3 personnes avaient été tuées et 169 autres blessées, dont 32 balles réelles, lors de la répression des manifestations du lundi 24 janvier dans la capitale, Khartoum, et la ville de Wad Madani.

    Mardi, l'ambassade des États-Unis au Soudan a appelé ses citoyens à éviter les foules à Khartoum et dans d'autres villes.

    "Des actes de désobéissance civile devraient se produire aujourd'hui, 25 janvier, à Khartoum et peut-être dans d'autres États", a déclaré l'ambassade dans un message sur Facebook, ajoutant que cela pourrait inclure "des manifestations centralisées ou décentralisées, des barrages routiers par des manifestants et des fermetures d'entreprises". 

    Et elle a ajouté : "Les forces de sécurité pourraient fermer les ponts. Les protestations et les actes de désobéissance civile pourraient se poursuivre dans les semaines à venir".

    Depuis le 25 octobre 2021, le Soudan a connu des manifestations en réponse aux mesures exceptionnelles prises par le chef de l'armée, Abdel Fattah Al-Burhan, notamment l'imposition de l'état d'urgence et la dissolution des Conseils de souveraineté et des ministres de la transition. Les forces politiques considèrent ces décisions d'al-Burhan comme un "coup d'État militaire"

    Les manifestations ont fait 76 morts et des centaines de blessés depuis le 25 octobre, selon le Comité des médecins soudanais.

     

     

  • Soudan : Des centaines de personnes manifestent pour exiger un régime civil à Khartoum

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    Des centaines de Soudanais ont manifesté, vendredi 21 janvier 2022 à Khartoum, pour exiger le retour du régime civil dans le pays.

    Des centaines de personnes ont manifesté après la prière du vendredi dans les quartiers de Khartoum, Bahri (nord de la capitale) et Omdurman (ouest de Khartoum), pour exiger le retour à un régime civil.

    Les manifestants ont scandé : "A bas le régime militaire", "Le pouvoir au peuple", "Le peuple est plus fort et l'apostasie est impossible", "Liberté ... Paix... Justice'' et "Oui pour un régime civil et démocratique".

    Les manifestations ont eu lieu suite à l'appel lancé par les forces de la "Déclaration de liberté et de changement" (l'ancienne coalition au pouvoir) à organiser des mouvements de protestations sous le slogan "Vendredi du martyr", pour exiger le retour d'un régime civil complet et dénoncer le meurtre des manifestants ainsi que l'usage excessif de la violence par les forces de sécurité.

    Plus tôt vendredi, "l'Association des professionnels soudanais" (leader du mouvement de protestation) a appelé les citoyens à prendre part à une manifestation le 24 janvier, pour revendiquer un régime civil complet.

    Depuis le 25 octobre dernier, le Soudan est le théâtre de protestations, suscitées par les mesures "exceptionnelles" prises par le chef de l'armée, Abdel Fattah al-Burhan, qui a imposé notamment l'état d'urgence et la dissolution du Conseil de souveraineté et le Conseil des ministres de transition. Les forces politiques considèrent ces dispositions comme "un coup d'État militaire", une affirmation démentie par l'armée soudanaise.

    Le 21 novembre 2021, le chef de l'armée, Abdel Fattah al-Burhan et Abdullah Hamdok ont signé un accord politique, qui prévoyait le retour de ce dernier à ses fonctions, la formation d'un gouvernement de compétences (non-partisanes) et la libération des détenus politiques.

    Cependant, le 2 janvier dernier, Hamdok a démissionné de son poste, à la suite des protestations rejetant son accord avec al-Burhan et exigeant un régime entièrement civil. 63 manifestants ont été tués lors des manifestations depuis octobre 2021, selon le Comité des médecins du Soudan (non-gouvernemental).

  • Soudan: Quatre manifestants tués par les balles des forces de sécurité

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    Quatre manifestants ont été tués, jeudi 30 décembre 2021, par les tirs des forces de sécurité à Omdourman, banlieue nord-ouest de Khartoum, rapporte un syndicat de médecins pro-démocratie.

    Des milliers de personnes ont manifesté jeudi à Khartoum et dans plusieurs villes soudanaises, pour exiger un "règlement civil" et exprimer leur rejet de l'accord politique entre le commandant de l'armée Abdel Fattah Al-Burhan et le Premier ministre Abdullah Hamdok.

    Des manifestations ont eu lieu à Khartoum, Bahri (au nord de la capitale), Omdurman (à l'ouest de la capitale), Kassala, Port Soudan (à l'est) et Atbara (au nord), à l'invitation de l'« Association des professionnels » et "comités de résistance" (populaires).

    Les manifestants brandissaient les drapeaux nationaux, ainsi que des banderoles disant "liberté, paix et justice", "pas de négociation, pas de partenariat", "pas de marchandage", "le peuple est plus fort et l'apostasie est impossible" et "oui à un régime civil démocratique".

    Les autorités de sécurité ont fermé certains ponts et rues du centre de Khartoum, avec des conteneurs, des barbelés et des barrières en béton pour empêcher l'arrivée de manifestants à proximité du palais présidentiel.

    Internet et les communications téléphoniques sont bloquées au Soudan. Dans des appels relayés par des pages Facebook ou Twitter tenues par des Soudanais résidant à l'étranger, les médecins appellent leurs confrères "à venir (en renfort) à l'hôpital Arbaïn d'Omdourman car les putschistes utilisent des balles réelles contre les manifestants".

    Depuis le 25 octobre 2021, le Soudan est le théâtre de protestations contre les mesures prises par Al-Burhan, notamment la déclaration de l'état d'urgence, la dissolution des conseils de souveraineté et des ministres de transition, la destitution de Hamdok et l'arrestation de dirigeants et de responsables du parti. Les forces politiques et civiles ont considéré ces mesures comme un "coup d'Etat militaire", ce que l'armée a démenti, les a qualifiant de mesures "correctives".

    Le 21 novembre, Al-Burhan et Hamdok ont ​​signé un accord politique qui prévoyait le retour de ce dernier à ses fonctions, la formation d'un gouvernement (non partisan) des compétences, la libération des détenus politiques, et les deux parties se sont engagées à travailler ensemble pour compléter le chemin de la démocratie.

    Cependant, les forces politiques et civiles soudanaises considèrent l'accord comme une "tentative de légitimer le coup d'État" et s'engagent à poursuivre les protestations jusqu'à ce que le plein régime civil soit mis en place pendant la période de transition.

    Depuis le 21 août 2019, le pays vit une période de transition qui doit se terminer par des élections en juillet 2023. Pendant la période de transition le pouvoir est partagé par l'armée, les forces civiles et les mouvements armés qui ont signé un accord avec le gouvernement pour ramener la paix en 2020.

     

  • Soudan : manifestation monstre anti-putsch

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    Sous le slogan "les militaires à la caserne", des milliers de Soudanais ont manifesté contre le pouvoir militaire, samedi 25 décembre 2021, à Khartoum et dans ses banlieues, mais aussi dans d'autres villes, tandis que les autorités ont coupé internet et le téléphone. Les manifestants rejettent l'accord politique entre le Premier ministre Abdalla Hamdok et le commandant de l'armée Abdel Fattah Al-Burhan.

    Les manifestants, qui sont descendus dans les rues à l'invitation des « Forces de la liberté et du changement et de la Coordination des comités de résistance », tentent de contourner les barrières de sécurité pour atteindre les grilles du Palais républicain, scandant des slogans appelant pour l'État civil et la dissolution du partenariat avec les militaires.

    En dépit d'un quadrillage sécuritaire de la capitale inédit depuis des semaines, deux mois jour pour jour après le coup d'Etat du général Abdel Fattah al-Burhane, les cortèges ont convergé vers le palais présidentiel à Khartoum, siège des autorités de transition chapeautées par le général Burhane, ou à Madani, à 150 kilomètres au sud de Khartoum.

    Les forces de sécurité soudanaises ont tenté de dispersé la foule des manifestants en tirant des grenades lacrymogènes, à quelques centaines de mètres du palais présidentiel de Khartoum où siègent les autorités de transition.

     

  • Soudan : Un deuxième mort et des viols lors des manifestations dimanche 19 décembre 2021

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    Un deuxième manifestant a été tué par balle lors des manifestations contre le pouvoir militaire dimanche 19 décembre 2021 au Soudan, ont déclaré mardi des médecins, et d'après le ministère du Développement social, deux femmes ont été violées à Khartoum.

    Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et tiré à balles réelles pour disperser les centaines de milliers de manifestants qui dénonçaient le coup d'Etat du 25 octobre d'Abdel Fattah al-Burhane, le général qui a récemment renforcé la férule de l'armée sur le pays.

    Mardi, un syndicat de médecins pro-démocratie a annoncé la mort d'une balle "dans la tête" de Mohamad Ali, 28 ans, dans une ville au nord de Khartoum. Un premier décès avait été annoncé lundi. Au moins 47 personnes sont mortes depuis le putsch, a indiqué le syndicat.

    "Nous avons comptabilisé deux cas de viols de manifestantes le 19 décembre", a déclaré à l'AFP la directrice de l'unité de lutte contre les violences faites aux femmes au sein du ministère du Développement social, Suleima Ishaq, sans donner de précisions sur les suspects. "L'une des femmes a porté plainte", a ajouté Mme Ishaq en précisant que les victimes avaient reçu l'assistance médicale nécessaire.

    Les manifestations ont eu lieu le jour du troisième anniversaire du début de la révolte qui avait entraîné la chute du dictateur Omar el-Béchir en avril 2019. Le processus de transition démocratique qui s'en est suivi a été interrompu en octobre avec le coup d'Etat.

    Lundi, le porte-parole de l'armée a assuré que ses forces étaient en faveur d'un processus démocratique et d'"élections libres et justes". Mais Les Forces de la liberté et du changement (FLC), fer de lance de la révolte, ont appelé la population à poursuivre sa mobilisation contre le pouvoir militaire, prévoyant des manifestations les 25 et 30 décembre.