GAZA

  • Gaza/Israël : Tir de roquette et représailles israéliennes

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    L'armée israélienne a annoncé qu'un tir de roquette avait eu lieu depuis Gaza, provoquant le déclenchement des sirènes d'alarme dans la ville israélienne d'Ashkelon, près de la frontière avec le territoire palestinien. Les services de secours ont indiqué n'avoir pas eu connaissance de victimes. Les médias israéliens ont indiqué que la roquette était tombée sur un terrain vague.

    En représailles, l'armée israélienne a mené des frappes aériennes contre"deux ateliers de fabrications de munitions pour roquettes, des infrastructures souterraines et une base militaire".

     

  • Gaza/Israël : Tirs de roquettes de Gaza vers Israël et représailles israéliennes

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    Dans la nuit du 15 novembre, deux missiles ont été tirés depuis la bande de Gaza: l'un est tombé près d'Ashdod, l'autre a été abattu par un système de défense antimissile au nord d'Ashdod.

    Au matin du 15 novembre, aucun groupe terroriste n’avait revendiqué la responsabilité du bombardement nocturne du territoire israélien depuis Gaza. Mais la date à laquelle ce bombardement a été chronométré est évidente. Le 14 novembre, le Hamas a célébré le 8e anniversaire de l'élimination de Ahmad Jabari, le chef des Brigades Ezzediine al-Qassam (branche militaire du Hamas). C'est après son éliminationque l'opération militaire israélienne «Cloud Pillar» avait débuté en 2012.

    De même, le 12  novembre est le premier anniversaire de la mort du commandant de l'aile nord des Brigades Al-Quds (Jihad islamique) Bahaa Abu al-Ata (Abu Salim), liquidé à Gaza par une frappe des FDI. Les services de renseignement israéliens s'attendaient à ce que le «Jihad islamique»  «marque» le premier anniversaire de sa mort par des sabotages et des attaques contre les Israéliens. Néanmoins, entre le 12 et le 14 novembre, il n'y a eu aucune action active du Jihad islamique.

    Représailles israéliennes
    Des hélicoptères et des chars de l''armée israélienne ont frappé dimanche matin des positions du mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza en représailles à des tirs de roquettes depuis cette enclave palestinienne vers Israël.

    il est possible que les tirs de roquettes depuis Gaza aient été le résultat d'un lancement erroné, indique Maariv
    Tal Lev-Ram, un chroniqueur pour le journal Maariv, a écrit que les structures de défense israéliennes ne disposent pas encore d'informations sur les responsables des tirs de roquettes sur le territoire israélien. Il note qu'il est possible que le lancement des missiles ait été le résultat d'un dysfonctionnement (peut-être en raison des conditions météorologiques, il y a eu une averse sur Gaza et sur la majeure partie d'Israël la nuit, accompagnée de tonnerre et d'éclairs). Mais "Maariv" n'indique pas que le 14 novembre est le 8e anniversaire de l'élimination d'Ahmad Jabari. Il est très probable que les bombardements aient été programmés pour coïncider avec cette date.

  • Israël/Gaza : Manifestations en Israël et à Gaza contre les propos du président français sur les caricatures de Mahomet

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    Environ 200 personnes ont manifesté samedi soir 24 octobre devant la résidence de l'ambassadeur de France en Israël pour dénoncer les propos d'Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mahomet tandis que des manifestants ont brûlé des photos du président français dans la bande de Gaza.

    Des manifestants --le visage couvert pour certains par un masque sanitaire-- ont appelé sur des banderoles rédigées en arabe à la défense du prophète Mahomet, lors d'un rassemblement qui a débuté après la prière du soir à Jaffa, ville en grande partie arabe jouxtant la métropole Tel-Aviv, selon une équipe de l'AFP.

    Les appels au boycott de produits français se sont multipliés samedi dans plusieurs pays ou territoires du Moyen-Orient, après l'émoi suscité par les propos d'Emmanuel Macron qui a promis de ne pas "renoncer aux caricatures" du prophète Mahomet.

    Le chef de l'Etat français s'est exprimé jeudi lors d'un hommage au professeur Samuel Paty, décapité par un assaillant islamiste après avoir montré à ses élèves des dessins de Mahomet à l'occasion d'un cours sur la liberté d'expression.

    A Khan Younès, dans la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d'habitants dirigée par le mouvement islamiste Hamas, une poignée de manifestants ont brûlé des photos d'Emmanuel Macron et appelé à la défense du prophète et de l'islam, selon des témoins. "Insulter les religions et les prophètes ne relève pas de la liberté d'expression mais favorise plutôt une culture de la haine", a d'ailleurs indiqué le Hamas dans un communiqué, disant "prévenir", sans plus de précision, des "conséquences" que pourraient avoir ces déclarations.

    De son côté, le Jihad Islamique --deuxième groupe armé de Gaza, après le Hamas-- a soutenu "qu'offenser" l'islam, et son prophète Mahomet, était une "ligne rouge" qui "ne pouvait être tolérée".

     

  • Gaza/Israël : Deux roquettes tirées sur Israël depuis Gaza - Israël riposte

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    Deux roquettes ont été tirées jeudi vers Israël depuis l'enclave palestinienne de Gaza, a indiqué l'armée israélienne sans faire état de victime ou de dégât.

    Les sirènes d'alarme ont retenti à 22H11 à Ashkelon, ainsi que dans le kibboutzim Yad Mordechai, Karmia, Nativ ha-Asara dans la région du sud d'Israël, limitrophe de la bande de Gaza, après un tir qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat. L'une des roquettes a été "interceptée par le système de défense aérienne Dôme de fer", a indiqué l'armée, sans fournir de précisions sur le second projectile. Le dernier tir de roquette contre le territoire israélien depuis l'enclave palestinienne remonte à mardi. La bande de Gaza est gouvernée par le mouvement islamiste armé Hamas et soumise à un strict blocus israélien. Le Hamas et l'Etat hébreu se sont livré depuis 2007 trois guerres et des échanges de tirs ont lieu de manière sporadique.

    Selon des informations de Gaza, le tir des roquettes aurait été effectué par le Jihad islamique.

    Riposte israélienne
    Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 octobre, les Forces de défense israéliennes, en réponse à la tentative d'attaque à la roquette sur Ashkelon. Elles ont attaqué les installations du Hamas dans la bande de Gaza.

    Le bureau de presse de Tsahal a déclaré que des avions de l'armée de l'air israélienne avaient frappé une installation d'armes et l'infrastructure souterraine du Hamas.

    L'agence Safa , basée à Gaza, confirme que des avions sans pilote de Tsahal ont tiré deux missiles sur une cible à Nusseirat, dans la partie centrale du secteur, puis que des avions israéliens ont tiré deux autres missiles sur la même cible. Des drones israéliens ont ensuite attaqué des cibles dans la région d'Al-Amur d'Al-Fahari, à l'est de Khan Younis (partie sud du secteur), après quoi des avions de Tsahal ont attaqué la même cible. En outre, des hélicoptères et des avions militaires israéliens ont attaqué la zone d'Abou Haddaf à Al Qarar, à l'est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza. Sur la base des informations disponibles, des dommages importants ont été causés. Il n'y a aucune information sur des victimes éventuelles.

     

  • Gaza/Israël : Tirs de représailles israéliens au tir d'une roquette de Gaza

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    Peu de temps après l'attaque à la roquette sur le territoire israélien, l'armée de l'air de Tsahal a bombardé des cibles du Hamas dans le secteur de Gaza.

    Le service de presse des Forces de défense israéliennes a communiqué à 23 h 26: "Il y a quelque temps, des avions de l'armée de l'air israélienne et un hélicoptère ont attaqué l'infrastructure souterraine du Hamas dans le sud de la bande de Gaza. La frappe était en réponse à des attaques à la roquette sur le territoire israélien."

    A noter que l'agence palestinienne Wafa a rapporté qu'une autre cible avait été attaquée par des avions israéliens dans la partie centrale du secteur.

    L'agence Safa , dont le siège est à Gaza, précise que les avions israéliens ont attaqué trois fois des cibles à l'est de Dir al-Balah. Personne n'a été blessé, mais de graves dommages ont été occasionnés.

    A 20h56 les alarmes Tseva Adom ont retenti dans les kibboutz Kfar-Aza, Nahal-Oz, Saad, situés à la frontière avec la bande de Gaza. L'armée israélienne a enregistré le lancement d'un missile depuis le territoire du secteur de Gaza, qui a été abattu par le système "Dôme de fer". Personne n'a été blessés.

    A noter que le bombardement du territoire israélien a été effectué moins d'une heure après que le service de presse de Tsahal ait officiellement annoncé la découverte d'un tunnel terroriste menant au territoire israélien.

  • Le Hamas reçoit des armes et des missiles en provenance d'Iran

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    Alors que le Hamas tenait depuis des années à cacher la manière dont il recevait ses armes et son matériel de guerre de l'extérieur des territoires palestiniens, il a décidé de dévoiler, pour la toute première fois, certains de ces secrets sécuritaires et militaires.

    L'émission "Ce qui est caché est plus grand" diffusée par la chaîne qatarie Al Jazeera le 13 septembre a présenté des images exclusives montrant des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, recevant des missiles Fajr iraniens et des obus antichars Kornet. Le Hamas a déclaré recevoir ces armes par terre et par mer, contournant les bases militaires, les patrouilles aériennes et maritimes, et il a révélé la fabrication de nouveaux missiles construits à partir de restes de missiles israéliens de la guerre de 2014 sur Gaza.

    L'émission a été présentée par le journaliste palestinien Tamer al-Mashal et animée par Ismail Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas, et un certain nombre de dirigeants militaires du Hamas.

    Pendant l'émission, Haniyeh a affirmé que les États-Unis avaient tenté d'ouvrir un canal de communication discret avec le Hamas, mais que le groupe avait refusé. Entre-temps, les États-Unis ont sanctionné le Hamas et Haniyeh en tant que terroristes. L'ambassadeur itinérant des États-Unis, Nathan Sales, coordinateur du département d'État pour la lutte contre le terrorisme, a fustigé Haniyeh lors d'un point de presse le 17 septembre, en déclarant : "Notre position est très claire. Le Hamas est une organisation terroriste... Nous ne le considérons pas comme un acteur politique légitime."

    Rami Abu Zubaydah, un expert militaire palestinien, a déclaré à Al-Monitor : "La soudaine révélation du Hamas vise à prouver que le siège [israélien] de Gaza ne l'a pas empêché de développer son infrastructure militaire, étant donné les efforts acharnés qu'il déploie pour faire face aux plans israéliens visant à empêcher l'arrivée d'armes et de munitions et à fabriquer tous les composants de missiles disponibles localement. Ceci intervient au moment où la coopération arabo-israélienne est apparue dans une tentative d'affaiblir l'axe de résistance dirigé par l'Iran qui comprend la Syrie, Gaza et le Liban. Elle intervient également à la lumière des nouvelles alliances dans la région pour faire pression sur le Hamas".

    Les tentatives du Hamas pour acquérir des armes et des équipements se heurtent à de nombreux obstacles. Outre Israël, la frontière égyptienne avec Gaza connaît une accélération des événements depuis 2013. L'armée égyptienne a pris pour cible les tunnels frontaliers utilisés pour la contrebande d'armes à l'intérieur de Gaza. De plus, des bassins en eau profonde ont été creusés du côté égyptien de la frontière de Gaza pour empêcher le creusement de tels tunnels et créer une zone tampon. Des murs tampons ont été construits le long de la frontière, et en janvier 2020, la base militaire de Bérénice a été établie [par l'Égypte] sur la côte sud de la mer Rouge grâce à un financement émirati, pour empêcher le Hamas d'obtenir des armes.

    Mahmoud Mardawi, membre du bureau des relations nationales du Hamas et ancien chef des brigades Al-Qassam, a déclaré à Al-Monitor : "Le Hamas voulait faire la lumière sur les efforts [passés] de la Syrie, de l'Iran et du Soudan pour lui fournir des armes et des équipements. Cela explique, selon le Hamas, la conspiration contre le Soudan pour entraver son rôle au service de la cause palestinienne (en référence au coup d'État de 2019 contre l'ancien régime). La Syrie est déjà absente en raison de la guerre civile qui l'accapare. En attendant, l'Iran continue de nous soutenir sans restrictions ni conditions", a-t-il ajouté.

    Le Hamas entretenait des liens étroits avec l'ancien régime soudanais d'Omar al-Bachir. Pendant des années, le Soudan a contribué à la contrebande d'armes vers la bande de Gaza via la péninsule du Sinaï en Egypte. C'est-à-dire, jusqu'au coup d'Etat contre Bashir, lorsque le Soudan a coupé les liens avec le mouvement palestinien. Pour sa part, la Syrie a longtemps soutenu le Hamas sur le plan militaire, avant que la guerre civile n'éclate.

    Entre-temps, un marchand d'armes de Gaza a révélé, sous couvert d'anonymat, que "les factions militaires de Gaza, dirigées par le Hamas, possèdent des types distincts de missiles iraniens R-160 et Fajr-5 d'une portée de 100 kilomètres. Elles possèdent également des drones et des missiles antichars et des lance-roquettes portables produits par la Russie. Ils prévoient également d'acquérir des missiles chinois C-704, des missiles antinavires d'une portée de 35 kilomètres et des systèmes de radar pour missiles guidés".

    La source a ajouté : "Les armes nécessaires à Gaza sont les missiles Grad, le Katioucha amélioré d'une portée de 40 kilomètres, des charges antiblindées, des ceintures explosives, des grenades , des grenades propulsées (RPG) et des mitrailleuses antiaériennes".

    Wassef Erekat, un ancien commandant d'unité d'artillerie de l'OLP, a déclaré à Al-Monitor : "La révélation du Hamas va alimenter davantage les préoccupations égyptiennes et amener l'Egypte à renforcer le siège de Gaza, même si les armes du mouvement sont fabriquées localement ou recyclées et ont une durée de vie limitée. Ces armes ne répondent pas aux normes internationales de production d'armes, et un certain nombre de critères nuisibles, tels que l'humidité, la température et la gravité, peuvent les affecter".

    Le ministère israélien de la défense a publié plusieurs rapports sur des armes introduites en contrebande à Gaza par des vedettes rapides depuis des ports égyptiens et libanais et laissés en mer Méditerranée, ou dans des barils jetés à une distance spécifique dans l'eau avec des mesures précises du mouvement de l'eau et des courants capables de les conduire jusqu'aux rives de Gaza. Il est très difficile d'arrêter de telles opérations car il est impossible de surveiller chaque centimètre de la côte pour essayer de trouver de si petits colis, selon le ministère.

    Hussam al-Dajani, professeur de sciences politiques à l'université Al-Ummah de Gaza, a déclaré : "Le moment où le Hamas révèle ses secrets militaires n'est pas spontané, car il coïncide avec des événements importants. Le principal d'entre eux est la lutte régionale et internationale pour les gisements de gaz en Méditerranée orientale et la démonstration de force des diverses marines dans la région. Deuxièmement, elle survient au moment où les factions palestiniennes se sont réunies à Beyrouth. Troisièmement, elle a coïncidé avec l'anniversaire de l'accord d'Oslo de 1993 et du retrait israélien de Gaza en 2005. Quatrièmement, elle a coïncidé avec la normalisation des relations de certains pays arabes avec Israël.

    Un responsable du Hamas a déclaré, sous couvert d'anonymat, "Il semble y avoir un lien entre la date des révélations du Hamas le 13 septembre et la signature des accords de paix entre Israël d'une part [et] les EAU et le Bahreïn d'autre part à Washington le 15 septembre. Le Hamas pourrait répondre à ces accords en montrant sa force militaire contre Israël, puisque le moment coïncide également avec le 15e anniversaire du retrait israélien de Gaza en 2005 - comme s'il s'agissait d'un message du Hamas selon lequel le retrait était le résultat de ses opérations militaires contre l'armée et les colons israéliens".

    Alors que le Hamas révélait ses secrets, les positions militaires du mouvement à travers la bande de Gaza étaient camouflées pour éviter les frappes israéliennes. Le Hamas s'assurait également de cacher les camions transportant des armes et les ateliers de fabrication d'armes.

  • L'Autorité palestinienne détient des partisans de Dahlan soupçonnés de faciliter le dialogue entre Israël et les EAU

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    Lundi 21 septembre, les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne ont arrêté sept partisans du chef de l'opposition Muhammad Dahlan (photo ci-dessus), soupçonné de soutenir l'accord de normalisation entre les Émirats arabes unis et Israël, a rapporté Reuters , citant Imad Mohsen, qui représente la faction Dahlan dans le mouvement Fatah.

    Parmi les détenus, Haytam al-Halabi et Salim Abu Safia sont des partisans influents de Dahlan. Ils ont été arrêtés dans le village de Halabi (près de Naplouse).

    Selon Mohsen, nous parlons d'actions «à motivation politique» des services spéciaux de l'administration de l'AP sous la direction de Mahmoud Abbas.

    Le ministère des Affaires intérieures de l'Autorité palestinienne a refusé de commenter ces informations.

    Notez que Muhammad Dahlan a critiqué à plusieurs reprises publiquement les régimes arabes, qui ont exprimé leur volonté de dialogue avec Israël avant le règlement du conflit israélo-palestinien. Cependant, il s'est abstenu de critiquer les autorités des Émirats arabes unis ou de Bahreïn après avoir eu connaissance de la normalisation des relations entre ces pays et Israël.

    Muhammad Dahlan. Référence rapide
    Muhammad Dahlan, 59 ans, originaire de Khan Younis (sud de la bande de Gaza), est considéré comme l'un des opposants politiques les plus sérieux de Mahmoud Abbas au Fatah, bien qu'il ait été contraint de vivre en dehors de l'Autorité palestinienne pendant de nombreuses années.

    En 1981, il a été l'un des fondateurs du mouvement de jeunesse extrémiste "Shabiba" (avec Marouane Barghouti), a étudié la gestion à l'Université islamique de Gaza; parle arabe et hébreu.

    En 1981, il a été arrêté par les services spéciaux israéliens, condamné à 5 ans de prison; en 1988, il a été exilé en Jordanie, puis - alors en Tunisie - il a rejoint l'Organisation de libération de la Palestine et le Fatah, a été l'un des coordinateurs de l'OLP pour l'organisation de "l'intifada"; est retourné dans la bande de Gaza en 1994 (après la signature des accords d'Oslo).

    En janvier 1994, il a participé à une réunion secrète entre des représentants de la direction palestinienne et des services spéciaux israéliens à Rome sur l'organisation de la lutte contre les organisations terroristes; en 2000, il était l'un des coordonnateurs du processus de négociation à Camp David. À l'automne 2000, il a soutenu l'Intifada d'Al-Aqsa.

    Selon les services de renseignement israéliens, il a été impliqué dans l'organisation d'une attaque terroriste contre un bus scolaire dans la bande de Gaza en novembre 2000. Il a lui-même nié à plusieurs reprises son implication dans cette attaque terroriste.

    Il a occupé le grade de colonel de la police et a dirigé le service de sécurité préventive dans la bande de Gaza (1997-2002). Il a été démis de ses fonctions par décret personnel d'Arafat.

    Plus tard, en avril 2003, sur l'insistance de Mahmoud Abbas, il a été nommé au poste de ministre de la Sécurité. En août 2003, il a démissionné.

    Trois mois après la mort d'Arafat, en février 2005, il a prêté serment en tant que ministre des Affaires civiles. En mars de la même année, il a été nommé coordinateur du processus de désengagement d'Israël dans la bande de Gaza.

    En 2006, il a été élu député de Khan Younis, mais le Hamas vainqueur n'a offert aucun poste gouvernemental à Dahlan.

    En 2007, après la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza, Dahlan a été contraint de quitter le secteur et de s'installer à Ramallah. Les dirigeants du Fatah l'ont accusé d'avoir «livré Gaza» au Hamas.

    Sous la pression des États-Unis, Abbas a été contraint d'inclure Dahlan à la direction du parti Fatah. A l'époque, Dahlan était considéré comme un successeur convenable d'Abbas).

    Mais en 2011, les services secrets de l'Autorité palestinienne ont accusé Dahlan d'implication dans le meurtre d'Arafat, il a été expulsé des rangs du Fatah et une enquête a commencé. La culpabilité de Dahlan n'a pas été prouvée, mais de nouvelles accusations ont été portées contre lui - de diffamation et de corruption. Dahlan réside actuellement en dehors de l'Autorité palestinienne, principalement aux Emirats Arabes Unis.

    Après que Dahlan ait quitté l'Autorité palestinienne, de nombreux documents négatifs ont été publiés à son sujet dans les médias palestiniens. Il était représenté comme un fonctionnaire corrompu, un espion israélien et un complice des terroristes.

    En octobre 2018, le site d'information Buzzfeed écrivait qu'un vétéran de la Légion étrangère française, le citoyen israélien Abraham Golan, également titulaire d'un passeport américain, et Muhammad Dahlan s'étaient associés pour créer une unité spéciale privée au service des Émirats arabes unis. Golan et Dahlan auraient formé une équipe de 12 vétérans des forces spéciales de divers pays, y compris des natifs des Bérets verts et SEAL américains et de la Légion étrangère. L'équipe, qui a reçu 1,5 million de dollars par mois plus des primes pour avoir accompli des missions, a été chargée de mener une série d'assassinats au Yémen.

    En novembre 2018, le journal turc Yeni Safak a affirmé que Dahlan était l'un des organisateurs de l'assassinat du chef de l'opposition saoudienne Jamal Khashoggi à Istanbul. De plus, cette publication qualifiait Muhammad Dahlan de «principal tueur au service de l'héritier du trône des Émirats arabes unis». En novembre 2019, les autorités turques ont inclus Dahlan dans la liste «rouge» des terroristes, contenant les noms des criminels les plus recherchés qui constituent une menace pour la sécurité nationale de la Turquie. Muhammad Dahlan est accusé par Ankara d'appartenir au «groupe terroriste Fethullah» (FETO), qui, selon les autorités, est responsable du putsch de 2016.

    À l'étranger, Dahlan a critiqué le principe de «deux États pour deux peuples», il a proposé de créer un seul État israélo-palestinien.