GAT (Groupes armés terroristes)

  • Mali : la MINUSMA alerte sur des menaces terroristes à Tin-Hama (nord)

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    La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a annoncé, mardi 30 août 2022, avoir été alertée sur des menaces terroristes contre les populations de la commune de Tin-Hama dans le cercle d'Ansongo, région de Gao dans le nord du Mali.

    « La MINUSMA a été alertée sur des menaces d’éléments terroristes contre les populations de la commune de Tin Hama (région de Gao). Elle a pris une série de mesures dans le cadre de son appui d’ensemble aux efforts de sécurisation de la région » a déclaré la même source dans un tweet.

    La mission onusienne indique que « ces efforts de sécurisation visent aussi à faciliter la conduite d’une mission civile pluridisciplinaire pour évaluer la situation et les besoins prioritaires en matière de protection des personnes et des biens ».

    Elle affirme, en outre, avoir mené « une opération de survol de la zone par des hélicoptères d’attaque pour dissuader les groupes terroristes »soulignant que « celle-ci s’est accompagnée du déploiement d’une unité terrestre , qui est toujours sur place ».

    Le 25 août courant au moins 32 ménages des villages de Tin-Tafagat, Bangou et Madjoubou dans la commune rurale de Tin-Hama avaient reçu des menaces de morts de présumés ''terroristes''. Ces ménages ont fui leur domicile le 26 août pour se réfugiés à Ansongo ville.
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  • Mali : 2 militaires et 44 « terroristes » tués dans des combats à Tessit

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    Deux soldats maliens ont été tués et huit autres blessés au cours de violents combats qui ont opposé, lundi 29 août 2022, l’armée malienne à un groupe terroriste à Tessit dans le cercle d’Ansongo région de Gao dans le nord du Mali a indiqué mardi soir l’armée malienne.

    Quarante-quatre ''terroristes'' ont également été neutralisés dans ces affrontements, aux cours desquels des avions de combat pilotés par des mercenaires russes sont intervenus en appui feu.

    « Hier lundi 29 août 2022, des combats violents ont opposé les FAMa à un Groupe Armé Terroriste (GAT), probablement l'EIGS (Etat Islamique dans le Grand Sahara), dans le secteur de Tessit », a précisé l'armée dans un communiqué publié sur sa page facebook.

    « Le bilan provisoire fait état de 2 militaires tués, 8 autres blessés, 44 combattants du groupe armé neutralisés dont les corps ont été abandonnés sur place, plusieurs motos incendiées et d'importantes quantités d'armes et munitions récupérées », explique la même source.

    Le 7 août dernier, quarante-deux militaires maliens avaient été tués, vingt-deux autres blessés ainsi que trente-sept ''terroristes'' neutralisés suite à une attaque complexe et coordonnée des groupes armées terroristes, contre les unités de l'armée malienne à Tessit dans le nord du Mali avait annoncé le gouvernement.

    Le Gouvernement avait expliqué que « l’enregistrement, par les FAMA d’opérations clandestines de survol d’aéronefs, indiquait sans équivoque que les terroristes avaient bénéficié d’appuis majeurs, y compris d’expertises extérieures ».

  • Mali : L'armée français quitte Gao, son dernier bastion dans le pays

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    La Force française Barkhane a quitté, tôt lundi 15 août 2022, la ville de Gao en direction du Niger, a indiqué l'état-major des armées françaises dans un communiqué.

    « Ce jour, à 13h00 (heure de Paris), le dernier détachement de la force Barkhane présent sur le sol malien a franchi la frontière entre le Mali et le Niger. Il provenait de la plateforme opérationnelle désert de Gao, transférée aux forces armées maliennes depuis ce matin ».

    D'après le communiqué, « conformément à la décision du président de la République française du 17 février 2022, la force Barkhane au Mali s'est ré-articulée hors du pays, en moins de six mois et après 9 années de présence ».

    Et d'ajouter : « Ce défi militaire logistique majeur a été relevé, en bon ordre et en sécurité, ainsi qu'en totale transparence et en coordination avec l'ensemble des partenaires ».

    L'état-major des armées françaises souligne que « la profonde transformation de l'opération Barkhane ne se réduit pas à la fin de sa présence sur le territoire malien. Dans une logique de co-construction, les armées françaises continuent le combat contre le terrorisme au Sahel, en coordination avec nos partenaires africains et internationaux ».

    Barkhane a ainsi mis hors de combat deux membres de groupes armés terroristes, lundi 15 août au matin dans la région d’Ansongo. Des membres de l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) avaient eu la très mauvaise idée de s'attaquer aux commandos du groupe tactique Monclar de la 13e Division Blindée de la Légion Etrangère (13e DBLE). Ce sera le dernier affrontement impliquant des militaires français sur le territoire malien.
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    Pour rappel, les "Forces vives de Gao" avaient accordé, dimanche 14 août, un ultimatum de 72 heures aux forces françaises de l'opération Barkhane -qu'elles qualifient de ''parrain des terroristes au Mali''- pour quitter définitivement la ville lors d'une manifestation contre la présence française.

    Elles ont dénoncé, en outre, l’attitude de la force Barkhane qui « apparaît comme le véritable parrain des terroristes au Mali », avant de sommer la Minusma ( Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali ) de ne pas "servir de refuge aux éléments de Barkhane au Mali".

    Par ailleurs, les "Forces vives de Gao" ont demandé « aux autorités maliennes de porter plainte contre les autorités françaises pour complicité dans l'attaque meurtrière de Tessit et toutes autres agressions meurtrières contre les populations et les forces de défense et de sécurité maliennes », tout en exigeant « des autorités maliennes la clarification des missions des contingents étrangers composant la Minusma, et, à défaut, leur départ immédiat du Mali ».

    Dans le cadre de la réarticulation hors des frontières du Mali, la Force Barkhane avait transféré aux Forces armées maliennes ses Bases opérationnelles avancées (BOA) de Ménaka, de Tessalit, de Kidal, de Tombouctou et de Gossi, dans le nord du Mali.

    La crise entre Paris et Bamako a atteint son paroxysme lorsque le Mali a décidé, fin janvier 2022, d'expulser l'ambassadeur français à Bamako, Joël Meyer, suite à des propos virulents du chef de la diplomatie française à l'égard des autorités maliennes.

    Après le retrait de l'armée française du Mali, voici la carte de la zone d'opération de Barkhane au Sahel :

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  • Mali : l'armée malienne visée par des attaques ''terroristes'' simultanées - 15 soldats et 48 terroristes tués

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    L'armée malienne a annoncé avoir été victime "d'attaques terroristes simultanées", tôt mercredi 27 juillet 2022, dans les régions de Nara près de la frontière avec la Mauritanie et de Ségou dans le centre du Mali.

    Par voie de communiqué, la Direction de l'Information et des Relations Publiques des Armées (Dirpa) a indiqué que « les postes FAMa (Forces Armées Maliennes) de Kalumba, non loin de Mouradiah, région de Nara et celui de Sokolo, à proximité de Diabaly dans la région de Ségou ont été attaqués simultanément tôt ce mercredi 27 juillet 2022 ».

    Quinze soldats maliens et trois civils d'une entreprise de construction de route ont été tués ainsi que 48 "terroristes" neutralisés, dans ces attaques armées contre les positions des Forces Armées Maliennes (FAMa) à Sévaré dans la région de Mopti, Sokolo région de Ségou dans le centre et Kalumba dans la région de Nara près de la frontière avec la Mauritanie. 

    Ces dernières semaines plusieurs camps militaires ont été visés par des attaques terroristes et attentat à la voiture piégée.

    Le jeudi 21 juillet 2022, trois militaires et trois ''terroristes'' ont été tués dans des attaques complexes et simultanées dans les localités de Douentza, Koro, Thy (Sévaré), Bapho, Ségou et Kolokani.

    Le 22 juillet, un militaire et sept ''terroristes'' ont trouvé la mort dans une attaque à la voiture piégée contre l'installation de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et des Transports des Armées (DMHTA) à Kati près de Bamako.

    Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire alimentée de revendications séparatistes et d'attaques terroristes, notamment dans le nord et le centre du pays.

  • Mali: l'armée annonce la neutralisation de 48 « terroristes »

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    Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé, mercredi, avoir neutralisé durant la période allant du 14 au 18 juillet courant « 48 terroristes » ainsi que deux « groupes armés terroristes » dans les régions de Mopti, Ségou et Douentza, situées dans le centre du pays.

    Par voie de communiqué, le colonel Souleymane Dembelé, directeur de l'information et des relations publiques des armées a fait savoir que « Le 14 juillet vers 11h00, une patrouille d'opportunité du détachement FAMa de Mondoro, a été prise à partie par des groupes armés ».

    Selon Dembelé, le bilan de cet accrochage fait état de six terroristes neutralisés et de six pistolets-mitrailleurs récupérés.

    « Le 16 juillet dans les zones de Kolongo, Niaro et Pogo, une patrouille FAMa a neutralisé 7 terroristes et récupéré 5 motos dont 3 ont été détruites lors des combats », indique le communiqué.

    Les FAMa par la voix du colonel Dembelé ont, en outre, indiqué que « L'opération Siguida Lakana du GTIA-1 dans le secteur de Sokolo et passant par les localités de Diadian, Seguendara, Togofobali et Famabougou a fait, le 14 juillet, un bilan de deux groupes armés neutralisés, 5 motos récupérées ainsi que du matériel utilisé dans la fabrication des engins explosifs improvisés ».

    Le communiqué officiel ajoute que « Le 18 juillet, suite à un accrochage entre une patrouille FAMa et des groupes armés terroristes dans la zone de Dianweli, commune rurale de Timissa, les FAMa ont neutralisé 2 terroristes ».

    La même source a annoncé que « sur la base de renseignements sur les zones refuges des groupes armés terroristes, une frappe aérienne menée le 18 juillet à Gnawouro a permis de neutraliser 7 terroristes ».

    Le colonel Dembelé, a souligné également que « Lors d'une mission d’escorte de convoi de véhicules sur le tronçon qui relie les villes de Douentza et de Gao, les FAMa ont neutralisé 18 terroristes ainsi que 6 engins explosifs improvisés (EEI) et récupéré 18 AK-47 ».

    Le Mali a basculé dans l'insécurité depuis 2012 et malgré le déploiement de forces régionales et internationales, la situation ne s'est pas stabilisée.

  • Mali : Trois camionneurs algériens blessés lors d’une attaque dans le nord du Mali

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    Trois camionneurs algériens ont été blessés lors d'une attaque perpétrée par des hommes armés à Gao, dans le nord du Mali, a annoncé samedi 9 juillet 2022 le ministère algérien des Affaires étrangères.

    Par voie de communiqué, la diplomatie algérienne a indiqué que « trois camionneurs algériens, engagés par une société algérienne dans des activités de transport de marchandises entre l’Algérie et le Mali, ont été blessés lors d’une attaque, survenue à deux heures du matin dans la nuit du 8 juillet, aux abords de la ville de Gao, dans le nord du Mali ».

    Selon la même source, « Un groupe de quatre individus qui circulaient à moto, armés de kalachnikovs, ont attaqué les ressortissants algériens dans un campement utilisé par les camionneurs pour se reposer ».

    « Les assaillants avaient réclamé de l’argent aux camionneurs. N’ayant pas obtenu gain de cause, ils ont recouru à l’utilisation de leurs armes à feu », poursuit le communiqué.

    Aucune partie n’a revendiqué pour l’heure la responsabilité de cette attaque, indique le ministère algérien des Affaires étrangères.

    « Cet acte criminel est attribué par les habitants de Gao aux bandes criminelles activent dans cette région du Mali », indique le ministère qui précise, en outre, que « les blessés ont été évacués vers l'hôpital de Gao où ils ont été pris en charge, tandis que l’ambassade d’Algérie à Bamako suit de près la situation de ses ressortissants ».

    La ville de Gao, dans le nord du Mali, est marquée depuis des années par la propagation du terrorisme et une dégradation de la situation sécuritaire, à la suite d’une rébellion de mouvements armés.

  • Mali : Deux Casques bleus égyptiens de la MINUSMA tués dans une explosion

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    Deux Casques bleus de nationalité égyptienne de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ont été tués, mardi matin 5 juillet 2022, par un engin explosif improvisé sur l'axe Tessalit-Gao dans le nord du pays.

    « Ce matin, un véhicule blindé d’un convoi logistique de la MINUSMA a heurté une mine sur l’axe Tessalit-Gao. Selon un premier bilan, deux Casques bleus ont succombé à leurs blessures et cinq autres ont été grièvement blessés à la suite de cette attaque », a annoncé la mission onusienne par voie de communiqué.

    La MINUSMA a condamné fermement cette attaque, qui peut constituer, dit-elle, « un crime de guerre au terme du droit international, et relève avec préoccupation l’utilisation fréquente, par les groupes et éléments terroristes, d’engins explosifs improvisés ayant pour but de paralyser les opérations de la Mission et de faire obstacle au retour à la paix et à la stabilité ».

    Et d'ajouter : « Les mines et engins explosifs improvisés au Mali touchent indistinctement le personnel des Nations unies, le Forces de défense et de sécurité maliennes et les communautés que nous servons ».

    Le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, a rendu hommage aux deux Casques bleus "morts dans l’accomplissement de leur mission au service de la paix au Mali".

    Ces nouvelles victimes alourdissent le bilan des pertes dans les rangs de la mission de l'ONU au Mali qui déplore 176 soldats tués depuis 2013, ce qui en fait la mission onusienne la plus meurtrière au monde.

    La MINUSMA compte, rappelons-le, 12 000 soldats de différentes nationalités, déployés au Mali depuis le début des attaques des groupes armés en 2012.

    Le 29 juin dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé d’une année le mandat de la Mission multidimensionnelle pour la stabilisation du Mali, avec 13 voix pour, 2 abstentions et 0 contre.