GAT (Groupe Armé Terroriste)

  • Mali : 18 morts dans des attaques dans le nord et le centre du pays

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    Au moins 18 personnes ont été tuées, samedi 23 octobre 2021, dans des attaques distinctes, dans les régions de Gao au nord et à Bandiagara dans le centre du Mali.

    Dix combattants des mouvements sédentaires du poste de sécurité de Wabaria à l'entrée de la ville de Gao dans le nord du Mali ont été tués, samedi, dans une attaque menée par des hommes armés, a indiqué Mohamed Attayoub Sidibé responsable du mouvement d'autodéfense Ganda-Izo et porte-parole du Mouvement de l'Inclusivité.

    « Le poste de sécurité des mouvements sédentaires de Wabaria a été attaqué par les Imakalkalane de Ebang Emalane en représailles pour la mort d'un des leurs qui aurait été tué par un jeune des mouvements sédentaires », a annoncé Mohamed Attayoub Sidibé porte-parole du Mouvement de l'Inclusivité.

    « Nos combattants étaient assis regroupés quand les assaillants sont venus et ont automatiquement ouvert le feu sur eux. 10 ont été tués, mais il faut rappeler que les victimes sont reparties entre tous les mouvements sédentaires », a expliqué la même source.

    Mohamed Attayoub Sidibé a en outre affirmé que 3 assaillants ont trouvé la mort dans la riposte des éléments du poste de Wabaria.

    Au même moment 5 chasseurs dozos ont été tués et 8 blessés dont 3 civils, dans les villages de Dourou et Tilé respectivement dans les communes de Dourou et Doucoumbo région de Bandiagara (centre).

    « Des hommes armés sont venus très tôt le matin, ils ont assiégé le village de Dourou, 2 chasseurs dozos sont décédés et trois autres civils blessés. 5 motos ont été incendiées, des greniers et des maisons incendiés et des animaux emportés  », a indiqué Oumar Sagara maire de la commune rurale de Dourou.

    « C'est la énième attaque, la dernière date du 5 juillet ou il y avait eu 6 morts », regrette le responsable communal.

    Des propos confirmés par N'Dinde Ongoiba Président du Conseil du Cercle de Bandiagara qui a, en outre, ajouté que des hommes non identifiés lourdement armés avaient attaqué le village de Tilé dans la Doucoumbo, toujours dans la région de Bandiagara.

    « Au cours de cette attaque de Tilé, 3 chasseurs dozos ont trouvé la mort et 5 autres blessés. Les assaillants ont aussi incendié des greniers », déplore N'Dinde Ongoiba, président du Conseil du Cercle de Bandiagara.

    « La défense est le devoir régalien de l’État. Nous demandons à l’État de sécuriser les personnes et leurs biens » a lancé le responsable communal.

    Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire alimentée de revendications séparatistes et d'attaques terroristes, notamment dans le nord et le centre du pays.

  • Mali : L'armée malienne neutralise quatre islamistes à la suite d'une attaque menée dans le sud

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    Les forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé quatre terroristes dans le cercle de Kolokani, à la suite d'une attaque qui a visé, mardi 28 septembre 2021, un convoi d'une entreprise minière sous escorte des FAMa entre Sebabougou et Kwala dans la région de Kayes (sud) à 188 km environ de Bamako.

    Le Chef d'Etat major des armées a déclaré, mardi, que des renforts des FAMa dépêchés sur les lieux ont permis de neutraliser quatre terroristes, et de saisir deux motos et une quantité d'armes.

    Pour rappel, 5 militaires maliens ont été tués, quatre autres blessés et 11 porte-chars détruits dans cette attaque, avait indiqué quelques heures plus tôt l'armée malienne sur sa page officielle sur Facebook.

  • Mali : Au moins 51 civils tués dans des attaques simultanées dans 4 villages à Ouatagouna

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    Au moins 51 personnes ont trouvé la mort dans des attaques simultanées, menées dans quatre villages maliens de la commune de Ouatagouna, cercle d'Ansongo, (nord) dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 août 2021.

    L'attaque a été menée par des individus lourdement armés, a indiqué l'autorité locale, provoquant la mort de plusieurs dizaines de civils.

    “L'attaque a lieu dans la nuit et l'armée ne sort pas la nuit. C'est ce lundi matin qu'une mission des forces de défense et de sécurité a été dépêchée sur les lieux”, explique Oumar Kida préfet adjoint d'Ansongo.

    Mahamane Bacala premier adjoint au maire de la commune de Ouatagouna explique pour sa part que l'attaque a ciblé quatre villages, à savoir, Karou 17 morts, Dirgua (7), Deouteguef (14) et Ouatagouna (10)”.

    L'élu communal affirme que le bilan pourrait être revu à la hausse au regard du nombre des blessés non encore connu.

    De son côté, la Coordination des Mouvements et Front Patriotique de Résistance (CMFPR1), a indiqué dans un communiqué que des individus lourdement armés ont froidement abattu une dizaine de civils dans chacun de ces villages avant de s'enfuir.

    Elle a, en outre, invité l'armée Malienne, ses partenaires ainsi que les groupes d'autodéfense signataires de l'accord issu du processus d'Alger présents dans le cercle d'Ansongo de multiplier les patrouilles, de mutualiser leurs efforts pour la protection des personnes et de leurs biens.

    La région des trois frontières
    La région orientale du Mali, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso, est connue sous le nom de « zone tri-frontière » et est un endroit particulièrement instable dans la région désertique du Sahel. Dans cette zone, la violence a commencé à augmenter à la suite d'un soulèvement djihadiste en 2012, au cours duquel un groupe de militants a pris le contrôle du nord du Mali, puis s'est étendu aux pays voisins, notamment au Burkina Faso et au Niger voisins. Aujourd'hui, de nombreux groupes armés continuent d'être actifs dans la région et sont affiliés à al-Qaïda ou à l'État islamique. Leur présence a exacerbé les conflits ethniques et religieux déjà présents, fait des milliers de victimes et contraint des millions de personnes à fuir leurs foyers. L'assaut le plus meurtrier de la région a eu lieu le 4 juin, lorsqu'un groupe d'hommes armés a été tué environ 132 civils  dans une attaque dans la nuit, dans un village du nord du Burkina Faso, dans la province de Yagha, à la frontière avec le Niger. 

    Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)
    L'une des organisations terroristes présentes dans la région depuis le plus longtemps est  al-Qaïda au Maghreb islamique , également connue sous l'acronyme AQMI. C'est un groupe né des militants qui avaient participé à la guerre civile algérienne. Cependant, ils avaient initialement mis en place, en 1998, une organisation salafiste connue sous le nom de « Groupe salafiste pour la prédication et le combat » (GSPC) qui rejetait les tendances plus violentes du Groupe islamique armé (GIA), concentrant ses attaques sur des cibles militaires et gouvernement. En 2006, le GSPC compte Fr.fidèle à al-Qaïda et devenu AQMI début 2007. Il s'agissait de la première véritable présence jihadiste transnationale dans la région et, bien qu'AQMI ait opéré dans tout le Sahel, le groupe reste aujourd'hui enraciné au Mali, notamment dans les régions de Kidal et Tombouctou. 

    État islamique au Grand Sahara (EIGS)
    L'État islamique au Grand Sahara (EIGS) est également actif dans la région , qui est plutôt une organisation militante islamiste affiliée à l'État islamique depuis 2015, née d'une division au sein de l'organisation connue sous le nom d'al-Mourabitoun, "les Sentinelles", un autre groupe terroriste djihadiste violent en Afrique de l'Ouest. Ce groupe, à son tour, est issu d'une fusion, en 2013, entre le bataillon al-Mulathamun, « les hommes masqués » et le Mouvement pour l'unité et le jihad en Afrique de l'Ouest. Les deux organisations sont issues d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En décembre 2015, al-Mourabitoun a de nouveau fusionné avec AQMI, à la suite d'une attaque conjointe contre l'hôtel Radisson Blu à Bamako, la capitale du Mali, qui a eu lieu le 20 novembre 2015 et a entraîné la mort de 20 civils. En mai de la même année, Cependant,  l'État islamique dans la province de l'Afrique de l'Ouest  (ISWAP) pourrait également avoir aidé l'ISGS dans les récents assauts menés dans la zone des trois frontières, selon  certaines sources . 

     

  • Mali: des dizaine des morts dans des affrontements entre chasseurs et groupes armés terroristes à Femaye (centre)

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    Sept chasseurs dozos et plusieurs dizaines de terroristes présumés ont été tués dans un affrontement, vendredi, à Marebougou commune de Femaye dans la région de Mopti (centre), a indiqué, samedi, Moussa Diall maire de la localité.

    ''Les habitants étaient, vendredi, aux travaux champêtres quand des présumés terroristes à bord de motos et de tricycles les ont attaqués'', a expliqué Moussa Diall maire de la commune rurale de Femaye ajoutant qu'un affrontement a ensuite éclaté entre les chasseurs et les présumés terroristes.

    "Nous avons malheureusement enregistré sept morts et six blessés évacués au centre de santé de référence de Djenné et à l'hôpital Sominé Dolo de Mopti", regrette l'élu communal.

    Les assaillants ont essuyé de lourdes pertes en vies humaines estimée à plusieurs dizaines de morts, a ajouté la même source.

    "Je ne saurai vous dire combien ils sont exactement car les assaillants ont emmené des corps avec eux", a ajouté Moussa Diall.

    "Quand, nous avons appris l'attaque automatiquement nous avons relayé l'information à la hiérarchie, certes les FAMA sont arrivés à Marebougou mais avec beaucoup de difficultés à cause des fortes pluies", déplore le maire de la localité.

    Moussa Diall appelle les autorités à ériger un poste de sécurité à Femaye afin de mieux faire face à l'insécurité et invite les populations à rester très vigilantes.

    En juillet dernier, 2 personnes avaient trouvé la mort et 4 autres blessées, dans une attaque perpétrée par des présumés terroristes à Kounti-Marka dans la commune de Femaye selon le maire de la localité.

     

  • Mali : deux morts dans une attaque terroriste au centre du pays

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    Au moins 2 personnes ont été tuées et 4 autres blessées, vendredi 23 juillet 2021, dans une attaque perpétrée par des présumés terroristes à Kounti-Marka dans la commune de Femaye au centre du Mali.

    Des hommes lourdement armés, venus à bord de motos ont fait irruption dans le village de Femaye vers 5h00 du matin criant “Allah Akbar” et ouvrant le feu sur les habitants, a précisé le maire de cette localité, Moussa Gouro Diall.

    Deux personnes sont mortes sur le champ et 4 autres blessées, a ajouté le responsable local précisant que les blessés ont été évacués aux centres de santé communautaire de Taga et de Djénné.

    Les assaillants ont en outre détruit plusieurs hangars et saccagé des maisons, a-t-il encore déclaré.

    “Aussitôt informé, un détachement des forces armées maliennes s'est rendu sur les lieux", a ajouté le maire notant que l'attaque n'a toujours pas été revendiquée.

  • Mali : huit terroristes neutralisés et un soldat malien blessé lors d’une attaque

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    Les forces armées maliennes ont annoncé jeudi 15 juillet 2021 avoir neutralisé dans la nuit du 15 au 16 juillet 2021, huit éléments terroristes armés dans la localité de Tièrè région de Koutiala au sud du Mali.

    L’information a été diffusée vendredi sur la page facebook de l'armée malienne.

    Le document rapporte qu’un soldat malien a été blessé au cours de l’opération et a été évacué à Sikasso pour recevoir des soins.

    Selon le communiqué, lors de l’opération dénommée « KELETIGUI » les forces armées maliennes ont récupéré huit pistolets mitrailleurs, un lance-roquette, des postes radios talkie-walkie et d'importants lots de matériels.

    L'armée précise en outre que les ratissages se poursuivent dans les forêts avoisinant Tièrè pour cerner d'éventuels sanctuaires des groupes terroristes armés (GAT).

  • Mali : Un policier et quatre civils tués dans une attaque au centre, dimanche 30 mai

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    Un policier et quatre civils maliens ont été tués, dimanche, dans l'attaque d'un poste de contrôle dans la région de Sikasso, au centre du Mali, ont rapporté des médias locaux.

    "Le poste de contrôle PK situé à quelques 6 kilomètres de la ville de Bougouni a été la cible d'une attaque par des hommes armés non identifiés", a rapporté le journal en ligne "Gao Infos".

    Le bilan de l'attaque est de cinq morts, dont un policier et quatre civils, a ajouté la même source. L'information a été rapportée par d'autres médias, dont "Balazin Infos" et "Banou actu".

    Aucune partie n'a revendiqué l'attaque et aucune déclaration officielle n'a été faite, dimanche jusqu'à 11h GMT.