Gaskindé

  • Burkina Faso : six morts dont un militaire dans une embuscade au Sahel

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    Six personnes dont un militaire ont été tués, samedi 6 mars, dans une embuscade tendue par des "individus armés non identifiés", dans la localité de Gaskindé dans la province du Soum (Sahel) dans le nord-est du Burkina Faso.

    "Des individus armés non identifiés ont attaqué samedi une position des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Une patrouille de l’armée qui venait en renfort est tombée dans une embuscade, faisant six morts dont un militaire", a déclaré dimanche matin, un officier de l’armée burkinabè sous couvert d’anonymat.

    Selon l’agence d’information du Burkina (AIB) qui confirme l’attaque, "au cours de la riposte, plusieurs terroristes ont été abattus".

    Cette attaque n'a pas été revendiquée.

    À l'instar de plusieurs autres régions du Burkina Faso, le Sahel est en proie à des attaques terroristes depuis plus de cinq ans ayant fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes.

    Le mardi 02 mars 2021, une ambulance du Centre Médical de Djibo qui effectuait une évacuation médicale vers Ouagadougou, a heurté un engin explosif improvisé à Gaskindé dans la province du Soum, Région du Sahel, l'accident s'est soldé par la mort des six personnes qui étaient à bord.

    Mercredi dernier en soirée, dans la même région, des individus armés non identifiés ont attaqué le village de Kobaoua, tuant au moins cinq personnes.

    La semaine dernière, dans la province du Yagha, toujours dans la même région, deux femmes ont également perdu la vie à la suite d’un incident similaire.

    Depuis lundi dernier, le gouverneur de la région a prolongé le couvre-feu de 45 jours pour permettre aux forces de défense et de sécurité de mener les opérations antiterroristes.

  • Burkina Faso : Une ambulance saute sur une mine - six morts

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    Six personnes ont été tuées mardi 2 mars 2021, dans l'explosion d'une ambulance de Djibo qui a sauté sur une mine entre Gaskindé et Namissiguia dans la région du Sahel, a annoncé le porte-parole du gouvernement burkinabè Ousséni Tamboura dans un communiqué.

    "Cet incident lâche et barbare survenu alors que l'ambulance était en mission d'évacuation sanitaire sur Ouagadougou, a fait six morts : la patiente, son mari, deux accompagnantes, une fillette et l'ambulancier", a ajouté le communiqué.

    Le gouvernement qui a condamné "fermement cet acte criminel perpétré par des individus sans foi" invite les populations à collaborer avec les Forces de défense et de sécurité et réaffirme sa détermination à assurer la sécurité des populations sur toute l’étendue du territoire national.

    À l'instar de plusieurs autres régions du Burkina Faso, le Sahel est en proie à des attaques terroristes depuis plus de cinq ans ayant fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés internes.

    Lundi, le gouverneur de ladite région a prolongé le couvre-feu de 45 jours pour permettre aux forces de défense et de sécurité de mener les opérations antiterroristes.
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  • Burkina Faso : un gendarme tué dans une embuscade

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    Un gendarme burkinabè a été tué dans une embuscade, tendue par des "individus armés non identifiés" dans la localité de Pensa, dans le Centre-nord du Burkina Faso, ont annoncé dimanche des sources sécuritaires.

    "Samedi, une patrouille de la gendarmerie nationale est tombée dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés dans la commune rurale de Pensa, dans le centre-nord. Nous avons perdu un élément", a déclaré un officier de l’armée sous le couvert d’anonymat.

    Une source administrative ayant confirmé l’attaque s’est inquiétée de la recrudescence des attaques dans le centre-nord du pays, rappelant que le 6 juillet 2020, Souleymane Zabré, maire et chef coutumier de la commune rurale de Pensa avait été tué dans une "attaque terroriste".

    A deux mois du double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre prochain, la situation sécuritaire se dégrade de plus en plus au Burkina Faso avec la multiplication des attaques terroristes dans plusieurs régions du Burkina Faso.

    La mort de ce gendarme porte à dix, le nombre de personnes tuées dans des attaques armées entre vendredi et samedi dans le nord, le centre-nord et le sahel au Burkina Faso.

    Vendredi, au petit matin, quatre soldats burkinabè ont été tués dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés sur l'axe Gaskindé-Djibo dans la province du Soum dans le Sahel burkinabè.

    Le même jour, dans la soirée, une femme et ses deux enfants ont trouvé la mort quand la charrette qui les transportait a sauté sur un engin explosif improvisé sur l’axe Titao-Woro dans la province du Lorum dans le nord du Burkina Faso près de la frontière avec le Mali.

    Selon des sources locales, en riposte à cette attaque, deux terroristes présumés ont été tués par des civils armés par les autorités, appelés "volontaires pour la défense de la patrie (VDP)" pour épauler l’armée dans la lutte contre le terrorisme.

    Samedi, deux de ces "volontaires pour la défense de la patrie (VDP)" ont été blessés dans une attaque entre Boukma et Gorgadji dans le Sahel.

    Aucune de ces attaques n’a été revendiquée.

    Un rapport du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso, publié le 24 août dernier a indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également poussé plus d’un million de personne à fuir leurs foyers à travers le pays alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).