Galmudug (Etat semi-autonome)

  • Somalie : 13 soldats tués dans une attaque revendiquée par les islamistes shebab

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    Treize soldats somaliens, dont un haut responsable militaire du renseignement, ont été tués dimanche dans l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule, revendiquée par les islamistes radicaux shebab, ont indiqué à l'AFP des responsables militaires et des témoins.

    L'explosion a eu lieu près du village d'Eldhere, à 30 km de Dhusamareb, la capitale de l'Etat semi-autonome de Galmudug, à environ 400 km au nord de la capitale Mogadiscio. "Nous pensons que leur véhicule a heurté une mine posée par des terroristes à la sortie de Dhusamareb", a déclaré à l'AFP un responsable militaire dans cette localité, Mohamed Ali.

    "Huit membres (en fait 13 selon un dernier bilan) des forces de sécurité ont été tués et deux autres ont été blessés", a-t-il dit.

    Abdirashid Abdinur (Qooje) .jpeg"Abdirashid Abdinur (Qooje) (phhoto), le commandant de l'Agence de sécurité nationale (NISA) dans le district de Dhusamareb" figure parmi les personnes tuées, a ajouté le responsable militaire. Abdiweli Adan, un autre responsable militaire, a déclaré que les soldats étaient en train de mener des opérations sécuritaires dans cette région lorsque leur véhicule a heurté un engin explosif.

    "L'explosion a entièrement détruit leur véhicule et tué presque tous ceux qui étaient à son bord. Un ou deux soldats ont survécu mais ils sont grièvement blessures", a-t-il ajouté. Les shebab affiliés à el-Qaëda, qui ont revendiqué l'attaque dans un bref communiqué, ont affirmé avoir tué quatorze soldats dont un commandant en chef.

    Peu de temps après l'explosion, de violents combats ont éclaté entre les forces somaliennes et les islamistes al-Shabaab à Eldher, près de la ville de Galmudug. Ils sont toujours en cours.

    Par ailleurs, dans la région d'Arbiska, près de Mogadiscio, une mine artisanale a également ciblé un convoi transportant des membres de la police spéciale somalienne, dimanche matin. Trois policiers ont été blessés. Cette force spéciale de la police sont entraînés par les forces turques.

    Les shebab ont contrôlé Mogadiscio, capitale d'une Somalie plongée dans le chaos depuis 30 ans, avant d'en être évincés en 2011 par les troupes de l'Union africaine (UA) qui soutiennent le fragile gouvernement fédéral.

    Ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent leurs opérations. Au moins cinq civils sont morts et dix ont été blessés dans une autre attaque menée dimanche dernier à Mogadiscio, par les shebab, qui ont affirmé viser un ancien général à la retraite.

  • Somalie : 30 tués dans un attentat-suicide dans le centre du pays

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    Trente personnes, dont trois hauts gradés de l'armée, ont été tués vendredi 18 décembre dans un attentat-suicide dans le centre de la Somalie, devant un stade où le Premier ministre Rooble Mohamed Hussein était attendu, selon la police.  On connaît l'identité des trois officiers supérieurs tués  : Ex Galkayo DC, Mohamud Yasin Tumey ; Gen Mukhtar, Cmdr of Danab forces in Galmudug ; Capt. Marsho, deputy Danab's 6th division. Par ailleurs, le général Qooje, Commandant de la 21ème division de l'armée nationale somalienne a été  sérieusement blessé. 

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    Les islamistes radicaux shebab, liés à Al-Qaïda, ont revendiqué dans un bref communiqué l'attentat, qui visait selon eux le Premier ministre. Celui-ci n'était pas encore arrivé au moment de l'explosion. Les shebab ont affirmé que plusieurs officiers de l'armée avaient péri, citant les commandants de deux unités militaires locales.

    "Il y a eu une forte explosion causée par un kamikaze à l'entrée du stade, six personnes (trente selon un dernier bilan) ont été tuées dont trois hauts responsables militaires", a déclaré un policier de Galkayo, Mohamed Abdirahman, joint par l'AFP. "L'explosion s'est produite alors que le Premier ministre était attendu, pour un discours, dans le stade" de la partie Sud de Galkayo, située dans l'Etat semi-autonome de Galmudug, a-t-il ajouté. Galkayo, à 600 km au nord de Mogadiscio est à cheval entre l'Etat du Galmudug et celui du Puntland, lui-aussi semi-autonome. La ville a été le théâtre ces dernières années de violences meurtrières entre les troupes des deux régions et entre les clans rivaux occupant ses parties Nord et Sud.

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    Un responsable militaire de Galkayo, le colonel Ahmed Dahir, a indiqué à l'AFP que "le kamikaze visait des hauts responsables militaires qui se trouvaient près de l'entrée du stade", sans pouvoir dire "exactement combien de personnes ont péri".

    La Somalie est plongée dans le chaos depuis la chute du régime militaire du président Siad Barré en 1991, suivie d'une guerre de chefs de clans et de la montée en puissance des shebab. Ces derniers ont contrôlé la capitale somalienne avant d'en être évincés en 2011 par les troupes de l'Union africaine (UA) qui soutiennent le fragile gouvernement somalien. Ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent leurs opérations.