Front National de Libération (FNL)

  • Syrie : L'armée de l'air russe frappe la région du grand Edleb pour le quatrième jour consécutif

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    Pour le quatrième jour consécutif, des avions de combat des forces aérospatiales russes ont effectué une série de frappes aériennes sur la région nord-ouest du Grand Edleb. Vidéo.

    Les frappes aériennes, qui ont eu lieu le 22 août au matin, visaient des positions à la périphérie des villes de Kansafra, Mareian et Almaouzrah dans le Jabal al-Zawiya dans le sud de la province d'Edleb.

    Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement affilié à Al-Qaïda, qui contrôle de facto du Grand Edleb, et le Front national de libération soutenu par la Turquie maintiennent tous deux une forte présence sur le Jabal al-Zawiya.

    Le  19 août , des avions de combat russes avaient bombardé un quartier général de HTS dans la ville d'Ein Shib, dans l'ouest de la province d'Edleb. Le  20 août , une série de frappes aériennes a encore touché Ein Shib ainsi que la ville de Qurqnia dans le nord de la province d'Edleb. Le 21 août , des frappes aériennes russes ont détruit un complexe situé près de la ville de Hmeimat dans les plaines d'al-Ghab dans le nord-ouest de la province de Hama.

    Les frappes aériennes russes ont coïncidé avec les bombardements intenses de l'armée arabe syrienne (AAS) sur les villes de Kherbet al-Naqous, al-Sarmaniya, Qulaydeen, al-Qaherah, al-Ankawi, al-Daqmaq et al-Zaqoum en Sahl al-Ghab dans le nord-ouest de la province de Hama.

    La situation du Grand Edleb devient lentement incontrôlable à la suite des incidents répétés. Mais l'armée syrienne et ses alliés ne semblent toujours pas disposés à reprendre leurs opérations terrestres dans la région.

  • Syrie : Les forces turques évacuent trois positions à l'ouest d'Alep

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    Les forces armées turques ont évacué trois postes dans la partie ouest de la province d'Alep tenue par les rebelles, ont rapporté des sources pro-gouvernementales et de l'opposition syriennes le 10 mars.

    Les postes en question étaient situés dans les villes de Batabo, Kafr Nasih et entre les villages de Zardana et Ibbin. Les trois petits postes avaient été installés en 2020 pour aider les militants à repousser une attaque à grande échelle de l'armée arabe syrienne et de ses alliés.

    Un dirigeant du Front National de Libération, principal groupe allié de la Turquie dans le Grand Edleb, a déclaré que les trois postes avaient été évacués dans le cadre d'un plan de redéploiement des troupes turques dans la région. Selon ce dirigeant, les postes plus petits doivent être fusionnés avec des bases plus grandes.

    "Ce que les Turcs planifient et visent exactement n'est pas encore connu", a déclaré le chef, dont le nom n'a pas été révélé, au média pro-opposition.

    Au cours des derniers mois de 2020, les forces turques ont évacué un certain nombre de postes qui étaient tous situés dans la partie du Grand Edleb contrôlée par le régime.

    Le «redéploiement» turc en cours dans le Grand Edleb ne se limitera probablement pas à l'ouest d'Alep. Au cours des trois dernières années, les forces turques ont établi plus de 60 postes dans la région.

    Le plan de redéploiement vise probablement à améliorer la sécurité des forces turques dans le Grand Edleb. Les troupes turques ont été attaquées à plusieurs reprises au cours des deux derniers mois.

  • Syrie : Les jihadistes de Hayat Tahrir ash-Sham (HTS, ex-Front al-Nosra affilié à al-Qaïda) vont fusionner avec les groupes pro-turcs dans le Grand Edleb

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    Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), anciennement affilié à Al-Qaïda, qui dirige de facto la région nord-ouest du Grand Edleb, devrait fusionner avec le Front national de libération (FNL) soutenu par la Turquie, on rapporté le 4 mars un certain nombre de partisans de l'opposition.

    L'une des sources, Jusoor for Studies, basée à Istanbul, a affirmé que HTS et le FNL prévoient de former un conseil militaire qui bénéficierait du soutien de la Turquie.

    Selon le directeur de Jusoor, Mohamad Sarmini, le conseil militaire compterait jusqu'à 34 brigades et serait coprésidé par les trois commandants suivants:

    Abu Hassan Halfaya, représentant du HTS.
    Le capitaine Abu al-Mundhir, représentant du mouvement Ahrar al-Sham qui fait partie du FNL.
    Muhammad Horan Abu Usid représentant la Légion levantine qui fait partie du FNL 
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    Sarmini a poursuivi en affirmant que le conseil militaire serait sous la supervision du gouvernement de salut du HTS, qui établirait un «ministère de la Défense».

    L'objectif politique de cette démarche est de retirer à la Russie la justification qu'elle mène une lutte contre le terrorisme [dans le Grand Edleb, a déclaré Sarmini dans plusieurs médias.

    Bien qu'ils se soient affrontés plusieurs fois au cours des dernières années, HTS et le FNL ont coopéré dans la lutte contre l'armée syrienne et ses alliés.

    Le conseil militaire proposé est clairement destiné à fournir une couverture légitime aux activités de HTS et d'autres factions d'al-Qaïda dans le Grand Edleb. Si cela est vrai, ce sera le dernier plan en date de la Turquie pour blanchir les jihadistes de HTS. 

  • Syrie : L'armée syrienne neutralise une équipe de saboteurs de rebelles syriens pro-turcs dans le sud d'Edleb

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    Samedi 6 février, l'armée arabe syrienne (AAS) a neutralisé une unité de sabotage de combattants syriens pro-turcs dans le sud de la province d'Edleb. 

    Une source de l'armée a déclaré que l'unité s'était approchée de deux positions dans la banlieue nord de la ville d'al-Fatatoua. Les membres de l'unité ont profité d'un épais brouillard tôt le matin pour s'infiltrer à l'intérieur du périmètre de défense de l'armée.

    Selon la source, les militants ont réussi à pénétrer dans deux positions. Cependant, ils ont été rapidement détectés par les troupes de l'AAS, qui ont ouvert le feu forçant les saboteurs à se retirer.

    Des militants de l'opposition ont déclaré que la tentative d'infiltration avait été menée par le groupe Jeich al-Nasr, membre du Front National de Libération. La formation est le principal mandataire de la Turquie dans le Grand Edleb.

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  • Syrie : 3 militaires turcs blessés dans des tirs de snipers

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    Tard dans la soirée du16 janvier, trois militaires turcs déployés dans la région du nord-ouest de la Syrie du Grand Edleb ont été touchés par des tirs de snipers.
     
    Un groupe jihadiste se faisant appeler «Sarayat Ansar Abu Baker As-Siddiq» a revendiqué la responsabilité de l'attaque. Dans un communiqué, le groupe a déclaré que ses combattants avaient ciblé les trois militaires, qui occupaient un poste dans la ville de Batabo, dans le nord d'Edleb, à l'aide de fusils de précision équipés de viseurs thermiques.

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    Une source du Front National de Libération (FNL), principale force alliée de la Turquie dans le Grand Edleb, a déclaré que l'un des militaires turcs blessés se trouvait maintenant dans un état critique. Le ministère turc de la Défense nationale n'a pas encore commenté l'incident.
     
    On sait très peu de choses sur le groupe Sarayat Ansar Abu Baker As-Siddiq, qui pourrait être lié à al-Qaïda. Le 27 novembre 2020, le groupe a mené sa première attaque contre les forces turques dans le Grand Edleb. Un kamikaze du groupe avait lancé sa moto piégée contre un poste turc dans la ville de Marj al-Zuhur dans l'ouest d'Edleb. L'attaque n'avait pas fait de victimes parmi les soldats turcs..
     
    La deuxième attaque a eu lieu le 6 décembre. Un militaire turc a été tué et un autre blessé par des membres du groupe près de la ville de Maataram dans le sud d'Edleb.
     
    L'armée turque occupe plus de 60 positions, camps et bases dans le Grand Edleb. La plupart de ces positions sont situées dans des zones contrôlées par des groupes islamistes radicaux. Ankara a fait très peu pour faire face à la menace posée par ces groupes. Pour la Turquie ces groupes appartiennent à «l'opposition modérée» et leur fournit un soutien direct.
  • Syrie : Les avions russes mènent une nouvelle série de frappes aériennes contre les rebelles islamistes dans le sud de la province d'Edleb

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    Le 29 novembre au matin, une nouvelle vague de frappes aériennes russes a ciblé les positions des rebelles sur le jabal al-Zawiya, dans le sud de la province d'Edleb

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) les avions de guerre des forces aérospatiales russes ont frappé deux positions près de la ville de Mshun. Aucune victime n'a été rapportée.

    L'artillerie de l'armée arabe syrienne a également bombardé un certain nombre de villes et de villages dans le jabal al-Zawiya.

    La région montagneuse est un bastion du groupe islamiste Hay'at Tahrir al-Sham d'Al-Qaïda et de ses alliés, dont le Front National de Libération soutenu par la Turquie. Au début de cette année, des rapports ont révélé que les forces gouvernementales syriennes avaient planifié une opération de grande envergure pour s'emparer de la région.

    Le jabal al-Zawiya est la principale porte d'entrée de l'autoroute stratégique M4, qui relie la ville portuaire de Lattaquié à la ville d'Alep, le centre industriel syrien.

    Au cours des derniers mois, les forces russes ont intensifié leurs opérations contre les rebelles du Grand Edleb. Au début de cette semaine, une série de frappes aériennes russes a ciblé les positions des militants dans le nord de la province de Lattaquié. Ces bombardements répétés pourraient être le signe avant-coureur d'une prochaine opération dans la région.

  • Syrie : Tirs de représailles des groupes pro-Ankara contre les forces du régime

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    Des groupes rebelles pro-Ankara ont lancé des centaines d'obus sur des positions du régime syrien dans la province d'Idleb, en représailles à la mort la veille d'environ 80 combattants pro-turcs dans des raids russes, a indiqué mardi une ONG.

    Lundi, l'aviation russe a visé un camp d'entraînement de "Faylaq al-Cham", un groupe allié de la Turquie, dans le nord-ouest d'Idleb, tuant 78 de ses combattants et blessant plus de 90 autres.

    Le Front de libération nationale (FNL), coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont fait partie Faylaq al-Cham, a juré vengeance dans la foulée.

    "Depuis lundi soir, les factions du FNL ont lancé des centaines de roquettes et de tirs d'artillerie sur plusieurs zones contrôlées par les forces du régime dans le sud et l'est d'Idleb", ainsi que dans les provinces adjacentes de Hama, Alep et Lattaquié, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Le porte-parole du FNL, Naji Moustafa, a qualifié ces frappes de "réponse immédiate et directe au crime" de la veille, précisant à l'AFP que les tirs de représailles avaient ciblé des forces du régime notamment dans le sud d'Idleb et le nord de Hama.
    "La réponse se poursuivra et elle sera dure et forte", a-t-il martelé, accusant la Russie d'essayer de "saboter" la trêve en vigueur à Idleb depuis mars dernier.
    Selon l'OSDH, les forces du régime ont également bombardé des zones contrôlées par les groupes rebelles à Idleb et dans le nord de Hama.

    La moitié de la province d'Idleb ainsi que des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié échappent toujours au contrôle de Damas, qui a maintes fois réitéré sa détermination à reconquérir l'ensemble du territoire. La région, qui abrite trois millions d'habitants, est dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham mais abrite également des groupes rebelles moins influents, y compris ceux du FNL.

    La trêve décrétée en mars avait stoppé une énième offensive du régime qui, accompagnée de frappes quasi quotidiennes des aviations syrienne et russe, avait coûté la vie à plus de 500 civils, selon l'OSDH.