Frères Musulmans

  • Egypte : Des dirigeants des Frères musulmans condamnés à mort

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    Mardi 28 juin 2022, un tribunal égyptien a prononcé des condamnations à mort contre des dirigeants des Frères musulmans après les avoir reconnus coupables d'avoir formé des groupes armés pour mener des opérations hostiles contre le personnel, les officiers et les installations de la police.

    Le site "Cairo 24" a indiqué que le tribunal a rendu une décision d'exécution du chef des Frères musulmans, Yahya Moussa, et de 9 autres personnes sur 215 sur la base de ces accusations.

    Elle a souligné que l'ordonnance de renvoi du ministère public accusait les accusés, pendant la période du 14 août 2013 au 2 février 2015, dans les gouvernorats du Caire et de Gizeh, d'avoir dirigé un groupe qui avait été fondé en violation des dispositions du loi, dans le d'appeler à la suspension des dispositions de la constitution et des lois, d'empêcher les institutions de l'État et les autorités publiques de mener à bien leur travail, d'attaquer la liberté personnelle des citoyens, les libertés et les droits publics, qui sont garantis par la constitution et la loi, et d'avoir nui à l'unité nationale et à la paix sociale.

    Les autorités chargées de l'enquête ont assigné les accusés pour avoir commis des crimes de meurtre avec préméditation associés au crime de meurtre et de tentative de meurtre d'autrui, de policiers et de citoyens, d'attroupements, de sabotages, d'usage de la force, de violence et de menaces des agents publics pour les amener à s'abstenir d'exercer leurs fonctions, fondant un groupement contraire aux dispositions de la loi et fournissant au groupement des munitions d'armes et des explosifs.

    Plus tôt, la quatrième Chambre de la Cour pénale suprême de sûreté de l'État d'urgence, dans le complexe des tribunaux de Tora, a rendu une décision contre 5 accusés, dont 4 emprisonnés dans la cellule des Brigades Al-Furqan, qui a été créée à la commission de l'attentat terroriste Hisham Ashmawi.

    Le tribunal a condamné Abdullah Amer à la réclusion à perpétuité, Mohamed Ahmed Mustafa à 10 ans, Mohamed Mahmoud Mamdouh à 10 ans, Ahmed Mohamed Tawfiq à 5 ans et Mohamed Ahmed Azab à 15 ans.

  • Egypte : Le leader des Frères musulmans condamné à la réclusion à perpétuité pour ses liens avec le Hamas

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    Ezzat Mahmoud.jpgUn tribunal du Caire a rendu un verdict dans le cas de Mahmoud Ezzat (photo), 77 ans, l'un des dirigeants du mouvement des Frères musulmans interdit en Egypte. Il a été reconnu coupable de collaboration avec le Hamas et condamné à la prison à vie.

    Il s'agit de la deuxième condamnation à perpétuité pour Ezzat, il avait déjà été reconnu coupable d'activités terroristes. A noter que des condamnations similaires ont été prononcées pour de nombreux autres leaders du mouvement, qui était au pouvoir en Egypte ente 2011 et 2013.

    Ezzat a rejoint les islamistes dans les années 1960. Il a purgé une peine de prison sous quatre présidents égyptiens : Gamal Abd al-Nasser, Anwar Sadat, Hosni Moubarak et Abd al-Fattah al-Sisi.

    Le Hamas est considéré comme la branche palestinienne des Frères musulmans. L'Egypte participe au blocus de la bande de Gaza afin d'empêcher l'exportation de l'idéologie des Frères musulmans sur son territoire. Néanmoins, le Caire maintient un contact constant avec les autorités de Gaza.

  • Egypte : Condamnations à mort et emprisonnement pour des dizaines de personnes reconnues coupables d'incidents violents

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    Lundi 13 septembre 2021, un tribunal égyptien a prononcé des peines de mort et des peines de prison de durée variable contre 74 accusés, après qu'ils aient été reconnus coupables d'actes de violence remontant à la mi-2013.

    Selon les médias locaux, dont le journal spécial « Al-Youm Al-Sabaa », « Le tribunal pénal de Minya (centre a prononcé des condamnations à mort, à perpétuité (25 ans) et à 15 et 10 ans de prison, contre 74 accusés, dans l'affaire connue dans les médias comme la prise d'assaut et l'incendie du poste de police de Samalut.

    Le journal a souligné que "le tribunal a condamné à mort 4 accusés sur un total de 74 qui ont été condamnés à des peines de prison variables". Sans plus de détails à leur sujet.

    Le jugement est considéré comme préliminaire et susceptible d'appel devant la Cour de cassation (la plus haute cour d'appel du pays) dans les 60 jours suivant le prononcé du fond (motifs) du jugement, conformément à la loi égyptienne.

    En 2015, le ministère public égyptien avait inculpé les accusés de plusieurs chefs d'accusation, qu'ils ont niés. Ils ont été accusés d'"avoir commis les crimes de rassemblement, d'utilisation de la force, de destruction d'installations publiques, de meurtre de policiers et de prise d'assaut du poste de police de Samalut (au nord de Minya)".

    Les événements de l'affaire remontent à la mi-2013, dans le gouvernorat de Minya (centre de l'Égypte), impliquant des partisans de feu le président Mohamed Morsi, qui appartenait aux Frères musulmans.

     

  • Egypte : Treize jihadistes tués au Sinaï selon l'armée

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    Treize jihadistes présumés ont été tués lors d'affrontements avec l'armée dans le Sinaï,, a indiqué le porte-parole des forces armées.

    La péninsule du Sinaï est en proie depuis des années à une insurrection armée, et l'armée annonce régulièrement des morts dans les combats. "Dans le cadre des efforts des forces armées dans la lutte contre le terrorisme dans le nord et le centre du Sinaï, 13 éléments takfiristes (extrémistes) ont été éliminés", a indiqué le porte-parole des forces armées dans un communiqué diffusé jeudi soir 12 août 2021. Neuf soldats égyptiens ont par ailleurs été "tués ou blessés", a-t-il ajouté. Il n'a pas donné de précisions sur les circonstances ou la date de ces évènements.

    L'armée a également indiqué avoir confisqué 15 fusils d'assaut, des munitions, des motos, des téléphones portables, des jumelles et d'importantes sommes d'argent en différentes devises.

    Depuis des années, les forces égyptiennes s'efforcent de mettre fin à la présence des groupes islamistes dans la péninsule du Sinaï, principalement de la branche locale de l'Etat islamique (Wilayat Sina').

    Les attaques et violences jihadistes se sont multipliées après la destitution en 2013 par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi, affilié aux Frères Musulmans. Et depuis février 2018, l'armée mène une opération d'envergure contre les jihadistes, principalement dans le nord du Sinaï et le désert occidental.

    Plus d'un millier de jihadistes et des dizaines de membres des forces de sécurité ont été tués dans le Sinaï, selon les chiffres officiels. Mais aucun bilan de source indépendante n'est disponible, et le Nord-Sinaï est interdit aux journalistes.

  • Egypte : Dernières mesures contre les Frères musulmans

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    Le parlement égyptien a approuvé, le 12 juillet, une loi qui autorise le licenciement d'employés de l'État affiliés aux Frères musulmans, ou ayant des liens présumés avec des groupes terroristes, sans recourir au préalable à une mesure disciplinaire. Cette décision est destinée à « purifier » les agences gouvernementales du mouvement islamiste, classé par l'Égypte comme terroriste.

    Le projet de loi a reçu l'approbation de la chambre basse du Parlement, dirigée par le président Hanafi El Gebali, après que le projet de loi, présenté à la Chambre des représentants par le député Ali Badr et dix autres parlementaires, ait été soumis au Conseil d'État. Avec l'approbation du 12 juillet, des modifications seront apportées à certaines dispositions de la loi 10 de 1973, qui prévoit le renvoi des membres des Frères musulmans et des terroristes. En particulier, avec les nouveaux amendements, le gouvernement pourra licencier immédiatement tout employé de l'État dont le nom figure sur la liste des terroristes. Cela s'applique à la fois à ceux qui ont déjà été condamnés pour des accusations de terrorisme et aux personnes suspectées encore sous enquête ou en jugement.

    Les nouvelles dispositions concernent les employés qui travaillent dans des unités spécifiques de l'appareil administratif de l'État, y compris les ministères, les administrations publiques et locales, les organismes publics, les entreprises du secteur public, ainsi que ceux qui sont soumis aux dispositions de la loi sur la fonction publique. Selon ce qui a été précisé par des sources parlementaires, la loi est divisée en trois articles, dont le premier prévoit la suspension du travail des suspects jusqu'à la fin de l'enquête, le second ordonne au procureur administratif de se saisir de la révocation immédiate, en cas d'appartenance avérée du salarié à la Confrérie, tandis que le troisième article vise à contrer les voix dissidentes sur les réseaux sociaux de la part des membres de groupes terroristes et la sanction de leurs promoteurs.

    L'approbation du projet de loi est intervenue au lendemain de la condamnation à perpétuité de Mohamed Badie, leader des Frères musulmans, et 9 autres membres du groupe islamiste. La peine a été prononcée, le 12 juillet, par la Cour de cassation, la plus autre juridiction civile égyptienne, après que les dix individus eurent été accusés, déjà en 2019, d'implication dans l'assassinat de policiers et dans l'organisation de l'agression contre la prison de Wadi El-Natroun. Il s'agit d'épisodes survenus en 2011, en lien avec le mouvement populaire qui a conduit à l'éviction de l'ancien président égyptien, Hosni Moubarak, qui a dirigé l'Egypte pendant trente ans. Les dix accusés, tels qu'établis par le tribunal, ont collaboré avec des milices étrangères, dont le Hamas et le Hezbollah, pour semer le chaos et renverser le gouvernement, participant aux assauts contre les frontières orientales de l'Égypte.

    La condamnation du 12 juillet est intervenue après que la Cour de cassation a confirmé la condamnation à mort par pendaison de 12 membres des Frères musulmans, dont deux hauts dirigeants du mouvement , le 14 juin. La condamnation représentait la fin d'un procès, qui dure depuis des années, lié à la violente répression commise par les forces de sécurité égyptiennes, en 2013, lors d'un sit-in islamiste. Le procès initial comptait plus de 600 accusés et est connu sous le nom d'« expulsion de Rabaa ». En 2018, un tribunal égyptien a condamné à mort 75 membres de la confrérie impliqués dans les événements de l'été 2013 et les autres à diverses peines de prison.

    Les Frères musulmans, fondés en Égypte en 1928, se sont imposés comme le principal mouvement d'opposition en Égypte, malgré des décennies de répression, et ont inspiré des organisations et des partis politiques à travers le monde musulman. Il reste interdit dans plusieurs pays, dont l'Égypte, en raison de ses liens présumés avec le terrorisme. C'est le président sortant, Abdel Fattah al-Sissi, qui a interdit les Frères musulmans fin 2013, à la suite de l'éviction du successeur de Moubarak, Mohamed Morsi, chef de l'aile politique des Frères musulmans. Depuis lors, les autorités du Caire ont interdit le groupe islamiste et mené une vaste répression, qui a conduit à l'arrestation de milliers de ses partisans.

  • Egypte : Prison à vie confirmée pour dix membres des Frères musulmans

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    La Cour de cassation égyptienne a confirmé les peines de prison à vie pour dix membres du mouvement des Frères musulmans, condamnés pour des meurtres de policiers et pour avoir aidé des prisonniers à s'évader lors du soulèvement populaire de 2011.

    Parmi ces dix personnes, condamnées en 2019 à la prison à perpétuité -- qui équivaut en Egypte à 25 ans de détention --, figure le guide suprême de la confrérie Mohamed Badie. Ces dix personnes avaient été jugées et condamnées pour s'être introduites dans des prisons égyptiennes avec l'aide de membres du mouvement palestinien Hamas, afin de libérer des détenus islamistes, et pour avoir tué des policiers au cours de cette opération.

    Parallèlement, le tribunal a acquitté huit autres personnes d'un rang moins élevé dans l'organisation islamiste, qui avaient été condamnées à des peines de 15 ans de prison pour des violences, également en 2011. Les peines confirmées dimanche sont définitives. La confrérie des Frères musulmans a été déclarée "organisation terroriste" par la justice en 2013, après le bref mandat d'un an de l'un des leurs, Mohamed Morsi.

    Premier président élu démocratiquement après la révolte populaire de 2011, M. Morsi avait été destitué par l'armée, alors dirigée par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi --devenu depuis président--, à la faveur de manifestations de masse. Depuis 2013, M. Sissi a mené une répression sans merci contre l'opposition, particulièrement les Frères musulmans.

    Le mois dernier, la Cour de cassation a confirmé 12 peines de mort prononcées contre des membres des Frères musulmans, dont deux leaders de la confrérie. Les condamnés étaient accusés d'avoir "armé des gangs criminels qui ont attaqué des résidents, résisté à la police et d'avoir été en possession d'armes à feu et de munitions ainsi que de matériel pour la fabrication de bombes", selon le jugement de la Cour.

  • L'Egypte prête à inaugurer la plus grande base militaire à la frontière avec la Libye

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    L'Egypte s'apprête à inaugurer une nouvelle base navale à la frontière avec la Libye. L'ouverture de cette base est un message à Ankara, l'avertissant de son opposition à toute implantation des Frères musulmans en Libye.

    La nouvelle base, intitulée "Trois juillet", sera inaugurée samedi 3 juillet par le président égyptien, Abdel Fattah al-Sisi. Le chef du Conseil présidentiel intérimaire libyen, Mohamed al-Menfi, le président des représentants de la Libye, Aguila Saleh, et le chef de l'Armée nationale libyenne (ALN), Khalifa Haftar ont été invités à l'inauguration. Cependant, jusqu'à présent, leur présence n'a pas été confirmée par les canaux officiels.

    La base, à la fois aérienne et navale, sera la plus grande base militaire égyptienne sur la côte méditerranéenne. Elle est située dans la région de Gargoub, au nord-ouest de l'Egypte, à environ 250 kilomètres de la frontière avec la Libye, et jouera le rôle de "base de lancement". Le but ultime est de sauvegarder les territoires égyptiens et la souveraineté de la nation sur les « directions stratégiques nord et ouest ». Par ailleurs, cette base accueillera les exercices Qader 2021. Comme l'a précisé un porte-parole de l'armée égyptienne, la construction de la base du « Trois juillet » s'inscrit dans un plan de développement plus large, mené par la marine égyptienne. L'objectif est de fournir un soutien logistique aux forces opérant dans la région de la Méditerranée et de la mer Rouge, engagées face à divers défis et menaces. 

    Selon des experts militaires, cités le journal al-Monitor, la base fera partie de la flotte égyptienne du Nord, qui protège la côte méditerranéenne du pays. Comme l'a précisé un amiral de la marine égyptienne à la retraite Mohamed Mitwali, c'est une région pleine de menaces, surtout à la lumière des développements en Libye voisine, mais la flotte égyptienne est bien équipée pour y faire face. La nouvelle base, en plus d'être composée de structures qui permettront aux troupes égyptiennes de se déployer stratégiquement, devrait être équipée d'une large gamme d'équipements navals, dont l'un des deux porte-hélicoptères que l'Egypte a acheté à la France en 2016. comme un sous-marin, des frégates, des corvettes et des vedettes rapides.

    L'inauguration de la base du « Trois juillet » intervient à un moment où la Libye, malgré le cessez-le-feu signé le 23 octobre et les progrès politiques ultérieurs, continue d'être une source de préoccupation pour l'Égypte. Pendant le conflit libyen, le Caire a apporté son soutien au chef de l'Armée Nationale Libyenne, Khalifa Haftar, qui contrôle l'est de la Libye. Comme le rappelle al-Monitor, le président al-Sissi a déclaré, le 20 juin 2020, que son armée était prête à intervenir au cas où les troupes de Tripoli, soutenues par la Turquie, auraient franchi la "ligne rouge" et s'approcheraient des frontières égyptiennes. Après le cessez-le-feu et le début de la voie libyenne vers la transition démocratique, l'Égypte a pourtant effectué un rapprochement progressif de Tripoli. 

    Ces derniers mois, l'Egypte et la Turquie ont également effectués quelques pas vers un rapprochement, après une interruption des contacts pendant environ huit ans. Il reste que l'ouverture de la nouvelle base de Gargoub représente un moyen pour l'Egypte de contrer l'influence croissante de la Turquie  en Libye et au refus d'Ankara de retirer ses forces et ses mercenaires de Tripoli. L'ouverture de la nouvelle base intervient à l'occasion de l'anniversaire de la destitution officielle des Frères musulmans en Egypte, ce qui, en soi, est un autre message. Il signifie que l'Egypte s'opposera à toute tentative d'enraciner la présence des Frères musulmans en Libye. Il est clair que Le Caire reste concernée par tout ce qui se passe à sa frontière occidentale.

    Parmi les bases militaires égyptiennes les plus récentes figure celle de Bérénice, une ville située sur la mer Rouge, à l'est de la ville méridionale d'Assouan, à la frontière avec le Soudan, inaugurée le 15 janvier 2020. Cette base comprend à la fois des zones navales et aériennes, une série d'unités de combat et administratives, un aéroport, ainsi que des bunkers et hangars pour les avions militaires et leur maintenance, et un hôpital militaire. La section navale est capable d'accueillir des navires de grande capacité, notamment des frégates, des porte-avions et des sous-marins. Avec la construction de la base de Bérénice, l'objectif fondamental du Caire est de protéger les côtes sud égyptiennes et d'assurer la navigation dans la mer Rouge, face au détroit de Bab el-Mandeb.