FRANCE

  • Niger : La Turquie signe un accord de coopération militaire avec le Niger pour gêner la France

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    Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Çavuşoglu, a annoncé samedi 25 juillet que la Turquie avait signé un accord de coopération militaire avec le Niger lors de sa visite dans la nation africaine, où il a eu des entretiens avec un certain nombre de responsables et discuté des effets de la situation libyenne sur la région.
    Au cours de sa visite, Çavuşoglu a rencontré le président nigérien Mahamadou Issoufou dans la capitale, Niamey, et lui a assuré que la Turquie «comprend le mieux les efforts du Niger pour lutter contre le terrorisme». Il a également déclaré l'intérêt de la Turquie à participer au développement économique de ce pays d'Afrique du Nord, en particulier dans les domaines de l'agriculture, des mines, des transports, de la construction et de l'énergie.
    Dans le cadre de la coopération de la Turquie avec l'Afrique, l'agence Anadolu a rapporté que le gouvernement turc a fait don de millions de dollars pour le développement des infrastructures sur le continent et a parrainé des centaines d'étudiants africains.
    La présence de la Turquie se fait sentir sur tout le continent, où se trouvent un certain nombre d'organisations turques, notamment l'Agence turque de coopération et de coordination (TIKA), la Fondation Maarif et l'Institut Yunus Emre, entre autres.
    Çavuşoglu a commencé sa visite au Niger le 21 juillet, rencontrant le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Nigériens de l'étranger, Kalla Ankourao, ainsi que le Premier ministre Brigi Rafini.
    Plusieurs protocoles et accords ont été signés entre la Turquie et le Niger, notamment dans les domaines de la livraison de marchandises, de l'aide financière, de la formation militaire et de la jeunesse et des sports.
    Cavusoglu a commenté ses entretiens avec le président nigérien Issoufou Mahamadou sur le renforcement des relations entre les deux pays.
    «Avec le président, nous avons également évalué la coopération [bilatérale] contre le terrorisme. Nous avons vu comment l'Afrique en général et en particulier le Niger et la région du Sahel sont affectées par le terrorisme.
    Les pays de la région sont affectés par la situation fragile en Libye déchirée par la guerre, juste au nord du Niger, a-t-il dit, ajoutant que la Libye avait également été discutée lors de la réunion.
    La Turquie a également un accord de formation militaire avec la Somalie, qui sert de base à une importante présence militaire turque permanente et à une base opérationnelle dans le pays.
    En plus de fournir une tête de pont alternative, une base logistique et une plaque tournante de transport pour les opérations militaires de la Turquie en Libye, l'accord de coopération en matière de formation militaire signé avec le Niger pourrait également servir de moyen de freiner l'influence de la France et de s'opposer aux efforts de l'armée française dans la région du Sahel. La France est très critique des activités de la Turquie dans et autour de la Méditerranée orientale et a affiché son soutien à la Grèce et à l'Égypte ces derniers temps. Il est clair que la Turquie a bien l'intention de perturber et si possible de saper les intérêts français dans la région à titre de représailles.

  • France : Un incendie s'est déclaré à Nantes dans la cathédrale des Saints Pierre et Paul; l'incendie criminel n'est pas exclu

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    Le samedi 18 juillet, un incendie s’est déclaré dans la ville de Nantes dans la cathédrale des Saints Pierre et Paul, l’une des plus grandes cathédrales gothiques de France. Selon diverses estimations, de 60 à 100 pompiers sont arrivés sur les lieux. Il leur a fallu environ trois heures pour maîtriser le feu. Trois sources d'ignition ont été enregistrées: une au niveau d'un grand orgue et deux à droite et à gauche de la nef.
    Vraisemblablement, nous parlons d'incendie volontaire, rapporte France info .
    "Les dégâts sont concentrés sur le grand orgue, qui semble avoir été complètement détruit», a déclaré le directeur général des pompiers Laurent Verlai lors d'un briefing devant la cathédrale. Celle-ci avait été fermée en 1972 en raison d'un incendie et rouverte en 1985.
    Un suspect détenu par la police
    Aux dernières nouvelles, un suspect aurait été arrêté. Il s'agit d'un réfugié rwandais servant comme bénévole au diocèse de Nantes. L'homme avait été chargé de fermer la cathédrale vendredi soir 17 juillet. Les enquêteurs veulent l'interroger sur certains éléments de son emploi du temps. On sait que le visa de ce réfugié venait d'expirer. 
    Suite : Samedi 25 juillet : Le suspect avoue
    Une semaine après l'incendie dans la cathédrale de Nantes (ouest de la France), un bénévole rwandais du diocèse est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour "destructions et dégradations par incendie".
    "Mon client a coopéré", a affirmé au quotidien Presse-Océan l'avocat du mis en examen, Me Quentin Chabert. "Il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd'hui rongé par le remords et dépassé par l'ampleur qu'ont pris les événements", assure-t-il.
    L'homme "a reconnu, lors de l'interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique", a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès au quotidien.
    Cet homme de 39 ans, qui était chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie, a été mis en examen "des chefs de destructions et dégradations par incendie et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention", a indiqué dans un communiqué le procureur.
    Le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois, avait expliqué la semaine dernière que le bénévole était un "Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années".
    Selon le recteur, le bénévole est "servant d'autel" et il le connaissait "depuis quatre ou cinq ans". "J'ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs", avait-il expliqué à l'AFP.
    L'incendie de la cathédrale de Nantes, survenu 15 mois après celui de Notre-Dame de Paris, a suscité une vive émotion chez les Nantais, dont certains ont conservé le souvenir d'un précédent incendie de l'édifice, le 28 janvier 1972.
    L'édification de cette cathédrale, de style gothique flamboyant, a duré plusieurs siècles (de 1434 à 1891).
    Le bénévole avait été placé en garde à vue le 18 juillet quelques heures après l'incendie et l'ouverture de l'enquête, puis remis en liberté le lendemain soir. Les enquêteurs souhaitaient l'interroger car après l'incendie aucune trace d'effraction n'avait été constatée sur les accès à l'édifice dans lequel trois points de départ de feu avaient été constatés.
    "Trois points de feu"
    Dans le cadre de cette enquête, "plus de trente personnes" ont été entendues et une vingtaine d'enquêteurs de la police judiciaire ont été mobilisés, avec notamment le renfort du laboratoire central de la préfecture de police de Paris, afin de déterminer la cause de l'incendie, selon le procureur.
    Le bénévole a été de nouveau interpellé et placé en garde à vue samedi matin, puis présenté dans la soirée au parquet de Nantes, qui a ouvert une information judiciaire, avant d'être mis en examen et placé en détention provisoire.
    Il encourt "une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende", a précisé le procureur Sennés.
    L'enquête avait révélé l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. "Entre le grand orgue, qui est sur la façade au premier étage et les autres feux, vous avez quasiment toute la distance de la cathédrale. Ils sont quand même à une distance conséquente les uns des autres", avait relevé le jour de l'incendie le procureur.
    L'alerte avait été donnée le 18 juillet vers 07H45 par des passants qui avaient vu des flammes sortant de la cathédrale. Il a fallu environ deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu qui a notamment détruit un tableau d'Hippolyte Flandrin du XIXe siècle et le grand orgue.
    En dehors du grand orgue dont "très peu, voire pas du tout d'éléments seront sauvables", selon Philippe Charron, responsable du pôle patrimoine à la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), "la plupart des oeuvres ont été sauvées" et sont remisées "notamment dans le château de Nantes".
    "On va compter en semaines la mise en sécurité du site, (...) en mois l'investigation qui va se faire pierre par pierre" et, concernant la durée du chantier de reconstruction précédé d'une phase d'études, "là, l'unité sera plutôt l'année", a estimé M. Charron.
    L'État "prendra toute sa part" dans la reconstruction, a promis le Premier ministre Jean Castex, venu à Nantes féliciter les sapeurs-pompiers le jour de l'incendie.

     


    TV live :

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  • Frontlive-Chrono – samedi 2 et dimanche 3 mai 2020

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    Cachemire : 5 membres de l’armée indienne, dont un colonel, un major et 3 autres officiers/soldats tués par des indépendantistes kashmiri.

    Cinq membres d’une équipe de contre-insurrection de l’armée, dont le commandant du 21e bataillon des Rashtriya Rifles, et un sous-inspecteur de police ont été tués au combat lors d’une rencontre avec des membres des Kashmiri Freedom Fighters à Handwara, au Jammu-et-Cachemire, samedi. Deux assaillants ont également été tués au cours de l’opération de recherche lorsque…Login abonnés


    Syrie : Un officier des services de renseignement syriens et un membre du Hezbollah assassinés à Daraa

    Les forces du régime ont ciblé à l’artillerie et aux mitrailleuses lourdes la ville de Kansafra, et les villages de Sfuhen, Al-Ftera et Fulayfel dans le secteur de Jabal Al-Zawiyah dans la province d’Idlib. Plusieurs roquettes ont été tirées par les forces pro-régime, peu après minuit, ciblant des positions à Jabal Al-Zawiyah. Par ailleurs, un…Login abonnés


    Libye: la Turquie continue de transférer des combattants syriens en Libye

    L’Observatoire syrien des droits de l’homme a annoncé samedi la mort de 26 combattants syriens pro-turcs en Libye au cours des derniers jours, lors de combats aux côtés des forces d’Al-Wefaq (Gouvernement d’Accord National – GNA) sur plusieurs axes en territoire libyen Le bilan des morts parmi les miliciens des factions pro-turques atteint désormais 249…Login abonnés


    Egypte : 18 djihadistes tués dans le Sinaï

    Le ministère égyptien de l’Intérieur a rapporté que 18 combattants du groupe terroriste Vilayat Sinai, affilié à l’Etat islamique, ont été tués au cours d’une opération anti-terroriste menée dans le nord-est de la péninsule du Sinaï. « Les services de sécurité avaient reçu des informations selon lesquelles des terroristes utilisaient une maison située dans la ville…Login abonnés


    Syrie : Chaos en Syrie

    Al-Bab : De violents combats ont éclaté entre des factions soutenues par la Turquie à Al-Bab, suite à un différend sur des opérations de contrebande De violents affrontements ont éclaté entre « Jabhat Al-Shamiya » et la « Groupe Hamzah », près du point de passage d’Al-Sukkariyah dans la ville d’Al-Bab, dans le nord-est de la province d’Alep. Selon…Login abonnés


    Irak : 12 miliciens chiites tués dans des attaques de l’Etat islamique

    Douze combattants tribaux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires chiites intégrée aux forces régulières irakiennes, ont été tués tôt samedi par des jihadistes de l’Etat islamique au nord de Bagdad, ont annoncé les troupes irakiennes qui enregistrent leurs pertes les plus lourdes depuis des mois. « Six combattants ont d’abord été tués par des tirs de…Login abonnés


     

    France : Mort d’un légionnaire étranger blessé le 23 avril au Mali

    Le brigadier Dmytro Martynyouk, légionnaire du 1er REC (Régiment étranger de Cavalerie)  blessé le 23 avril au Mali lors d’une « opération contre les groupes armés terroristes » est décédé des suites de ses blessures vendredi à l’hôpital militaire de Clamart, a annoncé samedi la présidence de la République française. Dans un communiqué, l’état-major des armées a…Login abonnés


     

  • Frontlive-Chrono du mardi 28 avril 2020

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    Un kamikaze de l’État islamique portant une ceinture explosive s’est fait exploser mardi alors qu’il tentait de pénétrer dans le quartier général des services de renseignement de Kirkouk. L’explosion a fait quatre blessés parmi les membres des services de renseignement. « Au total, quatre membres des services de renseignement ont été blessés lors de l’attaque », a…Login abonnés


    Syrie : Une voiture piégée explose dans la ville d’Afrin – Au moins 10 personnes tuées

    L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a rapporté qu’une explosion a frappé la ville d’Afrin, contrôlée par la Turquie, au nord-ouest d’Alep cet après-midi. L’explosion a été causée par la détonation d’une voiture piégée sur la route de Raju. La mort d’au moins 10 personnes a été confirmée. Plus tôt ce matin, une autre…Login abonnés


    Liban : Nuit de violence à Tripoli, à Beyrouth et d’autres localités – Décès d’un manifestant blessé par balle à Tripoli

    Un manifestant blessé lundi soir par balle lors d’une manifestation qui a dégénéré en affrontements avec l’armée à Tripoli, au Liban-Nord, est décédé dans la nuit de lundi des suites de ses blessures, alors que près d’une quarantaine de personnes, manifestants et militaires, ont été blessés lors de ces affrontements nocturnes. Sur Facebook, Fatima Samman,…CLogin abonnés


    Mozambique : le gouvernement admet la présence de l’Etat islamique

    Un automobiliste a blessé deux motards de la police lundi en les percutant volontairement en marge d’un contrôle routier en banlieue parisienne, et a invoqué « la situation » en Palestine dans ses premières déclarations après son interpellation. Dans sa voiture, les enquêteurs ont retrouvé un couteau et une « lettre expliquant son geste », a indiqué le parquet…Login abonnés


     

  • France : un homme blessé par la police après avoir brandi un couteau et crié « Allah Akbar »

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  • Yémen : 17 civils tués dans une attaque à Saada - Les rebelles houthis accusent la France

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    Une attaque sur un marché dans la province yéménite de Saada (nord) a tué 17 civils mardi, a indiqué l’ONU, déplorant la troisième attaque du genre visant cette localité en un mois. L’attaque contre le marché Al-Raqw a tué 17 civils, dont 12 migrants éthiopiens, et a blessé 12 autres personnes, selon l’ONU, qui n’a pas précisé l’origine de la frappe.
    La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite, qui soutient depuis 2015 les forces loyales au gouvernement face aux rebelles houthis, soutenus par l’Iran, a reconnu mercredi avoir mené une opération aérienne dans le secteur où se trouve le marché.
    Une Equipe d’évaluation des incidents – mise en place par la coalition, qui la qualifie d’indépendante -, va enquêter sur « la possibilité de dommages collatéraux », a dit jeudi dans un communiqué le porte-parole de la coalition, Turki al-Maliki.
    Les 22 et 27 novembre, deux attaques avaient déjà frappé ce marché de Saada, bastion des rebelles houthis, tuant à chaque reprise dix civils, dont des migrants éthiopiens. Ces attaques « soulèvent des questions troublantes sur l’engagement des parties au conflit à faire respecter le droit humanitaire international », a déclaré mercredi dans un communiqué la coordinatrice humanitaire de l’ONU au Yémen, Lise Grande. « Toute attaque de ce genre est une violation flagrante ».
    Selon l’ONU, 89 civils ont été blessés ou tués depuis novembre dans des attaques visant le même marché situé à Saada.
    Les rebelles houthis accusent la France d’être impliquée dans le bombardement du marché de Saada
    Les rebelles yéménites du mouvement Ansar Allah (Husiths) ont déclaré que la France était impliquée dans le bombardement d’un marché à Saada.
     » L’activité française a fait plus de 38 morts et blessés lors du bombardement du marché d’Ar Raqw dans le district administratif de Manbah, à la frontière (avec l’Arabie saoudite), dans la province de Saada. Utiliser des armes et l’expérience française en matière d’agression est un crime et la loi française ferme les yeux en échange de ventes d’armes « , a écrit Mohammad Ali al-Houthi, membre du conseil politique supérieur d’Ansar Allah, sur Twitter.
    La guerre au Yémen a tué, selon diverses organisations humanitaires, des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis 2015. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU qui évoque régulièrement la pire crise humanitaire au monde.

  • Niger: Attaque sanglante contre la base militaire d’Inatès – 73 soldats tués, 12 blessés et plusieurs portés disparus

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD  LE 

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    L’armée nigérienne a subi ses plus lourdes pertes depuis qu’elle est confrontée au défi jihadiste, lors de l’attaque mardi du camp d’Inates, localité située à quelques kilomètres de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri.
    « Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 73 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés », selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale.
    « Les combats », qui ont duré trois heures, ont été « d’une rare violence combinant des tirs d’artillerie et l’emploi de véhicules kamikaze par l’ennemi », a ajouté le ministère.
    Des centaines de « terroristes » sont arrivés, vraisemblablement du Mali, en plusieurs colonnes composées de plusieurs dizaines de motos et de véhicules, dont des blindés, a encore précisé le ministère
    Les jihadistes ont pilonné le camp à l’aide d’obus, et beaucoup de victimes sont décédées dans des explosions de dépôts de munitions et de carburant., a précisé le ministère.
    L’ampleur inédite des pertes subies a été ressentie jusqu’au sommet de l’Etat, alors que le président français Emmanuel Macron devait accueillir samedi ses homologues du Sahel pour « re-clarifier le cadre et les conditions politiques » de l’intervention militaire française dans la région.
    « Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient à Assouan en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à Inatès », a indiqué la présidence sur twitter. Il présidera jeudi une réunion du Conseil national de sécurité, a-t-elle ajouté.
    De son côté, le président français a annoncé reporter la conférence sur le Sahel à janvier 2020.
    Cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l’offensive jihadiste au Niger, en 2015. Au-delà de ce pays, c’est tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina -, qui est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes armés, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane. Pour rappel, le lundi 9 décembre, une autre attaque avait visé le poste militaire d’Angando, près de Tillia, dans la région voisine de Tahoua, toujours à la frontière malienne. Elle s’est soldée par la mort de 3 soldats et 14 terroristes selon un communiqué du gouvernement.
    Face à la dégradation de la situation, le gouvernement avait décidé, à l’issue d’un conseil des ministres le mardi 10 décembre, de proroger pour une période de trois mois, l’état d’urgence décrété en 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et de Tahoua.
    Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.
    Depuis octobre, il est aussi formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.
    De son côté, le Mali a été frappé par un automne sanglant, lors duquel plus de 140 soldats ont été tués, provoquant un véritable traumatisme.
    Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de , également près de la frontière malienne.
    Base d’Inatès
    Inates se situe au coeur d’une région en proie à la contrebande et aux trafics. La base militaire y avait déjà été ciblée le 1er juillet quand 18 soldats nigériens y avaient perdu la vie, dans une attaque revendiquée par l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS).
    Macron demande « davantage de clarté » sur le rôle de la France au Sahel
    Cette attaque survient alors que le président français Emmanuel Macron avait invité les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à le retrouver le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France.
    M. Macron souhaitait davantage de « clarté » de la part de ses homologues sahéliens sur la présence française au moment où celle-ci suscite une contestation grandissante, avec notamment des manifestations antifrançaises. Une partie de l’opinion publique sahélienne attribue la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères.
    En novembre, l’état-major burkinabè avait même mis en garde les avions français qui survoleraient intempestivement son territoire.
    Le président français attend de ses hôtes qu’ils « assument » publiquement auprès de leurs opinions le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des « visées néocoloniales ».
    C’est une « condition nécessaire » et il tirera les conséquences si elle n’est pas remplie, a-t-il ajouté.
    Mais l’invitation de l’ancienne puissance coloniale a sonné comme une « convocation », selon plusieurs experts, qui regrettent qu’Emmanuel Macron n’ait pas fait preuve de plus d’écoute et de partage.