Forêt d'Alagarno

  • Nigeria : L'Etat islamique (ISWAP) affirme avoir repoussé une offensive militaire dans le nord-est du pays

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    Judi 11 mars, l'Etat islamique avoir repoussé une offensive de l'armée nigériane (NAF) dans le nord-est du pays.

    L'opération, qui s'est déroulée du 4 février au  6 mars visait à neutraliser les cellules de l'Etat islamique dans les forêts de l'Algarno qui s'étendent entre les États de Borno et de Yobe.

    L'Etat islamique a affirmé que ses combattants avaient déjoué l'offensive de la NAF après d'intenses combats, au cours desquels de nombreuses contre-attaques et raids ont été menés. Le groupe islamiste a affirmé que plus de 200 militaires avaient été tués ou blessés et que 37 véhicules de la NAF avaient été détruits dans la ville de Kafa.

    L'agence de presse du groupe jihadiste, Amaq, a partagé un certain nombre de photos des affrontements avec les troupes nigérianes dans les forêts de l'Algarno le 13 mars.

    L'Etat islamique a probablement exagéré le résultat de la bataille dans les forêts de l'Algarno. Cependant, il ne fait guère de doute que le groupe islamiste se renforce dans le nord-est du Nigéria, principalement dans l'Etat de Borno. Certaines des opérations récentes des cellules du groupe comprenaient:
    - Attaque contre une patrouille de la NAF dans la ville de Malm Futuri le 10 mars. Dix militaires ont été tués ou blessés lors de l'attaque, qui a été menée avec deux engins explosifs improvisés.
    - Une attaque contre les troupes de la NAF près de la ville de Munguno le 12 mars. 33 militaires ont été tués, 20 ont été blessés et un a été capturé. En outre, un véhicule a été détruit et sept autres ont été saisis par l'Etat islamique.

    Les récentes attaques mettent en évidence la situation dangereuse à Borno, où les forces gouvernementales nigérianes ne parviennent pas à contenir la menace des cellules de l'Etat islamique.

  • Nigéria : Les forces tchadiennes et camerounaises  se joignent à une nouvelle offensive dans le nord-est du Nigéria

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    Des forces multinationales conjointes du Tchad et du Cameroun sont arrivées dans l'État de Borno pour soutenir une offensive en cours contre les groupes islamistes dans le nord-est du Nigéria et le bassin du lac Tchad.
     
    Depuis 2009, Jama'atu Ahlis Sunna Lidda'awati Wal-Jihad (Boko Haram) et dernièrement, l'État islamique dl'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont mené une insurrection sanglante qui a fait plus de 30.000 morts et déplacé plus de 2,3 millions de personnes de la région.
     
    Les forces transnationales équipées d'armes lourdes sont arrivées en renfort des troupes nigérianes qui mènent actuellement une opération dans le secteur de la forêt d'Alagarno.
     
    L'opération de nom de code Tura Takai Bango, filiale de l'opération Lafiya Dole de contre insurrection (COIN), bénéficie d'une mobilité améliorée grâce au véhicule d'appui-feu ST-1. armé d'un canon de 105 mm et du véhicule d'artillerie automoteur SH5 armé d'un obusier de 155 mm. Elle bénéficie également des conditions de la saison sêche.
     
    Au cours des derniers jours, l'Etat islamique (ISWAP) avait ciblé des troupes avec des véhicules bourrés d'explosifs, des engins explosifs improvisés en bord des routes et mené des raids contre des villes et une base militaire dans le but probable de ralentir la progression de l'armée.
     
    Les forces multinationales devraient renforcer les troupes nigérianes dans le nord, le sud et le centre de Borno, considéré comme l'épicentre de l'insurrection.
     
    Les troupes tchadiennes dans la région de Damasak auraient déjà affronté l'ISWAP au cours d'une bataille.
     
    Il y a quelques semaines, Abakar Chachaimi, l'ambassadeur du Tchad au Nigéria, avait rendu visite au ministre nigérian de la Défense, Bashir Magashi, dans son bureau à Abuja.
     
    Magashi, un général à la retraite, aurait déclaré à l'ambassadeur du Tchad: «Le moment est venu pour une résolution agressive et collective des deux pays pour arrêter les crimes transfrontaliers qui alimentent les activités de Boko Haram et de l'ISWAP.
     
    Babagana Zulum, le gouverneur de l'État de Borno, avait recommandé en 2020 que le gouvernement fédéral recherche le soutien de ses voisins, en particulier les gouvernements du Tchad, du Cameroun et de la République du Niger, pour nettoyer les restes de Boko Haram cachés dans la région du lac Tchad.
     
    En janvier de l'année dernière, 1 200 soldats tchadiens s'étaient retirés après la fin de leur mission de plusieurs mois de combat contre les islamistes aux côtés de l'armée nigériane dans le nord de Borno.
     
    Les troupes tchadiennes avaient déjà  joué un rôle important dans la reprise des villes sous le contrôle de Boko Haram en 2015. L'offensive s'était déroulée en même temps que celles lancées par l'armée nigériane pour reprendre les villes.
     
    Le Groupe de travail conjoint multinational remodelé a été institué par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine pour contrer Boko Haram dans le bassin du lac Tchad.
     
    Le Tchad, le Nigéria, le Niger, le Cameroun et la République du Bénin ont déployé des troupes et du matériel au quartier général de la FMM à N'Djamena et au quartier général de section à Bagasola au Tchad, Baga au Nigéria, Diffa au Niger et Mora au Cameroun.
     
    Des opérations conjointes telles que Gama Aiki, Rawan Kada et Yancin Tafki ont permis la coopération militaire nécessaire pour déloger les camps des insurgés  islamistes sur les frontières communes, les îles et les vastes zones non gouvernées du bassin du lac Tchad.

  • Nigeria : Raids de l'armée de l'air nigériane contre l'Etat islamique (ISWAP) dans l'Etat de Borno

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    L'Armée de l'air nigériane (NAF) a mis hors de combat plusieurs jihadistes de Boko Haram à Marte, dans l'État de Borno. Sept camions chargés d'armes ont également été détruits.
     
    Les raids aériens ont été menés dans la nuit du 15 au 16 janvier 2021. Ce sont des hélicoptères de combat  qui ont engagé le convoi de camions l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) alors qu'ils s'approchaient de la localité de Marte capturée par les Islamistes. 
     
    Rappelons que jeudi 14 janvier, l'armée de l'air nigériane avait déjà mis hors de combat de nombreux membres de l'ISWAP et détruit un camp d'entraînement et 'un dépôt de munitions à Nuwar dans la région de Bama de l'État de Borno, au nord-est du pays. L'attaque a été exécutée deux jours après que la NAF ait tué plusieurs jihadistes et détruit au moins trois de leurs camions d'armes à Mainok dans l'État de Borno.
     
    Egalement, samedi 9 janvier, 28 terroristes de Boko Haram avaient été tués et des armes récupérées dans le village de Gujba, dans l'État de Yobe.
     
    Enfin, l 6 janvier, plusieurs caches des Boko Haram où avaient trouvé refuge des jihadistes de grande valeur, avaient été détruites à Alagarno, dans la forêt de Sambisa.
     
    De même, l'armée nigériane a tué samedi 9 janvier environ 28 terroristes de Boko Haram et récupéré plusieurs munitions dans le village de Gujba, dans l'État de Yobe, également dans la région du nord-est du pays.
     
    Alerte : Imminence d'une attaque de l'Etat islamique contre la localité de Bursari dans l'Etat de Yobe
    Selon des renseignements, l''Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) pourrait  lancer un raid massif contre le village de Babangida dans le secteur de Bursari de l'État de Yobe. Cette attaque pourrait avoir lieu dans les prochaines 24 heures. Les Islamistes sont actuellement au bord de la rivière Larki, à environ 3 km à l'est de la ville de Larki, ce qui donne du crédit aux renseignements. 
     
    L’objectif de l’attaque serait de piller les villages de vivres et d’autres articles qui manquent actuellement dans les camps des insurgés.
     
    La rivière Larki est située sur les coordonnées Latitude 13.508270, Longitude 13.038750.

    Information de Wassim Nasr : L'Etat islamique capture un blindé au cours d'une embuscade
    Un transport de troupes blindé Isotrex Phantom neuf (fabriqué par le Canada) a été capturé par l’Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) à Gorigiri, dans l'Etat deBorno au cours d'une embuscade à l'explosif improvisé (IED).

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  • Nigeria : L'armée nigériane lance son "offensive de la saison sèche" avec de nouvelles armes

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    L'armée nigériane combattant les groupes islamistes radicaux dans la région du nord-est du pays a lancé une nouvelle opération après avoir acheminé des renforts, et l'utilisation de motos de combat, de systèmes d'artillerie automoteurs et de véhicules blindés.
     
    L'opération de nom de code Tura Takai Bango, filiale de l'opération Lafiya Dole de contre-insurrection (COIN) et la première offensive en 2021. Elle s'appuie sur une mobilité accrue en mettant à profit la saison sèche et l'injection de capacités de combat telles que le véhicule d'appui-feu ST-1 un canon de 105 mm et le véhicule d'artillerie automoteur SH5 armé d'un obusier de 155 mm.
     
    On a également observé ce qui semble être un véhicule de transport de troupes blindé à chenilles FV103 Spartan remis à neuf et une variante du Spartan MK III sur le théâtre d'opération.
     
    On ne sait pas si l'armée a également déployé le char de combat principal VT4 et le système d'artillerie de 105 mm modifié.
     
    On s'attend à ce que les troupes participant aux opérations qui ont débuté le 3 janvier avancent dans les territoires où les insurgés sont présents, en particulier la redoutable forêt d'Alagarno.
     
    «L'opération est censée viser  les maquis connus des insurgés », a déclaré le général de division NE Angbazo, chef de la formation et des opérations, lors d'un point de presse au quartier général tactique de la 27e brigade Buni Gari, dans l'État de Yobe.