Fordo (usine d'enrichissement d'uranium)

  • l'Iran répond au meurtre du responsable du programme nucléaire iranien par une accélération du programme

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    Les députés iraniens ont décidé d'accélérer l'examen du projet de loi sur la revitalisation des activités nucléaires du pays, a rapporté ICANA.

    Une réunion pour examiner cette question s'est tenue le 27 novembre dans le contexte de l'assassinat du scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh.

    Le projet de loi "nucléaire» prévoit une augmentation du niveau d'enrichissement d'uranium jusqu'à 20% et plus (Il est actuellement de 4% au lieu des 3,67%, prévus par l'accord nucléaire).

    Téhéran pourrait utiliser des centrifugeuses pour l'enrichissement de l'uranium IR-2M à Natanz et installer des centrifugeuses IR-6 à l'usine de Fordo, alors que l'accord nucléaire autorise seulement l'utilisation de centrifugeuses IR-1 de première génération.

    Si le document est adopté, le réacteur d'Arak sera restauré dans la forme dans laquelle il était avant l'accord. En outre, la construction d'une autre installation similaire sera lancée.

    L'accord sur le programme nucléaire iranien implique sa transformation pour la production de radio-isotopes, de sorte qu'il serait impossible d'y produire du plutonium de qualité militaire.

    Rappelons que Fakhrizadeh a été éliminé au cours d'une attaque menée contre sa voiture avec un véhicule chargé d'explosifs et une fusillade. Téhéran soupçonne Israël et les Etats-Unis d'être derrière son assassinat.

  • Iran : 1.044 centrifugeuses en activité à Fordo

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    Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a affirmé dimanche que 1.044 centrifugeuses étaient actuellement en activité au sein de l'usine souterraine de Fordo, conformément aux désengagements de l'accord sur le nucléaire iranien annoncés par Téhéran. La suspension de toutes les activités d'enrichissement d'uranium dans cette usine située près de la ville sainte de Qom était l'un des engagements pris par l'Iran dans le cadre de l'accord international conclu à Vienne en 2015 et destiné à limiter son programme nucléaire en échange d'une levée de sanctions à son encontre.

    Mais en mai 2019, un an après le retrait unilatéral des Etats-Unis de ce pacte assorti d'un retour de lourdes sanctions de Washington contre Téhéran, l'Iran a annoncé qu'il allait s'affranchir de certains de ses engagements. Début novembre, l'Iran avait annoncé une quatrième phase de désengagement et relancé ses activités d'enrichissement d'uranium à Fordo, à 180 kilomètres au sud de Téhéran, entraînant une protestation commune de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni --parties à l'accord-- et de l'Union européenne.

    "Actuellement, 1.044 centrifugeuses enrichissent à Fordo", a déclaré dimanche Ali Akbar Saléhi, chef de l'OIEA, à l'agence officielle du Parlement Icana. "Nous nous étions engagés (dans le cadre de l'accord) à ce que ces 1.044 machines n'enrichissent pas, mais cela est fait dans le cadre de nos désengagements et de nos besoins", a-t-il ajouté, précisant que l'Iran stockait par conséquent aussi l'uranium enrichi.

    Dans le cadre de l'accord, Téhéran s'était engagé à limiter son stock d'uranium enrichi, son niveau d'enrichissement, le nombre de ses centrifugeuses et le développement de centrifugeuses avancées. L'Iran s'est désengagé sur chacun de ces points. Début septembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a indiqué que le stock d'uranium faiblement enrichi était plus de dix fois supérieur à la limite autorisée par l'accord.

    Les parties restantes à l'accord ont plusieurs fois appelé l'Iran à revenir sur sa décision. Téhéran insiste sur son caractère réversible si les retombées économiques favorables espérées après l'accord se réalisent. Les tensions entre Téhéran et Washington n'ont cessé de croître depuis le retrait américain de l'accord. Depuis, les deux ennemis sont apparus deux fois au bord de l'affrontement direct.