Forces Démocratiques Syriennes (FDS)

  • Syrie : Les Forces Démocratiques syriennes (FDS) arrêtent neuf membres de l'Etat islamique dans le nord-est

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    Au cours des derniers jours, les unités spéciales des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) ont arrêté neuf membres de l'Etat islamique après des opérations de sécurité dans la ville de Raqqa et la campagne de Hasakeh, Kobane et Deir ez-Zor, a déclaré une source des FDS.

    La source a déclaré que des unités spéciales des FDS avaient arrêté cinq agents de l'Etat islamique lors d'une opération de sécurité dans la ville de Raqqa le 2 mars.

    Ces agents de l'Etat islamique s'efforçaient de mener des assassinats, des attentats à la bombe et des attaques VBIED  (véhicules kamikazes), en plus de promouvoir l'idéologie de l'Etat islamique, a déclaré la source.

    Le même jour, les unités de sécurité des FDS ont arrêté un membre d'une cellule dormante de l'Etat islamique dans la province de Deir ez-Zor qui était chargé de fournir des armes et de les transférer aux cellules de l'Etat islamique pour les utiliser contre les civils, les notables de la région, et les membres de la sécurité et des forces militaires, selon la source.

    Cela s'ajoute à l'arrestation d'une cellule de l'Etat islamique dans la région occidentale de Kobane.

    Le 3 mars, des unités des FDS ont arrêté deux agents de l'Etat islamique à Aeb al-Tina dans la région de Tel Tamr, au nord de Hasakeh.

    La source a révélé que l'opération avait été menée avec le soutien aérien de la Coalition mondiale.

    De son côté, l'Etat islamique a mené et revendiqué 66 opérations militaires dans le nord et l'est de la Syrie au cours des deux premiers mois de 2021.

     50 personnes ont été tuées, tandis que 16 autres ont survécu aux attaques de l'Etat islamique.

  • Syrie : Quatre morts dans des tirs de missiles sur des raffineries dans le Nord

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    Des tirs de missiles sur des raffineries de pétrole dans le nord de la Syrie ont fait au moins quatre morts et 24 blessés, provoquant le plus important incendie touchant de telles installations, a rapporté samedi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Selon l'SDH, une série de tirs de missiles par des navires de guerre russes et des forces alliées du régime syrien ont frappé des installations de raffinage de fortune dans la province d'Alep dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 mars, provoquant un important incendie dans cette zone contrôlée par les forces turques et leurs supplétifs syriens. L'OSDH a fait état de quatre morts et de 42 blessés à différents degrés près de la ville de Jarablous. Au moins un rebelle syrien pro-turc a été tué, a affirmé le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane. Les secours ont mis plusieurs heures à maîtriser l'incendie qui a touché environ 180 réservoirs, selon l'OSDH. L'incendie est "le plus important jamais provoqué par un missile ciblant des installations de raffinage de fortune" en Syrie, d'après la même source.
    Evyn3tBXcAA160e.jpegLes installations pétrolières dans les parties de la province d'Alep contrôlées par la Turquie ont fait l'objet d'attaques répétées ces derniers mois, bien que Moscou et le gouvernement syrien ne les aient pas revendiquées. La guerre meurtrière qui dévaste la Syrie depuis 2011 a coûté des dizaines de milliards de dollars au secteur des hydrocarbures. Les combats ont parfois ravagé les infrastructures, cibles de convoitises des différents belligérants. Avant le conflit, la production de pétrole brut syrien atteignait près de 400.000 barils par jour. Aujourd'hui, elle s'est effondrée.

    Les trafiquants de pétrole du nord d'Alep vendent du pétrole produit illégalement par les Forces démocratiques syriennes (FDS) à partir de plusieurs champs dans la région du nord-est. Ce commerce illégal contribue à financer des militants soutenus par la Turquie ainsi que les FDS.

    La frappe sur Tarhin et al-Himran a été clairement menée par l'armée arabe syrienne et les forces russes. Des missiles balistiques tactiques OTR-21 Tochka ont été utilisés dans l'attaque. Selon un certain nombre de sources, des missiles balistiques tactiques Iskander et des roquettes lourdes BM-30 Smerch ont également été utilisés.

    Les opérations de trafic de pétrole dans le nord et le nord-est de la Syrie vont probablement ralentir pendant des semaines, voire des mois, à la suite de la grève réussie.

  • Syrie : Une frappe de missiles cible des trafiquants de pétrole dans une région sous contrôle turc

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    Tard, dans la soirée du 27 février, une frappe de missiles a ciblé des raffineries de fortune et des réservoirs de stockage utilisés par des trafiquants de pétrole syriens dans la partie du nord d'Alep occupée par la Turquie.

    Plusieurs missiles ont frappé les installations et l'équipement des trafiquants, qui sont situés dans le village de Mazaalah au sud-ouest de la ville de Jarabulus, à la frontière avec la Turquie. Aucune victime n'a été rapportée.

    Des militants de l'opposition ont déclaré que les missiles avaient été lancés depuis la périphérie de la ville d'Alep, contrôlée par le gouvernement. Les militants ont également partagé des photos en ligne montrant les restes de l'un des missiles, un missile balistique tactique OTR-21 Tochka de fabrication soviétique. L'armée arabe syrienne exploite un nombre indéterminé de systèmes Tochka.

    L'OTR-21 Tochka a une autonomie de 70 à 185 km selon la variante et une erreur circulaire probable, CEP, de moins de 70 m. La variante utilisée dans la frappe contre les trafiquants de pétrole à Mazaalah était probablement armée d'une ogive à fragmentation.

    Les trafiquants dans les zones occupées par la Turquie vendent du carburant puisé illégalement par les Forces Démocratiques Syriennes à partir des champs pétrolifères du nord-est de la Syrie.

    Ce n'est pas la première fois qu'une frappe de missile prend pour cible les trafiquants de pétrole. Au cours de l'année dernière, plusieurs frappes de missiles et des drones munis d'explosifs ont touché les installations et l'équipement des trafiquants de pétrole dans les zones occupées par la Turquie. L'attaque la plus récente, qui a eu lieu le 9 février, a également été lancée depuis Alep.

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  • Syrie : Les Forces Démocratiques Syriennes publient des détails sur leurs opérations contre Daech à Deir ezZor

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    Jeudi 18 février, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de combattants dominée par les Kurdes et soutenues par les États-Unis ont donné des détails sur leur opération contre les cellules de l'Etat isamique à Deir Ezzor.

    L'opération a été lancée le 4 février pour venger Saada al-Hermas et Hind al-Khudair, deux responsables locaux des FDS  assassinés par des jihadistes de Daech dans le sud-est de Deir Ezzor en janvier. L'opération des FDS a été menée dans l'ensemble de la partie de Deir Ezzor sous leur contrôle. L'opération s'est terminée le 14 février.

    Dans leur communiqué officiel, les FDS ont révélé que 87 membres  de Daech à Deir Ezzor ont été appréhendés au cours de l'opération de dix jours.

    Les jihadistes capturés comprennent les responsables du meurtre d'al-Hermas et d'al-Khudair, ainsi qu'Ibrahim Abdul Razak, un commandant local de l'Etat islamique connu sous le nom d '«Hitler».

    «Au cours de cette opération, nous avons porté un coup dur aux tentatives de l'Etat islamique de se revitaliser et d'intensifier ses activités, et la campagne a atteint ses objectifs», indique le communiqué.

    Des unités des FDS ont également découvert un tunnel creusé par le groupe islamiste dans la ville d'al-Dshishah au sud-est de la province de Deir Ezzor.

    Au cours de l'opération, les armes suivantes ont été saisies par les FDS:
    15 fusils d'assaut de type Kalachnikov;
    Une mitraillette Uzi;
    Quatre fusils Sniper;
    Huit armes de poing;
    Cinq fusils de chasse;
    Deux grenades à main;
    Deux mines terrestres.
    Plusieurs unités kurdes des Unités de Protection du Peuple (YPG) des unités kurdes de protection des femmes (YPJ) et des forces de sécurité des FDS, appelées Asayish, ont pris part à l'opération. La coalition dirigée par les États-Unis a également apporté son soutien.

    L'opération à grande échelle a infligé des pertes aux cellules de l'Etat islamique à Deir Ezzor. Cependant, cela n'a pas mis fin à la présence du groupe terroriste dans la région.

  • Syrie: 2 civils tués dans une attaque dans la province d'Alep

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    Un policier affilié à des groupes d'opposition et son fils sont morts à la suite d'une attaque dans la ville d'al-Bab, dans le nord-ouest de la Syrie, le mercredi 17 février. 

    L'attaque n'a pas encore été revendiquée et on ignore qui est derrière cette attaque. Cependant, la ville d'al-Bab, placée sous le contrôle de l'Armée turque et de ses alliés syriens, connaît depuis un certain temps un état de chaos et des conditions de sécurité de plus en plus précaires. Selon des sources locales, le policier et son fils ont été agressés alors qu'ils se trouvaient à proximité d'une clinique située dans le centre-ville, quelques heures après que la population ait rapporté avoir entendu deux fortes explosions. La veille, le 16 février, une autre personne avait été tuée et 3 autres blessées suite à l'explosion d'une voiture piégée dans la même ville. Selon le journal, il y a eu plusieurs attaques perpétrées à al-Bab contre les membres de groupes rebelles syriens alliés à la Turquie et qui combattent  l'Armée Arabe Syrienne fidèle au président Bashar al-Assad. Les civils sont souvent victimes de ces attaques

    La Turquie accuse les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance multiethnique et multireligieuse, composée principalement de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes, dont le bras armé principal, sont les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Les combattants kurdes du YPG se sont retirés d'al-Bab à la suite des différentes opérations menées par la Turquie. Pour Ankara, en effet, il n'y a pas de différence entre les combattants du YPG et les "terroristes" du PKK, le parti indépendantiste kurde de Turquie.

    Dans le même temps, le même journal a rapporté qu'entre le 15 et le 16 février, des milices alliées au gouvernement syrien et soutenus par la Russie ont envoyé des renforts à Alep Est, mais on ne sait pas quelle est la raison de cette mobilisation. Selon ce qui a été précisé, des centaines de véhicules militaires, environ 300 et près de 1200 soldats ont été transférés des fronts de combat dans les zones au sud d'Edleb, de la zone de Masyaf et de Hama vers les environs de la ville d'al-Bab, dans la périphérie orientale d'Alep. Selon des sources militaires, Damas et Moscou voudraient accroître leur présence dans la province d'Alep même si l'hypothèse d'une nouvelle opération militaire contre les groupes rebelles pro-turcs dans la région doit être exclue. Selon certains analystes, l'objectif du gouvernement syrien pourrait être également de protéger le point de passage situé près d'al-Bab,

     

  • Syrie : La coalition anti-Daech installe une base militaire le long de la frontière turco-syrienne

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    La coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis doit établir une nouvelle base militaire le long de la frontière turco-syrienne pour empêcher les jihadistes de s'échapper de Syrie.

    La base sera située dans la région d'Ain Dewar, dans la province de Hasakeh, au nord-est de la Syrie.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé l'arrivée d'un convoi de la coalition, avec plus de 50 véhicules et camions, dans ce secteur, la semaine dernière.

    Le convoi militaire, transportant des véhicules blindés, du matériel logistique et des armes, aurait été vu traverser le nord-est de la Syrie depuis la zone gouvernée par le gouvernement régional du Kurdistan dans le nord de l'Irak.

    La coopération locale potentielle avec les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), qui compte une majorité de miliciens kurdes, dans la lutte contre Daech devrait susciter la colère d'Ankara, car elle accuse les FDS d'être liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Les États-Unis ont annoncé la formation d'une large coalition internationale pour vaincre Daech en septembre 2014, et la Turquie a commencé à participer à la coalition l'année suivante en ouvrant sa base aérienne d'Incirlik au sud aux forces de la coalition.

    Nicholas Heras, directeur des relations gouvernementales à l'Institut pour l'étude de la guerre basé à Washington, a déclaré que l'emplacement d'une nouvelle base à Ain Dewar est une décision logique qui confirme l'intention des Etats Unis d'avoir une présence à long terme dans le nord-est de la Syrie.

    "La base serait située près du point d'entrée le plus important dans le nord-est de la Syrie depuis la région du Kurdistan d'Irak, où la plupart des voies terrestres de ravitaillement et de renfort entrent en Syrie pour mener la lutte contre l'Etat islamique, a-t'il déclaré. 

    Heras a ajouté que les Américains pourraient également déployer des moyens aériens, tels que des drones, à partir de cette base,  utiles pour la reconnaissance et pour cibler les principaux dirigeants restants de Daech.

    «Cependant, Ain Dewar est une base d'opérations avancée, ce ne sera pas une base de la taille d'Incirlik», a-t-il ajouté.

    «Incirlik est une installation majeure qui a joué un rôle important dans la planification de l'OTAN pendant plus d'un demi-siècle. Le but d'Incirlik est stratégique: soutenir les opérations de l'OTAN contre une grande puissance rivale, en particulier la Russie.

    La base d'Ain Dewar est destinée à soutenir une campagne spécifique sur un théâtre spécifique, une campagne de contre-terrorisme dans le nord-est de la Syrie contre Daech.

    La base d'Ain Dewar sera en relation avec la base de l'aéroport d'Erbil plutôt que celle d'Incirlik.

    Pour Navvar Saban, analyste militaire du Centre d'études stratégiques d'Omran basé à Istanbul,  la nouvelle base était nécessaire pour la stratégie américaine dans la région.

    «Suite au retrait de plusieurs troupes américaines, la présence américaine était remise en question par les milices pro-iraniennes et Daech qui multipliaient leurs attaques. Par conséquent, c'était nécessaire pour protéger la zone des attaques des groupes terroristes »

  • Irak : Les Kurdes syriens ont remis 100 jihadistes à l'Irak

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    Les forces kurdes de Syrie ont remis une centaine de combattants irakiens de l'Etat islamique (Daech) à Bagdad, a indiqué dimanche une source sécuritaire irakienne haut placée. Ces combattants remis au cours de la semaine écoulée à Bagdad vont être traduits en justice, a précisé à l'AFP cette source qui a requis l'anonymat.

    Dans le nord-est de la Syrie, pays en guerre voisin de l'Irak, un responsable de l'administration autonome kurde, interrogé par l'AFP, a démenti ces informations, affirmant qu'"aucun" Irakien n'avait été livré aux autorités de Bagdad.

    L'administration kurde syrienne qui contrôle de vastes pans dans le nord-est du territoire syrien, se montre parfois réticente à communiquer sur certains dossiers en lien avec les combattants de l'Etat islamique ou leurs familles retenus par les forces kurdes dans des prisons ou dans des camps en Syrie.

    Début 2019, les Forces démocratiques syrienne (FDS), alliance de combattants kurdes et arabes qui a mené la lutte contre l'Etat islamique avec le soutien de la coalition internationale menée par Washington, avaient remis à Bagdad environ 900 Irakiens, la plupart capturés alors qu'ils essayaient de fuir les derniers bastions de l'Etat islamique en Syrie, selon des sources judiciaires irakiennes.

    Après avoir occupé de 2014 à 2017 de vastes territoires en Syrie et en Irak, l'Etat islamique a enchaîné les revers. Fin 2017, l'Irak a annoncé la "victoire" après avoir chassé l'Etat islamique de tous les bastions urbains. En mars 2019, l'Etat islamique a perdu tous ses fiefs en Syrie.

    Quelque 1.600 Irakiens soupçonnés d'avoir combattu pour l'Etat islamique sont encore détenus par les FDS, selon un rapport de l'ONU publié début février. Des centaines de civils sont aussi retenus dans des camps de déplacés comme celui d'al-Hol, qui abrite plus de 60.000 personnes, dont la moitié seraient des Irakiens. L'Irak a déjà poursuivi en justice des milliers de ses ressortissants pour appartenance à l'Etat islamique, crime passible de la peine de mort selon une loi antiterroriste. Des centaines ont été condamnés à la peine capitale mais peu de ces sentences ont été appliquées, l'administration pénitentiaire devant obtenir un ordre ratifié par la présidence pour les exécuter.