Forces armées centrafricaines (FACA)

  • République centrafricaine : La ville de Kembé est tombée aux mains des rebelles

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    La ville de Kembé, de la préfecture de Basse-Kotto, est tombée, vendredi 15 juillet 2022, aux mains des éléments rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

    Vendredi vers 1 heure (heure locale) des rebelles ont lancé un assaut conte la ville. Les forces centrafricaines sur place, se sont repliées.

    Le journal local, « Corbeau News », a rapporté dans un article, vendredi, que « pour l’heure, la ville de Kembé est occupée par les rebelles. Les soldats FACA (Forces armées centrafricaines) ne sont pas présents. Ils sont signalés à 15 kilomètres de la ville d’Alindao et s’apprêtent à être déployés par voie aérienne ».

    Le même journal a souligné que « l’ONG ACTED s’apprête également à évacuer son personnel de Kembé à Bangui », la capitale centrafricaine.
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    Selon la même source, les villes environnantes de Kembé ont été désertées par les civils, tout comme la ville de Dimbi qui « s’est complètement vidée de ses habitants », lesquels, craignent le pire après l’occupation de Kembé par les rebelles.

    Il faut rappeler que le 3 juillet dernier, les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont attaqué la position des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville de Dimbi, située à 618 kilomètres à l’est de Bangui.

    En avril dernier, l’ONG Action contre la faim a annoncé la suspension d’une partie de ses activités dans la Basse-Kotto au sud de la Centrafrique, suite à une attaque qui avait visé son personnel dans cette localité.

    « Face à la vague de violences, notamment de viols et d’homicides systématiques de civils, que la République centrafricaine connaît actuellement, il faut que les Nations unies renforcent la protection de la population de la Basse-Kotto », avait indiqué dans un rapport publié fin 2021, l’ONG Amnesty International.
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  • République centrafricaine : L’armée reprend le contrôle de la ville de Nzacko

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    La ville de Nzacko située dans la préfecture de Mbamou, dans l'extrême sud-est de la Centrafrique, occupée depuis samedi 21 mai par les éléments rebelles de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement), a été reprise, mardi 24 mai 2022, par les Forces armées centrafricaines (Faca) et leurs alliés russes, ont indiqué   jeudi les autorités locales.
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    « Je peux vous rassurer que depuis mardi, la ville de Nzacko est sous contrôle des Forces armées centrafricaines et leurs partenaires russes. Les rebelles de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC/Composante de la CPC) qui avaient attaqué et pris contrôle de la ville, samedi, sont en débandade dans la brousse », a indiqué Pierre Benguéré, Préfète de Mbamou.

    « Les activités ont repris dans la ville de Nzacko et les populations vaquent tranquillement à leurs occupations », a souligné la préfète tout en rendant hommage aux militaires morts samedi lors de l’attaque.

    Le 21 mai, plusieurs dizaines de combattants de l'UPC ont attaqué à l'aube la base des Forces armées centrafricaines dans la ville de Nzacko.

    Au moins huit soldats centrafricains avaient été tués et plusieurs autres blessés, selon Adja Kaltouma Gandja, maire de la ville de Nzacko.

    La localité de Nzacko est régulièrement secouée par des affrontements entre l’armée nationale et les rebelles de la CPC.

    Cette région minière a été longtemps sous l’emprise des groupes armés qui y exerçaient des activités d’exploitation minière.

    Pour les autorités préfectorales et locales, il est indispensable de renforcer le dispositif militaire dans la zone afin de mieux sécuriser les populations civiles.

    Dans une déclaration datant de juillet 2021, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a souligné que « durant la majeure partie de l’année 2021, le village de Nzacko est resté inaccessible aux organisations humanitaires, à cause des combats et de l’insécurité générale dans cette zone. Certains habitants sont restés cachés dans la forêt, par peur des attaques, sans accès aux soins de santé ».

  • République centrafricaine : Au moins huit soldats tués dans une attaque armée

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    La ville minière de Nzacko, dans la préfecture du Mbomou située dans le sud-est de la République centrafricaine, a été à nouveau secouée par des détonations d’armes lourdes et légères dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mai 2022, lorsque des rebelles ont mené une attaque contre une position de l’armée centrafricaine, faisant au moins 8 morts.

    D’après le journal local Corbeau News, « l’attaque a été menée par des éléments rebelles de l’Alliance de forces pour la paix et le développement (AFPD), dirigée localement par l’ancien général du FPRC Mahamat Saleh ».

    « Au moins huit soldats centrafricains ont été tués par des éléments rebelles et plusieurs autres blessés alors que certains ont été pris en otage », a indiqué Adja Kaltouma Gandja, maire de la ville de Nzacko.

    Le bilan provisoire rapporté par Corbeau News, est plutôt revu à la hausse à Nzacko où l'exploitation artisanale de diamants est active dans la commune.

    Le journal centrafricain a indiqué qu’il y a eu « onze morts du côté de l’armée nationale, et deux du côté des rebelles. Tandis qu’un soldat Faca (Forces armées centrafricaines) a été fait prisonnier et six rebelles seraient blessés au cours de l’attaque ».

    Le même journal a souligné que « les assaillants, au cours de leur assaut, n’ont laissé aucune marge de réaction aux éléments de l’armée nationale qui se sont battus en retraite tout en se repliant de la ville. Présentement, les soldats Faca sont en débandade vers Bakouma ».

    Dans un article publié le 2 février dernier, la Radio Ndeke Luka en RCA avait indiqué que « la situation sécuritaire est toujours préoccupante à Nzacko » car « la population de Nzacko dans le Mbomou vit toujours dans la peur » à cause « de la présence d’éléments de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ».

    Dans le même article, la Radio Ndeke Luka avait relevé que « pendant que ces rebelles de la CPC multiplient des exactions et imposent des taxes aux paisibles populations, c’est le silence total. Jusqu’alors, le gouvernement n’a pas encore officiellement réagi aux appels de la population, qui sollicite le redéploiement des Forces armées centrafricaines et leurs alliés ».

    Dans une déclaration faite en juillet 2021, l’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a souligné que « durant la majeure partie de l’année 2021, le village de Nzacko est resté inaccessible aux organisations humanitaires, à cause des combats et de l’insécurité générale dans cette zone. Certains habitants sont restés cachés dans la forêt, par peur des attaques, sans accès aux soins de santé ».

    Les équipes MSF sont parvenues à retourner à Nzacko en juillet 2021, pour venir en aide à ces populations coupées du reste du pays.

  • Centrafrique : des soldats centrafricains et des mercenaires russes à nouveau accusés de crimes

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    Des soldats centrafricains appuyés par leurs aillés russes auraient tué une vingtaine de civils dans la préfecture de la Vakaga le 11 avril dernier, ont rapporté des médias locaux.

    Des témoins interrogés par Corbeau News, « font état d’au moins 22 personnes massacrées, une trentaine de motocyclettes récupérées et des habitations incendiées dans la commune de Gordile, située entre la ville de Ndélé et celle de Birao » au nord-est de la Centrafrique.

    D’après ce même journal, « ces attaques ont été attribuées aux mercenaires de la société russe Wagner » et aux soldats centrafricains.

    « En effet, lundi dernier, des mercenaires russes de la société Wagner, lourdement armés, appuyés par les soldats FACA (Forces armées centrafricaines), à bord de 10 véhicules militaires, ont quitté la ville de Ndélé pour la Vakaga. En arrivant à Gordile, ils ont bouclé la localité et ont tué au moins 22 personnes », a rapporté Corbeau News.

    « Après les exactions de Gordile », les russes et les soldats centrafricains se sont dirigés vers le village de Ndah, situé à 25 kilomètres de Gordile sur l’axe Birao.

    « Ils ont systématiquement pillé tous les commerces du village, emportant des motos appartenant aux particuliers », a indiqué le même média.

    Lors de son point de presse hebdomadaire, mercredi, à Bangui, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a noté la persistance de cas d’abus et de violations des droits de l’homme dans certaines parties de la RCA.

    « Les auteurs de ces violations documentées sont répartis de manière égale entre acteurs étatiques et groupes armés signataires de l’APPR-RCA », a déclaré Charles Bambara, direction de communication de la force de l’ONU en RCA, ajoutant que « la Minusca a également documenté des incidents attribués à d’autres acteurs non-étatiques ».

    En février 2021, la Mission onusienne en RCA avait aussi publié un rapport sur de supposés crimes commis par les soldats centrafricains et les mercenaires russes contre les populations civiles.

    Le gouvernement centrafricain avait toutefois nié ces accusations tout en déclarant qu’une enquête avait été ouverte.

  • République centrafricaine : Deux soldats et cinq civils tués par des rebelles

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    Au moins deux soldats et cinq civils ont été tués dans une attaque contre la localité de Ngaoundaye, dans l'Ouham Pendé, dans le nord-ouest de la Centrafrique, près des frontières avec le Tchad et le Cameroun. L'attaque, perpétrée par un groupe armé issu de l'ex-Seleka, est survenue mardi 22 mars.

    Le journal local Corbeau News a confirmé dans un article la mort de deux soldats et cinq civils dont « quatre enfants » dans cette attaque imputée à un groupe rebelle centrafricain affilié à la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

    « Les victimes ont été transférés dans un hôpital à Bocaranga » et « on signale également des scènes de pillage des magasins par les assaillants », a relevé Corbeau News.

    La radio centrafricaine, Ndeke Luka, a souligné que l’attaque a été menée par des hommes armés assimilés aux éléments rebelles de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) et a visé un check-point de forces armées centrafricaines dans leur base à Ngaoundaye.

    Selon Corbeau News, « les soldats FACA (Forces armées centrafricaines), basés à Nzakoundou, sont actuellement en fuite vers le village Kouwone pour les uns, et Ndim puis Bocaranga pour les autres ».

    La même source a annoncé que « se sont toujours les rebelles qui contrôlent le village Nzakoundou » depuis mardi.

    Selon le sous-préfet Esaïe Gbanet, de nouveaux renforts d’éléments des FACA pourraient arriver pour déclencher des opérations de ratissage pour chasser les rebelles de ce village.

    « Pour l’heure, le village Nzankoundou s’est vidé de ses habitants. Ces derniers appellent les autorités du pays à renforcer l’effectif des Forces armées centrafricaines, présentes dans la localité, afin d’assurer leur sécurité », a rapporté la radio Ndeke Luka.

    Cette attaque intervient alors que les acteurs politiques centrafricains sont en conclave à Bangui autour du dialogue républicain convoqué par le Président Touadéra. Le Président centrafricain a exclu les groupes armés de cette rencontre qui vise à sortir le pays de la crise sécuritaire qu’elle traverse depuis 2013.

  • Centrafrique : Attaque rebelle contre une position de l'armée

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    Une position de l’armée centrafricaine a été attaquée, jeudi 30 DÉCEMBRE 2021, par des rebelles dans la localité de Ngakobo, située à 460 kilomètres au nord-est de Bangui, dans la préfecture de la Ouaka au centre du pays.

    « Un gendarme a été tué jeudi matin vers 3 heures (heure locale) quand des rebelles ont attaqué des postes des forces de sécurité et de défense dans le village Ngakobo», situé dans la commune de Ngougbia, site d’une plantation de canne à sucre et d’une usine de production de sucre blond, a rapporté le député Auguste Dokoane.

    Selon le ministère centrafricain de la Sécurité publique, l’attaque a été perpétrée par des combattants de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) qui ont, par ailleurs, saccagé la brigade de la gendarmerie de Ngakobo.

    « Après l’arrivée de renfort des mercenaires russes et des soldats centrafricains, les rebelles se sont repliés dans la brousse à destination du sud-est vers Kouango », a rapporté le journal local Corbeau News.

    Depuis plusieurs années, des attaques armées sont perpétrées par des groupes armés qui s'affrontent entre eux à Ngakobo où se trouve la plus importante usine de sucrerie en RCA.

    En septembre 2014, le maire de Ngakoboo, Dianga Fidèle, avait été assassiné par des éléments d’un groupe rebelle.

    Il s'agissait du troisième incident d'importance à Ngaboko en un mois après une attaque qui s'était soldée par 11 morts, perpétrée contre des campements peulhs par des Anti-Balaka et des représailles d'éleveurs nomades ayant fait 13 morts.

    La force de l’ONU en RCA, la MINUSCA, a annoncé mercredi, lors d’un point de presse que la situation sécuritaire sur le territoire centrafricain demeure relativement calme mais avec des incidents enregistrés depuis quelques jours.

    « La Force de la MINUSCA y répond par des patrouilles robustes et l’interaction avec les populations pour anticiper les attaques des groupes armés », a rassuré l’ONU.

     

     

  • République centrafricaine : Touadéra décrète un cessez-le-feu unilatéral et immédiat

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    Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a décrété, vendredi 15 octobre, un « cessez-le-feu unilatéral » de son armée et ses alliés dans la guerre qu’ils mènent contre les rebelles.

    « Je viens vous annoncer ce soir la fin des opérations militaires sur l’ensemble du territoire national, à compter de ce jour à minuit », a annoncé vendredi soir le président Touadéra à la radio et télévision nationale.

    « Le cessez-le-feu unilatéral immédiat est la démonstration (…) de ma ferme volonté de privilégier la voie du dialogue » dans le règlement de la crise qui secoue la RCA depuis plusieurs mois, a souligné le président centrafricain.

    Selon Touadéra, ce cessez-le-feu unilatéral immédiat a aussi des raisons humanitaires car il permettra aux centrafricains des zones occupées par les rebelles et les autres groupes armés, d’accéder à l’aide humanitaire, aux services sociaux de base, de circuler et de vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.

    Le président centrafricain a précisé que le cessez-le-feu immédiat ne fait pas obstacle à l’exercice aux forces de sécurité intérieure dans leurs missions régaliennes, notamment le maintien de l’ordre public et ces forces pourraient réagir en cas de « légitime défense » pour « protéger l’intégrité du territoire national et les institutions de la République contre toute forme de menaces ».

    D’après lui ce cessez-le-feu est un engagement pris par le gouvernement auprès des chefs d’État de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

    « Un engagement qui figure sur la feuille de route pour la paix, issue du dernier sommet de l’organisation sous-régionale. Les principaux leaders de la CPC, à l’exception de Nourredine Adam et Ali Darassa, respectivement leaders du FPRC et de l’UPC, ont signé l’engagement de cesser toute action armée sur le territoire national », a rappelé Touadéra.

    Il a appelé les leaders de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC ) et les représentants désignés et le gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le cantonnement, dans des meilleurs délais, des combattants des groupes rebelles.

    La déclaration d’un cessez-le-feu « n’est pas une décision facile à prendre », a reconnu Touadéra, mais il le faut pour « donner la chance à la paix, à la sécurité et au vivre ensemble » en RCA.

    La Centrafrique est le théâtre d’une guerre civile depuis le putsch qui a renversé François Bozizé en 2013.

    En décembre 2020, une partie des groupes armés qui occupaient alors plus des deux-tiers du pays, regroupés au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), ont lancé une offensive pour empêcher la réélection de Touadéra.

    Depuis cette date les groupes rebelles combattent l’armée et ses alliés surtout à l’Ouest du pays.