Forces armées centrafricaines (FACA)

  • #République_centrafricaine : près de 200 rebelles neutralisés à #Niem 

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    Le gouvernement centrafricain a annoncé, vendredi 9 avril 2021, avoir délogé plusieurs dizaines de rebelles dans la ville de Niem située dans la préfecture de Nana-Mambéré (ouest de la Centrafrique).

    Dans un tweet publié vendredi sur sa page officielle, le conseiller à la sécurité du président de la Centrafrique, Valery Zakharov, a revendiqué la neutralisation d’«environs 200 rebelles » dans la ville de Niem, située à 63 kilomètres de Bouar à l’ouest du pays.

    Les alliés de l’armée centrafricaine dont les instructeurs russes et les forces rwandaises ont pris part à la planification de l’opération et ont apporté un soutien moral aux soldats centrafricains dans les combats contre les rebelles à Niem, a précisé la même source.

    Les Forces armées centrafricaines (FACA) ont désormais le contrôle de la ville de Niem, a souligné le conseiller à la sécurité du président Touadéra ajoutant que « c’est un point stratégique très important ».

    La reprise de Niem est une nouvelle victoire de l'armée centrafricaine dans la guerre qu’elle mène depuis plus de quatre mois contre les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

    Celle-ci avait lancé il y a quatre mois, une offensive pour renverser le président Faustin-Archange Touadéra, réélu à l'issue de la présidentielle du 27 décembre 2020.

    Les forces gouvernementales appuyées par leurs alliés ont repoussé ces assauts et ont repris plusieurs villes centrafricaines qui étaient sous contrôle de la coalition rebelle.

    Le 17 décembre dernier, les six groupes armés les plus puissants qui occupaient les deux-tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), et annoncé le 19 décembre, huit jours avant les élections présidentielle et législatives, une offensive dans le but d'empêcher la réélection du président Touadéra.

  • République centrafricaine : L'armée capture la forteresse des rebelles

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    L'armée nationale centrafricaine, connue sous son acronyme français FACA, soutenue par des mercenaires russes et rwandais, a repris le village de Kambakota situé non loin de Benzambe aux forces de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

    La reprise de Kambakota aux rebelles du CPC fait suite à la reprise de Bossangoa, Benzambe et Bozoum par des soldats des FACA assistés de mercenaires rwandais et russes.

    Kambakota est le fief du PCC, et c'est là que les six groupes armés qui composent la coalition s'étaient réunis le 15 décembre 2020 et ont conclu leur alliance.

    C'est là que la déclaration officielle de la formation de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a été faite.

    La formation de l'alliance du CPC a également été suivie d'une déclaration dénonçant l'accord de paix de Khartoum du 6 février 2019, signé entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes rebelles armés.

    Dans les 48 heures qui ont suivi la reprise du village, la plupart des habitants ont fui dans la brousse et même les combattants du PCC sont introuvables.

    Depuis la reprise de Bossangoa et de Bozoum, la vie est revenue lentement à la normale et les activités commerciales reprennent.

    D'un autre côté, une grande partie de la population de Benzambe et de Kambakota est restée dans la brousse et n'a pas encore repris ses activités quotidiennes de peur d'être malmenée par les rebelles du PCC.

    Benzambe et Kambakota sont de petites localités de l'Ouham, situées au nord-ouest de la République centrafricaine. Les populations locales qui se sont réfugiées dans la brousse voient la présence des forces des FACA dans leurs localités comme symbolique et à court terme.

    «Ils craignent de retourner dans leurs villages pour le moment car ils savent que les soldats des FACA vont bientôt partir et que les combattants du CPC reviendraient pour se venger de toute personne qui collaborerait avec les combattants des FACA», a déclaré un habitant local qui s'est échappé de Kambakota. .

  • République centrafricaine : 44 assaillants tués au nord-ouest du pays

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    Les forces armées centrafricaines (FACA) et les forces alliées ont lancé, lundi, une offensive à Boyali au nord-ouest de la Centrafrique faisant « 44 morts, dont plusieurs mercenaires tchadiens, soudanais et peuls, des FACA et gendarmes renégats », a annoncé le gouvernement centrafricain sur son site.

    D’après les autorités centrafricaines, trois assaillants ont été également fait prisonniers et ces derniers ont été acheminés dans la capitale centrafricaine.

    Le 22 décembre 2020, cette ville touristique au nord-ouest de la Centrafrique, était tombée entre les mains de rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des principaux groupes rebelles qui avaient renversé le président François Bozizé en mars 2013.

    Bien que Boyali (Boali) soit défendue par les forces des Nations Unies et l’armée centrafricaine, l’UPC avait pris la ville le 22 décembre.

    Les rebelles avaient pillé le commissariat, la gendarmerie et des maisons de particuliers à leur arrivée.

    L’Unité pour la paix en Centrafrique est un groupe principalement composé de Peuls, dirigé par le Général Ali Darrassa, lui-même Peul né au Tchad.

    Le gouvernement du Tchad a condamné, jeudi dernier, dans un communiqué, l’enrôlement des ressortissants tchadiens dans les conflits centrafricains.

    Dans son communiqué, Ndjamena a annoncé que des sources dignes de foi font état des ressortissants d’origine tchadienne recrutés pour combattre comme mercenaires au sein des milices en Centrafrique.

    « Le Tchad ne peut admettre que des ressortissants d’origine tchadienne soient impunément recrutés et utilisés dans le conflit et ensuite exposés devant la presse comme moyens de preuve dans le seul but de faire porter la responsabilité de leur utilisation à leur pays d’origine », a souligné le porte-parole du gouvernement du Tchad, l’ambassadeur Chérif Mahamat Zène.

    Depuis le 19 décembre 2020, des rebelles regroupés au sein de la Coalition pour le changement (CPC) combattent contre les forces centrafricaines et les forces des Nations Unies.

    Le nombre de Centrafricains fuyant leur pays à cause de cette guerre ne cesse d’augmenter, a alerté, lundi 25 janvier, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

    D’après l’agence, des dizaines de milliers de personnes « ont fui les violences et l’insécurité en République centrafricaine (RCA) pour se réfugier dans les pays voisins ».

  • Centrafrique : la Minusca reprend le contrôle de Bangassou

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    La mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) a annoncé avoir repris le contrôle de l'ensemble de la ville de Bangassou (sud-est) dans un communiqué rendu public samedi soir 16 janvier 2021. La ville avait été attaquée par des rebelles, le 3 janvier.
     
    « La ville de Bangassou est sous contrôle total de la Minusca, suite à l’ultimatum lancé vendredi par la Force de la Mission aux groupes armés. Les rebelles ont abandonné les positions qu’ils occupaient et fui la ville dans la nuit de vendredi à samedi », a déclaré le 16 janvier, le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), Vladimir Monteiro.
     
    Il a précisé que c’est au milieu de la semaine que des Casques bleus supplémentaires en provenance de Bria sont arrivés à Bangassou pour renforcer le dispositif en place et lancer une opération destinée à restaurer l’ordre et l’autorité effective de l’Etat dans la ville, et protéger la population civile.
     
    « Les Casques bleus ont intensifié les patrouilles dans la ville et contrôlent à présent tous les principaux axes. La base des FACA (Forces armées centrafricaines) et la brigade de gendarmerie sont également sous contrôle de la Force ».
     
    Les habitants qui avaient fui Bangassou suite aux attaques lancées le 3 janvier par des groupes rebelles contre la ville, ont commencé à revenir dans la ville, selon le Minusca.
     
    Dans un tweet dimanche matin, le Premier ministre de la RCA, Ngrebada Firmin, a souligné qu’il y a eu des incidents de « pillage de Bangassou par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) avant leur retrait » de la ville, dans la nuit de vendredi à samedi.
     
    « Le gouvernement est résolu à mettre fin aux pillages de nos richesses et les biens de notre peuple », a-t-il souligné.
     
    Le 19 décembre, une coalition de groupes armés avait lancé une offensive pour perturber les élections présidentielle et législatives et promis de «marcher sur Bangui».
     
    Dans la nuit de mardi à mercredi, les rebelles qui étaient jusque-là tenus à distance de la capitale par les Casques bleus de l'ONU et les forces armées de Centrafrique (FACA), avaient tenté de prendre le contrôle de Bangui, mais ils ont été repoussés.
     
    Le pouvoir traque les insurgés
    L’ancien chef d’état-major des armées centrafricaines, le général à la retraite, Ludovic Ngaïféi a été arrêté à son domicile par des militaires lourdement armés de même que le père et le frère de Stève Yambete, un proche de l'ancien président François Bozizé, arrêtés, eux aussi chez eux, a-t-on appris de l’avocat du Général et de sources familiales, dimanche.
     
    « Mon frère n’a pas été arrêté mais enlevé dans la nuit de vendredi aux environs de minuit. Des militaires lourdement armés sont entrés avec fracas chez lui. Ils l’ont emmené au Camp de Roux. Je demande que sa vie et son intégrité soient protégées. Mon frère n’est pas un rebelle. S’il voulait faire la rébellion, il serait rentré en brousse », a indiqué  Elie Ouefio, frère du Général Ludovic Ngaïféi.
     
    Selon Karim Doundembi, avocat du Général Ludovic, son client a été arrêté et conduit à la Section de recherches et d’investigation (SRI) où il a été auditionné samedi en journée.
     
    « Une procédure judiciaire a été ouverte mais aucune charge n’a été retenue contre lui. Sûrement lundi, nous serons mieux fixés sur sa situation », a-t-il précisé.
     
    Pour rappel, c’est le 14 mars 2020 que le Général de division Ludovic Ngaïféi avait été limogé de l’armée par un décret présidentiel, puis placé en position hors cadre et remis à la Fonction publique de la Centrafrique pour emploi.
     
    Après son limogeage de l’armée, le Général Ludovic a écrit un livre intitulé : « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre » où il a expliqué que la situation actuelle que traverse son pays est due à l’inaction du régime en place.
     
    « De mon humble avis ce serait indécent d’aller battre campagne et faire des promesses non tenues déjà faites il y a bientôt cinq ans devant une population qui n’a que ses yeux pour pleurer et le ventre vide depuis longtemps : pitié, un peu de sens de l’humanisme », a souligné le Général Ludovic dans son ouvrage.
     
    Dans la même nuit de vendredi, des forces de sécurité intérieure ont aussi procédé à l’arrestation du père et du frère de Stève Yambete, un ancien lieutenant de l’armée centrafricaine et un proche de François Bozizé.
     
    « Mon mari et mon fils ont été interpellés dans notre domicile et conduits à une destination inconnue. Je ne comprends pas cet acharnement contre ma famille, peut-être à cause de nos liens avec Bozize », a indiqué Yambete Alice.

    Un général français affirme que la Russie et la France "travaillent pour le même objectif"
    Le général Jean-Pierre Perrin, commandant des forces françaises au Gabon, a condamné vendredi les violences en cours en République centrafricaine, notamment de l’aventure militaire » de François Bozizé, qui n’a « aucun avenir », ont rapporté des médias français.
     
    Perrin s'est rendu mercredi en Centrafrique où il a rencontré notamment le président Faustin- Archange Touadéra, précise Radio France Internationale (RFI).
     
    Le général Jean-Pierre Perrin s’est adressé à la presse vendredi 15 janvier, selon la même source.
     
    Il a rappelé que la Centrafrique est engagée dans un processus électoral soutenu par les différents partenaires dont la France, rapporte le média français.
     
    Répondant à la question de l’engagement de la France en Centrafrique, Perrin a déclaré : « Nous ne sommes pas dans la même situation qu’en 2013. En 2013, nous nous sommes engagés, c’était Sangaris. Vous savez ce que Sangaris a réussi à faire et a fait. Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans la même situation qu’en 2013, observe-t-il. On a quand même 11 000 hommes et un peu plus de la Minusca, Vous avez des partenaires bilatéraux de la Centrafrique, vous avez les Faca [Forces armées centrafricaines]. On n’est pas dans les mêmes conditions. »
     
    « Donc, chacun apporte sa contribution en complémentarité les uns des autres, en coordination chaque fois que c’est possible. Et la situation n’est pas la même. Par ailleurs, il n’y a pas que le côté militaire. La France est quand même le premier partenaire bilatéral de la Centrafrique en termes d’investissements pour le développement. 
     
    Le général Perrin a aussi précisé avoir rencontré le général russe Oleg Polguev, assurant que la Russie et la France en Centrafrique sont ensemble, travaillant pour le même objectif.
     

  • Centrafrique : La Russie veut renforcer son soutien militaire

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    La Russie semble déterminée à accroître son engagement militaire aux côtés des troupes gouvernementales en Centrafrique, face à l’intensification des attaques des groupes rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont rapporté mercredi des médias africains.
     
    "Dans une correspondance en date du 11 janvier 2021, attribuée à l’ambassadeur de la Fédération de Russie en République Centrafricaine, qui a fuité sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, Moscou demande aux autorités compétentes du pays la délivrance d’une autorisation de survol du territoire centrafricain aux avions du ministère de la Défense russe, ainsi qu’une autorisation d’atterrissage/décollage à l’aéroport international Bangui-Mpoko" indique l'agence Ecofin ( spécialisée en information économique africaine).
     
    A travers cette note, la Russie montre sa volonté de renforcer son engagement militaire en République centrafricaine, en faisant désormais intervenir son aviation, notamment contre les groupes rebelles réunis au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), souligne le même média..
     
    Depuis le 18 décembre 2020, cette coalition, composée essentiellement du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), du Retour Réclamation Réhabilitation (3R) et des milices anti-Balaka, qui contrôle déjà près des deux tiers du territoire, a lancé une offensive en direction de la capitale Bangui, rappelle la même source.
     
    Une progression qui a été jusque-là contenue par les Forces armées centrafricaines (FACA) appuyées par les troupes de la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), des forces spéciales rwandaises, et plus de 300 instructeurs russes, précise l'agence Ecofin notant que la Russie a récemment acheminé du matériel militaire au profit des FACA.
     
    Le déclenchement de ce nouveau conflit armé intervenait à quelques jours des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020. Un scrutin qui a toutefois pu se tenir sur une partie du territoire et dont les résultats provisoires ont donné vainqueur le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, souligne le même média.

    Tentative de prise de Bangui repoussée
    Une tentative de prise de la capitale centrafricaine, Bangui, a été repoussée, mercredi matin, a affirmé le Premier ministre, Firmin Ngrebada, sur les réseaux sociaux.
     
    ''Nous avons connu aux premières heures de la matinée une tentative des assaillants de rentrer dans Bangui sur plusieurs fronts notamment à la sortie Nord vers PK 12 et Pk 9'', a affirmé le Premier ministre, Firmin Ngrebada ce matin sur sa page officielle Facebook.
     
    ''Les assaillants venus en effectif élevé pour prendre Bangui ont été vigoureusement repoussés'', a-t-il indiqué.
     
    Selon un habitant du Pk12, joint au téléphone, "les détonations ont commencé vers 5 heures du matin et ça a duré 3 heures, des familles ont fui leurs maison, à l’instant le calme est revenu".
     
    Selon le chef du gouvernement, un ratissage des secteurs par lesquels les rebelles ont tenté de rentrer dans la ville était en cours, mercredi matin.
     
    ''La population doit rester calme et vaquer à ses occupations. Tout est fait pour assurer sa sécurité et celle du pays'', a lancé Ngrebada.
     
    Au moins 30 rebelles et un casque bleu ont été tués, selon des sources officielles.

     

  • République centrafricaine : Cinq rebelles tués à Bangassou

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    Au moins cinq rebelles ont été tués suite à une attaque contre la ville de Bangassou, dans le sud-est de la République centrafricaine, dimanche à l'aube, a-t-on appris de sources concordantes.
     
    « La ville de Bangassou est attaquée depuis 5 heures (heure locale) ce dimanche matin et il y a des affrontements entre des rebelles et l’armée un peu partout dans la localité», a déclaré Rosevel Pierre Louis, chef du Bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) à Bangassou.
     
    Il a précisé que des éléments des forces armées de la Centrafrique (Faca) et de la Minusca ont été déployés dans la ville.
     
    Dans un tweet, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, a confirmé les attaques qui ont eu lieu dimanche matin, « suite à l’invasion des groupes armés dans la ville de Bangassou ».
     
    Selon la force onusienne en Centrafrique, au moins « cinq éléments armés » ont été retrouvés morts suite à ces affrontements.
     
    « Des jeunes de Bangassou se sont mobilisés et ont pu riposter contre les attaques des Anti-Balaka et FPRC qui se sont regroupés en la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cinq d’entre eux ont été tués par des jeunes du quartier Maliko dans le 2ème arrondissement de Bangassou », a précisé  le maire de Bangassou, M. Théophile Demba.
     
    Selon la même source, « une trentaine d’assaillants ont été arrêtés par les jeunes qui les ont plus tard remis aux forces centrafricaines et la Minusca ».
     
    D’après cette autorité municipale, plusieurs personnes ont fui les hostilités à Bangassou et ont trouvé refuge en République démocratique du Congo, voisin.
     
    sur son compte twitter, la Minusca a condamné « fermement » l’attaque de ce dimanche 3 janvier sur la ville de Bangassou, « menée par les groupes armés alliés à l’ancien président centrafricain Francois Bozizé ».
     
    La force de l’ONU « demande la cessation immédiate des violences dont les principales victimes sont les populations civiles ».
     
    Pour rappel, quelques jours avant les élections présidentielle et législatives du 27 décembre en République centrafricaine, des groupes armés se sont rassemblés autour de l'ancien président François Bozizé dans le cadre d'une coalition dite "des patriotes pour le changement" (CPC) et se sont opposés au processus électoral.

  • République Centrafricaine : Trois groupes rebelles lancent une offensive contre la capitale

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    Les combats ont repris en République centrafricaine (RCA) à l'approche des élections présidentielles. Les forces de maintien de la paix de l'ONU ont été déployées dans la partie occidentale du pays, tandis que le président de la RCA Faustin-Archange Touadéra est gardé par des contractuels militaires privés russes.
     
    Samedi 19 décembre, trois grands groupes rebelles ont annoncé la formation d'une coalition avant les prochaines élections du 27 décembre. Pour l'instant, la nouvelle coalition se compose de «la Coalition 3R», «Anti-Balaka Ngaison», et des groupes MPC, qui gardent le contrôle sur de vastes zones du pays.
     
    Les groupes rebelles ont décidé de «regrouper tous les mouvements en une seule entité, appelée Coalition des patriotes pour le changement ou PCC, sous un commandement unifié».
     
    Tous les groupes d'opposition ont été invités à rejoindre la Coalition. Le PCC a appelé ses membres à respecter l'intégrité des civils, des forces des Nations Unies et des groupes humanitaires.
     
    Cependant, les revendications du PCC n'ont pas empêché les tensions dans l'ouest du pays, dans la région de Bangui, la capitale de la RCA. Le gouvernement a accusé l'ancien président François Bozizé d'avoir tenté un coup d'État.
     
    Environ 9 000 militants de la nouvelle coalition ont commencé à s'emparer de villes clés près de Bangui. Selon des sources humanitaires et onusiennes, des groupes armés se sont emparés de plusieurs villages le long des routes, menaçant de blocus la capitale (photos). Les rebelles lourdement armés seraient sous le commandement de l'ancien président centrafricain François Bozizé.

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    Après de violents affrontements, les rebelles peuls, principalement présents dans le nord du pays, auraient capturé la ville d'Ucole aux Forces armées centrafricaines (FACA). Des militants peuls ont attaqué la ville d'Ucole le 19 décembre au matin, forçant les soldats des FACA à battre en retraite après de violents combats.
     
    Pendant ce temps, les sources locales ont rapporté que des milices armées avaient pris la ville de Gallo dans le nord-ouest du pays samedi soir. La ville, qui se trouve près de la frontière camerounaise, a été prise sous le contrôle des rebelles sans résistance.
     
    Les groupes rebelles mènent actuellement leur offensive sur d'autres villes du nord-ouest de la RCA. Les unités de police et de l'armée préfèrent ne pas opposer de résistance et se retirent vers la capitale.
     
    Le 18 décembre, la mission de l'ONU en RCA, la MINUSCA, a déclaré que ses forces de casque bleu étaient en «alerte maximale». Des casques bleus de l'ONU ont été déployés dans les villes de Bosemptele et Bossembele, à la suite d'une offensive des milices 3R, du Mouvement patriotique pour l'Afrique centrale (MPC) et «anti-Balaka». La MINUSCA compte 11 500 soldats de la paix en RCA.
     
    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé toutes les parties à «cesser d'urgence les actions hostiles» en RCA pour empêcher les groupes armés de perturber les élections.
     
    «La mission souligne que ces attaques coordonnées dans des zones bien identifiées impliquent une tentative délibérée de perturber les élections», indique le communiqué de la MINUSCA.
     
    Cependant, il semble que les Casques bleus de l'ONU n'arrivent pas à maintenir l'ordre en RCA par leurs propres forces.
     
    Les vidéos de la région révèlent que les forces de maintien de la paix de l'ONU sont accompagnées de contractuels militaires sans aucun signe distinctif. On pense que ce sont des PMC russes.
     
    Les PMC russes assurent la sécurité du président de la RCA lors de ses visites sur le terrain, du contrôle de la sécurité autour de la capitale Bangui et de ses territoires périphériques.
     
    Le 1er décembre, des PMC russes ont été repérés en train d'assurer la sécurité de Faustin-Archange Touadéra et de nombreux autres responsables de la RCA lors d'un défilé militaire en l'honneur de la fête de la République qui s'est tenu à Bangui.
     
    Moscou soutient activement l'administration actuelle de la RCA à la fois militaire et politique. Le 19 décembre, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhail Bogdanov a eu une conversation téléphonique avec le ministre des Affaires étrangères de la RCA, Sylvie Baipo Temon.
     
    "La partie russe a confirmé sa position inébranlable en faveur de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la RCA, ainsi que les efforts de son gouvernement pour assurer la sécurité et la stabilité de la république", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.
     
    Affrontement entre Chrétiens et Musulmans
    La RCA est plongé dans un conflit civil  depuis 2013, lorsque le président de l'époque, François Bozizé, a été évincé par la Séléka, une coalition rebelle largement issue de la minorité musulmane. Le coup d'État a déclenché un bain de sang entre la Séléka et les soi-disant forces d'autodéfense «anti-Balaka», principalement chrétiennes et animistes. À ce jour, l'affrontement entre le syndicat musulman «Séléka» et les unités de la milice chrétienne «Anti-Balaka» se poursuit.
     
    En 2016, la direction du pays était dirigée par l'ancien Premier ministre Faustin-Arcange Touadera, qui a souligné sa position neutre à la fois envers la «Séléka» et les «anti-Balaka».
     
    Début 2018, la Russie a répondu à la demande d'assistance militaro-technique des autorités centrafricaines. Sous la coordination de l'ONU, Moscou a envoyé un lot d'armes et de munitions en RCA. Il a également envoyé des instructeurs militaires pour former le personnel militaire local.
     
    Les «instructeurs» russes se trouvent principalement à proximité de gisements minéraux, notamment d'or, de diamants et d'uranium, dont la République africaine est riche. Apportant un soutien important aux autorités locales, la Russie poursuit à la fois ses intérêts économiques et une nouvelle stratégie de présence en Afrique centrale.

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