Fizouli

  • Nagorny-Karabakh : Derniers développements

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    Les Arméniens ont lancé une contre-attaque à grande échelle dans le sud du Haut Karabakh
    Les Arméniens ont lancé une contre offensive majeure dans le sud de la région du Haut Karabakh. Un porte-parole du ministère arménien de la défense a affirmé que les forces azerbaïdjanaises y étaient maintenant en retraite.

    La partie arménienne a également donné les chiffres de son propre décompte des pertes azerbaïdjanaises. Selon elle, les forces azerbaïdjanaises ont eu 6.309 tués, 576 véhicules blindés, 4 systèmes TOS, 23 avions militaires, 16 hélicoptères et 200 drones détruits.

    L'Azerbaïdjan annonce de nouveaux progrès de ses forces dans le Haut Karabakh
    Mardi 20 octobre, le président de l'Azerbaïdjan Ilham Aliyev a annoncé de nouveaux gains de ses forces dans la guerre azerbaïdjano-arménienne en cours dans la région du Haut-Karabakh. Selon le président azerbaïdjanais, les forces arméniennes ont perdu les villages de Dordchinar, Kurdlar, Yukhari Abdurrahmanli, Garghabazar, Ashaghi Veysalli, Yukhari Aybasanli dans le district de Fuzuli, Safarsha, Hasangaydi, Fughanli, Imambaghi, Dash Veysalli, Aghtapa, villages de Yarahmadli dans le district de Jabrayil, Aghjakand, Mulkudara, Dashbashi, Gunashli, villages de Vang dans le district de Khojavand, villages de Havali, Zarnali, Mammadbayli, Hakari, Sharifan, Mughanli dans le district de Zangilan.

    Bataille de Zangilan
    La ville de a également été capturée par les forces azerbaïdjanaises, a souligné M. Aliyev. Mais selon des sources pro-arméniennes, Zangilan s'est transformée en "piège" pour les troupes azerbaïdjanaises qui auraient été anéanties, selon les Arméniens. Néanmoins, ils ont publié peu de preuves vidéo pour confirmer cette affirmation. On sait seulement avec certitude que les affrontements continuent dans la localité.

    Auparavant, Aliyev avait annoncé la capture des villes de Jabrayil et Fuzuli, et de la colonie de Hadrut, ainsi que de plus de 50 villages.

    Malgré les efforts diplomatiques l'Azerbaïdjan ne montre aucun signe de sa volonté d'accepter un cessez-le-feu avec les forces arméniennes. Au contraire, Bakou cherche à porter un coup dévastateur aux forces arméniennes du Haut Karabakh et à les forcer à se rendre.

    L'actuelle contre-attaque arménienne dans le sud ne changera probablement pas la situation stratégique du conflit, car il est clairque le bloc turco-azerbaïdjanais dispose de plus de ressources pour la guerre. Néanmoins, elle pourrait aider les forces arméniennes à gagner du temps pour mettre en place des lignes de défense supplémentaires plus profondément à l'intérieur du territoire du Haut-Karabakh.

    Vidéo côté arménien
    Tirs de l'artillerie arménienne

    Vidéo d'éléments d'un drone Bayraktar TB2 turc abattu par les Arméniens

    Les ofrces arméniennes pilonnent les unités azerbaïdjanaises :


    Dessin animé anti-turc :

    Vidéo côté azerbaïdjanais
    Tirs de l'artillerie azerbaïdjanaise

    Frappes azerbaïdjanaises contre les forces arméniennes :

    Les forces azerbaïdjanaises entrent dans la localité arménienne de Madagiz

  • Nagorny-Karabakh : Arméniens et Azerbaïdjanais s'accusent mutuellement de nouvelles attaques

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    Nagorny-Karabakh : Arméniens et Azerbaïdjanais s'accusent mutuellement de nouvelles attaques
    Lundi matin, une "trêve humanitaire" censée entrer en vigueur la veille était toujours lettre morte dans le conflit de la région séparatiste du Nagorny Karabakh.

    Lundi matin, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a accusé les forces séparatistes arméniennes de bombarder le territoire du district d'Agcjaberdi et dans la nuit ceux de Goranboy, Terter et Agdam.

    Pour sa part, le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh a accusé l'Azerbaïdjan d'avoir procédé à des tirs d'artillerie dans la nuit "dans différents secteurs du front" et de poursuivre ses attaques dans la matinée. "L'armée du Karabakh prend des mesures proportionnées", a-t-il assuré.

    La nuit à Stepanakert, capitale séparatiste qui a subi des bombardements depuis le début des hostilités, a été elle calme, selon un journaliste de l'AFP.

    Sur Twitter, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a accusé les forces séparatistes de violer "impudemment" le cessez-le-feu, et d'avoir tué des civils en tirant sur des quartiers résidentiels. Il a également revendiqué la conquête de 13 nouvelles localités.

    L'Azerbaïdjan annonce quasi-quotidiennement des gains territoriaux. Les séparatistes ont reconnu avoir dû reculer, mais jugent la situation "sous contrôle".

    Une vidéo diffusée par l'Azerbaïdjan montre que ses troupes sont entrées dans la ville de Fizouli :

    D'autres vidéos montrent les frappes azéries contre les positions militaires arméniennes

    La trêve annoncée pour dimanche mais qui n'a pas été respectée jusqu'ici intervenait au lendemain d'un bombardement arménien sur la deuxième ville d'Azerbaïdjan, Ganja, qui a fait 13 morts.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, la Turquie soutenant l'Azerbaïdjan. L'Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, fait elle partie d'une alliance militaire avec la Russie.

    Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens chrétiens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, musulman chiite turcophone, peu avant la dislocation de l'URSS en 1991, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts. Un cessez-le-feu, émaillé de heurts, était en vigueur depuis 1994.

  • Nagorny-Karabakh : Stepanakert, la capitale de la région autonome arménienne frappée par des tirs azéris

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    Les combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais pour le Nagorny Karabakh faisaient rage vendredi, avec des frappes azerbaïdjanaises sur la principale ville de la région séparatiste, Bakou répétant sa détermination même si Erevan a entrouvert la porte d'une médiation. Parallèlement, la France a accusé la Turquie d'envenimer la situation en envoyant, selon elle, des "jihadistes" de Syrie combattre avec les Azerbaïdjanais.

    Timide ouverture de l'Arménie
    Dans un communiqué, la diplomatie arménienne a amorcé une timide ouverture, se disant prête à "s'engager avec les pays coprésidant le groupe de Minsk de l'OSCE pour rétablir un cessez-le-feu", en référence au médiateur franco-américano-russe du conflit. Après ce premier geste au sixième jour d'hostilités, Bakou a signifié que le conflit n'a qu'une issue: le retrait arménien du Nagorny Karabakh, région azerbaïdjanaise majoritairement peuplée d'Arméniens et qui a fait sécession à la chute de l'URSS. "Si l'Arménie veut voir la fin de cette escalade de la situation, (...) l'Arménie doit mettre fin à l'occupation", a déclaré à la presse Hikmet Hajiyev, conseiller de la présidence azerbaïdjanaise.

    Ces annonces interviennent au lendemain d'une déclaration commune des présidents Emmanuel Macron, Vladimir Poutine et Donald Trump appelant à la fin des hostilités.

    Stepanakert bombardée
    Vendredi, les affrontements ont continué sans relâche. La principale ville séparatiste, Stepanakert, a notamment été frappée par les forces azerbaïdjanaises, les bombardements faisant "de nombreux blessés parmi la population civile" et des dégâts matériels, selon le ministère de la Défense arménien. Des sirènes d'ambulances résonnaient vers 10H00 GMT dans la ville, où plusieurs explosions ont été entendues lors des dernières heures, selon un correspondant de l'AFP.

    Les tirs de l'artillerie azérie ont repris dans la soirée du vendredi 2 octobre, forçant les habitants à descendre à la hâte dans les sous-sols et les abris anti-bombes, rapporte RIA Novosti.
    Les objectifs pris pour cible n'ont pas été précisés et il n'y a encore aucune information sur les dommages ou des victimes.


    Des deux côtés du front, des habitants se disaient déterminés. "Il n'y a pas de peur, mais de la fierté (...) A la guerre comme à la guerre. Des négociations, c'est de la foutaise, il faut une capitulation" affirme Arkadi, 66 ans, un habitant de Stepanakert, tandis qu'une explosion se fait entendre. Dans le district de Fizouli, côté azerbaïdjanais, les enfants ont été évacués des localités proches du front, selon un photographe de l'AFP. Beaucoup d'hommes se sont portés volontaires pour combattre.

    "Nous n'avons pas peur, on n'a pas beaucoup de blessés", soutient Anvar Aliev, 55 ans, un chauffeur de taxi azerbaïdjanais, appelant à "reprendre nos terres".

    L'armée arménienne a accusé vendredi Bakou d'utiliser des "armes à sous-munitions" interdites, tandis que l'Azerbaïdjan a affirmé que des journalistes avaient essuyé des tirs d'artillerie arméniens dans un village azerbaïdjanais.

    L'armée azerbaïdjanaise a détruit un pont au Nagorno-Karabakh avec un missile de fabrication israélienne
    Le 2 octobre au matin, les militaires azerbaïdjanais ont pris pour cible un pont dans la région du Haut-Karabakh avec un missile de fabrication israélienne.
    Vidéo de la destruction du pont.

    Le pont, qui relie l'Arménie et le Haut-Karabakh près du village d'Asagi Sus, a été frappé avec ce qui semble être un missile quasi-balistique LORA. Cette frappe précise a entraîné la destruction complète du pont.

    Développé par les industries aérospatiales israéliennes, LORA est un missile de 600 mm d'une portée de 400 km. Le missile est guidé par un système de navigation inertielle assisté par GPS avec un viseur optique terminal. Le système de guidage avancé donne à LORA une erreur circulaire probable de 10 mètres seulement.

    En 2018, il a été confirmé que les forces armées azerbaïdjanaises avaient acheté un certain nombre de systèmes de missiles LORA à Israël.

    C'est probablement la première attaque de missiles balistiques depuis le début de la guerre au Nagorno-Karabakh. Le ministère de la défense azerbaïdjanais avait accusé les forces arméniennes d'avoir lancé à plusieurs reprises des missiles balistiques tactiques OTR-21 Tochka. Cependant, Erevan continue de réfuter ces accusations.

    Les forces azéries ont pilonné la centrale hydroélectrique de la capitale du Nagarno-Karabakh
    Vendredi 2 octobre, les forces azerbaïdjanaises ont attaqué une centrale hydroélectrique dans le nord de la région de Kashatagh en Arménie. Vidéo - Autre vidéo

    Ceci constitue une violation des principes du droit international coutumier, qui sont reflétés dans les articles 48 et 52 du Protocole I additionnel aux Conventions de Genève.

    L'Arménie revendique avoir abattu cinq avions azéris vendredi 2 octobre
    Le représentant du ministère arménien de la Défense, Artsrun Hovhannisyan, a déclaré que les forces du Karabakh avaient abattu vendredi cinq autres avions et trois hélicoptères de l'armée de l'air azerbaïdjanaise.

    "Cinq avions ennemis et trois hélicoptères ont été abattus par des frappes précises des unités de l'armée de défense du Karabakh vers 16 heures ", a écrit Hovhannisyan sur Facebook.

    Auparavant, le ministère de la Défense avait fait état de deux avions abattus de l'armée de l'air azerbaïdjanaise


    Vidéo de destructions subies par une positions militaire azérie

    28 combattants syriens pro-Ankara tués en Azerbaïdjan depuis le début des hostilités, selon l'OSDH
    Au moins 28 combattants syriens pro-turcs ont péri dans les combats opposant depuis environ une semaine les séparatistes arméniens à l'armée azerbaïdjanaise, soutenue par Ankara, dans la région de Nagorny Karabakh, a indiqué vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Ces combattants, qui appartiennent à des groupes rebelles fidèles à Ankara, faisaient partie des 850 envoyés par la Turquie pour prêter main fortes aux Azéris depuis la semaine dernière, a déclaré à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

    Poutine "préoccupé" par les informations sur la présence de combattants étrangers
    Le président russe et le Premier ministre arménien ont exprimé vendredi au téléphone leur "sérieuse préoccupation" sur la présence supposée de combattants pro-turcs du Moyen-Orient au Nagorny Karabakh, théâtre de combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais, selon le Kremlin.

    Vladimir Poutine et Nikol Pachinian "ont exprimé leur sérieuse préoccupation concernant les informations reçues sur l'engagement de groupes armés illégaux du Moyen-Orient" dans le conflit du Nagorny Karabakh, a indiqué le Kremlin dans un communiqué au sixième jour de violents combats dans cette région séparatiste.

    "Ligne rouge" du président français
    Le président français, qui entretient déjà des relations difficiles avec son homologue Recep Tayyip Erdogan, a lui affirmé jeudi que 300 combattants "jihadistes" avaient quitté la Syrie pour rejoindre l'Azerbaïdjan en passant par la Turquie. Une "ligne rouge" selon lui. "C'est de la désinformation", a réagi le conseiller à la présidence azerbaïdjanaise, M. Hajiyev.

    La Russie avait fait état d'informations similaires, sans accuser directement Ankara, avec qui elle a une relation compliquée mais pragmatique. Vendredi, la porte-parole de la diplomatie arménienne a de nouveau affirmé que "l'armée turque combattait aux côtés de celle de l'Azerbaïdjan". Des accusations rejetées par les intéressés.

    Une intervention directe turque constituerait un tournant majeur et une internationalisation de ce conflit dans une région, le Caucase du Sud, où de multiples puissances sont en concurrence: Russie, Turquie, Iran, pays occidentaux...

    Le Nagorny Karabakh, en majorité peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre au début des années 1990 qui avait fait 30.000 morts. Le front est quasi-gelé depuis, malgré des heurts réguliers, notamment en 2016.

    Revendications contradictoires
    Les deux camps ont largement ignoré les multiples appels depuis dimanche de la communauté internationale à faire taire les armes. Selon Moscou, la Russie et la Turquie sont prêtes à une "coordination étroite pour stabiliser la situation" au Nagorny Karabakh. Ankara ne s'est cependant pas prononcé. La Russie entretient des relations cordiales avec les belligérants, deux anciennes républiques soviétiques, mais elle est plus proche de l'Arménie, qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou.

    Aucun des deux camps ne semble avoir pris l'avantage sur l'autre, chacun revendiquant des succès démentis par l'autre. Vendredi, Erevan a assuré que l'armée azerbaïdjanaise "avait échoué à percer les défenses arméniennes", tandis que Bakou disait avoir pris des positions dans le nord et forcé les Arméniens à la retraite dans le sud.

    Selon les bilans très partiels communiqués depuis dimanche, 190 personnes sont mortes: 158 soldats séparatistes, 13 civils arméniens, et 19 civils azerbaïdjanais. Bakou ne communique pas ses pertes militaires. Mais le bilan pourrait être bien plus lourd, l'Arménie affirmant que 1.280 soldats azerbaïdjanais sont morts, quand Bakou dit avoir tué 2.300 militaires adverses.

    Journalistes français
    Deux journalistes français blessés jeudi au Karabakh sont par ailleurs "en cours d'évacuation", selon la diplomatie française.


  • Azerbaïdjan La télévision azérie diffuse les premières images de positions capturées dans le Nagorny-Karabakh

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    Jeudi 1er octobre, Azerbaijan TV a diffusé les premières images de plusieurs positions récemment capturées dans les districts de Fizouli et Jebrail, dans la région contestée du Haut-Karabakh.

    Fizouli et Jebrail sont tous deux situés dans la partie sud-est du Haut-Karabakh. Dans les premiers jours des affrontements dans la région, le ministère de la défense azerbaïdjanais avait annoncé la prise d'un certain nombre de positions dans ces deux districts. À l'époque, l'armée arménienne avait déclaré que ses forces avaient repris toutes les positions perdues dans cette région.

    Les images de la télévision azerbaïdjanaise montrent des équipements, des armes, des effets personnels et des papiers laissés par les troupes arméniennes.

    Fizouli et Jebrail seraient parmi les principales cibles de l'opération militaire azerbaïdjanaise au Haut-Karabakh, qui a débuté le 27 septembre.

    La Turquie soutient l'opération azerbaïdjanaise avec des miliciens syriens et jouerait un rôle clé dans les attaques aériennes contre les forces arméniennes au Haut-Karabakh. La puissance de feu écrasante des forces azerbaïdjanaises a, jusqu'à présent, infligé de graves pertes aux forces arméniennes.

    Malgré l'avancée des forces azerbaïdjanaises à Fizouli et Jebrail, la bataille est encore loin d'être terminée. Les troupes arméniennes font preuve d'une résistance féroce et s'adaptent jusqu'à présent aux conditions de la bataille.

  • Nagarny-Karabakh : Des combats féroces se poursuivent - nouvelle offensive de Bakou

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    Après des semaines de rhétorique guerrière, l'Azerbaïdjan a lancé, dimanche 27 septembre, une offensive majeure, engageant l'artillerie, les blindés et des bombardements aériens sur la province qui lui échappe depuis la chute de l'URSS et une précédente guerre qui a fait 30.000 morts.

    Des combats féroces opposant se poursuivaient mardi matin 29 septembre, Bakou passant à une nouvelle offensive, à quelques heures d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Depuis dimanche, les forces de l'enclave séparatiste, soutenue politiquement, militairement et économiquement par l'Arménie, et celles de l'Azerbaïdjan s'affrontent dans les combats les plus meurtriers depuis 2016. "Les forces arméniennes ont riposté à une offensive azerbaïdjanaise dans plusieurs secteurs de la ligne de front et l'ennemi a subi d'importantes pertes" humaines, a indiqué mardi le ministère arménien de la Défense.

    L'Azerbaïdjan "a procédé à des tirs d'artillerie massifs visant les positions arméniennes et se prépare à une nouvelle attaque", a écrit sur Facebook le porte-parole du ministère Artstroun Hovhannissian. Pour sa part, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé avoir riposté à une "tentative arménienne de contre-attaquer pour regagner les positions perdues" au Nagorny Karabakh et a fait état des "combats féroces" ayant sévi durant la nuit.

    Mardi matin, "les forces azerbaïdjanaises ont poursuivi une offensive contre la ville de Fizouli, en détruisant quatre chars ennemis, un véhicule blindé et en tuant dix militaires", a assuré le ministère dans un communiqué.

    Le chef du service de presse du ministère de la Défense, le colonel Vagif Dargakhli a déclaré que le poste d'observation de commandement du troisième bataillon du premier régiment de l'armée arménienne, situé en direction de la colonie de Hadrut, dans la région de Khojavend, a été détruit.

    De leur côté, les forces arméniennes du Nagorny-Karabakh affirment avoir abattu un hélicoptère et un avion des forces azéries. L'Azerbaïdjan a démenti l'information sur la destruction d'un de ses hélicoptères mais une vidéo a été mise en ligne par les Arméniens montrant clairement la destruction de l'hélicoptère.
    Quant à l'avion, il s'agirait d'un Antonov An-2. Il a été abattu près de la ville Xocavənd dans la région de Martuni (nord de Nagorny-Karabakh).

    Les changements de positions sur les lignes de front sont très fréquents. La partie arménienne a amélioré sa position dans certains secteurs, mais il y a des changements de position presque chaque heure, selon le commandant adjoint des forces de la région du Haut-Karabakh, Artur Sargsyan.

    Bilan provisoire
    Le bilan officiel de ces combats meurtriers s'établissait mardi à 95 morts, dont onze civils: neuf en Azerbaïdjan et deux côté arménien. Le bilan réel pourrait être bien plus lourd, les deux camps affirmant chacun avoir tué des centaines de militaires ennemis.

    L'Azerbaïdjan, pays turcophone à majorité chiite, réclame le retour sous son contrôle du Nagorny Karabakh, province montagneuse peuplée majoritairement d'Arméniens, chrétiens, dont la sécession en 1991 n'a pas été reconnue par la communauté internationale.

    L'Arménie dénonce une attaque azérie contre son territoire
    Les forces armées azerbaïdjanaises ont ouvert le feu sur une unité militaire de la République d'Arménie, dans la ville de Vardenis. L'armée azérie a utilisé un drone turc contre ses positions de l'armée arménienne, a dénoncé, ce matin, le ministre arménien des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanyan. Il a souligné que cette étape "recevra une réponse militaro-politique adéquate". Cette dernière nouvelle fait craindre que la situation est sur le point de devenir complètement incontrôlable. Selon des sources locales, le drone turc aurait frappé un bus de passagers et il y aurait des victimes

    Les frappes d'artillerie de la partie azerbaïdjanaise sur les villages de la région de Vardenis ont été confirmées par le représentant du ministère arménien de la Défense Artsrun Hovhannisyan .
    "Les villages de Vardenis sont actuellement bombardés", confirme Hovhannisyan sur Facebook.

    Les réseaux sociaux sont bloqués en Azerbaïdjan, l'Arménie limite la sortie des hommes qui sont mobilisés du pays
    Les autorités azerbaïdjanaises ont bloqué la plupart des réseaux sociaux et des messageries instantanées "pour empêcher des provocations à grande échelle en provenance d'Arménie", a déclaré le ministère des Transports, des Communications et des Hautes Technologies dans un communiqué.

    Le service Netblocks , qui surveille la disponibilité d'Internet dans le monde entier, a confirmé que Facebook, WhatsApp, YouTube, Instagram, TikTok, Twitter, Facebook Messenger, Skype, Zoom, LinkedIn sont bloqués.

    De son côté, le Cabinet des ministres arménien a interdit à tous les hommes de plus de 18 ans qui sont mobilisés de quitter le pays. Le départ des hommes de la réserve de mobilisation est limité: soldats, sous-officiers subalternes et supérieurs jusqu'à 48 ans, officiers subalternes jusqu'à 50 ans et officiers supérieurs jusqu'à 55 ans.

    Abou Hamsha.jpegMercenaires syriens
    L'un des deux hommes sur la photo ci-contre, prise sur le front en Azerbaïdjan, est Abou Hamsha, le leader du groupe rebelle syrien pro-turc Suleyman Shah. 

    Reuters a cité deux combattants syriens qui ont déclaré que la Turquie envoyait des combattants de l'opposition syrienne pour soutenir l'Azerbaïdjan dans son conflit l'Arménie.

    Cette déclaration confirmerait la promesse d'Ankara d'intensifier son soutien à son allié, l'Azerbaïdjan dans la guerre autour du Karabakh.

    Selon l'agence, les deux combattants, qui appartiennent à des groupes d'opposition armés du nord de la Syrie soutenus par la Turquie, sont en route pour l'Azerbaïdjan en coordination avec Ankara.

    Les combattants ont refusé de publier leurs noms en raison de la sensibilité de l'affaire, affirme "Reuters" qui a ajouté ne pas être en mesure de vérifier indépendamment l'authenticité de leurs histoires.

    "Je ne voulais pas y aller, mais je n'ai pas d'argent", a déclaré l'un des combattants, du groupe rebelle Ahrar al-Sham. "La vie est très difficile et la pauvreté est très sévère."

    Les deux hommes ont déclaré que les chefs des bataillons syriens leur avaient dit qu'ils recevraient environ 1 500 dollars par mois, ce qui est un salaire important en Syrie, dont l'économie s'est effondrée à cause de la guerre.

    L'un des deux hommes a raconté qu'il avait organisé sa mission avec un responsable de l'Armée Nationale Syrienne soutenue par la Turquie, à Afrin, une région du nord-ouest de la Syrie dont la Turquie et ses alliés de l'opposition syrienne ont pris le contrôle il y a plus de deux ans.

    L'agence a noté qu'un porte-parole de "l'armée nationale syrienne" n'a pas répondu à une demande de commentaires.

    Le deuxième combattant, qui appartient à la faction d'élite de l'armée nationale syrienne, a déclaré qu'il avait été informé qu'il avait été décidé de déployer près de 1000 Syriens en Azerbaïdjan, tandis que d'autres opposants, qui ont également refusé de révéler leurs noms, ont évoqué des chiffres compris entre 700 et 1000.

    Les deux combattants interviewés la semaine dernière ont indiqué qu'ils s'attendaient à être envoyés le 25 septembre pour garder les installations, mais pas pour combattre.

    L'ambassadeur arménien en Russie a dénoncé l'envoi par la Turquie d'environ 4 000 combattants du nord de la Syrie en Azerbaïdjan. L'accusation a été démentie par un assistant d'Ilham Aliyev, président de l'Azerbaïdjan.

    L'Arménie a également annoncé que des experts militaires turcs combattaient aux côtés de l'Azerbaïdjan au Karabakh et qu'Ankara avait fourni à Bakou des drones et des avions de combat.

    Shalan Muhammad.jpegConfirmation de la mort des premiers mercenaires syriens en Azerbaïdjan
    Un proche de l'un des mercenaires décédés a tweeté :
    "Muhammad Shaalan (phhoto), de ma ville d'Atarib, a été tué en Azerbaidjan. Il était membre de thuwar Al sham (Révolutionnaires du Levant). Il a quitté le groupe il y a des mois. Il s'est rendu en Azerbaïdjan il y a une semaine. La date et le lieu de sa mort sont encore inconnus. Un autre mercenaire appelé Talha, du village de Kfar Halab, à l'ouest d'Alep, a également été tué

    La Turquie déterminée à aider l'Azerbaïdjan à recouvrer "ses terres occupées"

    La Turquie s'est dite mardi déterminée à aider l'Azerbaïdjan à "recouvrer ses terres occupées" dans le Nagorny Karabakh, théâtre de violents combats entre Bakou et des séparatistes soutenus par l'Arménie. "La Turquie sera pleinement engagée à aider l'Azerbaïdjan à recouvrer ses terres occupées et à défendre ses droits et intérêts selon le droit international", a déclaré le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun.

    Erevan affirme qu'un de ses avions a été abattu par un F-16 turc
    L'Arménie a affirmé mardi que la Turquie avait abattu un de ses avions militaires, Erevan accusant Ankara d'ingérence dans les combats en cours entre l'Azerbaïdjan et les séparatistes pro-arméniens du Nagorny Karabakh.

    L'incident, qui a eu lieu le mardi 29 septembre, dans l'espace aérien arménien, a été rapporté par l'attachée de presse du ministère arménien de la Défense Shushan Stepanyan sur sa page Facebook . Le chasseur F-16 avait décollé d'un aérodrome situé dans la ville azerbaïdjanaise de Ganja et a frappé des colonies à proximité de la ville de Vardenis sur les rives du lac Sevan, a écrit Stepanyan. Chuchan Stepanian, dans son message sur Facebook, a précisé que le pilote arménien de l'appareil "était mort en héros"

    La Turquie dément avoir abattu un avion militaire arménien
    La Turquie a démenti mardi avoir abattu un avion militaire arménien comme l'en accuse le ministère arménien de la Défense en pleins combats entre l'Azerbaïdjan et des séparatistes soutenus par Erevan au Nagorny Karabakh.
    "L'allégation selon laquelle la Turquie a abattu un chasseur arménien est absolument fausse", a déclaré le directeur de la communication de la présidence turque Fahrettin Altun. "L'Arménie devrait se retirer des territoires qu'elle occupe au lieu de recourir à cette basse propagande", a-t-il ajouté.

    Le ministre azerbaïdjanais de la Défense a également rejeté les accusations d'Erevan. "Cette information est un nouveau mensonge dans la propagande arménienne", a déclaré à la presse son porte-parole Vagif Dyargahly.

    L'Arménie menace de frapper l'Azerbaïdjan de ses missiles
    L'Arménie menace d'utiliser les systèmes de missiles Iskander pour frapper l'Azerbaïdjan et ses forces si des avions F-16 sont utilisés. Le secrétaire du Conseil de sécurité arménien, Armen Grigoryan, a également téléphoné à son homologue russe Nikolay Patrushev, affirmant qu'il y avait un fort risque que le conflit du Haut-Karabakh s'étende à l'Arménie.

    Le 9K720 Iskander (SS-26 Stone dans la nomenclature de l'OTAN) est un système mobile de missiles balistiques à courte portée de conception russe, en service dans l'armée arménienne.

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    Le ministère azerbaïdjanais de la défense a affirmé qu'il disposait d'informations sur le déploiement des systèmes anti-aériens S-300 de l'armée arménienne plus près de la région du Haut-Karabakh et a menacé de les détruire.

    Inquiétude internationale
    Ces combats provoquent l'inquiétude internationale, l'ONU, la Russie, la France et les Etats-Unis appelant notamment à un cessez-le-feu immédiat. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir d'urgence mardi à 21H00 GMT, à huis clos, pour évoquer la situation, selon des diplomates interrogés par l'AFP.

    Une guerre ouverte entre Erevan et Bakou risquerait de déstabiliser le Caucase du Sud, en particulier si la Turquie et la Russie, puissances régionales, intervenaient.

    Vidéo - côté Nagarny-Karabakh
    Vidéo d'un drone azéri abattu : 

    Les bruits d'un nouveau type de guerre : les drones

    Attaque de tanks azéris repoussée : 


    Frappes contre l'armée azérie

    et contre les chars azéris :

    Bombardement intenses la nuit dernière


    Vidéo : Côté azéri :


    Télévision de Bakou - Azerbaïdjan  (live)


    Pashinyan (Arménie) donne une interview au programme "60 minutes" - Direct

  • Arménie : L'Azerbaïdjan affirme avoir conquis des villages sous contrôle arménien

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    Dimanche, l'Azerbaïdjan a lancé une campagne de bombardements contre la région séparatiste du Haut-Karabakh, selon des sources arméniennes. La présidence de la région du Karabakh a confirmé que l'armée azerbaïdjanaise avait commencé dimanche matin à bombarder la ligne de contact entre les deux parties et des cibles civiles, notamment la capitale de la région, Stepanakert (Khankendi, selon le nom azerbaïdjanais).

    La France, la Russie et les États-Unis ont été impliqués dans les efforts visant à ramener la paix . Le groupe était connu sous le nom de "Groupe de Minsk", mais la dernière tentative pour parvenir à un accord de paix a échoué en 2010.

    L'Azerbaïdjan, riche en énergie, a investi massivement dans son armée et s'est engagé à plusieurs reprises à reprendre le Karabakh par la force.

    L'Arménie, à son tour, a déclaré qu'elle défendrait la région qui a déclaré son indépendance, mais qu'elle dépend toujours fortement d'Erevan.

    Ce sont les pires affrontements depuis 2016 et ont craint à présent qu'une guerre à grande échelle éclate entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, qui pendant des décennies se disputent le contrôle du Haut-Karabakh. Les Arméniens ont arraché le Karabakh à Bakou dans une guerre dans les années 1990 qui a tué 30 000 personnes.

    Les pourparlers ont été gelés pour résoudre le conflit du Karabakh, qui est l'un des pires de l'effondrement de l'Union soviétique en 1991.

    L'Azerbaïdjan a annoncé avoir conquis dimanche une demi-douzaine de villages sous contrôle arménien lors de combats le long de la ligne de front de la région du Nagorny Karabakh, informations démenties par son ennemi arménien.

    "Nous avons libéré six villages, cinq dans le district de Fizouli, un dans le district de Jebrail", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère azerbaïdjanais de la Défense. 

    Si les rapports sur la prise des villages arméniens de Garakhanbeyli, Garvand, Kend Gyaryadiz dans la région de Fizuli et des villages de Boyuk Marchanli et Ruzgar dans la région de Jebrail sont confirmés, les forces azerbaïdjanaises auraient fait un pas important vers leur objectif plus large de sécuriser les routes vers Fizuli et Mindjevan.

    Aux dernières nouvelles, l'Azerbaïdjan se serait emparé d'une zone stratégique du Nagorny Karabakh. 

    Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a fait état de l'occupation de la colline de Murov sur la crête du même nom à la suite d'une opération militaire dans le Karabakh en direction de la ligne de front.

    "À la suite de l'opération militaire menée par nos troupes en direction de Goranboy, la colline de Mourov sur la crête de Mourov a été libérée. Il s'agit d'un site qualifié de "stratégique" qui culmine à 3.000 mètres car clé pour les communications terrestres entre l'Arménie et le territoire séparatiste dont le contrôle échappe à l'Azerbaïdjan depuis des décennies. À la suite de l'opération, l'autoroute militaire Vardenis-Agdere, qui relie les territoires occupés de l' Azerbaïdjan à l' Arménie , a été placée sous le contrôle des tirs de l'armée azerbaïdjanaise. L'avantage militaire qui en résulte empêchera le transport de cargaisons militaires supplémentaires depuis l'Arménie le long de la route vers le Kelbajar et Agdera occupés. Les combats se poursuivent ", a indiqué le ministère dans un communiqué.

    Selon l'agence russe Interfax, l'Arménie a démenti les affirmations azerbaïdjanaises.

    "La déclaration du ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan sur la conquête de six localités ne correspond pas à la réalité. Cette information relève de la provocation", a indiqué une porte-parole du ministère arménien de la Défense.

    Selon le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, cité par Interfax, l'armée azerbaïdjanaise a perdu "quatre hélicoptères, 15 drones, notamment offensifs, 10 chars et transports de troupe blindés. Ils ont des pertes humaines" aussi.

    Les autorités du Nagorny Karabakh reconnaissent la mort de seize soldats
    Un premier bilan fait état d'au moins 16 soldats arméniens tués et plus d'une centaine blessés dimanche lors des affrontements avec l'armée azerbaïdjanaise dans la région disputée du Nagorny Karabakh, ont indiqué les autorités arméniennes.

    "Selon des informations préliminaires, 16 militaires ont été tués et plus de 100 blessés" lors de ces affrontements, a indiqué le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, soutenu par Erevan. On annonce également la mort d'une mère et d'un enfant.

    Dans la soirée, le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, a reconnu sur sa page Facebook que "des dizaines (de militaires arméniens) avaient été tués, des dizaines ont été blessés. Des dizaines de civils ont été blessés, et il y a des morts parmi la population civile".

    Erevan et Bakou s'accusent mutuellement d'avoir déclenché dimanche des violents combats pour le contrôle du Nagorny Karabakh, région séparatiste en Azerbaïdjan sous contrôle arménien depuis le début des années 1990.

    De son côté, l'Azerbaïdjan n'a pas encore communiqué le nombre de ses soldats tués au combat mais a annoncé que 19 civils avaient été tués dans divers bombardements. Une famille de cinq personnes a été entièrement décimée dans le village de Gachalty par un tir d'artillerie.

    Nombreuses destructions dans les localités du Nagorny Karabakh
    Plus de 50 localités de la République arménienne du Haut-Karabakh ont été attaquées par les troupes azerbaïdjanaises, a déclaré Artak Beglaryan, médiateur au Karabakh, lors d'un point de presse dimanche.

    "Selon les données préliminaires, plus de 50 colonies ont été attaquées par des drones et de l'artillerie azerbaïdjanais. Parmi ces colonies -. Tous les centres régionaux", - a déclaré Beglaryan, un briefing qui a été diffusé sur la page Information Staff NKR Facebook .

    Selon lui, des centaines de biens immobiliers, des infrastructures, des lignes électriques, des gazoducs, des conduites d'eau, des voitures ont été endommagés. "La population civile a été ciblée, c'est une violation du droit international et la communauté internationale doit donner son évaluation", a déclaré Beglaryan.

    L'Arménie décrète la mobilisation générale et la loi martiale
    Les autorités arméniennes ont décrété la mobilisation générale et la loi martiale dimanche, alors que de nouveaux combats meurtriers ont éclaté entre les séparatistes du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, et les forces de l'Azerbaïdjan voisin.

    "La loi martiale et la mobilisation générale sont décrétées en Arménie. J'exhorte tout le personnel à se présenter aux commissariats militaires", a déclaré sur Facebook le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

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    L'Azerbaïdjan déclare la loi martiale, couvre-feu à Bakou
    L'Azerbaïdjan a déclaré dimanche la loi martiale ainsi qu'un couvre-feu à Bakou et dans plusieurs autres grandes villes.

    "La loi martiale sera introduite à partir de minuit ainsi qu'un couvre-feu de 21H00 à 06H00", à Bakou, dans plusieurs grandes villes ainsi que dans les zones proches de la ligne de front du Karabakh, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence azerbaïdjanaise, Hikmet Hajiyev.

    Erdogan promet un soutien total à l'Azerbaïdjan
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis dimanche un soutien total à l'Azerbaïdjan et a appelé l'Arménie à "cesser son agression", à la suite des violents combats au Nagorny Karabakh.

    "Le peuple turc va soutenir nos frères azerbaïdjanais avec tous nos moyens, comme toujours", a déclaré M. Erdogan sur Twitter. Il a critiqué la communauté internationale pour ne pas avoir "réagi de manière suffisante, comme il le fallait" à ce qu'il a appelé une "agression" de l'Arménie. Il a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, dont il a salué "la position avisée et déterminée".

    Le ministre turc de la défense Hulusi Akar avait auparavant estimé que "la plus grave menace à la paix et à la stabilité dans le Caucase est l'agression menée par l'Arménie, et (qu')elle doit cesser cette agression qui risque de mettre le feu à la région".

    Le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin a "fermement" condamné les affrontements au Karabakh et affirmé que l'Arménie avait "une nouvelle fois violé les lois internationales et montré qu'elle ne souhaitait pas la paix et la stabilité". Il a appelé sur Twitter la communauté internationale à "dire non à cette dangereuse provocation". "L'Azerbaïdjan n'est pas seul, il a le soutien total de la Turquie", a-t-il ajouté.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a eu dimanche un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov et les deux hommes ont évoqué "l'agression arménienne", a indiqué une source diplomatique turque, sans donner plus de détails.

    Des avions turcs participent aux combats
    Selon Le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, des « avions F-16 turcs , qui étaient en Azerbaïdjan pendant environ un mois sous prétexte d'exercices», ont été utilisés au Karabakh. «Les armes les plus modernes, qui sont au service de l'armée turque», sont utilisées, a déclaré Harutyunyan.

    Erevan met en garde contre l'ingérence "agressive" de la Turquie
    Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a mis en garde dimanche contre l'ingérence "agressive" de la Turquie dans les combats en cours entre les forces azerbaïdjanaises et la région séparatiste arménienne du Nagorny Karabakh, soutenue par Erevan. "J'appelle la communauté internationale à utiliser tous les moyens existants pour empêcher l'ingérence turque, qui peut déstabiliser une fois pour toute la région" du Caucase, a-t-il déclaré dans une adresse télévisée, disant son inquiétude face au "comportement agressif" d'Ankara en soutien à Bakou.

    Conséquences internationales :
    La Turquie et l'Azerbaïdjan sont des partenaires stratégiques de longue date et entretiennent des liens étroits dans le secteur militaire et de la sécurité. La Turquie soutient régulièrement l'Azerbaïdjan sur la scène internationale, notamment dans le cadre du conflit avec l'Arménie. Tout récemment, les deux parties ont mené des exercices militaires conjoints à l'intérieur de l'Azerbaïdjan et, selon des sources pro-arméniennes, au moins une partie des équipements turcs y sont restés. Il y a également des rapports sur le déploiement de groupes de rebelles syriens pro-turcs en Azerbaïdjan.

    De son côté, l'Arménie a récemment participé à des exercices multinationaux à grande échelle en Russie - Kavkaz 2020 (ils se sont terminés le 26 septembre). Par conséquent, le groupe militaire russe déployé en permanence dans la région du Caucase est prêt et mobilisé.

    Ainsi, le développement du conflit dans la région du Haut-Karabakh dépendra principalement de la position des alliés de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Malgré l'attitude pro-américaine du régime politique actuel en Arménie, la Russie reste un partenaire proche du pays et le principal garant de sa souveraineté. Par conséquent, si Moscou intervient et use de son influence, la menace d'une défaite militaire de la partie arménienne devrait être écartée et la situation aura toutes les chances de s'apaiser. La volonté de la Turquie et de l'Azerbaïdjan de progresser sur le terrain au détriment des Arméniens dépendra de l'ampleur du soutien apporté à l'Arménie par la Russie.

    Il reste que nii la Russie ni la Turquie ne sont intéressées par une confrontation ouverte. Par conséquent, les deux pays s'efforceront probablement de trouver une solution politique à l'escalade actuelle et de rétablir le régime de cessez-le-feu. A cela s'ajoute que les États-Unis, le nouveau meilleur ami du régime arménien, peuvent être intéressés par une déstabilisation de la région et une aggravation des tensions entre la Turquie et la Russie.

    Une propagation du conflit à la région du Caucase peu probable, selon un expert du Caucase
    Vadim Mukhanov , un employé du Centre pour les problèmes du Caucase et la sécurité régionale au MGIMO, estime que la propagation du conflit dans le Haut-Karabakh en dehors de la région est peu probable. Selon lui, le conflit se poursuivra probablement pendant plusieurs jours, après quoi l' Arménie et l' Azerbaïdjan s'assoiront à la table des négociations.

    "Une guerre à grande échelle au Karabakh secouerait toute la région du Caucase et affecterait tous les pays voisins, y compris la Turquie et la Russie, l'espace de la mer Noire à la mer Caspienne . Ceci, à son tour, pourrait conduire à une catastrophe humanitaire. Mais, à mon avis, un tel scénario est peu probable. au total, il y aura d'abord des batailles pendant plusieurs jours, puis une trêve fragile viendra » , a déclaré Mukhanov à RIA Novosti.

    L'expert a noté que chaque escalade qui a lieu au Karabakh éloigne l'espoir de régler ce "vieux conflit sanglant" pacifiquement.

    Poutine appelle à la fin des hostilités
    Le président russe Vladimir Poutine a appelé dimanche à mettre fin aux nouveaux combats meurtriers opposant les Arméniens du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, aux forces azerbaïdjanaises.

    "Il est important de mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour éviter une escalade de la confrontation, mais l'essentiel est qu'il faut mettre fin aux hostilités", a affirmé M. Poutine, cité dans un communiqué du Kremlin, à l'issue d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

    Téhéran prêt à aider Erevan et Bakou à entamer des pourparlers
    L'Iran a appelé dimanche l'Arménie et l'Azerbaïdjan à cesser immédiatement leurs hostilités, et s'est déclaré prêt à lancer des pourparlers entre les deux pays voisins. Des combats meurtriers ont éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes de la région du Nagorny Karabakh soutenus par l'Arménie.

    Téhéran entretient de bonnes relations à la fois avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan, deux pays frontaliers de l'Iran.

    La République islamique "suit de près" et "avec préoccupation" les hostilités entre les deux parties, a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué. Elle invite les parties à "faire preuve de retenue", les appelant à une "cessation immédiate des hostilités et à l'ouverture de pourparlers entre les deux pays", selon le texte publié par l'agence de presse officielle iranienne, Irna. Téhéran est "prêt à utiliser toutes ses capacités pour établir un cessez-le-feu et lancer des pourparlers entre les deux parties", assurent les Affaires étrangères iraniennes.

    Un conflit majeur impliquant Erevan et Bakou pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie. La République islamique compte une communauté de langue azérie de plus de dix millions de personnes, ainsi qu'une communauté arménienne d'un peu moins de 100.000 personnes.

    L'Arménie fait appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme
    L'Arménie a fait appel à la Cour européenne des droits de l'homme avec une demande d'obliger l' Azerbaïdjan à cesser de bombarder des biens civils, selon la représentation de la République dans le tribunal.

    "L'Arménie a exigé d'appliquer des mesures provisoires contre l'Azerbaïdjan, en particulier pour l'obliger à cesser de bombarder des biens civils, à s'abstenir de mener des actions offensives aveugles, en utilisant des citoyens, des biens civils et des colonies comme cibles", indique un communiqué sur la page Facebook du bureau.

    Vidéo azérie montrant la destruction d'un tank arménien par un drone :

    Vidéos arméniennes :




    Vidéo de combattants syriens se rendant vers le front de Nagarno Karabakh