Farabougou

  • Mali : accord de cessation des hostilités entre Peuls et Dozos (chasseurs traditionnels)

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    Att.E.B.

    Les chasseurs traditionnels (Dozos) et la communauté peul du Mali sont parvenus, samedi, à un accord pour mettre fin aux violences intercommunaires qui les opposent depuis des années, a rapporté dimanche l'Agence malienne de presse, l'Amap (officielle).

    "Les chasseurs traditionnels et la communauté peul ont scellé, samedi, un accord de cessation des hostilités, au dernier jour du forum de la paix, ouvert jeudi, à Niono, dans le centre", a rapporté l'agence de presse officielle.

    L'accord a été signé par les représentants de deux groupes, avec "une forte implication de hautes personnalités nationale", a précisé le média, ajoutant que les deux communautés ont décidé de " la cessation de toutes formes de violence, de Farabougou à San".

    En outre, le forum a recommandé "d’assurer le désarmement de toute personne possédant illégalement une arme, d’assurer la sécurité des personnes et des biens, de multiplier les concertations intercommunautaires dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues de la rencontre, d’impliquer le Haut conseil islamique dans la résolution des crises, d’inviter l’ensemble des communautés du cercle de Niono à créer les conditions de la paix et de l’entente", selon la même source.

    Jeudi, un forum sur la paix s'est ouvert à Niono, dans le centre du Mali, avec comme objectif de trouver des solutions au climat d'insécurité qui secoue cette région du Mali, depuis plusieurs années, notamment les violences inter-communaires entre les chasseurs traditionnels et la communauté peul.

  • Mali: vaste opération de ravitaillement du village de Farabougou encerclé par des groupes armés terroristes

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    La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) et les forces armées maliennes (Famas) ont entamé jeudi, une vaste opération de ravitaillement du village de Farabougou (centre), qui est isolé par la présence de groupes armés terroristes, a annoncé vendredi, le vice-président de la Transition le colonel Assimi Goïta dans un communiqué.

    Goïta, par ailleurs chargé des questions de défense et de sécurité du Mali, a indiqué que cette "vaste opération de ravitaillement" du village de Farabougou qui est en cours avec l’appui logistique des partenaires de la MINUSMA a permis d’acheminer pour la seule journée du jeudi, sept tonnes de vivres et de médicaments.

    Ces actions visent à "soulager les populations dont l’environnement immédiat est marqué par des restrictions de mouvements en raison des opérations de sécurisation engagées dans le secteur", a-t-il souligné.

    "Cette mise en commun des efforts des FAMas et de la Minusma en faveur de Farabougou constitue un signal en direction des populations dont la quiétude demeure le souci majeur des autorités", a ajouté le Vice-Président malien qui a salué "l’engagement indéfectible" des forces déployées dans la zone et les a encouragées à persévérer jusqu’au retour définitif du calme à Farabougou.

    Enfin, le Vice-Président de la Transition a rappelé qu’un "important dispositif militaire de sécurisation et de sauvegarde du village est bien en place et que les opérations ainsi déclenchées se poursuivront (ce) vendredi 06 novembre et les jours suivants".

    Le village de Farabougou situé dans la région de Ségou dans le centre du Mali, est menacé par la présence d’individus armés qui ont réussi à couper la localité du reste du pays.

    La localité a été libérée des mains des terroristes le jeudi 22 octobre 2020 par les Forces armées maliennes au terme de 17 jours de siège.

    Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire alimenté par des revendications séparatistes et des attaques terroristes.

    Le 29 juin 2020, le Conseil de sécurité a approuvé à l'unanimité la résolution renouvelant le mandat de la Minusma pour une nouvelle année, et ce, jusqu'au 30 juin 2021 avec pour mission l’appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

  • Mali : l’armée largue des vivres aux habitants de Farabougou encerclés par des hommes armés

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    Att: E.B.

    Assiégé depuis deux semaines par des hommes armés non identifiés, le village Farabougou situé au centre du Mali, a été ravitaillé en produits de première nécessité, grâce à une intervention aérienne des forces militaires maliennes.

    Dans un communiqué, l’armée malienne a souligné qu’un avion de transport Y-12 de l'Armée de l'Air a largué une cargaison de denrées de première nécessité sur le village, précisant que cette opération a été "rondement" menée et coordonnée avec une équipe de largueurs des commandos parachutistes.

    L’opération "participe de la volonté des autorités de soulager les populations et atténuer les effets néfastes des forces obscurantistes", ajoute la même source.

    Selon des sources concordantes, depuis deux semaines, le village de Farabougou (centre) est encerclé par des présumés terroristes qui avaient tué au moins six habitants et kidnappé neuf autres, avant de détruire ce week-end le pont reliant le village au reste du pays.

    "Jeudi dernier, un convoi de l’armée, chargé de provisions, n’a pas pu atteindre le village à cause du mauvais état de la route. Actuellement, les provisions sont stockées à Diabaly, non loin de Farabougou", avait indiqué l'Agence malienne de Presse (AMAP), rapportant que "des actions de médiation sont en cours entre les communautés pour un dénouement heureux".

    Depuis 2012 le Mali est confronté à une crise sécuritaire marquée par des velléités séparatistes, des attaques terroristes et des conflits intercommunautaires.

  • Mali : au moins 33 personnes, dont 12 militaires maliens, tuées dans deux attaques au centre du pays

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    Trente-trois morts dont douze militaires maliens et quatorze blessés, c’est le bilan provisoire d'une série d'attaques perpétrées dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 octobre 2020. Les attaques ont eu lieu à Sokoura, dans le cercle Bankass, et près de Bandiagara (photo ci-dessus), région de Mopti. Au même moment, dans la région de Ségou, les habitants du village de Farabougou sont pris en otage par de présumés terroristes.

    L’armée malienne a été attaquée dans la nuit du 12 au 13 octobre, à Sokoura dans le cercle Bankass, région de Mopti. Le bilan provisoire est de neuf morts et quatre blessés. Quelques heures plus tard, le renfort dépêché sur les lieux est aussi tombé dans une embuscade sur le pont de Parou dans la même localité. Selon un communiqué des forces armées et de sécurité, l’armée a enregistré trois morts, dix blessés et des militaires portés disparus suite à cette embuscade. Le même document indique que les présumés terroristes comptent neuf morts et deux véhicules détruits. Quatorze personnes ont également été tuées ce même mardi alors qu'elles quittaient Bandiagara pour Bankass.

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    Dans la région de Ségou, une vingtaine de personnes ont été enlevées samedi dernier à Farabougou dans la commune de Dogofri. Neuf autres personnes ont été tuées sur place par les assaillants qui seraient toujours présents dans le village. Pour rappel, depuis bientôt une semaine, les populations de ce village vivent un blocus imposé par les jihadistes. Personne n'entre et ne sort du village. Cette situation provoque le manque de nourriture dans le village, selon des élus communaux. Pour l'instant, ces deux attaques n'ont pas été revendiquées.

    Elles interviennent quelques jours après l’opération de ratissage de l’armée malienne dans le cercle de Djenné, précisément à Samadougou. Une quantité importante de munitions avait été récupérée et des présumés terroristes arrêtés à travers cette opération.

    Qu’est ce qui explique la recrudescence des attaques terroristes contre les civils et les militaires ? Pourquoi les assaillants occupent actuellement les villages attaqués ? Le manque de patrouilles militaires et l'absence des forces armées et de sécurité dans les zones concernées sont entre-autres les réponses à ces questions estiment certains analystes.