Explosions mystérieuses

  • Iran: 1 000 agents du Mossad ont mené trois opérations majeures à l'intérieur de l'Iran, affirme un journal américain

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    Le New York Post affirme qu'un millier d'espions du Mossad israélien ont mené 3 opérations majeures contre des sites nucléaires iraniens au cours des 18 derniers mois.

    Le journal américain a déclaré que des avions sans pilote, un quadricoptère et des armes de haute technologie ont été utilisés pour mener ces attaques visant des sites nucléaires, avec l'aide de systèmes espions implantés dans le « programme nucléaire ».

    Alors que les négociateurs nucléaires américains tentent d'éviter un échec à Vienne, Israël a pris les choses au sérieux. La stratégie est basée sur les vastes capacités que le Mossad a mis en place en Iran ces dernières années. »

    Le journal américain affirme qu'"en février, le journal "Jewish Chronicle of London" avait révélé comment des espions israéliens avaient tué le scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh à l'aide d'une mitrailleuse télécommandée. Il ajoute que l'effort de sabotage tripartite du 2 juillet 2020, avait commencé par une mystérieuse explosion au centre iranien de Natanz qui abrite des centrifugeuses avancées (ICAC). Natanz est l'un des sites nucléaires ultra-sécurisés disséminés dans tout l'Iran. 

    Le journal poursuit : « Au début, les Iraniens étaient confus et il leur semblait que le bâtiment avait explosé de l'intérieur, mais comment ? La réponse, disent-ils, les a choqués. Lorsque le régime iranien avait rénové l'installation en 2019, des agents israéliens, prétendant être des spécialistes de travaux publics, leur avaient vendu des matériaux de construction. » Mais ces matériaux de construction étaient bourrés d'explosifs, et un an plus tard, Israël a déclenché l'explosion».  

    Le journal écrit encore que « la deuxième étape et la plus dangereuse a été le recrutement d'espions iraniens composés de 10 scientifiques nucléaires. Le Mossad avait réussi à les convaincre qu'ils travaillaient pour des dissidents internationaux, pas pour au bénéfice d'Israël. Les scientifiques avaient eu accès aux salles souterraines et, incroyablement, ils ont accepté de faire sauter l'installation hautement gardée ."

    Une source israélienne a déclaré au journal : « Leurs motivations étaient diverses. Le Mossad a découvert ce qu'ils voulaient désespérément dans leur vie et le leur a donné. Il y avait un cercle restreint de scientifiques qui en savaient plus sur l'opération, et un cercle extérieur qui les a aidés. Ce dernier cercle avait moins d'informations."

    Le journal a souligné que "le mystère de l'introduction des explosifs dans l'enceinte fortifiée a été un véritable challenge pour le Mossad israélien, et cela a été réalisé de deux manières. La première était qu'un drone a volé dans l'espace aérien de la centrale et a livré les bombes à un endroit convenu avec les scientifiques iraniens pour qu'ils puissent les récupérer. » Une source a déclaré au journal : « Supposons que vous vouliez introduire des explosifs dans l'installation de Natanz, comment allez vous faire ? Vous pouvez, par exemple, penser que les personnes qui travaillent sur place ont besoin de manger, qu'elles ont besoin de nourriture. Vous pouvez donc mettre les explosifs dans le camion qui livre la nourriture à l'installation, et les scientifiques peuvent les récupérer dès qu'ils arrivent, oui, vous pouvez le faire".

    Le New York Post a indiqué que le plan a réussi, car les scientifiques ont collecté et installé les bombes en avril, après que l'Iran ait annoncé qu'il avait commencé à utiliser des centrifugeuses avancées IR-5 et IR-6 dans le hall souterrain au mépris de ses engagements nucléaires. Les explosifs ont explosé, détruisant le système d'alimentation électrique, provoquant des pannes de courant et détruisant quatre-vingt-dix pour cent des centrifugeuses, ce qui a conduit l'installation à cesser de fonctionner pendant neuf mois, tandis que les scientifiques ont immédiatement disparu, et aujourd'hui ils sont tous vivants et en bonne santé " .

    Le journal a révélé qu'"au cours des mois précédents, une équipe d'espions israéliens et leurs agents iraniens ont introduit en contrebande un quadricoptère armé dans le pays, morceau par morceau. Le 23 juin, l'équipe l'a remonté et le groupe l'a transporté vers un site à 10 miles de l'usine TESA de Karaj où se trouve l'entreprise. Iranienne  Centrifuge Technology (TESA). Les agents ont lancé le quadricoptère, l'a dirigé vers l'usine et a libéré la charge utile, provoquant une énorme explosion. L'avion est ensuite retourné au site de lancement, où il a été caché pour une utilisation ultérieure."

    Le Washington Post a souligné que ces opérations ont eu lieu alors que les négociations se poursuivaient à Vienne, ajoutant que les opérations du Mossad ont été menées sans coopération internationale. Le journal conclut que « tandis que l'équipe de Biden cherchait naïvement un accord à Vienne, les Iraniens développaient leur armement nucléaire. C'est pourquoi le Mossad a essayé de les arrêter.

     

  • Iran : Découverte et élimination d'une équipe "terroriste" soutenue par l'étranger

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    Mercredi 15 septembre 2021, le ministère iranien du Renseignement a annoncé qu'une équipe terroriste soutenue par les services de renseignement de « pays adversaires » avait été « identifiée » et « ciblée ».

    Dans un communiqué, le ministère a déclaré que l'équipe "terroriste" prévoyait d'attaquer et de commettre des actes de terrorisme contre certains des centres les plus sensibles et vitaux du pays avant d'être démantelée par les services de renseignement iraniens.

    Le ministère a déclaré qu'il fournirait plus tard de plus amples détails sur l'opération de sécurité qui a conduit à la neutralisation de l'équipe terroriste.

    Une série d'attaques de sabotage présumées ont visé le programme nucléaire iranien cette année. Les renseignements israéliens ont été blâmés à plusieurs reprises.

    Le 11 avril, un  acte de sabotage qui  aurait été préparé par les services secrets israéliens a visé l'usine iranienne d'enrichissement de combustible de Natanz. Plus tard le 20 juin, un  « arrêt d'urgence temporaire » a  été signalé à la centrale nucléaire iranienne de Bushehr.

    Les forces de renseignement et de sécurité iraniennes ont réagi en renforçant les mesures de sécurité dans toutes les installations sensibles et vitales. À la suite de ces efforts, un complot visant à attaquer un bâtiment de l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran (AEOI) dans la ville de Karaj, à 40 km à l'ouest de la capitale Téhéran, a été déjoué le 23 juin.

  • Iran : Un suspect identifié dans le sabotage du site nucléaire de Natanz

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    Karimi Reza.pngSamedi 17 avril 2021, les autorités iraniennes ont révélé avoir identifié le suspect dans le sabotage de l'installation nucléaire de Natanz, qui a eu lieu la semaine dernière. 

    Il s'agit de Reza Karimi (photo), 43 ans, qui a fui à l'étranger quelques jours avant le sabotage. La télévision d'Etat iranienne a diffusé le passeport et la photographie de l'homme; il serait originaire de la ville de Kashan. La manière dont Karimi pouvait accéder à l'un des sites les plus classifiés de la République islamique n'est pas précisée.

    Les autorités ont déclaré que toutes les mesures nécessaires étaient prises pour renvoyer Reza Karimi en Iran. En particulier, il est souligné que Karimi est recherché par Interpol, qui a publié une «notice rouge» spéciale - une demande de fouille et de détention provisoire de la personne désignée en vue de son extradition.

    Dans un reportage télévisé à ce sujet, un certain document a été montré (vraisemblablement une "notice rouge"), qui contenait l'histoire des mouvements de Karimi: Espagne, Émirats arabes unis, Kenya, Éthiopie, Qatar, Turquie, Ouganda, Roumanie et un autre pays, dont la lecture du nom sur l'écran était impossible.

    Vendredi 16 avril, le chef de l'Autorité iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, avait annoncé  que des preuves de sabotage avaient été trouvées sur le site de "Natanz" et qu'il ne s'agissait pas d'un accident. Il a ajouté que les opérations d'enrichissement d'uranium se poursuivaient.

    Lundi 12 avril, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait accusé Israël d'être derrière le ciblage du système énergétique interne, qui fournit les centrifugeuses de l'installation nucléaire de "Natanz". 

    L'accident est survenu quelques heures après que l'Iran ait annoncé le début de l'exploitation de nouvelles centrifugeuses avancées à "Natanz", qui doivent permettre d'enrichir l'uranium plus rapidement.

    Ce n'est pas la première fois que le réacteur nucléaire iranien "Natanz" subit des "accidents" qualifiés de "sabotage". En juillet 2020, 'une mystérieuse explosion s'était produite sur le site. Ls autorités iraniennes n'avaient pas révélé  les détails.

     

  • Iran : "Accident" dans l'installation nucléaire de Natanz, un jour après le lancement de nouvelles cascades de centrifugeuses

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    Un "accident" s'est produit dimanche matin dans l'usine souterraine d'enrichissement d'uranium de Natanz, dans le centre de l'Iran, mais n'a fait ni victimes ni pollution, selon l'agence Fars, qui cite le porte-parole de l'organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).
    etiVQU1X.jpegLe site souterrain de Natanz est la pièce maîtresse du programme d'enrichissement d'uranium de l'Iran et est surveillé par des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
    Fmkl7NuW.jpegIl y a eu "un accident dans une partie du réseau électrique de l'installation d'enrichissement de Chahid-Ahmadi-Rochan", le complexe nucléaire de Natanz, où les autorités iraniennes avaient lancé la veille une quatrième cascade de centrifugeuses avancées de classe IR-2m interdites par l'accord sur le nucléaire iranien de 2015. Il n'y a "aucun blessé ni aucune pollution" à déplorer, a déclaré à Fars le porte-parole de l'OIEA, Behrouz Kamalvandi. "Les causes de l'accident font l'objet d'une enquête et de plus amples informations seront communiquées ultérieurement", a ajouté Fars en citant M. Kamalvandi.

    Chef d'état major.jpegDe son côté, le journal koweïtien al-Qabas affirme qu'une explosion s'est produite dans l'installation nucléaire de Natanz le matin du 11 avril. La publication ajoute qu'il y aurait des indices qu'Israël pourrait être impliqué dans l'incident. Et comme pour faire écho à l'article du journal koweïtien, le chef d'état-major de Tsahal, en. référence à l'incident de Natanz et au torpillage du navire iranien Saviz, affrété par le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI), le chef d'état-major de Tsahal a déclaré que "les actions de Tsahal à travers le Moyen-Orient ne sont pas cachées aux yeux de nos ennemis. Ils nous observent, voient nos capacités et réfléchissent attentivement à leurs prochaines étapes."

    Téhéran reconnaît un acte "terroriste"
    L'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, dans le centre de l'Iran, où les autorités ont annoncé dimanche une "panne de courant" d'origine suspecte, a été visée par un acte de "terrorisme antinucléaire", selon un communiqué officiel diffusé par la télévision d'Etat.

    "La République islamique d'Iran, tout en condamnant cette action futile, souligne la nécessité pour la communauté internationale et l'Agence internationale de l'énergie atomique de faire face à ce terrorisme antinucléaire", affirme ce communiqué du chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali-Akbar Saléhi.

    Le communiqué n'accuse nommément aucun groupe ou Etat pour cette attaque et ne donne aucune indication sur l'état des installations visées.

    "Cette action reflète (...) l'échec des opposants aux négociations (...) pour lever les sanctions cruelles" des Etats-Unis à l'encontre de l'Iran, ajoute M. Saléhi en référence aux négociations en cours à Vienne pour tenter de faire revenir les Etats-Unis dans l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien et lever les sanctions imposées par Washington contre Téhéran depuis 2018. Elle montre aussi "la défaite des opposants au progrès industriel et politique du pays dans le but d'empêcher un développement éclatant de l'industrie nucléaire", juge le chef de l'OIEA.

    M. Saléhi promet que son pays "continuera également de poursuivre sérieusement l'expansion de la technologie nucléaire d'une part et ses efforts pour lever les sanctions cruelles d'autre part, afin de contrecarrer les objectifs des commanditaires de cet acte terroriste". Plus tôt dimanche, le porte-parole de l'OIEA, Behrouz Kamalvandi avait annoncé qu'une "panne de courant" s'était produite dans la matinée dans l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, l'un des principaux centres du programme nucléaire de la République islamique, où avaient été lancées la veille de nouvelles cascades de centrifugeuses interdites par l'accord sur le nucléaire iranien de 2015.

    Début juillet 2020, une usine d'assemblage de centrifugeuses perfectionnées avait été gravement endommagée par une mystérieuse explosion. Les autorités avaient conclu à un "sabotage" d'origine "terroriste" mais n'ont pas encore fait connaître les résultats de leur enquête. Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akhbar Salahi, avait annoncé la construction d'une installation souterraine à Natanz en août 2020 pour remplacer l'atelier de centrifugeuses endommagé lors de l'explosion, nécessaire à l'enrichissement de l'uranium. En octobre, l'AIEA a confirmé que la construction avait commencé, mais il a ensuite été dit que, selon les experts, cela prendrait beaucoup de temps.

    Plus d'informations à propos de l'explosion du 2 juillet 2020
    Le 2 juillet 2020, une explosion avait retenti sur l'installation nucléaire de Natanz. A l'époque, les autorités iraniennes avaient affirmé qu'il n'y avait pas eu de victimes. Quelques jours plus tard, l'édition américaine du New York Times publiait un article intitulé "L'Iran admet de graves dommages à l'installation nucléaire de Natanz". Le sous-titre de l'article ajoutait: "Un officier du renseignement du Moyen-Orient a déclaré qu'Israël avait posé une bombe dans un bâtiment où des centrifugeuses avancées étaient en cours de développement." Les auteurs de la publication étaient le journaliste américain d'origine iranienne Farnaz Fassihi, considéré comme l'un des plus grands experts du Moyen-Orient, le journaliste américain d'origine cubaine Richard Perez-Peña, et l'Israélien Ronen Bergman, un grand expert du renseignement israélien, auteur de plusieurs livres et de nombreux articles sur ce sujet. Selon l'article, l'explosion et l'incendie de la principale installation d'enrichissement du combustible nucléaire iranien avaient non seulement causé des dommages importants, mais aussi ralenti le programme nucléaire iranien pendant plusieurs mois. Un porte-parole bien informé des structures de renseignement de l'un des pays du Moyen-Orient avait déclaré au New York Times que la responsabilité de ce sabotage incombait à Israël. Il avait également affirmé qu'une puissante bombe avait été posée sur l'enceinte de Natanz. Comme l'a écrit le NYT, la version de l'explosion d'une bombe a également été confirmée par l'un des représentants du Corps des gardiens de la révolution islamique, qui s'est exprimé sous couvert d'anonymat. À son tour, l'édition koweïtienne de "Al-Jarida" a affirmé que l'explosion à Natanz était le résultat du travail de pirates israéliens, et le service persan de la chaîne de télévision BBC a parlé de la responsabilité de cette attaque par un certain groupe clandestin "Cheetahs de la patrie ". Cependant, le CGRI a rejeté la version de la cyberattaque. Plus tard, la principale version officielle était le sabotage, pour lequel des employés de l'usine auraient été impliqués.

    Le président Rohani avait inauguré, le 10 avril 2021 le nouvel atelier de centrifugeuses avancées au mépris des négociations pour relancer l'accord international sur le nucléaire iranien
    Le président Hassan Rohani avait inauguré à distance samedi 10 avril 2021 la nouvelle usine d'assemblage de centrifugeuses de Natanz en même temps qu'il donnait l'ordre de mettre en service ou de tester trois nouvelles cascades de centrifugeuses. Ces nouvelles centrifugeuses offrent à l'Iran la possibilité d'enrichir plus vite et en plus grande quantité de l'uranium, dans des volumes et à un degré de raffinement interdits par l'accord conclu en 2015 à Vienne entre la République islamique et la communauté internationale.

    Les Etats-Unis avaient dénoncé cet accord unilatéralement en 2018, rétablissant dans la foulée les sanctions américaines qui avaient été levées en vertu de ce pacte. En riposte, l'Iran s'est affranchi, depuis 2019, de la plupart des engagements clés qu'il avait pris à Vienne pour restreindre ses activités nucléaires. Mais des discussions sont en cours à Vienne entre la République islamique et les autres Etats parties à l'accord de 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) sur la façon de réintégrer les Etats-Unis au sein de ce pacte conclu dans la capitale autrichienne.

  • Iran : Incendie et explosion près de l'université de Téhéran, non loin du bureau de l'ayatollah Khamenei.

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    Les médias officiels iraniens ont confirmé aujourd'hui, samedi, qu'une explosion suivie d'un incendie avait blessé au moins quatre personnes dans un quartier comptant de nombreuses maisons d'édition et bibliothèques de la capitale, Téhéran. Cet incident est le dernier d'une série d'explosions et d'incendies, dont certains dans des sites sensibles.

    Le porte-parole des pompiers, Jalal Maleki, a déclaré à l'agence de presse officielle de la République islamique que l'explosion, qui s'est produite vendredi soir, avait provoqué un incendie dans un bâtiment de quatre étages près de l'université de Téhéran.

    Il a ajouté que les pompiers ont sauvé trois hommes et une femme, qui ont été transportés à l'hôpital. Le feu a été éteint. Il a ajouté que la cause de l'incendie faisait l'objet d'une enquête.

    Parmi les accidents de ces dernières semaines, un incendie dans l'installation nucléaire souterraine de Natanz a causé d'importants dégâts, mais les responsables iraniens ont déclaré que les opérations n'étaient pas affectées. 

    Vidéo de la situation

  • Iran : Gros incendie dans une zone industrielle près de Téhéran

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    La télévision d'Etat iranienne a rapporté qu'un incendie s'était déclaré dans la zone industrielle de Jairud près de Téhéran. Selon le rapport, il n'y a pas de blessés, mais les pompiers n'ont pas encore réussi à maitriser l'incendie. Une enquête a été diligentée.
    Ces dernières semaines, de nombreuses explosions et incendies suspects se sont produits dans des installations iraniennes, y compris celles liées au programme nucléaire. L'incident le plus notable a été celui de l'usine de Natanz, où l'uranium est enrichi. Le complexe a subi des dommages importants.
    Le ministère iranien des Affaires étrangères associe les incendies à la chaleur estivale. Dans le même temps, l'agence Nur, proche du Conseil national de sécurité de la République islamique d'Iran, affirme que l'usine a été attaquée.
    De nombreux experts étrangers affirment également qu'une véritable cyber-guerre est menée contre l'Iran. L'attaque du système informatique du chemin de fer israélien, annoncée par les pirates iraniens, se voulait une frappe de représailles. Israël dément qu'il y ait eu une attaque.

  • Iran : Un nouvel incendie "mystérieux" engloutit une zone commerciale à Téhéran

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    Les pompiers de Téhéran ont annoncé qu'un incendie s'était déclaré, vendredi matin, dans une grande zone commerciale, au sud de la capitale, qui comprend des entrepôts pour divers produits manufacturés.
    L'agence de presse des étudiants iraniens "ISNA" a cité un responsable des pompiers expliquant que l'incendie avait commencé avant 11h00, heure locale dans la rue "Fedayeen Islam".
    L'incendie a touché un entrepôt et des zones d'achalandage d'une superficie de 3000 mètres carrés.
    On ignore s'il y a eu des victimes. Les médias iraniens rapportent que les pompiers sont toujours sur les lieux pour maitriser l'incendie.
    L'Iran a connu de nombreux incendies et explosions «mystérieux» au cours des deux derniers mois , qui ont suscité une controverse sur un éventuel «sabotage délibéré».
    Des incendies se sont répétés dans plusieurs sites et installations industriels, mais les plus importants d'entre eux ont touché des sites nucléaires et militaires sensibles, ce que les autorités ont reconnu.
    L'explosion la plus importante a concerné l'installation nucléaire de Natanz à Ispahan, qui a détruit des centrifugeuses le 8 juillet.
    Le représentant Javad Karimi Qadousi, membre du Comité de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement iranien, a expliqué que la cause de l'explosion sur le site de Natanz était due à une "faille de sécurité.
    Les médias iraniens ont rejeté l'hypothèse de frappes aériennes ou de cyberattaques comme cause de l'incident survenu à Natanz, mais le quotidien Hamshahri décrit l'incident dans un rapport du 8 juillet comme un "acte de sabotage".
    La série d'explosions et d'incidents «mystérieux» qui ont affecté les installations nucléaires et militaires comprend 16 cas en deux mois.
    Parmi les incidents les plus importants qui sont soupçonnés d'être le résultat d'attaques, citons l’explosion de la base de missiles «Khajir» à l’est de Téhéran, près du site militaire «Parchin», le 26 juin, ainsi que le ciblage de centrifugeuses pour enrichir de l’uranium sur le site de Natanz à Ispahan, le 2 juillet.
    Des images satellites récentes ont également révélé que l'explosion, survenue le 10 juillet, dans le district de Ghamdarra, à l'ouest de Téhéran, visait une base aérienne du Corps des Gardiens de la révolution Islamique d'Iran (CGRI).