Etat islamque Wilayat Hind

  • Afghanistan : L'État islamique utilise la Chine pour dénigrer les talibans

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    Depuis sa fondation en 2014, l'État islamique a toujours été hostile à la Chine. La répression de la Chine contre les Ouïghours et les autres musulmans du Xinjiang figure souvent dans la propagande de l'Etat islamique, en particulier en Asie du Sud.

    Cela met les talibans dans une position délicate.

    En quête de légitimité internationale et de financement, les talibans cultivent soigneusement leurs relations avec la Chine. Pékin a rendu la pareille, invitant des responsables talibans à plusieurs reprises depuis 2014. En juillet dernier, avant que Kaboul ne tombe aux mains des talibans, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi avait chaleureusement reçu les dirigeants talibans, leur demandant de "traiter résolument" la question  des militants ouïghours. en Afghanistan.

    Depuis la victoire des talibans en Afghanistan, les Ouïghours affirment être harcelés, apparemment, suite à la demande de Pékin.

    Les recruteurs de l'État islamique exploitent les liens de la Chine avec les talibans pour les discréditer, les accusant d'avoir négocié avec les Américains et de ne pas défendre les musulmans du Xinjiang.

    Ces derniers mois, la branche afghane de l'Etat islamique, EI-Khorasan, a mené des attaques très médiatisées, dont une au moins a été revendiquée par un ouïghour, s'affirmant ainsi comme le nouveau leader du jihad mondial.

    Pékin aurait été stupéfait  en découvrant qu'un kamikaze chinois ouïghour était responsable du carnage qui a fait au moins 50 morts dans une mosquée chiite de Kunduz,  le 8 octobre 2021. L' agence de presse Amaq de l'État islamique a identifié l'auteur comme étant " Muhammad al-Uyghuri », accusant « les talibans de s'être engagés à expulser les Ouïghours à la demande de la Chine ».

    The Voice of Hind, un magazine de langue anglaise publié par une branche de l'Etat islamique en Inde, a célébré l'attaquant comme « un chevalier d'Allah originaire de Chine » et a fustigé les talibans pour avoir prétendument juré de protéger les statues bouddhistes à la demande de la Chine.

    Les propagandistes de l'Etat islamique diabolisent la Chine pour favoriser leurs efforts de recrutement en Asie du Sud et Moyen-Orient, s'appuyant sur les Ouïghours qui ont cherché refuge en Asie du Sud depuis l'époque de Mao. 

    À la suite d'une rencontre entre des responsables chinois et talibans à Doha le 26 octobre, les sympathisants de l'Etat islamique ont qualifié les talibans de "prostituées" qui se plient à Pékin pour quémander une reconnaissance internationale

    The Voice of Hind appelle à se « se venger » de la Chine pour « qui emprisonne les musulmans en masse», jurant de ne jamais laisser Pékin « éteindre la lumière de l'islam en Chine ». En septembre, Voice of Hind a décrit la Chine comme une « puissance impérialiste », et un numéro ultérieur a déclaré que les talibans « lèchent les bottes des croisés et maintenant de la Russie et de la Chine ».

    Cette propagande anti-Chinoise n'est pas nouvelle. Au début, depuis sa base en Irak et en Syrie, l'Etat islamique a publié des vidéos de combattants ouïghours menaçant Pékin. Les médias de l'Etat islamique ont publié des traductions de la propagande ouïghoure et même un chant en mandarin. Depuis la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan et la recrudescence des actions de l'Etat islamique dans le pays, Pékin fait face à une menace beaucoup plus proche de ses frontières.

  • Cachemire : les forces de sécurité indiennes ont revendiqué l'arrestation de 5 membres de l'Etat islamique

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    Cinq membres de l'État islamique de Jammu & Cachemire (ISJK), qui avaient prévu d'attaquer un camp de l'armée dans la vallée du Cachemire, ont été arrêtés par la police du district de Bandipora samedi 22 août.

    Selon des sources officielles, la police du district de Bandipora a arrêté cinq membres de l'ISJK ou Wilayah-al-Hind, la branche régionale de Daech.

    Quatre d'entre eux sont originaires de différents endroits de Bandipora et un est de Srinagar, selon les sources. Du matériel incriminant, notamment des feuilles de matrices, des drapeaux de l'ISJK et des munitions, a été retrouvé en leur possession.

    Lors de l'enquête préliminaire, les sources de la police ont découvert que les cinq membres de l'ISJK avaient effectué un repérage d'un camp militaire et qu'ils prévoyaient de l'attaquer. La cellule apportait également un soutien au groupe Etat islamique dans la vallée et radicalisait les jeunes pour qu'ils rejoignent leurs rangs.

    L'Etat islamique au Cachemire
    Un petit nombre de jeunes du Cachemire ont commencé à soutenir l'Etat islamique à partir de 2014 en utilisant les médias sociaux pour diffuser leurs vidéos de propagande, notamment d'exécutions barbares. On a souvent vu des jeunes masqués brandissant les drapeaux du -califat dans le centre-ville de Srinagar.

    En 2017, les drapeaux noirs de Daech ont commencé à remplacer les drapeaux verts pakistanais qui étaient utilisés pour envelopper les combattants tués lors de leurs funérailles au Cachemire. L'année dernière, un terroriste de l'ISJK a été tué par Hizbul Mujahideen. L'ISJK avait alors déclaré que les groupes terroristes soutenus par le Pakistan au Cachemire étaient des traîtres à la cause du djihad islamique.

    L'ISIS, dans une annonce officielle faite l'année dernière, a reconnu qu'il avait créé sa branche indienne "Wilayah-al-Hinda" après qu'un de ses membres, Ishfaq Ahmad Sofi, ait été tué lors d'un affrontement avec les forces de sécurité à Shopian, dans le sud du Cachemire.

    Cliquer sur le lien pour voir la vidéo

    Ajoutons que l'État islamique Wilayat Hind a publié un nouveau numéro du magazine Voice of Hind (n° 7). La couverture est intitulée "De Babri à Aqsa".