Etat Islamique Khorassan

  • Afghanistan : "Trois kidnappeurs" de l'Etat islamique tués par les talibans dans une fusillade

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    Les talibans ont annoncé avoir tué dimanche trois membres de l'Etat islamique "responsables d'enlèvements", après trois heures d'affrontements armés autour de leur cache dans la ville de Hérat, dans l'ouest de l'Afghanistan.

    "Trois kidnappeurs, responsables de graves enlèvements dans la province de Hérat, se cachaient dans un immeuble du quartier de Pul-e-Dozan à Hérat", a indiqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Qari Sayed Khosti. "Des forces spéciales les ont encerclés et il y a eu des échanges de tirs. Les hommes ont été tués au cours de la fusillade avec les forces de sécurité", a-t-il indiqué.

    Selon le commandement de la police locale, ces "kidnappeurs", des criminels pratiquant l'enlèvement de civils en échange d'une rançon, appartenaient à l'Etat islamique. Les échanges de tirs, notamment à l'arme automatique, ont duré plusieurs heures, selon des habitants de ce quartier de Hérat. Deux talibans ont également été blessés selon la police locale. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre l'exécution d'un homme après avoir été interpellé et désarmé. La vidéo montre aussi le commando taliban paradant dans la ville avec trois corps exposés à l'arrière de leur pick-up, au milieu d'une escorte de scooters les encourageant.

    Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays leur priorité après 20 ans de guerre, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants menés par le groupe Etat islamique. Sa branche locale, l'Etat islamique-Khorasan, rival et principal adversaire du mouvement islamique au pouvoir, a ciblé ces dernières semaines aussi bien les talibans que la minorité chiite afghane.

  • Afghanistan : Explosion dans une mosquée chiite de Kandahar (au moins 63 morts - dernier bilan)

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    Un attentat complexe a été perpétré, vendredi midi 15 octobre 2021, dans une mosquée chiite de la ville de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, a rapporté un journaliste de l'AFP. les explosions ont pris pour cible la mosquée Imam Bargah, située dans le centre de Kandahar, au moment de la grande prière hebdomadaire du vendredi. Un bilan provisoire fait état d'au moins 63 morts et plus de 83  blessés. 

    Un kamikaze a commencé par tirer avant d’activer sa veste explosive pendant que le deuxième s’enfonçait au milieu de la foule avant d’activer sa veste.

    Province de Kunar

    L'Etat islamique-Khorasan a revendiqué l'attentat contre la mosquée et identifié les deux kamikazes, un Ouïghour et un Baloutch. Il s'agit d'Anas al-Khorasani et d'Abu Ali al-Balouchi. L'EI-K signifie ainsi qu'il entend s'afficher aux côtés des Islamistes luttant en Chine et au Pakistan.
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  • Afghanistan : Alerte sécuritaire concernant les grands hôtels de Kaboul

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    Etats-Unis et Grande Bretagne lancent une alerte sécuritaire pour plusieurs grands hôtels de Kaboul
    Le spectre de la menace d'attentats jusque dans la capitale afghane a resurgi dimanche 10 octobre 2021 avec une alerte concernant les hôtels de Kaboul.

    Les diplomaties américaine et britannique ont averti lundi leurs ressortissants contre le risque d'une attaque dans les grands hôtels de Kaboul, notamment le Serena, un hôtel de luxe en plein centre de la capitale. "En raison de menaces sécuritaires, nous recommandons aux citoyens américains d'éviter d'y séjourner et d'éviter la zone", a indiqué sur son site internet le département d'État, à propos de cet hôtel déjà ciblé à plusieurs reprises ces dernières années.
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    L'hôtel Serena avait été attaqué le 20 mars 2014 par un commando armé taliban qui avait abattu neuf personnes, dont un journaliste de l'AFP et sa famille. Un attentat suicide avait eu lieu dans le même hôtel en janvier 2008, alors que le ministre norvégien des Affaires étrangères se trouvait à l'intérieur, faisant six morts, dont un Américain et un journaliste norvégien. Les hôtels de luxe de Kaboul abritent désormais aussi bien des ressortissants étrangers de passage, journalistes ou humanitaires notamment, que de hauts responsables talibans qui y mènent des réunions de travail.

    Depuis leur arrivée au pouvoir le 15 août, les talibans, qui font du retour de la sécurité dans le pays après vingt ans de guerre leur priorité, sont confrontés à une vague d'attentats sanglants, revendiquée par l'organisation État islamique. Sa branche locale, l'État islamique-Khorasan (EI-K), a ciblé ces dernières semaines les talibans et la minorité chiite afghane. Ce groupe a revendiqué un attentat vendredi contre une mosquée chiite de Kunduz (nord-est), qui a fait au moins 60 morts. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière depuis le départ des troupes américaines du pays le 30 août.

    Province de Paktia : 5 personnes arrêtées pour collaboration avec l'Etat islamique

  • Afghanistan : Au moins 55 morts dans un attentat suicide contre une mosquée chiite de Kunduz

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    rlvrhx3c.jpegAu moins 55 personnes ont été tuées et au moins 143 autres blessées dans un attentat suicide ayant frappé, lors de la grande prière du vendredi, une mosquée chiite de Kunduz, dans le nord-est de l'Afghanistan, cinq jours après un attentat à Kaboul revendiqué par l'organisation Etat islamique. Selon d'autres sources, l'attentat aurait fait une centaine de victimes et plus de 200 blessés.
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    L'explosion dans une mosquée chiite Grand Sayedabad du quartier de Khan Abad Bandar de Kunduz a été causée par un kamikaze, a annoncé à l'AFP Matiullah Rohani, responsable régional du gouvernement taliban en charge de la Culture et de l'Information. Elle a eu lieu à 13H30 lors de la prière du vendredi.

    A l'hôpital central de Kunduz, un docteur ayant requis l'anonymat a déclaré à l'AFP que "jusqu'ici, nous avons reçu 35 corps et plus de 50 blessés".

    FBMGeI6X0AI1f5y.jpegL'Etat islamique-Khorasan revendique l'attentat
    L'Etat islamique-Khorasan a publié la photo du kamikaze qui a perpétré un attentat contre la mosquée chiite Grand Sayedabad. Selon le communiqué du groupe islamiste, le kamikaze serait un Ouighour (Chinois). Il faut rappeler que les talibans se sont engagés à expulser les islamistes ouighours à la demande de la Chine.

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    En Afghanistan, les chiites sont régulièrement la cible d'attentats, souvent menés par la branche locale du groupe État islamique (Daech). Cette explosion survient cinq jours après un attentat à la bombe contre une mosquée de Kaboul, qui avait fait au moins cinq morts et avait été revendiqué par l'EI.

    Cet attentat avait ciblé la mosquée Id Gah, où se tenait une cérémonie funéraire en hommage à la mère de Zabihullah Mujahid, le porte-parole du gouvernement taliban et figure du mouvement, décédée la semaine passée. Il avait illustré la rivalité et la haine tenace et réciproque qui opposent l'Etat islamique et les talibans, deux groupes sunnites radicaux.

    L'Etat islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué certaines des attaques les plus meurtrières commises ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan. Notamment des attentats suicide dans des mosquées, des hôpitaux et dans d'autres lieux publics.

    Le groupe a, en particulier, ciblé des musulmans qu'il considère comme hérétiques, notamment les chiites de la minorité hazara. En août 2019, il a ainsi revendiqué un attentat contre des chiites à un mariage à Kaboul, où 91 personnes avaient été tuées. Il a aussi été fortement soupçonné d'avoir été derrière une attaque en mai 2020 contre une maternité d'un quartier majoritairement chiite de la capitale qui a coûté la vie à 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés.

    La prise de contrôle du pays par les talibans à la mi-août n'a pas mis fin à la menace terroriste, comme l'avait déjà montré l'attentat commis le 26 août aux abords de l'aéroport de Kaboul, qui avait fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains, et a été revendiqué par l'EI-K.

    Des morts et des blessés dans une explosion dans une école religieuse (madrasa)
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    Par ailleurs, on a appris qu'une explosion dans une école religieuse dans la province de Khost, dans l'est de l'Afghanistan, avait fait 7 morts et plus de 15 blessés selon un dernier bilan.

    Selon le ministère de l'Intérieur du gouvernement intérimaire afghan, une grenade à main a explosé mercredi 6 octobre 2021 dans le bâtiment de l'école.
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    la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan a exprimé sa préoccupation face à cette série d'attentats, notant que l'attaque de Kunduz est la troisième attaque meurtrière contre une institution religieuse en Afghanistan depuis le début de la semaine, après un incident devant une mosquée à Kaboul lundi dernier, revendiquée par l'Etat islamique, et une attaque contre une madrasa dans la province de Khost mercredi. 

  • Pakistan : Islamabad s'inquiète de la recrudescence de l'activité terroriste des talibans pakistanais

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    La victoire des talibans afghans en Afghanistan a dynamisé les mouvements jihadistes dans la région et fait craindre qu'une reprise de l'insurrection islamiste ne menace les investissements étrangers, en particulier ceux liés à l'initiative chinoise baptisée "Route de la Soie".

    Depuis la prise de Kaboul par les talibans, il y a eu une augmentation significative des attaques contre les forces de sécurité pakistanaises par le mouvement islamique radical  Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP).

    Le TTP est le groupe terroriste le plus redouté du Pakistan. Il a des liens idéologiques avec les talibans afghans. Il a déjà revendiqué des centaines d'attaques contre des cibles militaires et civiles mais ses actions se sont multipliées récemment contre les forces de sécurité pakistanaises.

    Le TTP a organisé 53 attaques du 1er janvier au 30 juin 2021, selon le "Pakistan Institute of Peace Studies" (PIPS), un groupe de réflexion d'Islamabad. Du 1er juillet au 15 septembre, le TTP est passé à 55 attaques impliquant des kamikazes, des engins explosifs en bordure de route, des tirs de snipers et des embuscades.

    Selon Muhammad Amir Rana, directeur du PIPS, la victoire des talibans afghans a enhardi les militants islamiques, y compris ceux du TTP, et leur a remonté le moral.

    Formé en décembre 2007 avec la fusion de plus petites formations militantes, le TTP s'effondrait sous une répression pakistanaise soutenue qui a forcé sa re-localisation en Afghanistan en 2014.

    Les choses ont été aggravées par la mort des dirigeants successifs du TTP lors d'attaques de drones américains et de divisions internes. Dernièrement, cependant, la victoire des talibans afghans a convaincu les différents groupes du TTP de mettre fin à leurs différences.

    Un rapport du Conseil de sécurité des Nations Unies en juin 2021 a estimé qu'il y avait entre 2 500 et 6 000 combattants du TTP du côté afghan de la frontière. En août, les talibans afghans ont libéré des milliers de prisonniers, principalement des militants, dont des dirigeants du TTP comme son ancien numéro deux, Maulvi Faqir Mohammad.

    "Le retour au Pakistan des militants et la libération de prisonniers ont augmenté la capacité et la force militaire du TTP, entravant les efforts pakistanais pour éradiquer le terrorisme à l'intérieur de ses frontières", a déclaré Rana

    Islamabad et Pékin ont tous deux tenu le TTP pour responsable d'un attentat-suicide le 14 juillet 2021 qui a tué neuf ingénieurs chinois travaillant sur un projet hydroélectrique dans le district de Kohistan au Pakistan. "Davantage de Chinois ou de projets chinois pourraient être attaqués afin d'augmenter la pression sur le gouvernement pakistanais", a rapporté le 18 septembre le Global Times, porte-parole du Parti communiste chinois, citant des experts chinois en matière de sécurité.

    La recrudescence du terrorisme a contraint la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre à annuler les tournées de cricket au Pakistan pour des raisons de sécurité. 

    Le Premier ministre Imran Khan a déclaré dans une interview le 24 septembre 2021 que le Pakistan était "extrêmement préoccupé" par les menaces terroristes en provenance d'Afghanistan, en particulier du TTP, et a tenu le groupe pour responsable de la plupart des attaques contre des citoyens chinois. "Le Pakistan travaillera avec les autorités afghanes pour mettre un terme au TTP et à d'autres actes de terrorisme en provenance d'Afghanistan", a-t-il déclaré.

    Le TTP a des sanctuaires le long de la frontière commune dans les provinces de Kunar et de Nangarhar, mais il est peu probable que les talibans afghans répondent aux demandes d'Islamabad de les débusquer et de rapatrier de force les combattants réticents à retourner au Pakistan.

    "Les talibans afghans n'ont jamais soulevé d'objections ni tenté d'empêcher le TTP de mener des attaques à l'intérieur du Pakistan malgré des liens étroits avec les agences de renseignement pakistanaises", a déclaré Abdul Bari, un ancien responsable de la sécurité afghan qui a servi dans la province de Nangarhar. « De même, le TTP ne s'est jamais opposé à l'alliance des talibans afghans avec le Pakistan.

    Islamabad espère affaiblir le TTP en persuadant les militants islamiques de rentrer de Kunar et Nangarhar, où ils ont fui avec leurs familles pour échapper aux opérations militaires pakistanaises qui ont rasé leurs maisons en 2014.

    La semaine dernière, le président pakistanais Arif Alvi et son ministre des Affaires étrangères, Shah Mahmood Qureshi, ont déclaré que le gouvernement pardonnerait au groupe si ses membres déposaient les armes, abandonnaient leur idéologie militante et respectaient la constitution.

    Le TTP a rejeté l'ouverture d'amnistie d'Islamabad à moins qu'elle ne s'accompagne d'un engagement à imposer les lois islamiques dans tout le pays. "Des pardons sont généralement offerts à ceux qui commettent des crimes, mais nous sommes assez fiers de notre combat", a déclaré le TTP dans un communiqué.

    Iftikhar Firdous, un analyste de la sécurité basé à Peshawar, a déclaré que le TTP avait rejeté l'offre d'Islamabad parce qu'il bénéficiait de la protection des talibans afghans, et aussi "parce qu'il a toujours la capacité de mener des attaques dans différentes parties du pays".

    Bien que certains groupes plus petits semblent prêts à déposer les armes, Firdous ne s'attend pas à ce que quiconque dans le TTP s'assoie pour des négociations si leurs demandes ne sont pas acceptées, "aussi déraisonnables soient-elles".

    La plupart des observateurs s'accordent à dire que l'expulsion du TTP d'Afghanistan ne serait pas facile pour les talibans afghans.

    "Islamabad devrait savoir que le TTP, al-Qaida et d'autres groupes militants transnationaux font partie d'un réseau jihadiste plus large avec un programme mondial similaire, et ils ont aidé les talibans afghans à capturer la plupart des régions de l'Afghanistan", a déclaré Bari.

    "Si les talibans afghans tentaient d'écraser les sanctuaires du TTP sous la pression d'Islamabad, ils pourraient rejoindre l'État islamique-Khurasan (IS-K) qui mène des actions armées au gouvernement nouvellement formé des talibans à Kaboul."

     

  • Afghanistan : L'Etat islamique revendique avoir tué ou blessé 85 talibans en moins d'une semaine

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    Vendredi 4 septembre 2021, al-Naba, le journal officiel de l'Etat islamique, a publié un résumé des récentes opérations du groupe islamique radical contre les talibans en Afghanistan.

    Selon al-Naba, les cellules de l'Etat islamique-Khorasan (EI-K) ont mené un total de 20 opérations contre les talibans entre le 18 et le 22 septembre. Les opérations comprenaient 15 attaques à l'aide d'engins explosifs, quatre assassinats et une embuscade.

    Au moins 85 talibans ont été tués ou blessés au cours des opérations de l'EI-K. Par ailleurs, trois véhicules des talibans ont été détruits et neuf autres ont été endommagés.

    Les cellules de l'EI-K mènent quotidiennement des opérations contre les talibans, en particulier dans la province orientale de Nangarhar.

    Le 23 septembre, l'Etat islamique a affirmé que six talibans ont été tués et trois autres blessés lors de trois attaques distinctes à Nangarhar. Deux des attaques ont eu lieu dans la capitale de la province, Jalalabad. La ville semble être infestée de cellules du groupe islamique.

     

  • Afghanistan : Les talians affirment avoir tué trois membres de l'Etat islamique à Jalalabad

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    Jeudi 23 septembre 2021, des responsables des forces de sécurité taliban ont annoncé que trois membres de l'Etat islamique-Khorasan (EI-K) avaient été éliminés lors d'une opération près de la ville afghane de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, où le groupe islamique radical est très actif.

    L'opération a eu lieu près de la frontière administrative de Jalalabad avec le district de Bihsud. Les cadavres des trois membres présumés de l'IS-K ont été exhibés dans la région.

    Des photos montrent les trois jihadistes étaient ligotés et les yeux bandés. Ils semblent avoir été exécutés.

    Le problème est que, selon des sources locales, les trois hommes sur les photos ont été identifiés comme étant des commerçants locaux de Jalalabad. Les hommes n'avaient aucun lien connu avec EI-K, ce qui a été confirmé par les familles des suppliciés, même s'ils étaient connus comme des salafistes.