Etat islamique en Tunisie

  • Tunisie : Démantèlement d'une cellule jihadiste à Sousse

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    Des membres de l'équipe de recherche et d'inspection de la garde nationale de la ville tunisienne de Sousse ont réussi à découvrir et à démanteler une cellule jihadiste active dans la région.

    jeudi, une source sécuritaire tunisienne a déclaré à l'Agence de presse tunisienne que le parquet avait autorisé la détention de trois personnes appartenant à une cellule takfiri, composée de résidents de l'un des gouvernorats du centre-ouest tunisien, et de prendre des mesures judiciaires à leur encontre. .

    Depuis mai 2011, la Tunisie a été témoin d'actes terroristes qui se sont intensifiés en 2013, tuant des dizaines de forces de sécurité, de soldats et de touristes étrangers, avant de reculer ces dernières années.

    L'une des attaques terroristes les plus violentes a eu lieu le 7 mars 2016, lorsque des éléments de «l'Etat islamique» ont attaqué le quartier général des casernes militaires et de sécurité dans la ville de Ben Guerdane, à la frontière avec la Libye, et se sont affrontés avec les forces de sécurité et l'armée. . L'attaque a coûté la vie à 55 membres de l'Etat islamique, 12 forces tunisiennes et 7 civils. 

  • Tunisie : Un berger décapité dans une attaque "terroriste"

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    Un homme a été décapité dans la région de Kasserine, dans le centre de la Tunisie, ont annoncé dimanche les autorités tunisiennes, attribuant cette "attaque terroriste" à des jihadistes.
     
    "Le corps décapité d'un jeune homme a été retrouvé dans la région d'Al-Soltanya, dans le gouvernorat de Kasserine, et il est probable qu'un groupe terroriste soit derrière l'attaque", a indiqué à l'AFP le substitut du procureur général au tribunal de première instance de Tunis, Mohsen Dali. "Le corps appartenait à un homme de 20 ans nommé Oqba al-Dhibi", a précisé M. Dali, ajoutant que la justice s'était saisie de l'affaire.
     
    Selon les radios locales, Oqba al-Dhibi, un berger, faisait paître ses moutons lors de l'attaque. Le ministère de l'Intérieur contacté par l'AFP n'a pas donné de précisions sur cette attaque. Ce n'est pas la première fois qu'un Tunisien est décapité par des jihadistes dans les zones montagneuses du centre de la Tunisie. En 2015, Mabrouk Soltani, 17 ans, avait été décapité par un groupe extrémiste, un assassinat qui avait secoué l'opinion publique. Deux années plus tard, son frère aîné, Khalifa Soltani, avait été retrouvé mort lors d'une opération de ratissage lancée après l'annonce de son enlèvement par un groupe "terroriste", dans la même région. Ces deux assassinats avaient été revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
     
    Dans un bref communiqué dimanche, le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi a évoqué une "opération terroriste", soulignant que la guerre contre ce phénomène "doit se poursuivre sans relâche et avec la même ferme détermination". 
     
    La Tunisie a été confrontée après sa révolution en 2011 à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers. Même si la situation sécuritaire s'est nettement améliorée, le pays reste sous état d'urgence depuis l'attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015.

  • Tunisie : Arrestation d'un sympathisant de Daech planifiant un attentat

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    Le ministère de l'intérieur annonce l'arrestation d'un sympathisant de l'Etat islamique qui planifiait un attentat en loup solitaire (le lieu de l'arrestation et l'attentat planifié ne sont pas précisés). 
    Selon le Ministère, le militant disposait de "connaissances approfondies sur la fabrication d'explosifs" acquises en ligne et était en train de construire une bombe artisanale.

  • Tunisie : Arrestation de deux membres de Daech qui préparaient des attentats

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    Les services de renseignements tunisiens ont déjoué des attentats terroristes imminents qui étaient sur le point d'être perpétrés par deux sympathisants de l'Etat islamique.
    Les forces de sécurité ont arrêté les deux terroristes à Kebili et à Jendouba.

  • Tunisie : Onze personnes poursuivies dans l'attentat de Sousse

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    Onze personnes sont poursuivies pour l'attaque début septembre ayant coûté la vie à un gendarme dans la ville touristique de Sousse en Tunisie, une opération revendiquée par l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), a indiqué vendredi à l'AFP un responsable judiciaire. En outre, cinq autres personnes sont poursuivies pour avoir fait l'éloge de cette opération sur les réseaux sociaux, a indiqué le tribunal de première instance de Tunis.

    Le 6 septembre, trois hommes en voiture avaient heurté des agents de la Garde nationale (gendarmerie) à Sousse (est), puis les avaient attaqués au couteau. Ils ont tué l'un d'eux et blessé grièvement l'autre, qui a quitté vendredi l'hôpital.

    Au total, 16 personnes ont été présentées au pôle judiciaire antiterroriste et auditionnées par un juge d'instruction depuis lundi, a précisé à l'AFP Mohsen Dali, substitut du procureur général, également porte-parole du tribunal de première instance de Tunis. Parmi ce groupe, cinq suspects ont été placés en détention et les autres ont été laissés libres, selon la même source.

    Les trois assaillants, dont deux frères, avaient été tués juste après l'attaque. Inconnus des services de sécurité, les deux frères étaient originaires du quartier de Akouda où a eu lieu l'attaque. Le troisième homme, originaire de la région défavorisée de Siliana (nord-ouest), habitait avec eux, avait indiqué à l'AFP le porte-parole du parquet antiterroriste Sofiene Sliti.

    Cette attaque est la dernière en date d'une série d'attentats visant les forces de l'ordre ces dernières années, malgré une nette amélioration de la situation sécuritaire. La dernière attaque d'ampleur remonte à mars 2016, lorsque des jihadistes venus de Libye avaient tenté, sans succès, de s'emparer de postes des forces de sécurité de Ben Guerdane (sud), faisant 20 morts.

  • Tunisie: une cellule terroriste démantelée à Gafsa

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    Les autorités sécuritaires tunisiennes ont démantelé une cellule terroriste ayant pour objectif d’établir “un émirat” dans le gouvernorat de Gafsa, au sud du pays.

    C’est ce qu’a fait savoir, mercredi, le ministère tunisien de l’Intérieur via un communiqué rendu public.

    “Le Département de la lutte contre le terrorisme de la Garde nationale a découvert le plan des trois terroristes arrêtés, après avoir tenté d’influencer un imam pour attirer des jeunes”, rapporte le communiqué.

    Lundi, l'organisation terroriste Daech a revendiqué l’attaque terroriste de Sousse (est), qui a fait un mort et un blessé dans les rangs des forces de l’ordre.

    Depuis mai 2011, la Tunisie a été le théâtre de plusieurs attaques terroristes qui se sont intensifiées en 2013, tuant des dizaines de membres de l'armée et des forces de sécurité et des touristes étrangers, avant que la fréquence des attentats ne baisse au cours de ces dernières années.

  • Tunisie : Un gendarme tué dans une attaque à Sousse, trois terroristes abattus

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    Un membre de la Garde nationale (gendarmerie) a été tué dimanche matin dans la station balnéaire de Sousse, à l'est de la Tunisie au cours d'une attaque "terroriste". Les trois assaillants ont été abattus, a annoncé à l'AFP le porte-parole de la Garde nationale. La ville de Sousse, avait déjà été le théâtre d'une attaque jihadiste meurtrière en 2015.

    "Une patrouille de deux agents de la Garde nationale a été victime d'une attaque au couteau à Sousse. L'un d'eux est tombé en martyr et l'autre, blessé, est hospitalisé", a indiqué Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la Garde nationale. Les forces de sécurité ont poursuivi les assaillants, qui avaient volé la voiture de la patrouille et s'étaient emparés des pistolets des victimes, selon la même source. "Dans un échange de tirs, trois terroristes ont été tués", a ajouté M. Jebabli, précisant que la voiture de la Garde nationale et les armes avaient été récupérées par les forces de l'ordre. L'attaque et la poursuite des assaillants ont eu lieu dans le quartier d'Akouda, dans la zone touristique El Kantaoui, selon la Garde nationale.

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    Des policiers ont établi un cordon de sécurité et des agents de la police technique exploraient les lieux, selon des correspondants de l'AFP.

    Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué publié sur internet que "les trois assaillants" avaient "heurté" avec leur propre voiture les deux agents de la Garde nationale mais sans mentionner qu'ils les avaient poignardés. Le ministère a confirmé la mort des trois assaillants dans un échange de tirs avec les forces de sécurité, sans donner davantage de détails.

    Le président Kais Saied, qui s'est rendu sur les lieux de l'attaque, a indiqué lors d'une discussion avec un responsable sécuritaire que les assaillants avaient heurté les deux gendarmes puis les avaient poignardés. "La police technique doit arriver à (identifier) ceux qui sont derrière ces gens-là (les assaillants) et à savoir s'ils ont mené cette opération à titre individuel ou au nom d'une organisation", a dit M. Saied.

    Le Premier ministre Hichem Mechichi et le ministre de l'Intérieur Taoufik Charfeddine se sont également rendus sur les lieux de l'attaque.

    Menace persistante
    La dernière attaque visant des forces de l'ordre en Tunisie remonte au 6 mars. Un policier avait été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un civil, dans un double attentat suicide contre des forces de l'ordre protégeant l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale Tunis.

    Après la chute de la dictature en 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils en particulier 59 touristes étrangers. L'année 2015 a été particulièrement meurtrière pour ce pays. En mars, un attentat contre le musée Bardo à Tunis a fait 22 morts (21 touristes étrangers et un policier tunisien). L'attaque était la première à toucher des étrangers en Tunisie depuis 2002 et la première revendiquée par le groupe Etat islamique (EI). En juin, un autre attentat revendiqué par l'EI a visé un hôtel près de Sousse, à 140 km au sud de Tunis, faisant 38 morts dont 30 Britanniques. Et en novembre, un Tunisien s'est fait exploser dans un bus transportant des membres de la sécurité présidentielle, tuant douze d'entre eux en plein Tunis. Un attentat aussi revendiqué par l'EI. Fin juin 2019, un double attentat suicide revendiqué par l'EI a encore visé des policiers dans le centre de la capitale et devant une caserne, coûtant la vie à un policier.

    Réinstauré en 2015, l'état d'urgence est en vigueur sans discontinuer depuis.

    La situation sécuritaire s'est néanmoins nettement améliorée ces dernières années. Mais des attaques contre les forces de sécurité ont encore lieu, notamment dans les massifs montagneux frontaliers de l'Algérie, et épisodiquement à Tunis.

    Outre l'EI, le groupe jihadiste el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi) a perpétré plusieurs attaques meurtrières au cours de la décennie écoulée. Fin février, Aqmi a confirmé le décès d'un de ses chefs, Abou Iyadh, fondateur du principal groupe jihadiste tunisien proche d'el-Qaëda, Ansar al Charia, notamment accusé d'avoir orchestré les violences contre l'ambassade américaine en 2012.