Etat islamique en Tunisie

  • Tunisie: Arrestation d'un terroriste étranger appartenant à Daech

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    Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé, samedi, l'interpellation d’un individu, de nationalité étrangère, qui appartient à l'organisation terroriste Daech.

    L’individu concerné est venu au pays pour rejoindre d'autres éléments terroristes, indique la même source.

    Dans un communiqué, le ministère a indiqué que « les unités de lutte antiterroriste et l'Unité spécialisée de la Garde nationale sont parvenues à interpeller un élément terroriste étranger et à dévoiler ses plans ».

    « L’arrestation du terroriste est intervenue dans le cadre d'une opération préventive conjointe effectuée sous la supervision du Parquet public près le Pôle judiciaire de lutte antiterroriste (pôle spécialisé dans les affaires de lutte contre le terrorisme) », ajoute le communiqué.

    « L'individu en question avait prêté allégeance à ce qui est appelé l'Organisation terroriste de Daech, et évoluait dans sa branche médiatique », précise la même source.

    « Il est arrivé en Tunisie pour s’apprêter à rejoindre des éléments terroristes établis dans l’un des pays voisins (sans le citer), ou ce qui est appelé la phalange terroriste des soldats du Califat en Tunisie (Jounoud Al Khilafa - loyale à Daech), et ce, en coordination avec des éléments terroristes en Syrie », poursuit le ministère.

    Le 26 mars dernier, le porte-parole de la Direction générale de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli, avait indiqué avoir « démantelé 148 cellules terroristes », sans pour autant préciser le laps de temps durant lequel ces opérations ont été menées.

    Jebabli a ajouté que son pays avait « avorté, en coordination avec plusieurs pays amis, une série d'opérations terroristes et de destruction qui ciblaient des pays voisins ».

    La Tunisie a connu, depuis le mois de mai 2011, à intervalles espacés, plusieurs attaques terroristes, dont le rythme s’est accru, à partir de 2013. Ces attaques avaient fait plusieurs dizaines de victimes, dont des policiers, des soldats, des civils et des touristes étrangers.

  • Tunisie : Affrontement entre la police et des membres d'une "cellule terroriste" à Kairouan

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    Des hommes armés soupçonnés d'appartenir à une "cellule terroriste" ont échangé des coups de feu avec des membres de la police tunisienne près d'une caserne de la Garde nationale dans la province centrale de Kairouan, selon un communiqué de la police dimanche.

    L'Union tunisienne de la sécurité nationale a déclaré dans le communiqué que les assaillants étaient dans une voiture et ont pris la fuite après que les policiers aient riposté par des tirs "massifs" dans leur direction. 

    Le communiqué laisse entendre que "les auteurs du lâche attentat appartiennent à l'une des cellules terroristes dont le plan de sabotage a été révélé après l'arrestation d'une cellule terroriste ces derniers jours qui opérait entre Sousse (est) et Kairouan". 

    Il a souligné que les unités de sécurité à Kairouan sont en état d'alerte maximale pour arrêter les auteurs de l'opération et tous ceux qui les soutiennent. 

    L'attaque coïncide avec l'anniversaire de l'indépendance de la Tunisie. Elle intervient au milieu d'une crise politique profonde depuis que le président Kais Saied a annoncé en juillet 2021 le gel du parlement et la destitution de l'ancien Premier ministre et le transfert à lui-même des pouvoirs exécutifs dans le pays, ce qui a suscité une forte opposition de la part de la société civile et de plusieurs partis, en particulier le mouvement conservateur islamiste "Ennahda".

    Après la révolution de 2011 qui a renversé feu le président Zine El Abidine Ben Ali, la Tunisie a connu une escalade des activités des groupes armés jihadistes, et le pays a été secoué par des attentats sanglants qui ont fait des dizaines de morts parmi les forces de sécurité et les touristes, notamment deux attentats dans la station balnéaire de Sousse et le musée du Bardo dans la capitale. 

    En mars, une attaque a visé une caserne de l'armée, un commissariat de police, et une autre attaque a pris pour cible la Garde nationale dans la ville de Ben Guerdane (sud-est), tuant 13 membres des forces de sécurité et sept civils, tandis qu'au moins 55 jihadistes étaient éliminés et des dizaines d'autres arrêtés. .

    Les autorités ont attribué l'attaque, entre autres, à des membres de l'Etat islamique venus de la Libye voisine.

    Les autorités tunisiennes affirment avoir fait de grands progrès dans la lutte contre le terrorisme.

     

     

  • Tunisie : Une cellule de l'Etat islamique démantelée à Tataouine

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    Province de Tataouine.jpegCellule de l'Etat islamique à Tataouine
    Les forces de sécurité tunisiennes ont démantelé une cellule terroriste liée à l'Etat islamique dans la ville méridionale de Tataouine et ont confirmé qu'elle se préparait à des opérations terroristes de grande ampleur. 

    Le ministère tunisien de l'Intérieur a indiqué que la cellule comprenait 6 membres, et "prévoyait de fabriquer des explosifs pour lancer des attentats" dans plusieurs régions de Tunisie. La cellule menait également une campagne pour convaincre des jeunes hommes de la région de la rejoindre et  adopter l'idéologie "takfiri". La cellule avait pris le nom de « les unitariens ». Elle était dirigée par un élément islamiste (inconnu de la sécurité). Les membres avaient prêté allégeance au chef de l'Etat islamique.

    Le ministère a confirmé que les membres de la cellule été déférés au parquet et qu'une enquête sur les activités et les relations de la cellule avait été ouverte.

    Après la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali en 2011, la Tunisie a fait face à la montée en puissance de mouvements islamistes armés responsables de la mort de dizaines de militaires et policiers, d'un grand nombre de civils et de plus de 60 touristes étrangers.

    Cellule terroriste à Sousse 
    La semaine dernière, les forces anti-terroristes ont lancé une grande campagne de sécurité à laquelle ont participé des agents, des cadres de sécurité, la Garde nationale et des unités spécialisées dans la lutte contre le terrorisme. Elle a abouti à de nombreuses arrestations dans le domaine de la sécurité publique, et au démantèlement d'une cellule terroriste à Sousse. . 

     

  • Tunisie : Prison pour une cellule féminine de l'Etat islamique

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    La justice tunisienne a condamné entre un et treize ans de prison, avec application immédiate, 5 femmes qui avaient formé une cellule de femmes de l'Etat islamique. Elles sont accusées d'être entrées en communication avec les dirigeants de l'organisation « Jund al-Khalifa ».

    L'arrêt de la chambre criminelle spécialisée dans l'examen des affaires de terrorisme au tribunal de première instance de Tunis a déclaré que les accusés étaient accusés d'attirer des filles et de récolter des fonds pour l'organisation islamique retranchée dans les montagnes de l'ouest tunisien.

    Les peines ont concerné deux sœurs. Chacune d'entre elles a été condamnée à 13 ans de prison avec application immédiate. Une autre femme a été condamnée à un an de prison. C'est la sœur d'un membre de l'organisation "Jund al-Khilafa". Elle était au courant de l'adhésion de son frère à l'organisation mais n'avait pas informé les pouvoirs publics.

    Fin octobre 2021, le ministère tunisien de l'Intérieur avait annoncé le démantèlement d'une cellule terroriste féminine opérant entre les gouvernorats d'El Kef, au nord-ouest de la Tunisie, et de Tozeur, dans le sud du pays.

  • Tunisie : Peine capitale pour neuf jihadistes ayant décapité un soldat

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    La justice tunisienne a condamné à mort neuf jihadistes reconnus coupables d'avoir tué en 2016 un soldat à son domicile dans le centre-ouest de la Tunisie, ont rapporté samedi 15 janvier 2022 des médias locaux.

    La justice continue à condamner des prévenus à la peine capitale, malgré un moratoire observé depuis plus de 30 ans en Tunisie.

    Vendredi, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné également quinze personnes à des peines de prison allant de 32 à 44 ans pour implication dans l'attaque contre le soldat. Le 5 novembre 2016, le jeune caporal de l'armée, Said Ghozlani, a été retrouvé décapité dans sa maison dans la région du Mont Mghilla, près de Kasserine, un repaire de la branche locale d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), appelée Phalange Okba Ibn Nafaa. Cet assassinat avait été revendiqué par l'organisation jihadiste Etat islamique.

    Les forces de sécurité traquent depuis 2012 des groupes extrémistes armés, retranchés dans des zones montagneuses du pays, notamment sur les monts Mghilla et Chaambi, dans la région de Kasserine. Plusieurs jihadistes dont certains sont en fuite, sont poursuivis par des tribunaux tunisiens pour leur implication dans des actes "terroristes".

    En 2020, le président Kais Saied a remis en cause le moratoire sur la peine de mort, se disant favorable à l'application de ce type de peines, après le meurtre d'une femme de 29 ans, retrouvée dans un fossé sur l'autoroute reliant Tunis à un quartier résidentiel. 

  • Tunisie : une patrouille de police attaquée par un terroriste

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    Des sources tunisiennes ont rapporté que des agents de sécurité ont été attaqués par un terroriste « takfiri », un mécréant, dans la ville de Douz, dans le sud de la Tunisie. L'agresseur aurait tenté de frapper la patrouille avec un couteau en criant « Allah Akbar ». Un policier a été blessé avant que ses collègues ne parviennent à arrêter l'agresseur, qui a ensuite été transféré au quartier général local de la brigade pour enquête.

    L'incident s'est produit dans l'après-midi du 4 janvier , dans la province de Kébili. La nouvelle a été annoncée par le porte-parole officiel du tribunal régional de première instance, Khalil Ben Fraj, également procureur adjoint de la République, qui a précisé que l'attentat avait eu lieu au carrefour Bir Soltan, au sud de la ville de Douz. L'agresseur, un homme de 39 ans originaire du gouvernorat sud-est de Médenine, a reconnu qu'il était affilié à une organisation islamique interdite en Tunisie, connue sous le nom d'« Ansar al-Charia », et qu'il avait exécuté les ordres donnés par son "émir". Selon Fraj, l'organisation préparait des attaques contre des personnalités et des dirigeants politiques, dont le président Kais Saied.

    La Tunisie est le théâtre d'attaques terroristes sporadiques depuis 2011, impliquant souvent des membres de l'armée et des forces de l'ordre. L'une des attaques terroristes les plus meurtrières impliquant des gardes et des soldats remonte au 16 juillet 2014, lorsque 15 hommes ont été tués et 22 autres blessés à Kasserine. A ce jour, le pays est toujours en état d'urgence, imposé suite à l'attentat du 18 mars 2015 contre le musée du Bardo à Tunis qui a coûté la vie à 24 personnes, dont 21 touristes, un agent des forces de l'ordre et deux terroristes, tandis que 45 autres étaient blessées. Jusqu'à présent, celui de 2015 semble être l'attentat terroriste ayant fait le plus de victimes à Tunis.

    Parmi les épisodes les plus récents, on rappelle toutefois celui du  6 septembre  2020, lorsque les forces de sécurité tunisiennes ont tué trois assaillants, définis comme des « terroristes », qui les avaient agressés au couteau à un poste de contrôle de la ville côtière tunisienne de Sousse, situé à 140 km au sud de la capitale. Le lendemain, 7 septembre, l'Etat islamique a revendiquait la responsabilité de l'attaque. Quelques mois plus tôt, le  22 juillet , les forces de sécurité tunisiennes avaient arrêté une cellule terroriste dans la ville côtière de Sousse qui prévoyait de commettre des attentats dans le pays.

    L'indice mondial du terrorisme 2020  de l'Institut pour l'économie et la paix a placé la Tunisie à la 49e place parmi les 138 pays analysés pour l'impact du terrorisme, avec un indice égal à 3,85 sur 10. Selon une étude menée par le Programme des Nations Unies pour Développement (PNUD), depuis 2007, le pays d'Afrique du Nord a été le théâtre de 77 attentats terroristes, qui ont coûté la vie à 163 personnes, avec un impact économique de 551,9 millions de dollars. Dans le même temps, la Tunisie a dépensé 1,6 milliard de dollars en 2019 pour sécuriser ses territoires.

    Cependant, comme le soulignent les Country Reports on Terrorism 2020 , préparés par le Département d'Etat américain, la lutte contre le terrorisme et la sécurité des frontières continuent de représenter les principales priorités du gouvernement tunisien. Le risque d'activités terroristes est resté élevé, exacerbé par l'instabilité prolongée en Libye, bien que la fréquence et l'étendue des attaques terroristes en 2020 aient diminué par rapport à 2019. En outre, au cours de 2020, des progrès ont été réalisés dans la professionnalisation de l'appareil de sécurité, qui collabore avec les États-Unis, tandis que les efforts conjoints des ministères de l'Intérieur et de la Défense ont réduit la capacité des organisations extrémistes violentes dans le pays.

    Comme le souligne le rapport du département américain, malgré les défis liés à la pandémie de COVID-19, qui affectent les ressources nationales, la Tunisie a fait preuve d'une disponibilité constante et a mené des opérations proactives tout au long de l'année, visant à contrer la menace terroriste. Par ailleurs, les opérations se sont poursuivies pour la mise en œuvre d'une stratégie nationale de prévention/combat contre l'extrémisme violent et le gel des avoirs des terroristes.

  • Tunisie : Cinq jihadistes tués près de la frontière algérienne

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    Cinq jihadistes ont été tués, lundi 17 mai 2021, dans une opération des forces tunisiennes dans le mont Chaambi, l'un des principaux maquis jihadistes du pays, frontalier de l'Algérie, a indiqué le ministère tunisien de l'Intérieur.

    "Sur la base de renseignements techniques détaillés", les forces du ministère de l'Intérieur et des unités militaires terrestres et aériennes ont "éliminé cinq éléments terroristes," a indiqué le ministère dans un communiqué. "L'opération lancée à l'aube lundi" est "toujours en cours", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Garde nationale, Houssemeddine Jebabli, précisant que la nationalité de ces cinq hommes et leur affiliation à un groupe étaient en train d'être vérifiées. Selon des informations préliminaires, il s'agirait d'un Algérien et de 4 Tunisiens

    Après la révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, en particulier dans les régions frontalières de l'Algérie et de la Libye. L'armée tunisienne pourchasse depuis 2012 des groupes armés dans les massifs montagneux du centre-ouest du pays, dont des éléments de la phalange Okba Ibn Nafaa, une branche locale d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, et de Jund al-Khilafa, un groupe affilié à l'organisation Etat islamique.

    C'est au mont Chaambi qu'a eu lieu en 2014 le pire attentat contre l'armée (15 soldats tués), point de départ d'une série noire d'attentats meurtriers. 

    La situation sécuritaire s'est largement améliorée ces dernières années, mais des attaques récurrentes continuent de cibler les forces de sécurité, et l'état d'urgence est toujours en vigueur depuis une série d'attentats meurtriers en 2015.

    Le mois dernier, trois jihadistes présumés, dont une femme qui a déclenché une ceinture d'explosifs, ont été tués dans des opérations des forces de sécurité dans un massif montagneux voisin, le mont Mghila. Début février, quatre militaires tunisiens avaient péri dans l'explosion d'une mine lors d'une opération de ratissage dans la même zone.