Etat islamique en Syrie

  • Syrie : Onze forces gouvernementales ont été tuées dans une embuscade de l'Etat islamique dans l'est du pays

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    Onze membres des forces gouvernementales syriennes et militants pro-régime ont été tués mercredi 18 novembre dans des affrontements avec l'État islamique (Daechà dans le gouvernorat de Deir Ezzor, à l'est du pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Général Bachir Ismaïl.jpegLe général de brigade Bashir Ismail (photo ci-contre) fait partie des personnes décédées au cours de l'embuscade. Il commandait le 137ème Régiment. Il était originaire de la province de #Tartous, une place-forte de la communauté alaouite à laquelle appartient Bachar al-Assad..

    L'OSDH a rapporté que les jihadistes "ont dressé une embuscade à un convoi des forces du régime qui menaient des opérations de ratissage dans la campagne orientale de Deir Ezzor", provoquant de violents affrontements entre les deux parties.

    Les affrontements, au sud d'Al-Mayadin, ont entraîné la mort de 11 membres des forces gouvernementales et miliciens pro-régime et en ont blessé 17 autres, selon l'observatoire, qui n'a pas précisé les pertes au sein de l'organisation islamiste.

    L'Etat islamique est toujours très présent dans le vaste désert syrien, s'étendant de la partie orientale des provinces de Homs et Hama jusqu'aux frontières irakiennes, en passant par les provinces de Raqqa, Deir Ezzor et Alep.

    L'activité de l'Etat islamique a augmenté ces derniers temps dans la partie orientale de la province de Deir Ezzor, imposant le paiement de la zakat aux habitants de l'une des villes de la région.

    Depuis le désert, les jihadistes lancent des attaques de temps en temps contre les positions des forces du régime, ciblant parfois des installations pétrolières et gazières. Les affrontements se renouvellent sans cesse entre les deux parties et les avions russes interviennent fréquemment pour soutenir les forces du régime au sol.

    Depuis mars 2019, dans la région désertique de la Badia, l'observatoire a documenté la mort au combat de plus de 980 membres des forces du régime et de 140 combattants de groupes pro-iraniens qui combattent aux côtés des forces de Bachar al-Assad, ainsi que de plus de 530 militants pro-régime.

    Les analystes et les experts militaires confirment que l'élimination du «califat» ne signifie pas que le danger de l'organisation islamiste a disparu avec sa capacité à déplacer ses éléments cachés dans les zones d'où elle a été expulsée du désert syrien.

    Ils mènent souvent des enlèvements, des attentats à l'explosif, des attentats suicides et des assassinats qui visent à la fois des cibles civiles et militaires. Les Forces Démocratiques Syriennes, une coalition en majorité kurde, est également la cible des attaques dans l'est de Deir Ezzor.

  • Syrie : Plus de 500 Syriens quittent le camp de déplacés d'al-Hol

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    Plus de 500 Syriens, déplacés ou membres de familles de combattants de l'Etat islamique, ont quitté lundi le camp d'al-Hol, après le feu vert donné par l'administration autonome kurde, a indiqué à l'AFP un responsable local.

    Un correspondant de l'AFP sur place a vu des dizaines de femmes de ce camp surpeuplé, situé dans la province syrienne de Hassakeh (nord-est), transporter leurs affaires des tentes vers de grands camions, et d'autres nourrir leurs enfants avant le départ. Certaines familles ont emporté avec elles un grand nombre de volailles et de moutons tandis que les forces de l'ordre kurdes ont fouillé leurs affaires avant qu'elles ne soient transportées à l'extérieur du camp. Avec ses sept enfants, Fatima, 31 ans, vivait depuis environ deux ans à al-Hol. "Nous sommes heureux de partir (...) Je retournerai à Soussa pour habiter dans ma maison avec mon mari", a-t- elle dit à l'AFP. Selon l'ONU, le camp abrite plus de 64.000 personnes, dont 24.300 Syriens. La plupart sont des femmes et des enfants. Il s'agit de la première vague de déplacés à quitter le camp depuis l'annonce le mois dernier par l'administration autonome kurde que des milliers de Syriens seraient autorisés à retourner dans leurs régions.

    Lundi, "515 personnes issues de 120 familles, toutes originaires de l'est de la province de Deir ez-Zor" ont quitté le camp, a indiqué à l'AFP Cheikhmous Ahmed, un responsable kurde. Selon lui, environ 10.000 Syriens devraient quitter le camp dans le cadre du nouveau mécanisme mis en place. Quelque 6.000 Syriens avaient déjà quitté auparavant Al-Hol par vagues successives, souvent à la faveur de médiations menées par les chefs de tribus arabes, majoritaires dans l'est syrien.

    Mi-octobre, 600 prisonniers syriens détenus pour leurs liens avec l'Etat islamique avaient également été libérés en vertu d'une amnistie générale. La décision de l'administration kurde n'inclut pas les Irakiens, qui constituent la majorité des résidents du camp abritant aussi des milliers d'étrangers --femmes et enfants de jihadistes-- originaires d'une cinquantaine de pays.

    Depuis la chute du "califat" autoproclamé de l'EI en mars 2019, les autorités kurdes appellent les pays concernés à rapatrier les jihadistes qu'elles détiennent et leurs familles ou de créer un tribunal international pour les juger. Cependant, la plupart des pays, notamment européens, rechignent à rapatrier les jihadistes originaires de leur pays. Certains, dont la France, ont rapatrié un nombre limité d'enfants orphelins de jihadistes.

    Lien permanent Catégories : al-Hol, Etat islamique en Syrie, SYRIE 0 commentaire
  • Syrie : Les jihadistes de l'Etat islamique massacrent des gardes pétroliers pro-gouvernementaux au sud de Raqqa

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    Samedi 14 novembre, des membres de Daech ont attaqué des membres du groupe de sécurité Al-Qatirji, qui surveille les cargaisons de pétrole du gouvernement dans le sud de la province de Raqqa.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les jihadistes ont réussi à capturer cinq combattants pro-gouvernementaux sur la route Ithriyah-Raqqa. Ils ont tous été massacrés sur place.

    "La connexion a été perdue avec d'autres membres et les rapports suggèrent qu'ils pourraient également avoir été capturés par l'Etat islamique", indique l'OSDH

    Un jour plus tôt, les membres de l'Etat islamique avaient attaqué avec un engin explosif improvisé (IED) un camion citerne chargé de pétrole protégé par le groupe Al-Qatirji dans le sud de Raqqa.

    Le groupe de sécurité Al-Qatirji est affilié à la compagnie Al-Qatirji qui importe du pétrole de la région nord-est de la Syrie, contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes, vers les zones contrôlées par le gouvernement. La compagnie et ses propriétaires sont sanctionnés par les États-Unis.

    L'Etat islamique a intensifié ses attaques contre le groupe Al-Qatirji et contre les cargaisons de pétrole du gouvernement syrien au cours des derniers mois.

  • Syrie : Trois revendications de l'Etat islamique

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    4 novembre - attaque contre un véhicule de l'armée syrienne près de la ville de Mayadin, dans la province de Deir ez-Zor

    10 novembre - attaque à l'IED près de Shoula, dans la province de Deir_EzZZor

    11 novembre - L'Etat islamique a détruit une base de l'armée syrienne près du barrage d'Abu Fayyad, à Ithriya, dans la province de Hama, tuant plus de 12 soldats.

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  • Syrie :L'Etat islamique attaque trois bases militaires dans le centre de la Syrie - 12 militaires tués

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    Les terroristes de l'Etat islamique ont lancé une série d'attaques contre l'armée arabe syrienne (AAS) et les forces de défense nationale (FDN) dans la partie orientale de la province de Homs, au centre du pays

    L'attaque, qui a eu lieu le 11 novembre. Elle a visé trois bases situées au nord de la ville de Sukhnah. L'agence de presse de Daech, Amaq, a déclaré que les jihadistes avaient pris d'assaut les bases à la suite de violents affrontements avec les troupes gouvernementales.

    Avant de se retirer, les terroristes de l'Etat islamique ont incendié les trois bases. Les jihadistes ont également fait sauter un gazoduc qui traverse la zone.

    Les terroristes de Daech ont lancé l'attaque depuis leur bastion dans le désert de Homs. Ce vaste désert s'étend entre l'est de Homs et l'ouest de Deir Ezzor.

    L'AA et ses alliés répondent généralement à de telles attaques en lançant des opérations de ratissage autour du désert de Homs à la poursuite des terroristes de l'Etat islamique.

    photo_2020-11-12_17-21-36-768x378.jpgAmaq a affirmé que 11 soldats syriens au cours de ces attaques. Un combattant des FDN a également été capturé puis décapité par les terroristes de Daech. De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), a déclaré que 14 soldats avaient été tués dans l'attaque.

     

  • Syrie : Des miliciens pro-turcs tués et blessés dans un nouvel attentat à Afrin

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    Vendredi 6 novembre, un nouvel attentat a visé des militants pro-turcs dans la zone d'Afrin occupée par la Turquie dans la province d'Alep.

    Des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur un véhicule de la brigade Sultan Murad alors qu'il passait sur une route dans le district de Ma'batli. Un militant a été tué et deux autres ont été blessés dans l'attaque, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

    La brigade Sultan Murad est une faction clé de l'Armée Nationale Syrienne, qui règne sur les zones occupées par les Turcs dans le nord et le nord-est de la Syrie.

    L'embuscade à Ma'batli a très probablement été tendue par l'un des groupes de guérilla kurdes actifs dans la région, comme les Forces de libération d'Afrin ou la Salle d'opérations de la Colère des olives.

    Un état de chaos règne dans les zones occupées par les Turcs dans le nord et le nord-est de la Syrie. Des attaques y ont lieu régulièrement.

    L'Etat islamique également actif dans la région
    Il y a deux jours, un haut commandant d'une milice soutenue par la Turquie a été assassiné dans la ville d'al-Bab, dans la province d'Alep. L'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de cet attentat dans une déclaration publiée par son agence de presse Amaq le 6 novembre.

    Le même jour, un attentat à la bombe a frappé un poste de contrôle dans la partie occupée par les Turcs dans la province de Raqqa. Un militant a été tué et plusieurs autres ont été blessés.

  • Syrie : Les avions de guerre russes et l'artillerie syrienne pilonnent les positions de Daech dans l'ouest de Deir ez-Zor et l'est de Hama

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    L'armée arabe syrienne (AAS) et ses alliés continuent de lancer des attaques contre les maquis de l'Etat islamique dans la région centrale du pays.

    Le 27 octobre, l'AAS et les forces alliées au régime ont bombardé les repaires des jihadistes de Daech dans le désert occidental de Deir Ezzor depuis leurs positions au niveau de l'aéroport d'al-Hamadan, dans la périphérie de la ville de Boukamal.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les tirs d'artillerie ont été effectués pour soutenir une nouvelle opération visant les cellules de Daech dans l'ouest de Deir Ezzor.

    L'OSDH a également fait état d'une nouvelle série de frappes aériennes russes et syriennes sur les positions de l'Etat islamique dans l'est de la province de Hama. Une bataille acharnée entre l'armée syrienne et les jihadistes de Daech a éclaté dans la région la semaine dernière.

    Les frappes aériennes auraient été menées par 24 avions de guerre des forces aérospatiales russes et quatre hélicoptères militaires syriens.

    La récente bataille dans l'est de Hama a coûté la vie à 39 soldats syriens et 22 islamistes.

    L'AAS et ses alliés ont intensifié leurs opérations en Syrie centrale au cours des dernières semaines afin d'empêcher les terroristes de l'Etat islamique d'étendre leur influence dans la région. Pour l'instant, les terroristes restent confinés dans le désert de Homs.