Etat islamique en Syrie

  • Syrie : L'Etat islamique a attaqué l'armée syrienne dans le centre syrien - 8 soldats tués

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    Lundi 24 janvier, des membres de l'Etat islamique ont attaqué une colonne militaire du 4e corps de l'Armée syrienne près de la ville de Palmyre. 8 soldats ont été tués dans l'attaque et 16 autres ont été blessés.‌‌

    Pour faire face à la recrudescence des attaques jihadistes, les Forces aérospatiales russes (VKS) ont transféré des forces dans le désert de Homs.

    Le 23 janvier, le VKS a déployé un MiG-29 et 3 hélicoptères Mi-8 sur la base aérienne T-4 entre Palmyre et Homs. L'avion patrouillera sur les routes Palmyre - Boukamal et Palmyre - Deir Ezzor, où l'Armée syriennes et ses supplétifs sont régulièrement ciblés.

  • Syrie : Poursuite des affrontements entre Daech et les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) autour de la prison de Ghwayran

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    Les Forces Démocratiques Syriennes soutenues par les Etats-Unis tentaient toujours de resserrer l'étau, mardi 25 janvier 2022, autour des jihadistes retranchés dans la prison de Ghwayran à Hasaké (nord-est), tandis que les efforts s'intensifiaient pour mettre un terme sans effusion de sang aux affrontements qui durent depuis cinq jours.

    Plus d'une centaine de membres de l'Etat islamique (Daech) avaient pris d'assaut jeudi 20 janvier la prison, l'une des plus grandes abritant des jihadistes en Syrie, avec des camions piégés et des armes lourdes.

    "Les forces kurdes tentent de resserrer l'étau autour des combattants jihadistes qui se sont terrés dans le côté nord de la prison," a déclaré à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Il a ajouté que les Kurdes procédaient à des opérations de fouilles et qu'ils progressaient lentement dans la prison de peur que des combattants de l'Etat islamique ne se cachent dans l'établissement.

    Selon un nouveau bilan établi mardi par l'OSDH, 166 personnes ont été tuées en cinq jours de combats entre forces kurdes et jihadistes - 114 jihadistes, 45 combattants kurdes et sept civils. Certains des prisonniers de l'Etat islamique, qui étaient incarcérés dans l'établissement avant l'assaut des jihadistes, ont été transportés par bus vers d'autres centres de détention ces dernières heures, mais l'OSDH n'a pas été précisé combien étaient encore à l'intérieur de la prison. 

    Les forces kurdes misent sur le facteur temps pour faire pression sur les membres de l'Etat islamique qui retiennent en otages l'intérieur de la prison de Ghweran à Al-Hasakah, dans le nord-est de la Syrie, où ils sont enfermés depuis sept jours, et aussi pour éviter un "bain de sang". "

    Les forces kurdes misent sur le facteur temps pour faire pression sur les membres de l'Etat islamique qui retiennent en otages l'intérieur de la prison de Ghweyran à Hasake, dans le nord-est de la Syrie, où ils sont enfermés depuis sept jours, et aussi pour éviter un "bain de sang".  Les jihadistes n'ont d'autres choix que de se battre jusqu'au bout ou de se rendre, et à moins qu'un accord ne soit trouvé, un massacre peut se produire dans lequel des centaines seront tués.

    Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, n'ont pas confirmé les informations selon lesquelles plusieurs gardiens étaient détenus par des combattants de l'Etat islamique, comme l'a montré une vidéo mise en ligne par Daech.

    Les FDS, opérant sous couverture des forces aériennes de la coalition internationale menée par Washington, ont déployé des unités d'élite et des véhicules blindés à l'intérieur et autour de la prison de Ghwayran, une ancienne école reconvertie en centre de détention très surpeuplé. Les forces terrestres américaines ont rejoint les Forces Démocratiques Syriennes dans leur lutte pour reprendre le contrôle de la prison de Ghwayran, où des milliers de militants de l'État islamique sont détenus. Des membres des Forces spéciales britanniques seraient également sur place.

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    Par ailleurs, 5 membres de Daech  ont été tués par les FDS dans le quartier d'al-Zohor. Ils portaient tous une ceinture explosive.
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  • Syrie : 220 jihadistes tués lors des affrontements autour de la prison de Ghweyran

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    Le nombre de membres de l'Etat islamique tués dans les violents affrontements à proximité de la prison de Ghweyran à Hasaké, dans le nord-est de la Syrie, est passé à 220.

    Plus de 160 éléments de l'Etat islamique se sont rendus aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), qui ont entièrement encerclé la prison.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme avait annoncé, plus tôt dans la journée de lundi, que le nombre de morts à la prison de Ghweyran était passé à 154, dont 102 membres de l'Etat islamique.

    Jeudi 20 janvier 2022, l'Etat islamique avait lancé une attaque contre le centre de détention de "Gweyran" des Forces de sécurité intérieure dans le but de libérer les combattants capturés de l'organisation jihadiste.

    Les combats ont provoqué le déplacement de milliers de familles civiles des quartiers entourant les zones d'affrontements.

    Les FDS accusent la Turquie
    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) ont déclaré dimanche soir  23 janvier : "La Turquie a intérêt à semer le chaos dans les territoires sous notre contrôle, et elle soutient les éléments de l'Etat islamique pour attaquer nos forces".

    Les FDS ont ajouté que leurs forces avaient lancé une opération pour sécuriser les quartiers résidentiels de Hasaké, notant qu'il y avait des intentions étrangères derrière l'attaque contre la prison de Ghweyran.

    Les FDS ont accusé l'Etat islamique d'utiliser les civils comme boucliers humains. Ils ont ajouté que les membres de l'organisation jihadiste détenus à l'intérieur de la prison de Ghweyran n'avaient pas réussi à s'échapper, soulignant que ses forces contrôlaient les environs de la prison.

    La coalition bombarde Daesh                                
    Auparavant, le commandant de la force opérationnelle conjointe de la coalition internationale contre l'Etat islamique, John Brennan, avait déclaré dimanche que ses forces avaient mené une série de frappes contre l'organisation dans la prison de Gweyran, après que ses membres eurent mené une opération pour libérer ses prisonniers.

    Brennan a qualifié l'opération menée par l'Etat islamique comme une "tentative désespérée", et a déclaré que l'organisation "avait prononcé une condamnation à mort" à nombre de ses membres.

    Il a ajouté que la coalition internationale se réservait le droit de se défendre et de défendre ses forces partenaires contre toute menace, et qu'elle continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger ces forces.

    Il a poursuivi : « Lorsque les détenus de l'Etat islamique ont pris les armes, ils sont devenus une menace active, puis ils se sont affrontés avec nous et ont été tués par les Forces démocratiques syriennes et la coalition », notant que les détenus qui n'ont pas participé à cette opération ont été sécurisés.

    Il a également déclaré que la coalition était convaincue que la dernière tentative d'évasion de l'Etat islamique ne constituerait pas une menace importante pour l'Irak ou la région, mais que la coalition « analyse la situation pour déterminer » si des éléments de l'Etat islamique prévoient de futures attaques contre d'autres centres de détention en Irak et Syrie.

    Pour sa part, l'Administration autonome du nord et de l'est de la Syrie a annoncé, dimanche 23 janvier 2022, qu'elle imposera une interdiction totale de la région de Hasaké pour une période de sept jours, à compter de lundi, afin d'empêcher ce qu'elle a décrit comme une infiltration extérieure de terroristes.

    Les FDS appellent les derniers combattants de Daech encore dans la prison de Ghwayran à se rendre
    Les FDS appellent les derniers combattants de Daech encore dans la prison d'Al Sina'a (Ghwayran) à déposer les armes et à se rendre. Leurs dirigeants tentent de négocier une sortie sûre pour leurs combattants.
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  • Syrie : 123 morts en 4 jours de combats entre Kurdes et Etat islamique

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    Plus de 120 personnes, en grande majorité des combattants, ont péri en quatre jours d'affrontements entre l'Etat islamique (Daech) et les forces kurdes en Syrie, a indiqué l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) dimanche 23 janvier 2022.

    Les affrontements ont été déclenchés par une attaque lancée jeudi soir par l'Etat islamique contre la prison de Ghwayran (nord-est), l'une des plus grandes abritant des jihadistes en Syrie, et gardée par les forces kurdes. "77 jihadistes et 39 combattants kurdes ont été tués", de même que "sept civils", a précisé l'OSDH.




    Vidéo de l'Etat islamique
    Vidéo 1

    Vidéo 2 montrant des gardiens de la prison de Ghwayran aux mains des jihadistes de Daech

  • Syrie : Troisième jour de combats entre les forces kurdes et l'Etat islamique - plus de 70 morts

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    Les combats se poursuivent pour le troisième jour consécutif entre le groupe Etat islamique (Daech) et les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, à la suite d'une attaque des jihadistes contre la prison de Ghwayran qui a fait plus de 70 morts, a indiqué samedi une ONG.

    "28 membres des forces de sécurité kurdes, cinq civils et 45 combattants de l'Etat islamique ont été tués" depuis le début de l'attaque contre la prison de Ghwayran, située dans la ville de Hassaké, a indiqué Rami Abdel Rahman, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    L'Etat islamique a lancé un assaut dans la nuit de jeudi à vendredi contre cette prison abritant quelques 3.500 membres présumés de l'Etat islamique parmi lesquels des dirigeants du groupe, affirme encore l'OSDH.

    L'OSDH a indiqué que des centaines de prisonniers de l'Etat islamique ont été arrêtés, estimant qu'une dizaine de détenus ont réussi à s'enfuir à la suite de cette attaque, la plus importante depuis la défaite de l'Etat islamique en 2019 en Syrie.

    "Les combats se déroulent du côté nord de la prison", a affirmé samedi 22 janvier 2022 Farhad Shami, le porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par des combattants kurdes, évoquant une "situation exceptionnelle à l'intérieur et autour" de l'établissement pénitencier.

    Les Forces démocratiques syriennes ont expliqué que les jihadistes s'étaient barricadés dans les maisons d'habitation du quartier d'Al-Zohour près de la prison, utilisant "les civils comme boucliers humains". 

    Les FDS ont imposé un couvre-feu dans la ville d'Hassakeh. Malgré cela, des milliers d'habitants ont fui vers la « zone de sécurité » de la ville, tenue par les forces gouvernementales syriennes.


    Des avions de chasse et des hélicoptères d'attaque de la coalition dirigée par les États-Unis ont effectué plusieurs frappes aériennes sur des bâtiments et des positions occupées par des islamistes de l'Etat islamique. De plus, les FDS ont pu appréhender au moins 89 des évadés. Sept autres évadés auraient été tués par des terroristes de l'Etat islamique après avoir tenté de se rendre aux FDS.





    Les FDS ont également confirmé avoir "déjoué une autre tentative d'évasion massive" vendredi, expliquant avoir "arrêté 89 mercenaires aux abords de la prison" après les avoir "encerclés".

    Le commandant en chef des FDS Mazloum Abdi a annoncé dans l'après-midi du vendredi 21 janvier que l'attaque de l'Etat islamique avait été repoussée. Cependant, des affrontements étaient encore signalés près de la prison de Geweran dans la soirée.


    Vendredi, dans un communiqué diffusé par "son agence de presse" Amaq, le groupe jihadiste a revendiqué l'attaque contre la prison indiquant que l'objectif de cette opération était "de libérer les prisonniers".

    "Les évasions de prison et les émeutes à l'intérieur de celles-ci ont constitué un élément clé de la ré-émergence de l'Etat islamique en Irak et aujourd'hui, elle constitue une menace sérieuse en Syrie", a déclaré Dareen Khalifa, analyste à l'International Crisis Group.

    Les prisons situées dans les vastes zones contrôlées par les Kurdes dans le nord de la Syrie détiennent environ 12 000 jihadistes d'une cinquantaine de nationalités, selon les autorités kurdes.

     

     

  • Syrie : l'Etat islamique attaque une prison et libère des militants

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    L'Etat islamique a attaqué la prison kurde de Ghwayran à Al-Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, libérant des djihadistes le 20 janvier 2022, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). 

    L'explosion d'une voiture piégée a frappé l' entrée de la prison de Ghwayran et une deuxième explosion s'est produite à proximité avant que les militants de l'Etat islamique n'attaquent les forces de sécurité kurdes qui gardaient l'installation. À l'heure actuelle, le nombre de militants qui ont réussi à s'échapper de Ghwayran, l'une des plus grandes installations accueillant des combattants de l'Etat islamique dans le nord-est de la Syrie, n'est pas clair. Les Forces démocratiques syriennes (SDF), une alliance de milices dirigées par des Kurdes, ont confirmé l'attaque dans un communiqué, mais n'ont pas mentionné l'évasion de prisonniers. Les FDS ont évoqué "une nouvelle insurrection et une tentative d'évasion des terroristes de Daech détenus dans la prison de Ghwayran à al-Hassaké en conjonction avec l'explosion d'une voiture piégée", plaçant la responsabilité de l'attaque sur "les cellules dormantes de Daech,

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme a déclaré que les FDS avaient envoyé des renforts à la prison et bouclé la zone. Pendant ce temps, des avions appartenant à la coalition internationale dirigée par les États-Unis combattant l'Etat islamique ont survolé l'installation et lancé des roquettes à proximité.

    Bilan
    Trente-neuf jihadistes ont péri dans des affrontements à l'intérieur et à proximité de la prison de Ghwayran, située dans la ville de Hassaké, alors que les forces kurdes tentaient d'empêcher des prisonniers de s'évader, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. 18 membres des forces kurdes et un civil ont également péri au cours des affrontements dans la zone de la prison de Ghweran.

    20 membres de l'Etat islamique se sont évadés
    Des informations ont confirmé l'évasion de 20 militants de l'Etat islamique de la prison de Ghweran, l'une des plus grandes prisons du nord-est de la Syrie, qui comprend plus de 5 000 détenus de l'Etat islamique de diverses nationalités.







  • Syrie : L'Etat islamique attaque un poste des services de renseignement syriens à Deir ezZor et est pilonné par les avions russes à Raqqa

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    Mercredi 12 janvier 2022, des combattants de l'Etat islamique ont attaqué un poste de la Direction du renseignement de l'armée de l'air syrienne (AFID) près de la ville d'al-Kashmah, dans le sud de la province de Deir Ezzor.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), trois officiers de l'AFID ont été tués et cinq autres ont été blessés à la suite de l'attaque. « Les membres du groupe [Daech] ont profité du brouillard et ont mené l'attaque », a déclaré l'OSDH.

    Pendant ce temps, dans le sud de la province de Raqqa, les avions des forces aérospatiales russes ont effectué plus de 40 frappes aériennes sur des positions de l'Etat islamique à la périphérie de la ville d'al-Resafa. Aucune perte n'a été rapportée.

    Plus de 205 frappes aériennes russes auraient frappé les combattants, le matériel et les positions de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie depuis le début de 2022.

    Malgré la forte pression exercée par les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés, l'insurrection de l'Etat islamique dans la région centrale est toujours aussi forte. La plupart des attaques récentes du groupe islamique ont eu lieu dans les déserts de Deir Ezzor et de Raqqa. Le groupe semble s'être éloigné du désert aride de Homs.

    La situation dans le centre de la Syrie ne s'améliorera probablement pas sans une opération à grande échelle. Les forces gouvernementales et leurs alliés se prépareraient à lancer une telle opération.