Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP)

  • Nigeria : Trois-cents détenus s'évadent d'une prison après une attaque du groupe islamique Boko Haram

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    Plus de 300 détenus se sont échappés mardi soir 5 juillet 2022 d'une prison située en banlieue d'Abuja, capitale du Nigeria, après une attaque présumée de combattants du groupe jihadiste Boko Haram, a affirmé mercredi le gouvernement.

    Cette attaque est survenue quelques heures après une embuscade tendue contre un convoi de sécurité présidentiel dans le nord-ouest, illustrant une nouvelle fois l'insécurité quasi-généralisée dans le pays le plus peuplé d'Afrique (215 millions d'habitants). Des habitants de la région ont rapporté avoir entendu mardi soir d'énormes explosions et des coups de feu près du Centre pénitentiaire de moyenne sécurité de Kuje, dans la banlieue d'Abuja. "Nous comprenons qu'il s'agit de Boko Haram, ils sont venus spécifiquement pour leurs co-conspirateurs", a déclaré à la presse un responsable du ministère de l'Intérieur, Shuaibu Belgore. "Pour l'instant, nous avons récupéré environ 300 (détenus) sur les quelque 600 qui sont sortis des cellules de la prison", a-t-il ajouté.

    Certains détenus se sont rendus tandis que d'autres ont été re-capturés, a-t-il précisé. Un agent de sécurité a été tué dans l'attaque, a déclaré le porte-parole des services pénitentiaires, Abubakar Umar. Les responsables de la prison tentent toujours de déterminer le nombre exact de détenus manquant à l'appel, selon M. Umar.

    Embuscade contre le convoi du président
    Les forces de sécurité du Nigeria combattent les jihadistes de Boko Haram et ceux du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) dans le nord-est du pays, où un conflit vieux de 13 ans a fait 40.000 morts et 2,2 millions de déplacés. L'armée, débordée, est également déployée contre des bandes criminelles lourdement armées, appelées localement "bandits", qui terrorisent le nord-ouest et le centre, attaquant les villages et procédant à des kidnapping de masse.

    Le gouvernement nigérian évoque souvent "Boko Haram" pour désigner plus globalement les jihadistes et gangs criminels en tous genres. Quelques heures avant l'attaque du la prison de Kuje, des hommes armés ont également tendu une embuscade à un détachement d'agents de sécurité du président Muhammadu Buhari - qui n'était pas présent dans le convoi -, près de sa ville natale où il doit se rendre ce weekend dans l'Etat de Katsina (nord-ouest).

    Deux agents ont été légèrement blessés dans l'attaque et l'identité des auteurs reste pour l'heure inconnue. "Les assaillants ont ouvert le feu sur le convoi (...) mais ont été repoussés par des militaires, la police et les agents du DSS", a déclaré la présidence. Au Nigeria, les prisons, souvent surpeuplées et gardées par des membres des forces de sécurité débordés, sont la cible de fréquentes attaques. L'année dernière, plus de 1.800 détenus s'étaient ainsi échappés après que des hommes lourdement armés eurent attaqué à l'explosif une prison du sud-est du pays, en proie à des agitations séparatistes.

    Quelques photos des évadés :

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    FXNuH1qXkAIVw3x.jpegLe commandement de la police de l'État de Nasarawa a repris Hassan Hassan (photo ci-contre), l'un des détenus qui s'est évadé de la prison de Kuje. Il a été de nouveau arrêté le 9 juillet 2022 vers 1 h 20.

  • Nigeria : Les islamistes de Boko Haram tuent 45 agriculteurs lors d'une nouvelle attaque contre un village du nord-est du pays

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    Des jihadistes de Boko Haram ont attaqué dimanche Rann, un village isolé du nord-est du Nigeria, tuant au moins 45 agriculteurs alors qu'ils étaient occupés à des travaux de récolte.

    Les habitants de Rann, un village frontalier isolé de l'État de Borno, dans le nord-est du Nigéria , ont déclaré qu'à midi le lundi 23 mai, ils avaient enterré au moins 45 de leurs proches qui avaient été tués lors d'une attaque contre leur communauté par des islamistes de Boko Haram. 

    Les habitants ont ajouté qu'ils étaient toujours en train de fouiller les buissons environnants à la recherche de tout corps qui n'avait pas encore été récupéré.   

    Rann, le siège de la zone de gouvernement local de Kala Balge, a été le théâtre de nombreuses attaques sanglantes. 

    Une attaque particulièrement horrible
    Les agriculteurs ont été tués alors qu'ils récoltaient leurs cultures vivrières sur un terrain à la périphérie des villages de Rann, a expliqué une source.  Elle a ajouté que les assaillants se sont précipités sur les fermiers, les ont encerclés et ont commencé à les tuer les uns après les autres à la machette. La plupart ont été décapités et démembrés. 

    Rann est apparu sous les projecteurs le 17 janvier 2017, lorsqu'un bombardier de l'armée de l'air nigériane avait bombardé par erreur un camp de personnes déplacées pris pour un camp de Boko Haram précédemment identifié. Au moins 236 personnes étaient mortes et environ le double blessé.

    Rann a été envahi à deux reprises par des jihadistes de Boko Haram en janvier 2019. Les attaques avaient forcé les villageois à fuir vers le Cameroun. 

    Rann a également été agressé par des jihadistes de l'Etat islamique (ISWAP) en août 2021. Au cours de l'attaque, les islamistes avaient détruit une base militaire dans cette communauté frontalière difficile à atteindre.

  • Nigeria : Près de 300 combattants islamiques de Boko Haram tués aux abords du lac Tchad

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    La force mixte multinationale (FMM) opérant au Nigeria a signalé qu'au moins 300 militants de Boko Haram ont été tués à la périphérie du lac Tchad ces dernières semaines.

    Dans un communiqué publié dans la ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, Kamaruddin Adegoke, porte-parole de la La Force mixte multinationale, a déclaré que près de combattants islamiques avaient été tués lors de 30 rencontres distinctes au cours des dernières semaines, et que la CJTF (force civile de soutien à l'armée)) évaluait ses opérations pour préparer une prochaine phase critique.

    Adegoke a précisé que les insurgés islamistes avaient de plus en plus recours aux engins explosifs improvisés (IED) et que les contre-mesures nécessaires avaient été prises.

    Il a expliqué qu'"environ quatre ateliers des rebelles spécialisés dans la fabrication d'engins explosifs improvisés avaient été détruits au cours des opérations jusqu'à présent".

    Adegoke a ajouté que plus de 52 000 combattants et leurs familles s'étaient rendus dans les zones de responsabilité opérationnelle de la Force multinationale interarmées.

    Il a ajouté : "Au moins six soldats de la Force mixte multinationale et un membre de la force civile de soutien à l'armée (CJTF) ont été tués au cours des opérations, et de nombreux soldats ont été blessés."

    Il convient de noter que la Force opérationnelle interarmées multinationale est un effort militaire conjoint mis en place par des pays dont le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Bénin pour combattre le groupe islamique « Boko Haram » et le groupe « État islamique d'Afrique de l'Ouest » (ISWAP), qui menacent la stabilité de la région du lac Tchad.

  • Nigeria : Les jihadistes de l'Etat islamique (ISWAP) tuent neuf habitants de Geidam dans L'État de Yobe

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    Les combattants de l'ISWAP (Etat islamique d'Afrique de l'Ouest) ont tué 9 habitants mercredi soir 20 avril 2022 à Geidam dans l'État de Yobe. Les assaillants ont convergé de Banki pour attaquer Geidam. Les terroristes avaient rasé une école technique à Geidam avant que les forces de sécurité ne puissent intervenir et les repousser.

    Les islamistes ont tué plusieurs sur le coup tandis que d'autres étaient ligotés et décapités ou égorgés. Les attaques des islamistes se sont multipliées pendant le Ramadan

  • Nigeria : 13 morts dans une attaque de l'Etat islamique (ISWAP)

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    13 personnes ont perdu la vie, dimanche 27 février 2022, dans une attaque terroriste perpétrée par l'Etat islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), dans le nord-est du Nigeria.

    Les islamistes ont attaqué le village de Sabon Gari dans l'État de Borno.

    Treize personnes ont perdu la vie suite à l'attaque tandis qu'un grand nombre de personnes ont été blessées ou enlevées.

    La région de Chibok, dans l'État de Borno a fait l'objet de plusieurs attentats commis dernièrement par l'organisation djihadiste Boko Haram, concurrente de l'ISWAP.

    Malgré les opérations menées ces dernières années par les forces nigérianes de sécurité, les groupes armés islamistes posent toujours un sérieux problème de sécurité au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique.

    Abu Musab al-Barnawi, fils de Mohammed Yusuf, le fondateur de l'organisation islamiste Boko Haram au Nigeria, est devenu le porte-parole de Boko Haram après la mort de son père en 2009.

    Depuis 2009, plus de 20.000 personnes sont mortes dans les attentats perpétrés par Boko Haram, qui est présent dans le pays depuis le début des années 2000.

    La crise de leadership qui a commencé au sein de Boko Haram en 2016 a provoqué la scission du groupe armé islamiste entre les leadership de Barnawi et d'Abou Bakr Shekau. Alors que Shekau était à la tête de Boko Haram, Barnawi a poursuivi ses activités en fondant ISWAP.

  • Nigeria : L'Etat islamique (ISWAP) utilise des drones d'observation pour régler les tirs de mortiers

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    Un drone a été utilisé, lundi 14 février 2022, par l'État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) pour réglr des tirs de mortiers contre une base militaire conjointe dans le nord -est du Nigéria. 

    Jeudi 17 février, l'ISWAP a publié une photographie aérienne prise par le drone volant à proximité de la base de la Force opérationnelle interarmées multinationale (MNJTF) à Wulgo (photo ci-dessus), près des rives du lac Tchad et du Cameroun.

    La zone d'opérations de la position du secteur 1 de la MNJTF à Wulgo est également proche du 3e bataillon de l'armée nigériane stationné à Gamboru Ngala, à côté de la ville camerounaise de Fotokol. 

    L'ISWAP a également publié des photographies d'insurgés utilisant un mortier de 81 mm pour un tir contre la base militaire. Un drone a été utilisé à cette occasion pour observer la cible et augmenter la précision du tir. 

    Au moins neuf personnes auraient été blessées par des projectiles lors de l'attaque qui a eu lieu lundi après-midi avant l'arrivée du gouverneur de l'État dans la région. On ne sait pas si les deux incidents sont liés. 

    Depuis 2021, des milliers de personnes déplacées ont été réinstallées dans la ville de Wulgo, dans la zone de gouvernement local de Ngala, dans le nord de l'Etat de Borno.

    ISWAP est connu pour utiliser des drones DJI prêts à l'emploi pour harceler les unités militaires. Le groupe a cependant rarement partagé des images de son utilisation.  

    Le drone utilisé pour la récente attaque a probablement été pris aux forces nationales impliquées dans des opérations anti-terroristes dans la région. Le groupe capture et réutilise fréquemment des armes ainsi que des équipements pillés lors d'embuscades et de raids.

    En février 2021, l'ISWAP a publié des photos d'une mitrailleuse lourde DShK et d'un drone DJI Phantom, capturés le long de l'axe Mainok - Jakana dans l'Etat de Borno.

    Le petit drone DJI est couramment utilisé par l'infanterie nigériane comme équipement de soutien tactique, notamment pour la reconnaissance. L'armée de l'air nigériane utilise des drones plus gros et plus chers pour la collecte de renseignements et les frappes aériennes. 

    L'armée de l'air a récemment élargi son programme de drones avec l'acquisition de nouveaux drones, en particulier le drone Wing Loong II à moyenne altitude et longue endurance de fabrication chinoise.

  • Nigeria : L'Etat islamique (ISWAP) poursuit ses attaques dans l'Etat du Borno (Nord-est)

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    L''Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) continue de mener des attaques dans l'État de Borno, dans le nord-est du pays.

    Vendredi 28 janvier 2022, des membres de l'ISWAP ont attaqué une base des Forces armées nigérianes (NAF) située dans la ville d'Ajiri. Les djihadistes ont réussi à prendre d'assaut la base après avoir tué un soldat, selon l'agence depresse Amaq affiliée à l'Etat islamique.
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    Avant de se retirer, les terroristes ont incendié toute la base. Amaq a publié plusieurs photos de l'attaque.

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    Le 2 février, l'ISWAP a attaqué à l'aide d'un engin explosif improvisé lourd (EEI) un convoi de la NAF et une force locale pro-gouvernementale alors qu'il passait dans la ville de Ngumi. La puissante explosion a détruit deux véhicules militaires, tuant un commandant pro-gouvernemental, et six de ses gardes du corps, selon Amaq. L'agence a publié des photos de l'embuscade le 3 février.

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    Les cellules de l'ISWAP intensifient leurs opérations dans la région du nord-est du Nigeria, notamment dans les Etats de Borno et de Yobe, depuis un certain temps déjà.

    Le groupe islamique semble déterminé à faire de toute la région du nord-est son principal bastion au Nigeria.