Etat islamique au Grand Sahara (au Mali)

  • Mali : 132 civils tués "par la Katiba du Macina" dans la région de Bandiagara

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    132 civils ont été tués "par des combattants de la Katiba du Macina" dans la nuit du 18 au 19 juin 2022 dans plusieurs villages du cercle de Bankass dans la région de Bandiagara au centre du pays, a annoncé, lundi, le gouvernement malien dans un communiqué.

    « Le gouvernement de la République du Mali a le profond regret d'informer que les paisibles populations des villages de Diallassagou, Dianweli, Deguessagou et environs dans le cercle de Bankass ont fait l'objet d'attaques terroristes lâches et barbares, dans la nuit du 18 au 19 juin 2022 », indique dans le communiqué le Colonel Abdoulaye Maiga porte-parole du gouvernement.
    Maiga précise que « le bilan cumulé fait état de 132 civils froidement tués par les combattants de la Katiba du Macina d'Amadou Kouffa dont plusieurs, parmi les auteurs, ont été formellement identifiés ».

    Le gouvernement "rassure que toutes les dispositions seront prises pour rechercher et traduire les auteurs de ces crimes devant la justice », affirmant que la protection des personnes et leurs biens demeure "sa priorité absolue".

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    Des civils égorgés par l'Etat islamique dans la Menaka
    Au même moment dans la région de Menaka 15 à 30 civils engorgés par le groupe Etat islamique dans le Grand Sahara pour se "venger".

  • Mali : 22 personnes tuées par l'Etat islamique à Izingaz

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    Au moins vingt-deux personnes dont des personnes déplacées ont été exécutées, le 12 juin, par des hommes armés affiliés à l'Etat islamique dans un campement à proximité d'Izingaz dans la commune d'Ihinita cercle de Tidermene (région de Ménaka) a annoncé, mercredi 15 juin 2022, la Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d'Alger (un mouvement armé pro-gouvernemental).

    « La Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d'Alger porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que des hommes armés ont fait irruption le 12 juin 2022 dans un campement non loin de la localité d'Izingaz (commune d'Ihinita, cercle de Tidermene, région de Menaka) et ont procédé à l’exécution sommaire de vingt-deux personnes parmi lesquelles des déplacés venus chercher refuge dans cette zone » a expliqué la plateforme dans un communiqué.

    La même source souligne que « ces graves atteintes aux droits humains et à la vie tout court ont été perpétrées par des terroristes affiliés à l'Etat islamique et opérant sur des motos ». La Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d'Alger tout en condamnant ces crimes d’une horreur inexplicable, appelle la division des droits de l’homme de la MINUSMA (Mission onusienne au Mali), les organisations des droits de l’homme ainsi que toutes les autorités compétentes à diligenter une enquête pour traduire les auteurs de ces crimes devant les juridictions compétentes.

    Elle a en outre, réitéré « son appel au Gouvernement du Mali ainsi qu'à toutes les personnes physiques et morales concernées et particulièrement aux mouvements signataires à tout mettre en œuvre pour endiguer cette vague de crimes de masse » avant d'assurer « qu'elle fera tout ce qui est possible pour que ces crimes ne restent pas impunis ».

    Depuis le mois de mars dernier, de violents affrontements opposent la Coalition du Mouvement pour le Salut de l'Azawad (MSA) – Groupe d'Autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA) et un groupe terroriste affilié à l'Etat islamique dans la région de Ménaka au nord du Mali. Récemment les forces armées maliennes sont venus en renfort aux Mouvements armés pour déloger les djihadistes de l'Etat islamique dans la localité d'Anderamboukane près de la frontière avec le Niger.

  • Mali : Un haut responsable de l'Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS) capturé par la force Barkhane

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    La force Barkhane a capturé Oumeya Ould Albakaye, haut responsable de Daech au Grand Sahara (EIGS), dans la nuit du 11 au 12 juin, a annoncé mercredi l’état-major des armées françaises dans un communiqué.

    Paris indique que « cette opération a débuté il y a plusieurs semaines »mobilisant « différentes capacités aériennes (renseignement, transport et appui feu) et des unités terrestres de la force Barkhane ».

    Il est précisé que des « téléphones portables, des armes et de nombreuses ressources ont également été saisis ».
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    « Sur le plan militaire, la mise hors d'état de nuire d'Oumeya Ould Albakaye constitue un nouveau succès pour la force Barkhane, qui poursuit le combat contre les groupes armés
    terroristes (GAT) tout en se réarticulant hors du Mali », poursuit le communiqué de presse.

    L’état-major des armées françaises estime, par ailleurs, que « ce succès déstabilise à nouveau le haut commandement de l'EIGS dans la zone des trois frontières, qui avait été significativement affaibli par Barkhane en fin d'année 2021 et au début de l'année 2022, en particulier avec la neutralisation d'Adnan Abou Walid Al-Sahraoui, le chef de l'EIGS, en août 2021 ».

    S’agissant du profil d’Oumeya Ould Albakaye, il « était le chef de l'EIGS pour le Gourma, au Mali, et pour l'Oudalan, au nord du Burkina Faso » et avait « organisé plusieurs attaques contre différentes emprises militaires au Mali, dont celles de Gao ».

    Selon l’état-major , « il dirigeait des réseaux de mise en œuvre d'engins explosifs improvisés » et « visait directement les axes de circulation empruntés par la force Barkhane pour conduire sa ré-articulation hors du Mali ».

    « Il est par ailleurs responsable d'un grand nombre d'exactions et d'actions de représailles menées par l'EIGS contre les populations maliennes et burkinabè », conclut le communiqué.

    À noter que cette annonce intervient alors que l’opération Barkhane entre dans la dernière phase de son retrait du Mali, et au moment où la tension est toujours très présente entre Paris et Bamako.

  • Mali: 543 civils tués entre le 1 janvier au 31 mars 2022 (Minusma)

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    La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma) a indiqué, lundi 31 mai 2022, que le nombre de personnes tuées au Mali a connu une hausse exponentielle de près de 324%, au cours du premier trimestre 2022, par rapport au trimestre précédent.

    C'est ce qu'a indiqué la mission onusienne dans son rapport trimestriel sur les tendances des violations et atteintes aux droits de l’homme et au droit international humanitaire dans le pays couvrant la période du 1er janvier au 31 mars 2022.

    « Au total, 812 civils (543 tués, 107 enlevés/disparus, 107 blessés et 55 illégalement détenus) ont été directement affectés par les actes de violence » a déclaré la même source affirmant que « ces données représentent une augmentation de 151 pour cent comparativement au trimestre précédent (323 civils affectés, dont 128 tués, 80 enlevés/disparus et 115 blessés ».

    La Minusma souligne que « la catégorie de personnes tuées est celle qui a enregistré la plus forte augmentation (324%) » notant qu'« entre le 1er janvier et le 31 mars 2022, la mission a documenté 449 incidents sécuritaires notamment dans les régions du centre (233 incidents, y compris 74 incidents pour la région de Ségou), Gao (86), Tombouctou (69) et Ménaka (37).

    Elle annonce, en outre, que « la période a aussi été marquée par une série d’incidents dans la zone frontalière entre le Mali et la Mauritanie, y compris le meurtre d’environ 52 civils mauritaniens ».

    « Durant cette période, la MINUSMA a recensé 812 cas de violations et atteintes aux droits de l’homme et au droit international humanitaire. Ces données documentées représentent une augmentation de 151% comparativement au trimestre précédent. Le nombre de personnes tuées a connu une hausse exponentielle de près de 324% », explique-t-elle, sans donner le nombre exact des personnes tuées.

    La Minusma note que « les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées à certaines occasions par des éléments militaires étrangers, ont multiplié les opérations militaires de lutte contre le terrorisme, notamment dans le cadre de l’opération Keletigui dont certaines se sont parfois soldées par des allégations graves de violations des droits de l’homme et/ou du droit international humanitaire ».

    Ainsi, dit-elle, « sur la période concernée, 320 violations de droits de l’homme ont été attribuées aux forces de défense et de sécurité maliennes alors qu’au dernier trimestre de l’année 2021 seulement 31 violations leur étaient imputables ».

    La Minusma souligne que « les régions du centre (Bandiagara, Bankass, Djenne, Koro, Mopti, Ségou) restent les plus affectées par les différents actes de violence ».

    Et d'ajouter que « la situation sécuritaire s'est également considérablement détériorée dans les régions de Gao et de Ménaka en raison d’affrontements armés entre les éléments du Mouvement pour le salut de l'Azawad-Daoussahak/Groupe d'auto-défense Touareg Imghad et alliés (MSA-D/GATIA) et ceux de l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS) et/ou d’attaques contre les populations civiles ».

    « Dans le sud du pays, la situation sécuritaire est demeurée également préoccupante notamment dans les régions de Koutiala, Nara et Sikasso. La période a aussi été marquée par une série d’incidents dans la zone frontalière entre le Mali et la Mauritanie, y compris le meurtre d’environ 52 civils mauritaniens ».

    En outre, la MINUSMA a rappelé que « les autorités maliennes de transition ont annoncé avoir ouvert une enquête sur les allégations des violations des droits humains signalés à Moura du 27 au 31 mars 2022 » affirmant qu' « à la date de la publication de cette note, elle n’avait toujours pas obtenu une autorisation pour conduire une enquête in situ à Moura en dépit de la requête faite en ce sens par la MINUSMA en date du 1er avril 2022 ».

    Contacté mardi à propos de ce rapport, le gouvernement malien a affirmé qu'il allait réagir dans les prochaines heures.

  • Mali : L'Etat islamique consolide ses positions dans la Menaka

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    L'Etat islamique consolide son plan de prise de contrôle de la Ménaka, après avoir chassé le MSA/Gatia sur la ligne Etambaw-Anderamboukane en mars avec le massacre de civils, samedi 21 mai avec la prise d'Inekar et Emisemis. L'Etat islamique s'aménage un couloir à l'Est vers Ménaka déjà encerclée.

    Des milliers des personnes ont quitté la région, laissant un vaste terrain aux mains l'organisation la plus dangereuse que le monde à pu connaître.
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  • Niger : Barkhane prépare son redéploiement

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    La force française Barkhane prépare activement son redéploiement au Niger, après son retrait du Mali voisin.

    "L'état-major des armées françaises annonce que 75% des effectifs de la force Barkhane et de la Task Force TAKUBA ont déjà quitté le Mali pour le Niger, le 19 mars", a indiqué le commandement de Barkhane sur son compte Twitter.

    Depuis quelques jours la force française annonce des opérations à la frontière nigéro-malienne où elle devrait être redéployée.

    Le 24 mars courant, Barkhane a indiqué avoir identifié et neutralisé un groupe armé terroriste appartenant à l'Etat Islamique du Grand Sahara (EIGS), tuant une quinzaine de ses combattants.

    Le redéploiement de la force française Barkhane au Niger a été annoncé en février 2022 par le président français lors d'une conférence de presse à Paris en présence de chefs d'État africains, dont le Mohamed Bazoum, président du Niger.

    "Avec l'accord des autorités nigériennes, des éléments européens seront repositionnés aux côtés des forces nigériennes dans la région frontalière du Mali", avait-il affirmé.

    L'information a été confirmée par Mohamed Bazoum.

    Dans un communiqué publié quelques jours plus tard, suite à des réactions de désapprobation, le gouvernement nigérien a indiqué que l'Assemblée nationale du Niger sera saisie de la question.

    Lancée le 1er août 2014, la force Barkhane a succédé à deux autres opérations françaises, Serval et Épervier.

    Les effectifs de Barkhane ont évolué au fil du temps et en fonction des besoins sur le terrain des opérations.

    Le nombre le plus élevé a été atteint en 2021 avec 5100 hommes déployés dans cinq pays du Sahel africain, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

    Toutefois, suite à des pertes successives en vies humaines notamment au Mali (plus de 50 soldats français perdus en moins de 8 ans), la France a décidé de réduire de moitié les effectifs de Barkhane à l'horizon de 2023.

    Elle a commencé effectivement de se retirer en décembre-janvier derniers des bases les plus au nord dans ce pays.

    Mais les évènements sont allées plus vite que la programmation française, avec notamment l'arrivée d'instructeurs russes de la société Wagner, jugée incompatible par Paris, avec sa présence au Mali.

    Mais pour les autorités maliennes, le retrait de Barkhane du nord du pays laisserait un vide immense qu'il faudrait combler.

    La crise entre Paris et Bamako a atteint son paroxysme lorsque le Mali a décidé, fin janvier 2022, d'exclure l'ambassadeur français à Bamako, Joël Meyer, suite à des propos virulents du chef de la diplomatie française à l'égard du Mali et ses nouveaux partenaires russes.

  • Mali : Barkhane annonce la neutralisation de 15 terroristes sur la frontière entre le Mali et le Niger

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    La Force française Barkhane a annoncé, vendredi 25 mars 2022, dans un communiqué, avoir neutralisé 15 terroristes appartenant à l'Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS).

    « Le 24 mars, à la mi-journée, un drone Reaper de la Force Barkhane en mission de reconnaissance a identifié une colonne de treize motos aux abords de la frontière Malo-nigérienne, dans le secteur de Tankadémi », explique le communiqué de l'Etat major général des armées françaises.
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    « Le recoupement de différents renseignements a permis de confirmer qu'il s'agissait d'éléments appartenant à l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) en déplacement vers la région de Ménaka ».

    Et d'ajouter que « la Force Barkhane a effectué une frappe sur la colonne. Quinze terroristes ont été neutralisés » précisant que « cette action constitue un nouveau succès tactique pour la force Barkhane qui reste pleinement engagée dans le combat contre les groupes armés terroristes ».

    Depuis plusieurs années, la "zone des trois frontières" située entre le Burkina, le Mali et le Niger fait face à des attaques attribuées aux groupes terroristes malgré la présence des forces du G5 Sahel dans le liptako-gourma.