Etat Islamique de Grand Sahara (EIGS)

  • Niger : nouveau massacre de civils à Banibangou, près de la frontière malienne

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    Au moins 37 civils dont quatre femmes et quatorze  enfants ont été tués lundi 16 août 2021 dans l’après midi, dans le village de Darey Dey, à 45 km à l’ouest de Banibangou dans la région de Tillabéri, dans le nord-ouest du Niger, près de la frontière malienne. Selon des sources locales qui ont confirmé l’information déjà relayée sur les réseaux sociaux depuis la soirée du lundi, les assaillants présumés membres de l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) étaient venus à bord de plusieurs motos et ont pris pour cibles des paysans qui travaillaient dans les champs.

    C’est la seconde attaque qui cible ce village du département de Banibangou en moins d’un mois et cette fois encore, le bilan qui est encore provisoire est très lourd !  Le village de Darey Dey avait connu, fin juillet 2021, une attaque du même genre et qui avait fait plus d’une dizaine de victimes.

    Ces attaques, qui visent des civils depuis quelques mois dans cette zone située près de la frontière malienne intervient une semaine après celle qui a visée, le lundi 9 Août 2021, les populations du village de Falanzandan, toujours dans le département de Banibangou, et qui s’est soldée par le massacre de 15 personnes avec toujours le même mode opératoire. Les assaillants arrivent à motos et prennent pour cibles les habitants qui vaquent à leurs travaux champêtres.

    450 morts dus aux attaques des djihadistes depuis le début de 2021 dans l'ouest du Niger
    Les attaques djihadistes ont tué, depuis le début de l'année 2021, selon un bilan officieux, dans l'ouest du Niger, plus de 450 personnes. La dernière attaque est la cinquième attaque dans la zone de Tillaberi en autant de mois, faisant un total de 151 morts.

    Déjà, à la suite des précédentes attaques, le gouvernement avait annoncé dans un communiqué du ministère de l’Intérieur, avoir renforcé « les dispositions sécuritaires et sanitaires » et  qu’« une enquête avait été ouverte pour retrouver et traduire devant les tribunaux les auteurs de ces crimes lâches et barbares ».

    La multiplication de ces attaques contre les civils a poussé les populations à se réfugier un peu plus au sud, vers la zone de Balleyera, amplifiant ainsi une situation humanitaire déjà très critique.
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  • Niger : quatre militaires et cinq civils tués dans une attaque près de la frontière malienne

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    Au moins quatre militaires et cinq civils nigériens ont été tués, dimanche 11 juillet 2021, dans une attaque menée par des hommes armés dans la localité de Tchiambangou, dans l'ouest du Niger, près la frontière malienne.

    "Ce jour, 11 juillet 2021 aux environs de 15h00, une centaine de terroristes à bord de plusieurs motos, lourdement armés, ont attaqué le village de Tchambangou", a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale.

    "La réaction prompte et vigoureuse de nos éléments des forces de défense et de sécurité a permis de repousser l'attaque en infligeant des lourdes pertes à l'ennemi", a ajouté la même source.

    Selon un "bilan provisoire" fourni par le ministère de la Défense, quatre militaires et cinq civils nigériens ont été tués et trois autres militaires ont été blessés. Du côté des assaillants, une quarantaine ont été neutralisés et plusieurs motos et des armes de guerre saisies.

    Le village de Tchambangou est située dans le département de Ouallam de la région de Tillaberi. Dans ce même village, en janvier 2021, 70 civils avaient été tués par un autre assaut d'un groupe d'hommes armés et 30 autres personnes avaient été tuées le même mois dans le village voisin de Zaroumdareye.

    Plus récemment, le 28 juin dernier, le village de Mogodyougou, situé dans le même département, avait été attaqué par des hommes armés à bord de motos. Au moins trois villageois avaient été tués dans cette attaque.

    Le 25 du même mois, trois autres villages du département de Ouallam avaient été attaqués. Selon un bilan publié par le ministère de l'Intérieur, au moins dix-neuf civils avaient été tués par les assaillants qui ont brûlé une vingtaine de greniers, pillé deux commerces et endommagé un camion.

    Région de Tillaberi
    La région de Tillabéri est en état d'urgence depuis 2017, en raison des incursions de groupes armés djihadistes. Les autorités en sont venues à interdire les déplacements à moto, de nuit comme de jour pendant un an et dans certains cas elles ont ordonné la fermeture de marchés, où l'on soupçonnait que les djihadistes venaient s'approvisionner.

    La zone est située au centre de ce qu'on appelle la « zone trifrontière », là où se rejoignent les frontières du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Sur ce territoire, les violences ont commencé à augmenter à la suite d'un soulèvement djihadiste en 2012, au cours duquel un groupe de militants a pris le contrôle du nord du Mali, puis s'est propagée aux pays voisins, notamment au Burkina Faso et au Niger. 

    Aujourd'hui, les groupes armés actifs dans la région sont affiliés à al-Qaïda et à l'État islamique. Leur présence a alimenté les conflits ethniques et religieux déjà existants, causant des milliers de morts et forçant des millions de personnes à fuir leurs foyers. Plus précisément, les attaques dans l'ouest du Niger ont considérablement augmenté au cours des 4 premiers mois de 2021, tuant plus de 300 personnes. 

    Plusieurs mouvements djihadistes actifs dans la région
    L' État islamique au Grand Sahara (EIGS) est actif dans la région , une organisation affiliée à l'État islamique depuis 2015. Elle est née d'une division au sein de l'organisation connue sous le nom d'al-Mourabitoun, « les Sentinelles », un groupe djihadiste violent en Afrique de l'Ouest. Ce groupe, à son tour, est issu d'une fusion, en 2013, entre le bataillon al-Mulathamun, « les hommes masqués » et le Mouvement pour l'unité et le jihad en Afrique de l'Ouest. Les deux organisations sont issues d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En décembre 2015, al-Mourabitoun a de nouveau fusionné avec AQMI, à la suite d'une attaque conjointe contre l'hôtel Radisson Blu à Bamako, la capitale du Mali, qui a eu lieu le 20 novembre 2015 et a entraîné la mort de 20 civils. 

  • Niger: Entre 20 et 30 soldats tués par les islamistes

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    Entre 20 et 30 soldats ont été tués et des véhicules brûlés ou saisis lors d'affrontements avec des membres de l'Etat Islamique du Grand Sahara (EIGS) dans le  village d'Intoussan, commune de Banibangou, région de Tillaberi. Photos ci-dessous des combattants de l'Etat islamique.
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  • Niger : 137 civils touaregs tués près de la frontière malienne

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    Selon un dernier bilan, 137 civils touaregs ont été tués, dimanche, dans une série d'attaques contre des villages de la région de Tahoua, au nord-ouest du Niger, près de la frontière malienne. Il s'agit de l'un des bilans le plus meurtrier de l'histoire du Niger.  Le bilan n'est pas définitif. Aux 137 morts déjà identifiés, s'ajouteront 8 corps découverts le mardi 23 mars.  Il y'a plusieurs sites qui n'ont pas encore été explorés.

    Des hommes armés, appartenant appartenant à des milices locales affiliées à l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) ont attaqué des villages dans le département de Tillia, dans la région de Tahoua", a indiqué, sous couvert d'anonymat, une source sécuritaire.

    Les victimes sont exclusivement des Touaregs de la tribu Ilfakaritane. Le chef de tribu Ilfikaritane, Bilouwa_Ag_Barwakass fait partie des victimes. Il a été tué ainsi que tout les membres hommes de son campement. 

    Le massacre s'est déroulé dans les campements Inabaghaw, Intarzawen, ,Walat_adawa,  Chinagar, Digmatan, Bakorat-1, Bakorat-2,  ,Warsanat, Taloukamest, Assobat, Zilkifli,  Intazayéne et plusieurs autres campements. Le massacre s'est déroulé sur une distance de 80 km. Les terroristes ont exécuté tout homme âgé de 5 à 100 ans, Certaines femmes on perdu la vie en essayant de protéger leurs enfants

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    C'est la deuxième attaque armée visant des civils nigériens en une semaine. 

    Lundi dernier, des hommes armés non identifiés avaient attaqué des civils de retour d'un marché hebdomadaire dans le département de Banibangou, dans la région de Tillaberi, près de la frontière malienne.

    Selon un bilan lu à la télévision publique par le ministre porte-parole du gouvernement Abdourahamane Zakaria, au moins 58 civils avaient été tués au cours de cette attaque revendiquée par l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

    Le gouvernement avait décrété un deuil de trois jours après cette attaque.

    Depuis 2017, le Niger subit des attaques armées récurrentes sur ses frontières avec le Mali. En janvier, une centaine de civils nigériens avaient été tués dans l'attaque des villages de Tchomangou et Zaroumdareye près de la frontière malienne.

    En raison de ces attaques, toute la région de Tillaberi a été placée en état d'urgence.

  • Niger: nouvelle attaque terroriste dans la région de Tillabéry

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    Au moins une trentaine de personnes ont été tuées, lundi 15 mars 2021, dans une attaque terroriste près de Banibangou, dans la région de Tillabéry, dans l’ouest du pays. 

    Les hommes armés auraient mené leur attaque sur deux axes, deux routes qui relient Banibangou à Chinagoder d’une part et à Darey-Dey d'autre part. Les victimes sont des villageois qui revenaient du marché hebdomadaire de Banibangou, près de la frontière avec le Mali. Il s’agit d’un grand marché de bétail, important pour l’économie de la région.

    Selon des sources sur place, des véhicules dans lesquels voyageaient les villageois ont été arrêtés par les hommes armés qui auraient abattu les passagers à l’intérieur, avant d’y mettre le feu.

    Ce n’est pas la première fois que cette partie du Tillabéry connaît une attaque meurtrière d’importance. En décembre 2020, le groupe État islamique dans le Grand Sahara avait attaqué la base militaire de Chinagoder, tuant près d’une centaine de soldats. Un an plus tard, ce sont des civils - une centaine également - qui avaient été massacrés dans l’attaque des villages de Tomabangou et Zaroumdareye.

  • Sahel : La population fuit la "zone des trois frontières" en raison de menaces de l'Etat islamique

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    Depuis deux jours, des villages situés dans la "zone des 3 frontières", se vident progressivement du côté nigérien et burkinabé, suite à des ultimatums lancés par l'Etat islamique du Grand Sahara (EIGS). 
    La crainte est très grande surtout depuis la tuerie de TchomBangou  où 105 civils ont été tués et 26 autres blessés. Suite à ce massacre, 10.000 habitants ont fui la région.

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  • Niger: Au moins 100 civils tués lors d’une attaque de l'Etat islamique près de la frontière malienne

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    Au moins 100 civils nigériens ont été tués et plusieurs autres ont été blessés, samedi, dans l'attaque de deux villages près de la frontière malienne.
     
    Mamane Kaka, membre du mouvement de veille sécuritaire de la société civile "Urgence Tillaberi" a fourni un bilan de 56 civils tués et une vingtaine d'autres blessés.
     
    Mais, selon plusieurs médias citant de sources sécuritaires, au moins 100 civils ont été tués dans cette attaque qui a visé les villages de Tchombangou et Zaroumdareye, situés dans la région de Tillaberi, près de la frontière avec le Mali.

    L'attaque a été revendiquée par l'Etat islamique.
     
    Au cours du mois de décembre dernier, la région nigérienne de Tillaberi a connu plusieurs attaques qui ont coûté la vie à au moins dix militaires nigériens.
     
    A la Frontière du Mali et du Burkina Faso, cette région subit depuis 2017 des attaques attribuées aux groupes terroristes basés au Mali. Face à la persistance de ces attaques, le gouvernement nigérien a décrété l’état d’urgence dans toute la région.