Etat Islamique de Grand Sahara (EIGS)

  • Niger : Au moins dix civils tués par Boko Haram près de Diffa, au sud-est du pays

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    Au moins dix civils ont été tués dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 mars 2022 au Niger dans une série d'attaques attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans la commune de Gueskérou (sud-est) proche du Nigeria, ont indiqué mercredi à l'AFP des sources locales.

    Selon un élu de la commune, située à une trentaine de kilomètres de Diffa, la grande ville du Sud-Est nigérien, des assaillants "du groupe Boko Haram, venus à pied", ont attaqué plusieurs villages.

    "Six personnes ont été tuées dans le village de Fiego, deux tuées à Ngarwa-Lawandi et deux tuées à Ngarwa-Koura. Toutes les victimes sont des hommes et tous ont été tuées par armes à feu", a affirmé cet élu.

    Le bilan pourrait toutefois être plus lourd, le village de Lada, situé sur la commune de Diffa ayant également été attaqué, selon plusieurs sources.

    "Ils ont commencé à faire leur carnage à Lada, un village de la commune de Diffa à partir de 20h00 locales (19h00 GMT). Après Lada, ils sont arrivés à Fiego à minuit, de Fiego ils ont continué à Ngarwa Lawandi à 1h00 locale et à 2h10 locales ils ont arrivés à Ngarwa Koura", a précisé l'élu.

    "Vingt personnes ont été assassinées" dans ces attaques attribuées à Boko Haram dont "dix à Lada" a indiqué dans un tweet, Maman Kaka Touda, un responsable de l'ONG Alternative espace citoyen (AEC), une des plus importantes du Niger et bien implantée dans la région de Diffa.

    "Ces attaques surviennent après un long moment d'accalmie, il y a un retour de l'insécurité dans la zone", a-t-il commenté auprès de l'AFP.

    La zone de Gueskérou et toute la région de Diffa (sud-est du Niger) est exposée depuis 2015 aux raids meurtriers des jihadistes nigérians de Boko Haram et de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), sa branche dissidente.

    Fin février, le président nigérien Mohamed Bazoum avait salué "l'amélioration de la situation sécuritaire" à Diffa et indiqué qu'il s'y rendrait prochainement.

    Il avait également annoncé le recrutement de 500 soldats et la formation de 500 autres pour être déployés dans les villages de la région.

    Dans sa partie ouest, proche du Mali et du Burkina Faso, le Niger doit également faire face aux attaques de groupes jihadistes sahéliens, dont l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).
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  • Niger : Dix-huit civils tués dans une attaque dans  l'ouest du pays

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    Dix-huit civils ont été tués lorsque leur véhicule de transport a été attaqué dans  l'ouest du Niger fréquemment ciblé par des militants islamistes, a annoncé mardi 22 février 2022 le gouvernement.

    Le ministre de l'Intérieur, Alkassoum Indatou, a attribué l'attaque de dimanche dans la région de Tillaberi, près de la frontière avec le Mali, à "des bandits armés, à bord de plusieurs motos, qui n'ont pas encore été identifiés".

    Il a déclaré dans un communiqué que 13 des victimes étaient du village de Foney Ganda et cinq du village de Tizegorou.

    Les responsables locaux ont imputé une série de massacres de civils depuis l'année dernière au jihadistes del'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), ou a des groupes affiliés à Al-Qaïda qui sévissent dans les pays sahéliens du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

  • Niger : Sept morts lors d'une attaque contre un poste frontière avec le Burkina Faso

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    Au moins sept personnes ont été tuées et plusieurs autres blessés, jeudi 23 décembre 2021, dans une double attaque qui a visée, dans la nuit du mercredi au jeudi, le poste de police et le pont bascule de Makalondi, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Niamey, sur la route de Torodi, à la frontière burkinabé (Région de Tillabéri).

    Selon des sources locales, c’est aux environs de 2h du matin que les tirs ont commencé à retentir au niveau du poste de police situé à l’entrée de la ville et au niveau du pont bascule.

    Les combats ont été très violents et ont duré jusqu’aux environs de 4h du matin. Les assaillants ont réussi à se rendre maitres des lieux où ils ont emporté ce qu’ils peuvent et incendié le reste notamment les  véhicules garés sur les lieux.

    Un bilan provisoire non officiel fait état d’au moins sept morts dont deux douaniers, un policier, un gendarme et trois civils. Certaines des victimes ont été calcinées.

    Le poste visé est situé à quelques km de Makalondi, dernière ville importante au Niger avant la frontière burkinabè.

    Cette attaque qui n’est pas la première enregistrée à Makalondi, témoigne de la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans cette zone placée en état d’urgence face à la multiplication des attaques terroristes. Depuis plusieurs jours d’ailleurs, des individus armés, présumés membres de l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS) sont signalés dans plusieurs villages et hameaux de la zone où ils dispensent des prêches ou prélèvent la Zakat. Ils circulent à bord de motos qui sont pourtant interdites dans toute la région de Tillabéri.

    Makalondi est une commune du département de Torodi situé dans le sud-ouest de la région de Tillabéri qui se trouve dans la zone dite des "trois frontières" entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali, devenue un repaire des jihadistes sahéliens, dont l’État islamique au Grand Sahara (EIGS).

    Depuis des années, l'ouest du Niger continue d'être visé régulièrement par les assauts de groupes islamistes, en dépit du déploiement massif des forces nationales anti-jihadistes et de l'état d'urgence en vigueur depuis des années. En novembre 2018, deux gendarmes avaient déjà été tués à Makalondi lors de l'attaque contre leur position par des hommes circulant sur des motos.

    Mercredi, le gouvernorat de Tillabéri avait annoncé la fermeture de nombreuses stations services dans plusieurs départements afin de perturber le ravitaillement en carburant des jihadistes qui opèrent à moto et en tout-terrain.

    Pour tenter de prévenir les déplacements et le ravitaillement de jihadistes, les autorités avaient déjà fermé des marchés et des camps de réfugiés et interdit la circulation des motos. 

    En plus des violences jihadistes, l'Ouest nigérien est frappé par une grave crise alimentaire.

  • Niger : L'armée français neutralise un chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara

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    La force française Barkhane, en étroite coordination avec les autorités nigériennes a conduit un raid et neutralisé un chef de l'Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS), Soumana Boura, qui a pris part à l'assassinat de 6 ressortissants français, de leur guide et de leur chauffeur nigériens dans le parc de  Kouré en août 2020.

    "Hier (lundi 20 décembre 2021), dans la région de Tillabéri (ouest), nous avons neutralisé par frappe aérienne un chef de groupe de l'EIGS, Soumana Boura, un des auteurs de l'assassinat de six ressortissants dans le parc de Kouré le 9 août 2020", qui "avait filmé l'exécution et en avait assuré la médiatisation", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

    Soumana Boura dirigeait un groupe de plusieurs dizaines de combattants dans l'ouest du Niger, selon l'armée française. Il a été éliminé par un tir de drone alors qu'il était seul sur une moto. Une unité française a été envoyée au sol pour fouiller la zone et identifier formellement le jihadiste, a détaillé l'état-major dans un communiqué, en précisant que cette opération avait été menée "en étroite coordination avec les autorités nigériennes".

    Le chef de l'EIGS, Adnan Abou Walid al-Sahraoui, qui avait ordonné cette attaque contre les humanitaires français, a été tué mi-août par les soldats français dans la région "des trois frontières" (Mali, Niger et Burkina Faso).

    Logisticiens, guetteur, donneur d'ordre intermédiaire: onze personnes soupçonnées d'avoir participé à cet assassinat ont par ailleurs été arrêtées au Niger ces derniers mois.

    Dans la matinée du 9 août 2020, le 4X4 de six travailleurs humanitaires des ONG Acted et Impact, accompagnés d'un chauffeur et d'un guide nigériens, avait été attaqué par trois hommes armés sur deux motos, alors qu'ils visitaient la réserve de girafes de Kouré. Installés à Niamey depuis quelques semaines ou quelques mois, les travailleurs humanitaires - quatre femmes et deux hommes âgés de 25 à 31 ans - avaient planifié quelques jours plus tôt cette excursion dans la réserve, située à 60 km au sud-est de Niamey. Une jeune femme avait été égorgée. Les cinq autres humanitaires, leur guide et leur chauffeur, âgés de 50 ans tous les deux, avaient été exécutés par balles. Les trois assaillants avaient ensuite incendié le 4X4 avant de prendre la fuite. L'attaque avait été revendiquée par l'EI un mois plus tard.

    Au terme de près de neuf ans de présence au Sahel, la France a entrepris en juin d'y réorganiser son dispositif militaire en quittant ses trois bases les plus au nord du Mali (Tessalit, Kidal et Tombouctou) pour se recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso, ainsi qu'à Niamey. Ce plan prévoit une réduction des effectifs au Sahel, de 5.000 actuellement, à 2.500-3.000 d'ici 2023.

    Cette nouvelle élimination lundi d'un cadre jihadiste "permet en particulier de lutter contre l'expansion de l'EIGS et de l'empêcher de prendre le contrôle de certaines parties de la région des trois frontières", souligne l'état-major, en rappelant que "les armées françaises restent déterminées à combattre les groupes armés terroristes avec leurs partenaires sahéliens et leurs alliés".

  • Niger : nouveau massacre de civils à Banibangou, près de la frontière malienne

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    Au moins 37 civils dont quatre femmes et quatorze  enfants ont été tués lundi 16 août 2021 dans l’après midi, dans le village de Darey Dey, à 45 km à l’ouest de Banibangou dans la région de Tillabéri, dans le nord-ouest du Niger, près de la frontière malienne. Selon des sources locales qui ont confirmé l’information déjà relayée sur les réseaux sociaux depuis la soirée du lundi, les assaillants présumés membres de l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) étaient venus à bord de plusieurs motos et ont pris pour cibles des paysans qui travaillaient dans les champs.

    C’est la seconde attaque qui cible ce village du département de Banibangou en moins d’un mois et cette fois encore, le bilan qui est encore provisoire est très lourd !  Le village de Darey Dey avait connu, fin juillet 2021, une attaque du même genre et qui avait fait plus d’une dizaine de victimes.

    Ces attaques, qui visent des civils depuis quelques mois dans cette zone située près de la frontière malienne intervient une semaine après celle qui a visée, le lundi 9 Août 2021, les populations du village de Falanzandan, toujours dans le département de Banibangou, et qui s’est soldée par le massacre de 15 personnes avec toujours le même mode opératoire. Les assaillants arrivent à motos et prennent pour cibles les habitants qui vaquent à leurs travaux champêtres.

    450 morts dus aux attaques des djihadistes depuis le début de 2021 dans l'ouest du Niger
    Les attaques djihadistes ont tué, depuis le début de l'année 2021, selon un bilan officieux, dans l'ouest du Niger, plus de 450 personnes. La dernière attaque est la cinquième attaque dans la zone de Tillaberi en autant de mois, faisant un total de 151 morts.

    Déjà, à la suite des précédentes attaques, le gouvernement avait annoncé dans un communiqué du ministère de l’Intérieur, avoir renforcé « les dispositions sécuritaires et sanitaires » et  qu’« une enquête avait été ouverte pour retrouver et traduire devant les tribunaux les auteurs de ces crimes lâches et barbares ».

    La multiplication de ces attaques contre les civils a poussé les populations à se réfugier un peu plus au sud, vers la zone de Balleyera, amplifiant ainsi une situation humanitaire déjà très critique.
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  • Niger : quatre militaires et cinq civils tués dans une attaque près de la frontière malienne

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    Au moins quatre militaires et cinq civils nigériens ont été tués, dimanche 11 juillet 2021, dans une attaque menée par des hommes armés dans la localité de Tchiambangou, dans l'ouest du Niger, près la frontière malienne.

    "Ce jour, 11 juillet 2021 aux environs de 15h00, une centaine de terroristes à bord de plusieurs motos, lourdement armés, ont attaqué le village de Tchambangou", a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale.

    "La réaction prompte et vigoureuse de nos éléments des forces de défense et de sécurité a permis de repousser l'attaque en infligeant des lourdes pertes à l'ennemi", a ajouté la même source.

    Selon un "bilan provisoire" fourni par le ministère de la Défense, quatre militaires et cinq civils nigériens ont été tués et trois autres militaires ont été blessés. Du côté des assaillants, une quarantaine ont été neutralisés et plusieurs motos et des armes de guerre saisies.

    Le village de Tchambangou est située dans le département de Ouallam de la région de Tillaberi. Dans ce même village, en janvier 2021, 70 civils avaient été tués par un autre assaut d'un groupe d'hommes armés et 30 autres personnes avaient été tuées le même mois dans le village voisin de Zaroumdareye.

    Plus récemment, le 28 juin dernier, le village de Mogodyougou, situé dans le même département, avait été attaqué par des hommes armés à bord de motos. Au moins trois villageois avaient été tués dans cette attaque.

    Le 25 du même mois, trois autres villages du département de Ouallam avaient été attaqués. Selon un bilan publié par le ministère de l'Intérieur, au moins dix-neuf civils avaient été tués par les assaillants qui ont brûlé une vingtaine de greniers, pillé deux commerces et endommagé un camion.

    Région de Tillaberi
    La région de Tillabéri est en état d'urgence depuis 2017, en raison des incursions de groupes armés djihadistes. Les autorités en sont venues à interdire les déplacements à moto, de nuit comme de jour pendant un an et dans certains cas elles ont ordonné la fermeture de marchés, où l'on soupçonnait que les djihadistes venaient s'approvisionner.

    La zone est située au centre de ce qu'on appelle la « zone trifrontière », là où se rejoignent les frontières du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Sur ce territoire, les violences ont commencé à augmenter à la suite d'un soulèvement djihadiste en 2012, au cours duquel un groupe de militants a pris le contrôle du nord du Mali, puis s'est propagée aux pays voisins, notamment au Burkina Faso et au Niger. 

    Aujourd'hui, les groupes armés actifs dans la région sont affiliés à al-Qaïda et à l'État islamique. Leur présence a alimenté les conflits ethniques et religieux déjà existants, causant des milliers de morts et forçant des millions de personnes à fuir leurs foyers. Plus précisément, les attaques dans l'ouest du Niger ont considérablement augmenté au cours des 4 premiers mois de 2021, tuant plus de 300 personnes. 

    Plusieurs mouvements djihadistes actifs dans la région
    L' État islamique au Grand Sahara (EIGS) est actif dans la région , une organisation affiliée à l'État islamique depuis 2015. Elle est née d'une division au sein de l'organisation connue sous le nom d'al-Mourabitoun, « les Sentinelles », un groupe djihadiste violent en Afrique de l'Ouest. Ce groupe, à son tour, est issu d'une fusion, en 2013, entre le bataillon al-Mulathamun, « les hommes masqués » et le Mouvement pour l'unité et le jihad en Afrique de l'Ouest. Les deux organisations sont issues d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). En décembre 2015, al-Mourabitoun a de nouveau fusionné avec AQMI, à la suite d'une attaque conjointe contre l'hôtel Radisson Blu à Bamako, la capitale du Mali, qui a eu lieu le 20 novembre 2015 et a entraîné la mort de 20 civils. 

  • Niger: Entre 20 et 30 soldats tués par les islamistes

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    Entre 20 et 30 soldats ont été tués et des véhicules brûlés ou saisis lors d'affrontements avec des membres de l'Etat Islamique du Grand Sahara (EIGS) dans le  village d'Intoussan, commune de Banibangou, région de Tillaberi. Photos ci-dessous des combattants de l'Etat islamique.
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