ÉTAT ISLAMIQUE DANS LE GRAND SAHARA (EIGS),

  • Mali : L'armée française annonce avoir tué Bah ag Moussa Diarra, le chef militaire d'Al Qaïda

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    La Ministre des armées confirme la neutralisation de Bah Ag Moussa du JNIM. Ce dernier a souvent été annoncé dans le secteur de Nampala et comme responsable des différentes attaques sanglantes de la zone.

    Bah Ag Moussa était le "chef militaire" du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et un "cadre historique de la mouvance jihadiste au Sahel"

    Bah Ag Moussa "est considéré comme responsable de plusieurs attaques contre les forces maliennes et internationales. Il était l'un des principaux chefs militaires jihadistes au Mali, notamment chargé de la formation des nouvelles recrues", selon le communiqué du ministère des armées.

    Bah Ag Moussa un chef touareg
    Bah Ag Moussa, alias "Bamoussa", est un ancien officier de l'armée malienne. Il est aussi membre fondateur du groupe jihadiste Ansar Dine. Ce Touareg, considéré comme un "terroriste" par les Nations unies et Washington, a été un acteur majeur des différentes rebellions touareg des années 1990 et 2000. Réintégré dans l'armée en 1996 puis en 2006, il avait fait défection à chaque fois pour reprendre les armes : vers la rébellion la première fois, puis vers le jihadisme à l'aube de son expansion dans la région en 2012. Selon le think-tank Counter-Extremism Project (CEP), "Bamoussa" était devenu en 2017 "le dirigeant opérationnel" du GSIM dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly. Le groupe est devenu depuis l'une des principales forces jihadistes au Sahel avec son ennemi intime, l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS). Tous deux, par ailleurs en lutte armée l'un contre l'autre, sont depuis des mois les cibles prioritaires de Barkhane (plus de 5.000 soldats) et de ses alliés régionaux.

    Bah Ag Moussa était considéré comme le responsable d'attaques majeures contre les forces maliennes, dont une en juillet 2016 et l'autre en mars 2019, qui avaient fait plus de 20 morts chacune. Et son nom revenait avec insistance dans plusieurs attaques en 2020. Mais il jouissait aussi d'une immense popularité auprès des Touareg qui dépassait largement ses appartenances au GSIM. "Ba Ag Moussa est moins vu (par les communautés touareg, ) comme jihadiste que comme un leader historique de la contestation touareg", a ainsi expliqué à l'AFP Ferdaous Bouhlel, chercheuse associée à l'université de Tours (France), experte en médiation.

    La France priorise toujours l'option militaire
    Début 2020, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avait admis vouloir discuter avec les groupes jihadistes et avoir envoyé des émissaires en direction de deux de leurs principaux chefs, Iyad Ag Ghaly et le prédicateur peul Amadou Koufa. Depuis, M. Keïta a été renversé en août par une junte militaire. Lors de la visite à Bamako fin octobre du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, le Premier ministre malien de transition, Moctar Ouane, avait défendu "la nécessité d'une offre de dialogue avec les groupes armés" jihadistes au sein du "dialogue national inclusif", vaste concertation nationale tenue fin 2019. Mais Paris ne bouge pas de sa ligne militaire. "On ne peut pas dialoguer avec les groupes jihadistes qui n'ont pas renoncé au combat terroriste", a récemment déclaré Florence Parly à l'AFP. "C'est de la responsabilité des autorités maliennes, pas la nôtre, mais il est important d'échanger".

    Cette dernière frappe confirme à tout le moins que l'option militaire demeure privilégiée par la France, qui avait annoncé ces derniers jours des opérations distinctes contre le GSIM et l'EIGS, en revendiquant la neutralisation d'une petite centaine de jihadistes.

    "Il est clair que ce coup contre le (GSIM) est une façon de marquer l'opposition de la France à ces éventuelles négociations", estime un analyste malien bon connaisseur du dossier, qui requiert l'anonymat. "Cela retardera d'éventuels pourparlers, parce que leurs responsables ne se mettront plus facilement à découvert".

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  • ONU : plus de 10 000 combattants de l'État islamique toujours actifs en Irak, Syrie

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    On estime que plus de 10 000 combattants de l'État islamique sont toujours actifs en Irak et en Syrie deux ans après la défaite du groupe islamiste radical, et leurs attaques ont considérablement augmenté cette année, a déclaré lundi le chef de la lutte antiterroriste de l'ONU.

    Vladimir Voronkov a déclaré au Conseil de sécurité de l'ONU que les combattants de l'État islamique regroupés dans de petites cellules se déplaçaient librement entre les deux pays.

    Il a déclaré que l'État islamique - également connu sous les noms d'IS, ISIL, ISIS et Daech - s'était regroupé et que son activité avaitaugmenté non seulement dans les zones de conflit comme l'Irak et la Syrie, mais aussi dans de nombreuses autres régions à travers le monde.

    Toutefois, hors des zones conflictuelles, la menace semble avoir diminué à court terme", a-t-il déclaré. "Les mesures visant à minimiser la propagation de COVID-19, telles que le verrouillage et les restrictions de mouvement, semblent avoir réduit le risque d'attaques terroristes dans de nombreux pays".

    Néanmoins, Voronkov a déclaré qu'"il existait une tendance continue d'attaques par des individus inspirés par les réseaux sociaux et agissant seuls ou en petits groupes, et cette tendance est alimentée par les efforts de propagande opportunistes de l'Etat islamique pendant la crise COVID-19".

    Il a ajouté que la crise COVID-19 a mis en évidence les défis que représente la lutte contre le terrorisme, en soulignant les actions menées par l'Etat islamique et d'autres groupes terroristes qui cherchent à "exploiter les perturbations de grande envergure et les impacts socio-économiques et politiques négatifs de la pandémie".

    Mais M. Voronkov a affirmé que l'impact de la pandémie sur le recrutement et les activités de collecte de fonds de l'Etat islamique reste flou, et qu'il n'y a pas d'indication claire d'un changement dans la direction stratégique du groupe islamiste sous la direction de son chef, Abu Ibrahim al-Hashimi al-Quraishi.

    En ce qui concerne l'Afrique, M. Voronkov a déclaré que l'État islamique de la province d'Afrique de l'Ouest "reste un centre majeur de la propagande mondiale de l'Etat islamique, et son effectif total d'environ 3 500 membres en fait l'une des plus grandes "provinces" éloignées". Il a ajouté qu'il continue à renforcer les liens avec l'État islamique du Grand Sahara, "qui reste le groupe le plus dangereux dans la zone des trois frontières du Burkina Faso, du Mali et du Niger".

    Alors que l'Etat islamique n'a que "quelques centaines de combattants en Libye", a-t-il dit, ils ont exploité les tensions ethniques et représentent "une menace puissante capable d'un impact régional plus large". Il a également souligné les attaques inquiétantes de l'État islamique de la province d'Afrique centrale au Congo et au Mozambique, "y compris des attaques complexes et de brèves prises de contrôle de villages".

    En Europe, a déclaré M. Voronkov, la principale menace provient de la "radicalisation islamiste locale, alimentée par Internet", citant trois attentats inspirés par l'Etat islamique en France et deux au Royaume-Uni. Il a également fait part de "vives inquiétudes ... concernant la radicalisation et l'échec de la réhabilitation dans les prisons, et la libération imminente de détenus dangereux ayant un passé terroriste ou des liens avec le terrorisme".

    En Afghanistan, a déclaré M. Voronkov, la filiale de l'Etat islamique a mené des attaques très médiatisées dans différentes parties du pays, notamment à Kaboul, et cherche à utiliser le territoire afghan "pour étendre son influence dans toute la région" et pour attirer les combattants qui s'opposent au récent accord de paix entre les Etats-Unis et les talibans.

    Ailleurs en Asie, l'Etat islamique a revendiqué sa première attaque aux Maldives en avril, a-t-il dit, et les attaques contre les forces de sécurité en Asie du Sud-Est se produisent régulièrement bien que les opérations antiterroristes du gouvernement aient contribué à maintenir la pression sur les extrémistes.

  • Frontlive-Chrono du samedi 25 avril 2020

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    Yémen: les rebelles chiites Houthis revendiquent le contrôle d’un camp stratégique à Al-Jawf

    Vendredi soir 24 avril, le groupe rebelle chiite « Ansar Allah » (Houthi) a revendiqué avoir pris le contrôle d’un camp stratégique des forces gouvernementales dans le gouvernorat d’Al-Jawf (Nord). Le gouvernement n’a pas pu être joint pour commentaires. L’agence d’information affiliée aux Houthis, a cité une source militaire anonyme qui aurait déclaré que les militants du…Login abonnés


    Mali : FAMa et soldats du Groupement Tactique Désert Dragon (GTD-Dragon) neutralisent des terroristes et saisissent du matériel

    (Ministère des Armées – France) Le groupement tactique désert (GTD) « Dragon » a été engagé dans une opération de harcèlement de l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS) dans le Gourma malien, en partenariat avec les forces armées maliennes (FAMa). D’une manière plus générale, le partenariat de combat à l’œuvre entre les forces armées partenaires et la…Login abonnés


    Afghanistan : Une attaque des Talibans a tué au moins 16 soldats gouvernementaux

    Des infiltrateurs talibans ont tué au moins 16 soldats afghans dans un avant-poste dans la banlieue de Qala-i-Now, la capitale de la province de Badghis, vendredi 24 avril, . Les infiltrés ont remis toutes leurs armes (sur la photo) aux talibans et les ont rejoints. Les dégâts causés par les infiltrateurs sont la crainte de…Login abonnés

  • Frontlive-chrono du jeudi 27 février 2020

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    nya: Washington met en garde contre des menaces d’attentat contre un grand hôtel de Nairobi

    Les Etats-Unis ont mis en garde jeudi contre des menaces d’attentat « terroriste » contre « un grand hôtel de Nairobi », appelant leurs ressortissants à une « vigilance accrue ». « Des groupes terroristes pourraient être en train de préparer un attentat contre un grand hôtel de Nairobi. L’hôtel n’a pas été identifié avec précision, mais il s’agirait d’un hôtel fréquenté…CONTINUER LA LECTURE


    Mali/Niger: Une trentaine de jihadistes « neutralisés »

    La force française Barkhane a « mis hors de combat » une trentaine de jihadistes dans la zone « des trois frontières », aux confins du Mali et du Niger, poursuivant le ratissage de cette zone réputée abriter le groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), a indiqué jeudi l’état-major. Tout en se défendant de faire de la « chasse…CONTINUER LA LECTURE


    Syrie: Trois soldats turcs tués à Idleb

    Trois soldats turcs ont été tués et deux autres blessés lors d’une frappe aérienne sur la province d’Idleb dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué le ministère turc de la Défense jeudi. Jusqu’ici, 21 militaires turcs au total ont été tués dans la région d’Idleb. L’armée turque a riposté contre des « cibles du régime »…CONTINUER LA LECTURE


    Syrie : Une frappe de l’armée israélienne élimine la « tête de l’infrastructure du Hezbollah »

    Des sources syriennes ont donné le nom d’un « citoyen » tué le 27 février par le tir d’un drone israélien près du village de Hader dans la province de Quneitra, au sud de la Syrie. Il s’agit d’Imad Al-Tawil. L’agence de presse Ma’an cite certaines sources affirmant qu’al-Tawil collaborait avec le Hezbollah et les services de…CONTINUER LA LECTURE

  • Niger: Attaque sanglante contre la base militaire d’Inatès – 73 soldats tués, 12 blessés et plusieurs portés disparus

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    PAR JEAN-RENÉ BELLIARD  LE 

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    L’armée nigérienne a subi ses plus lourdes pertes depuis qu’elle est confrontée au défi jihadiste, lors de l’attaque mardi du camp d’Inates, localité située à quelques kilomètres de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri.
    « Malheureusement, on déplore le bilan suivant: 73 militaires tués, 12 blessés, des portés disparus, et un nombre important de terroristes neutralisés », selon un communiqué du ministère de la Défense, lu à la télévision nationale.
    « Les combats », qui ont duré trois heures, ont été « d’une rare violence combinant des tirs d’artillerie et l’emploi de véhicules kamikaze par l’ennemi », a ajouté le ministère.
    Des centaines de « terroristes » sont arrivés, vraisemblablement du Mali, en plusieurs colonnes composées de plusieurs dizaines de motos et de véhicules, dont des blindés, a encore précisé le ministère
    Les jihadistes ont pilonné le camp à l’aide d’obus, et beaucoup de victimes sont décédées dans des explosions de dépôts de munitions et de carburant., a précisé le ministère.
    L’ampleur inédite des pertes subies a été ressentie jusqu’au sommet de l’Etat, alors que le président français Emmanuel Macron devait accueillir samedi ses homologues du Sahel pour « re-clarifier le cadre et les conditions politiques » de l’intervention militaire française dans la région.
    « Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient à Assouan en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à Inatès », a indiqué la présidence sur twitter. Il présidera jeudi une réunion du Conseil national de sécurité, a-t-elle ajouté.
    De son côté, le président français a annoncé reporter la conférence sur le Sahel à janvier 2020.
    Cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l’offensive jihadiste au Niger, en 2015. Au-delà de ce pays, c’est tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina -, qui est visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes armés, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane. Pour rappel, le lundi 9 décembre, une autre attaque avait visé le poste militaire d’Angando, près de Tillia, dans la région voisine de Tahoua, toujours à la frontière malienne. Elle s’est soldée par la mort de 3 soldats et 14 terroristes selon un communiqué du gouvernement.
    Face à la dégradation de la situation, le gouvernement avait décidé, à l’issue d’un conseil des ministres le mardi 10 décembre, de proroger pour une période de trois mois, l’état d’urgence décrété en 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et de Tahoua.
    Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.
    Depuis octobre, il est aussi formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.
    De son côté, le Mali a été frappé par un automne sanglant, lors duquel plus de 140 soldats ont été tués, provoquant un véritable traumatisme.
    Le Burkina avait perdu 24 militaires en août, dans un assaut contre la base de , également près de la frontière malienne.
    Base d’Inatès
    Inates se situe au coeur d’une région en proie à la contrebande et aux trafics. La base militaire y avait déjà été ciblée le 1er juillet quand 18 soldats nigériens y avaient perdu la vie, dans une attaque revendiquée par l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS).
    Macron demande « davantage de clarté » sur le rôle de la France au Sahel
    Cette attaque survient alors que le président français Emmanuel Macron avait invité les présidents du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie à le retrouver le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France.
    M. Macron souhaitait davantage de « clarté » de la part de ses homologues sahéliens sur la présence française au moment où celle-ci suscite une contestation grandissante, avec notamment des manifestations antifrançaises. Une partie de l’opinion publique sahélienne attribue la dégradation sécuritaire à la présence même des troupes étrangères.
    En novembre, l’état-major burkinabè avait même mis en garde les avions français qui survoleraient intempestivement son territoire.
    Le président français attend de ses hôtes qu’ils « assument » publiquement auprès de leurs opinions le fait que les soldats français sont au Sahel à la demande des pays concernés, et non pas pour des « visées néocoloniales ».
    C’est une « condition nécessaire » et il tirera les conséquences si elle n’est pas remplie, a-t-il ajouté.
    Mais l’invitation de l’ancienne puissance coloniale a sonné comme une « convocation », selon plusieurs experts, qui regrettent qu’Emmanuel Macron n’ait pas fait preuve de plus d’écoute et de partage.

  • Frontlive-Chrono – Jeudi 16 mai 2019

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    • Syrie : dix civils tués par une roquette sur un camp de réfugiés palestiniens, selon l’ONU – Abonnés
    • Yémen: au moins 6 morts dans un raid de la coalition sunnite sur Sanaa – Abonnés
  • Burkina: six morts dans une attaque contre une église catholique du centre-nord du pays

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    Six personnes, dont un prêtre, ont été tués dimanche matin lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources locales et sécuritaires.
    « Vers 09H00, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir », a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Les assaillants « ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq (personnes). Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts ».
    Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un « groupe d’hommes armés estimé entre vingt et trente ».
    « Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste », a ajouté M. Zongo. « Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte ». « L’alerte a été donnée vers 10H00 et des renforts ont été déployés à partir de Barsalogho« , une commune située à 45 km au sud de Dablo, a confirmé à l’AFP une source sécuritaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité procèdent à des ratissages.
    Cette attaque survient deux jours après la libération dans le nord du Burkina Faso de quatre otages par les forces spéciales françaises.
    Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).
    D’abord concentrées dans le Nord, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 près de 400 mors, selon un comptage de l’AFP. Les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux, principalement dans le Nord. Si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques jihadistes, il s’agit de la deuxième attaque, en deux mois, d’une église depuis 2015, date des premières attaques.
    Fin mars, six personnes avaient été tuées lors de l’attaque de l’église protestante de Silgadji, dans le nord du Burkina Faso.
    À la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés.
    Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole, a été tué lors d’une attaque armée attribuée à des jihadistes à Nohao, dans le centre-est du pays.
    Plusieurs imams ont également été assassinés par les jihadistes dans le Nord. Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient « considérés comme pas assez radicaux » par les jihadistes ou « accusés de collaborer avec les autorités ».

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