Etat islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) au Nig

  • Nigeria : Les combats fratricides entre jihadistes ont fait des dizaines de morts dans la région du lac Tchad

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    Les luttes intestines entre les deux principales factions djihadistes nigérianes ont fait des dizaines de morts, évoquant la possibilité d'un conflit interne prolongé entre les deux groupes islamiques, ont indiqué mardi à l'AFP des sources civiles et sécuritaires.

    L'État islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) est devenue la faction dominante dans le conflit au Nigeria, en particulier après la mort du commandant rival de Boko Haram, Abubakar Shekau, celui-ci ayant déclenché sa ceinture explosive à l'issue d'une réunion houleuse avec des représentants de l'ISWAP..

    Sa mort a marqué un changement majeur dans l'insurrection de 12 ans qui a fait 40 000 morts, mais des sources de sécurité affirment que les fidèles de Shekau ont résisté à la tentative hégémonique de l'ISWAP.

    Les djihadistes de Boko Haram ont lancé lundi une attaque contre des militants rivaux de l'ISWAP sur la rive nigériane du lac Tchad, bastion de l'ISWAP, s'emparant d'une île stratégique, ont indiqué des pêcheurs et une source sécuritaire.

    Un grand nombre d'insurgés de Boko Haram lourdement armés, arrivés dans des bateaux rapides, ont envahi l'île de Kirta Wulgo après avoir éliminé les points de contrôle de l'ISWAP au cours d'un combat de plusieurs heures, ont indiqué ces sources.

    Combat mutuellement destructeur' -
    La saisie de l'île de Kirta Wulgo serait un énorme revers pour l'ISWAP car l'île servait de port pour l'importation d'armes et de fournitures sur son territoire, selon des sources sécuritaires et des pêcheurs locaux.

    "C'était un combat mutuellement destructeur qui a duré plus de neuf heures, de 16 heures hier aux premières heures de ce matin", a déclaré un pêcheur de la région.

    Il ne pouvait pas donner de chiffre sur le nombre des victimes, mais son récit était soutenu par deux autres pêcheurs de la région.

    Une source sécuritaire locale a confirmé les affrontements à l'AFP.

    Selon la source sécuritaire, Boko Haram a mobilisé ses combattants des camps de Gegime et Kwatar Mota du côté nigérien du lac et Kaiga-Kindjiria du côté tchadien.

    "Ils se sont rassemblés sur l'île de Tumbun Ali du côté nigérian du lac et ont délogé six postes de contrôle de l'ISWAP avant de s'emparer de l'île de Kirta Wulgo", a déclaré la source sécuritaire.

    "C'était un combat mortel. On parle de plus de 100 morts", a déclaré la source.

    L'ISWAP s'est séparé de Boko Haram en 2016 et est devenu le groupe djihadiste dominant, se concentrant sur l'attaque de bases militaires et l'embuscade des troupes.

    Les deux factions sont devenues de farouches ennemis depuis la scission et se battent régulièrement pour la domination.

    Depuis la mort de Shekau en mai à la suite de luttes intestines avec les militants de l'ISWAP dans son enclave forestière de Sambisa, l'ISWAP a combattu les restes de Boko Haram qui ont refusé de lui prêter allégeance pour consolider son emprise dans le nord-est.

    Plus de deux millions de personnes ont été déplacées par le conflit nigérian depuis son début en 2009, et la violence s'est propagée au-delà des frontières jusqu'au Niger, au Tchad et au Cameroun.

    Batailles à venir -
    Après la mort de Shekau, les rebelles de Boko Haram dirigés par Bakoura Bodu, alias Buduma, un ancien lieutenant de Shekau, ont fui Sambisa vers le territoire sous son contrôle dans l'axe Gegime-Bosso du lac Tchad au Niger, selon des sources sécuritaires.

    Le mois dernier, Boko Haram a subi de lourdes pertes lors d'une tentative infructueuse d'envahir l'île de Kirta Wulgo, où ils ont été repoussés par l'ISWAP, ont indiqué à l'AFP deux sources dans la région.

    "Ce n'est que le début d'une bataille intestine entre les deux factions. Ce sera une bataille à mort", a déclaré la source sécuritaire locale.

    Boko Haram voudra peut-être affirmer sa présence du côté nigérian du lac pour obtenir sa part des revenus de la pêche revenant à l'ISWAP grâce aux prélèvements sur les pêcheurs nigérians.

    Après ce revers soudain, l'ISWAP devrait normalement chercher à repousser les militants envahisseurs de Boko Haram.

    Boko Haram est désormais à une distance de frappe des principaux bastions de l'ISWAP de Sabon Tumbu, Jibillaram et Kwalleram, selon une source proche de la région.

    "Le chef de l'ISWAP Abu Musab Al-Barnawi est connu pour résider à Sabon Tumbu où sont détenus des commandants de haut niveau de Boko Haram capturés ", a déclaré la source.

    L'adjoint d'Al-Barnawi vit à Jibillaram avec d'autres lieutenants de haut niveau tandis que les îles Sigir et Kusuma, proches de l'île de Kirta Wulgo, abritent de nombreux commandants supérieurs du groupe.

    "Toutes ces îles sont désormais sous la menace de Boko Haram", a déclaré la source.

    "L'ISWAP utiliserait tous les moyens pour assurer leur sécurité contre les combattants de Boko Haram qui feraient tout leur possible pour les voir tomber sous leur contrôle."

  • Niger : 16 militaires tués dans une attaque de l'ISWAP (Etat islamique) à Diffa

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    Seize militaires nigériens ont été tués et neuf autres blessés dans une attaque menée par les islamistes armés, dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25 août 2021, a annoncé le ministère nigérien de la Défense dans un communiqué.

    "Dans la nuit du 24 au 25 août 2021, aux environs de 01h10 du matin, les positions de nos forces de défense et de sécurité à Baroua, dans la région de Diffa, ont fait l'objet d'une attaque menée par plusieurs centaines d'éléments de Boko Haram venus par le lac Tchad", a indiqué le communiqué.

    "La réaction prompte et vigoureuse de nos éléments a permis de repousser l'attaque et d'infliger de loutres pertes à l'ennemi", a ajouté la même source précisant que 16 militaires nigériens sont "tombés sur le champ d'honneur",  9 autres ont été blessés et une "cinquantaine de terroristes neutralisés".

    Le communiqué indique, par ailleurs, qu'une "quantité importante d'armes et de munitions de différents calibres" a été saisie.

    Cette attaque intervient quelques semaines seulement après le lancement par les autorités nigériennes d'une opération de rapatriement des civils ayant fui leurs villages de la région de Diffa à cause des attaques des djihadistes.

    L'opération a été lancée dans la localité de Baroua où le gouvernement a annoncé le retour de plus de 4000 personnes.

    Lors d'une visite effectuée début juillet dans cette localité, le président Mohamed Bazoum a promis aux populations que des mesures sécuritaires conséquentes seront prises pour les protéger.

    Frontalière du Nigeria et du lac Tchad, la région de Diffa est confrontée depuis 2015 aux attaques récurrentes des groupes terroristes nigérians Boko Haram et ISWAP (Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest). Rappelons que depuis la mort de son chef, Boko Haram est passé sous la férule de l'ISWAP.

  • Niger : 4 civils tués, dont un expatrié Français, au cours d'une embuscade de l'Etat islamique entre Mainé Soroa et Diffa

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    Quatre civils ont été tués et treize combattants de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont été neutralisés le mardi 29 juin sur la RN1 entre Mainé Soroa et Diffa. Selon nos sources, les assaillants ont attaqué des véhicules dont  un bus d’une compagnie de transport SONEF ainsi que le véhicule de la députée nationale et présidente de la Haute cour de justice (HCJ) Mme Mariama Ali. La riposte des forces de défense et de sécurité a permis de repousser les tentatives d’assaut et de récupérer du matériel en plus des terroristes blessés ou neutralisés.

    Dans un communiqué publié hier jeudi 1er juillet, l’Etat-major du secteur 4 de la Force multinationale mixte (FMM), basé à Diffa, a annoncé que le mardi 29 juin 2021 aux environs de 18h, des combattants de  l'État Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) à bord de dix véhicules avaient tendu une embuscade à un élément miliaire sur l’axe Diffa-Mainé Soroa. Carte.jpeg

    "Cette attaque a été mise en échec grâce à la vaillance de nos forces terrestres et aériennes", a précisé la même source qui a également indiqué  qu’avant cette attaque, "ces lâches terroristes s’en étaient pris à des véhicules civils (dont un bus de la société de transport SONEF) puis à des paisibles villageois lors de leur débâcle après la poursuite engagée par les militaires".

    Le  communiqué par les sources sécuritaires fait état de  six militaires blessés, deux femmes blessées par balle évacuées vers des centres hospitaliers (Diffa et Mainé Soroa). Quatre civils ont été exécutés par les islamistes dont le chauffeur du bus de  la SONEF, deux habitants ainsi que le chef de village de Bla Adambé.

    Treize terroristes de l'ISWAP ont été neutralisés ; un véhicule Hilux récupéré ainsi que quatre fusils AK-47 ; une mitrailleuse lourde 12.7mm, un canon de rechange et une importante quantité de munitions pour la mitrailleuse 12.7mm.
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    L'Etat islamique annonce qu'un Français a été enlevé mais est décédé au cours d'un échange de tirs avec l'armée nigérienne
    L'Etat islamique (ISWAP) a revendiqué dans un communiqué l'attaque et affirmé avoir capturé « un expatrié français au cours de l'embuscade sur la route entre Maïné-Soroa et Diffa, mais qu’il aurait succombé à ses blessures au cours de l’échange de tirs avec une force nigérienne qui essayait de les intercepter »
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  • Niger : Attaque de l'Etat islamique dans la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) - 5 soldats tués

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    Les djihadistes de l'Etat Islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont revendiqué, photos à l'appui, une attaque contre l'armée nigérienne à N'Gagam, région de Diffa. 5 soldats nigériens auraient été tués. 
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