Etat islamique au Mozambique

  • Mozambique : La ville des "décapitations" au nord-est du pays, reprise à l'Etat islamique par les forces gouvernementales

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    Les forces mozambicaines ont repris le district de Muidumbe, où des militants liés à l'Etat islamique ont décapité au moins 50 personnes au début de ce mois.

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    L'horrible massacre, qui a eu lieu dans le village de Muatide (photo), a été rapportée pour la première fois par les médias étatiques le 9 novembre. Les militants ont rassemblé les habitants du village sur un terrain de football avant de commencer les décapitations. Un certain nombre de femmes et d'enfants auraient été enlevés.

    Muidumbe est situé dans la province nord-est de Cabo Delgado, où un projet gazier de plusieurs milliards de dollars est en cours de construction.

    Le commandant général de la police mozambicaine, Bernardino Rafael, a confirmé le 19 novembre que Mudiumbe avait été reprise. Le commandant a déclaré que 16 militants avaient été tués au cours de l'opération.

    "Nous avons marché et sommes arrivés au quartier général du district de Muidumbe, nous avons expulsé ceux qui l'avaient occupé", a-t-il déclaré. La chaîne publique TVM a diffusé des images. Le commandant de la police a ajouté le commentaire suivant : "Félicitations à nos braves hommes ... ce que nous avons accompli jusqu'à présent n'est pas une victoire, nous avons accompli une étape de notre travail."

    Le commandant a ajouté que les militants devraient mettre fin à la violence et engager des pourparlers avec le gouvernement, qui est ouvert au dialogue.

    La situation à Cabo Delgado reste tendue. Les forces gouvernementales mozambicaines s'efforcent de repousser les militants, qui occupent la ville portuaire de Mocimboa da Paria, loin de la ville de Mueda.

  • Mozambique : 20 personnes participant à un "rituel de passage" décapitées par des Jihadistes

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    Une vingtaine d'adultes et d'adolescents, qui participaient à une cérémonie de "passage rituel pour les hommes" dans l'État de Cabo Delgado, ont été décapités par des islamistes radicaux dans le nord-est du pays où les attaques des jihadistes se multiplient

    Les corps décapités d'au moins cinq adultes et quinze adolescents ont été retrouvés dans un terrain vague forestier du district de Muidumbe.

    "On a décompté 20 cadavres, dispersés dans un rayon de 500 mètres", a révélé un membre de la police sous couvert d'anonymat.

    Au cours du week-end dernier, des militants islamistes radicaux ont attaqué et pillé plusieurs villages de la région. Ils ont incendié des maisons avant de s'enfuir dans le maquis environnant.

    Depuis trois ans, les villes et les villages de la région de Cabo Delgado subissent les attaques répétées des islamistes radicaux qui tentent d'établir un califat islamique. Les attaques se sont intensifiées ces derniers mois. En avril, l'Etat islamique a décapité plus de 50 jeunes qui refusaient de rejoindre l'organisation.

    Depuis 2017, plus de 2000 personnes ont été tuées lors des attaques islamistes, dont plus de la moitié sont des civils, selon ACLED, une organisation américaine à but non lucratif qui collecte et analyse des données dans les zones de conflit .

     

  • Mozambique : L'Etat islamique s'empare d'un luxueux resort

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    Après avoir capturé la ville portuaire de Mocimboa de Praia sur le continent mozambicain et y avoir infligé des pertes aux forces gouvernementales, les jihadistes de l'Etat islamique se sont emparés des îles de Vamizi et de Mecungo - où des célébrités comme Daniel Craig, Bono et le Prince Albert de Monaco ont passé des vacances de luxe. Les cellules de Daech cherchent de facto à établir leur propre mini-califat dans la partie sud du pays.

    Dans les territoires occupés, les jihadistes imposent la charia, comme ils en ont l'habitude et recrutent de nouveaux combattants, . Les forces gouvernementales, avec le soutien de sociétés militaires privées (principalement sud-africaines), n'ont pas encore réussi à repousser les jihadistes. Le comportement violent des forces gouvernementales envers les civils de la région contribue également à l'accueil favorable réservé par la population locale à l'Etat islamique.