Etat du Niger

  • Nigeria : 6 enfants tués « par erreur » au cours d'un raid aérien visant des terroristes

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    Six enfants ont été tués  lors d'un raid aérien mené par l'armée de l'air nigériane (NAF) contre des terroristes dans l'État du nord du Niger, selon un responsable local.

    Le Secrétaire du gouvernement de l'État du Niger, Ahmed Ibrahim Matan, a fait des déclarations jeudi 21 avril 2022 sur l'incident, affirmant que « les enfants ont été tués lors d'une frappe aérienne visant des terroristes ».

    Il a confirmé que "le gouvernement enquêtait sur l’incident afin d'en révéler ses circonstances ».

    Plus tôt, lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale de l'État de Mina, le porte-parole du COSA, Salles Sambo, avait accusé les forces armées nigériennes d'avoir tué 6 enfants et fait exploser des maisons à Chiroro. Sambo a précisé que « les frappes aériennes sont survenues le 13 avril ».

    Il a également précisé que « les enfants ont été tués lorsque l’avion de chasse a tenté de bombarder certains des terroristes qui avaient fui vers ces zones en quête de sécurité ».

    Sambo a par ailleurs rappelé que « les enfants rentraient chez eux après être allés chercher de l’eau », notant que 4 d'entre eux appartiennent à la même famille.

    En février dernier, des frappes aériennes militaires avaient tué 12 civils, dont 4 enfants, dans une ville nigériane à la frontière avec la République du Niger.

  • Nigeria : attaque présumée de Boko Haram dans l'Etat du Niger

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    Un groupe d'hommes armés, composé d'environ 100 militants, a tué 11 agents de sécurité et un nombre indéterminé de civils lors d'une attaque contre des villages isolés dans un État du centre-nord du Nigéria. 

    La nouvelle a été rapportée à l' agence de presse Reuters par le gouverneur de l'Etat nigérian du Niger, Alhaji Bello, le lundi 31 janvier 2021. Selon la source, l'agression a eu lieu dans l'après-midi de la veille, le 30 janvier, dans une zone connue sous le nom de Shiroro, et est imputable à un groupe de "terroristes". Certains responsables locaux ont ajouté que des militants présumés de Boko Haram étaient présents dans la région l'année dernière. "Les terroristes, plus de 100, auraient envahi la localité en plein jour, tuant environ 11 membres de la Joint Security Taskforce, plusieurs villageois et faisant de nombreux blessés", a déclaré Bello, ajoutant que des dizaines de militants étaient également morts lors des affrontements avec les forces de sécurité. Un habitant du village de Galadiman Kogo, à Shiroro a déclaré à Reuters par téléphone qu'au moins 30 villageois avaient été tués et des dizaines d'autres kidnappés après que des hommes armés à moto aient attaqué trois villages et incendié des maisons de villageois. Il a ajouté que plusieurs personnes avaient fui vers la capitale de l'Etat du Niger, Minna. 

    Début janvier 2022, le président nigérian Muhammadu Buhari a annoncé que les forces armées avaient lancé une opération majeure dans l'État du Niger pour contrer les  "bandits" et djihadistes.  Les islamistes de Boko Haram auraient fui l'offensive  gouvernementale. 

    Le nord du Nigéria est en proie à la violence sur plusieurs fronts. Près du bassin du lac Tchad, dans le nord-est, un soulèvement jihadiste qui dure depuis plus de 13 ans a coûté la vie à près de 350.000 personnes. Dans cette zone, la faction Boko Haram connue sous le nom de Jama'at Ahl al-Sunna li-Da'wa wal-Jihad (JAS) est en déroute après le meurtre de son chef, Abubakar Shekau, en mai 2021, mais elle semble toujours capable de commettre des attaques. 

    Toujours dans le nord du pays, il y a aussi la faction rivale. Il s'agit de l'Etat islamique de la province de l'Ouest (ISWAP)  (ISWAP) qui contrôle de vastes zones rurales de la province de Borno de tous les côtés de la capitale provinciale, Maiduguri. 

    Enfin, dans le nord-ouest du pays, les activités des forces de sécurité ciblent à la fois des groupes de soi-disant « bandits », qui agissent à des fins lucratives en kidnappant des civils pour demander des rançons, et des organisations djihadistes, avec de probables collaborations entre les deux. 

    Dans ce contexte, il est intéressant de souligner que l'Etat de Sokoto, situé dans le nord-ouest du Nigeria, est éloigné de la zone où se concentraient habituellement les activités des islamistes de Boko Haram, c'est à dire l'Etat de Borno.  Enfin, l'État du centre-ouest et du centre-nord du Niger est également touché par une violence croissante. 

    Le 6 janvier , la police locale a signalé l'enlèvement de 3 citoyens chinois et le meurtre de 2 ouvriers dans le village de Gussase. En particulier, des hommes armés ont attaqué le personnel d'une entreprise chinoise qui installait une tour pour la transmission de la ligne dans l'État du Niger. Le porte-parole de la police nigériane, Wasiu Abiodun, a déclaré que 3 citoyens chinois avaient été enlevés et 4 autres secourus après une fusillade entre des hommes armés et la police. L'ambassadeur de Chine au Nigeria, Cui Jianchun, a demandé aux autorités nigérianes d'aborder la question des crimes contre les citoyens chinois avec une approche de "tolérance zéro".

    De manière générale, la situation sécuritaire dans la région désertique du Sahel, dont le Nigeria fait partie, est particulièrement critique depuis 2012. Cette année-là, le Mali a d'abord fait face à un coup d'État, avec l'éviction du président de l'époque, Amadou Toumani Touré, puis une révolte armée a éclaté dans le Nord et menée par des membres touaregs alliés à certains combattants d'al-Qaïda. Depuis le 20 janvier 2013, les insurgés ont été progressivement expulsés des territoires du Nord grâce aux opérations conjointes des troupes franco-maliennes. Depuis lors, des attaques et des affrontements ont continué de se produire périodiquement, entraînant la mort de soldats et de civils. Le conflit, qui dure maintenant depuis 12 ans, s'est étendu au Burkina Faso, au Niger, au Tchad, au Nigeria et au Cameroun, faisant plus de 300 000 victimes.

  • Nigeria : De nombreux élèves kidnappés dans une école privée musulmane

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    La série noire des enlèvements de masse d'écoliers continue au Nigeria, où un grand nombre d'enfants ont encore été enlevés dimanche par des dizaines d'hommes armés dans une école privée musulmane dans le centre-nord du pays.

    Le nombre exact d'enfants enlevés était encore incertain lundi matin, mais environ 200 se trouvaient dans l'école Salihu Tanko, située dans l'Etat du Niger, au moment de l'attaque qui s'est déroulée dimanche après-midi. Plusieurs ont réussi à s'enfuir, mais les ravisseurs ont "pris plus de cents élèves, avant de laisser ceux qu'ils considéraient comme trop petits, ceux entre 4 et 12 ans", a confié à l'AFP un responsable de l'école, sous couvert d'anonymat.

    Les autorités locales ont confirmé dimanche soir l'enlèvement sur Twitter, précisant que le nombre d'enfants kidnappés était "encore incertain". Les ravisseurs ont "relâché onze enfants, qui étaient trop petits pour marcher", ont précisé les autorités, qui dénoncent cet événement "malencontreux" et la hausse des kidnappings contre rançon à travers le centre et le nord du Nigeria.

    Le gouverneur local, Sani Bello, a ordonné aux "agences chargées de la sécurité de ramener les enfants au plus vite". Un porte-parole de la police, Wasiu Abiodun, a déclaré que les assaillants sont arrivés en moto et qu'ils ont commencé à tirer avant de tuer un habitant et d'en blesser un autre et d'enlever les enfants.

    Les enlèvements d'écoliers
    Ce nouveau kidnapping survient au lendemain de la libération de 14 étudiants dans l'Etat de Kaduna (nord), après 40 jours de détention. Cinq étudiants avaient été exécutés par leurs ravisseurs dans les jours qui ont suivi leur kidnapping pour faire pression sur les familles et contraindre le gouvernement à payer une rançon.

    Des familles, citées par la presse locale, ont déclaré qu'elles avaient payé 180 millions de naira (357.000 euros) au total pour retrouver leurs enfants. Ces bandes armées, dont les membres sont communément appelés "bandits", terrorisent les populations dans le centre-ouest et le nord-ouest du Nigeria, pillant des villages, volant le bétail et menant des enlèvements de masse contre rançon.

    Depuis plusieurs mois, ces bandits se livrent essentiellement à des kidnappings de masse visant les établissements scolaires: 730 enfants et adolescents ont déjà été enlevés depuis décembre 2020.

    Plusieurs de ces enlèvements avaient fait la Une des journaux internationaux et provoqué une émotion mondiale, notamment fin février, lorsque 279 adolescentes, âgées entre 12 et 16 ans, avaient été kidnappées, et libérées cinq jours jours plus tard, dans l'Etat de Zamfara dans le nord-ouest du Nigeria. Cette série noire avait commencé en décembre dernier, avec l'enlèvement de 344 garçons de leur pensionnat à Kankara, dans le nord du Nigeria. Ils avaient été relâchés au bout d'une semaine, après des négociations.

    Risque de déscolarisation
    La multiplication de ces kidnappings fait craindre une aggravation de la déscolarisation, particulièrement des filles, dans ces régions pauvres et rurales qui comptent déjà le plus fort taux d'enfants n'allant pas à l'école du pays. Face aux enlèvements, de nombreux Etat ont pris la décision de fermer temporairement les pensionnats.

    Depuis des décennies, le Nigeria est proie aux kidnappings, les criminels ciblant surtout des hommes riches et influents. Mais ces dernières années, ils visent même les plus pauvres, et des bandes armés lancent leurs attaques sur des grands axes routiers notamment, où des voyageurs sont régulièrement enlevés.

    Début mai, des centaines de personnes ont bloqué une autoroute à la sortie d'Abuja, pour protester contre la hausse importante des kidnappings contre rançon dans la périphérie de la capitale fédérale.

    Les gangs criminels mènent des attaques depuis leurs camps dans la forêt de Rugu, située aux confins des Etats de Zamfara, Katsina, Kaduna et du Niger.

    Les assaillants sont d'abord motivés par l'appât du gain, même si certains bandits ont prêté allégeance à des groupes jihadistes présents dans le nord-est du Nigeria, à des centaines de kilomètres.

  • Nigéria : Le leader de Boko Haram fait exécuter son chef des opérations 

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    Des sources fiables ont révélé qu'Abubakar Shekau, le leader de Boko Haram, avait fait exécuter son «commandant de toutes les guerres» (Amirul Jaysh), le tristement célèbre Abou Fatimah, provoquant des tensions dans le camp retranché de Boko Haram dans la forêt de Sambisa. 

    Abubakar Shekau a immédiatement nommé à sa place  Abu-Muhammad. Les sources affirment que le redouté Abu Fatimah avait été éliminé par Shekau en raison d'insubordination et d'allégations de trahison. 

    Rappelons qu'Abubakar Shekau a été accusé par plusieurs de ses anciens commandants d'avoir ordonné l'élimination de rivaux sur de fausses allégations chaque fois que sa position au sein de Boko Haram était menacée. 

    Son culte de la personnalité et son comportement erratique récurrent en tant que chef historique de Boko Haram ont déjà provoqué des divisions entre factions et provoqué la dissidence d'un groupe qui s'est affilié à l'Etat islamique sous le nom d'Etat Islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), commandée par Mamman Nur (ancien numéro 2 sous Mohammed Yusuf) l'un des fils survivants de Mohammed Yusuf) et d'autres hauts commandants de la shura. 

    Les djihadistes se rapprochent de la capitale Abuja
    La nomination du nouveau «commandant de guerre» de Boko Haram intervient à un moment stratégique où le gouverneur de l'État du Niger a officiellement reconnu la présence de factions de Boko Haram dans plusieurs villages et l'observation de drapeaux noirs du djihad hissés dans ces villages.  Il n'y a toujours pas de preuve claire si les djihadistes qui sont apparus dans l'État du Niger (région centrale du Nigéria) appartiennent à la faction Shekau de Boko Haram ou à l'ISWAP ou encore à aucune des deux. 

    Cependant, l'apparition des djihadistes à proximité du territoire de la capitale fédérale d'Abuja est une menace majeure pour la sécurité nationale qui doit être traitée et contrée en utilisant toutes les mesures nécessaires au plus vite. 

  • Nigeria : Affrontements entre islamistes radicaux et des bandits non religieux dans le nord-ouest du Nigéria

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    Les violences et l'anarchie qui ravagent certaines régions du nord-ouest du Nigéria ont pris une nouvelle dimension avec la tension croissante entre les groupes terroristes religieux et non religieux. 

    Le groupe islamiste Jama'atu Ansaril Muslimina fi Biladis Sudan, communément appelée Ansaru, est aux prises avec des groupes terroristes liés aux Peuls connus localement sous le nom de "bandits". 

    Au cours d'u moins un incident, Ansaru a tué le parent d'un chef d'un groupe armé dans le Nord-Ouest. Le chef se mobilisait pour lancer une grande offensive contre Ansaru avant cet incident. 

    Ansaru est une faction séparée de Boko Haram dirigée par Abubakar Shekau. Elle est apparue officiellement en 2012 après une scission. Quelques mois plus tard, elle a été déclarée organisation terroriste étrangère par le département d'État des États-Unis aux côtés de Boko Haram.

    Le groupe est resté discret pendant des années jusqu'en 2019, lorsqu'une chaîne de propagande d'Al-Qaïda a publié une photo des combattants d'Ansaru. 

    En janvier 2020, Ansaru a revendiqué la responsabilité d'une attaque contre un convoi de l'armée nigériane à Kaduna. Des informations sur l'incident ont montré plus tard que le convoi empruntant la route Kaduna-Zaria était celui de l'émir de Potiskum, une ville du nord-est du Nigéria. 

    Les forces de sécurité nigérianes ont intensifié leurs opérations en réponse à la ré-émergence d'Ansaru en 2020. En février 2020, des unités tactiques de la police nigériane ont pris d'assaut l' un des camps d'Ansaru dans la forêt de Kuduru, dans la région de Birnin Gwari à Kaduna.  

    Le 13 août, l'armée de l'air nigériane (NAF) a dépêché un groupe d'hélicoptères  et d'avions de combat pour cibler les positions d'Ansaru dans la forêt de Kuduru et, en novembre 2020, l'armée a déclaré que des avions de combat avaient effectué des frappes aériennes visant le camp d'Ansaru dans la forêt de Dunya, État de Katsina.

    Lors d'une récente conversation avec The Guardian, un religieux basé à Kaduna, Sheikh Abubakar Gumi, a déclaré que des groupes armés étaient en guerre avec Ansaru et qu'ils avaient également donné 10 jours à Al-Qaïda pour quitter leur territoire.

    Gumi a révélé qu'il y avait eu une infiltration de groupes armés dans le nord-ouest par des terroristes religieux. Ils ont affirmé que les militaires tuaient leurs enfants et leurs femmes et qu'ils devaient accepter l'aide des Peuls de l'extérieur. Mais au fur et à mesure qu'ils sont arrivés, des terroristes islamiques les ont rejoints. 

    Gumi a également déclaré au journal qu'Ansaru avait contacté le chef de gang et qu'une rencontre avait eu lieu dans l'État du Niger dans le centre-nord du pays. 

    Ansaru a dit au chef de gang de ne pas faire confiance à au Sheikh Abubakar Gumi et à son entourage; qu'ils étaient  des érudits démocratiques et qu'ils n'étaient pas les bienvenus. C'est pourquoi Gumi exhorte le gouvernement à intervenir rapidement.

    Selon le religieux, le chef de gang a répondu à Ansaru que son groupe connaissait mieux l'islam et qu'il continuerait à avoir des relations avec Gumi.

    Ansaru a alors tendu une embuscade à l'oncle de l'homme et l'a tué. Le chef de gang a donné 10 jours aux terroristes d'Ansaru pour quitter la brousse, dit Gumi. 

    On ne sait pas si Sheikh Gumi faisait référence à Dogo Gide, un chef terroriste qu'il avait rencontré en février lors d'une session de dialogue de paix tenue dans la forêt de Dutsen Magaji au Niger. Le média nigérian HumAngle avait précédemment signalé qu'il existait des liens entre Gide et Ansaru.

    En juin, l'armée a mené des frappes aériennes sur un camp connu sous le nom de Kango situé dans un village abandonné par la population et situé au nord de la forêt de Kuyanbana dans l'État de Zamfara.

    Les frappes aériennes ont entraîné la destruction du camp, tuant et blessant des dizaines de combattants. Dogo Gide aurait également été blessé lors des frappes aériennes.

    Selon un rapport de l'International Crisis Group rapport publié en mai 2020, le conflit entre agriculteurs Haoussa et bergers peuls a tué au moins 8000 personnes depuis 2011 et déplacé plus de 200 000 autres, dont certains se sont déplacés vers la République voisine du Niger.

  • Nigeria : Des centaines d'élèves enlevés par des hommes armés en liens avec le groupe jihadiste Boko Haram

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    Des hommes armés ont envahi mardi soir le Government Science College, un pensionnat situé dans l'Etat du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria, où ils ont enlevé "des centaines d'élèves" et plusieurs professeurs, ont affirmé à l'AFP un responsable local et une source sécuritaire.

    Ce rapt massif intervient deux mois après l'enlèvement de 344 adolescents dans un pensionnat de l'Etat voisin de Katsina par des groupes criminels. Après négociations avec les autorités, les élèves avaient été libérés une semaine plus tard.

    Mardi soir, "des bandits sont entrés dans le collège gouvernemental de Kagara et ont enlevé des centaines d'élèves et leurs professeurs", a déclaré un responsable local de la zone, qui a demandé à rester anonyme. Ces "très nombreux" hommes armés, vêtus d'uniformes militaires, ont ensuite emmené les élèves dans la forêt, selon cette source. "Un des membres du personnel et certains élèves ont réussi à s'échapper. Le personnel a confirmé qu'un étudiant avait été abattu" lors de l'attaque, a ajouté cet officiel.

    Cet établissement d'enseignement secondaire compte environ 1.000 élèves, mais on ne connait pas pour l'heure le nombre exact d'adolescents enlevés. "Un décompte est en cours pour établir le nombre exact d'élèves kidnappés. Nous espérons que tous ceux qui ont fui l'école reviendront pour le décompte", a déclaré une source sécuritaire. Des militaires avec un soutien aérien étaient à la recherche des ravisseurs et des otages, en vue d'une éventuelle opération de sauvetage, a précisé cette source.

    Depuis près de dix ans, le nord-ouest et le centre du Nigeria sont en proie aux violences de groupes criminels qualifiés localement de "bandits", qui multiplient les enlèvements contre rançon et les vols de bétail. Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est. Notamment celles qui avaient kidnappé en décembre dernier 344 élèves dans un pensionnat de la ville de Kankara, dans l'Etat de Katsina. Ces groupes armés avaient agi pour le compte du groupe jihadiste Boko Haram, qui avait revendiqué le rapt dans une vidéo, mais dont le bastion se trouve à des centaines de kilomètres, dans le nord-est du Nigeria. Ce rapt avait provoqué un émoi mondial, et ravivé le souvenir de l'enlèvement par Boko Haram de plus de 200 jeunes filles à Chibok, dans le nord-est, en 2014. Les adolescents de Kankara avaient été libérés après une semaine de captivité à la suite de négociations entre ces gangs et les gouvernements de Katsina et Zamfara. Le 9 février, le responsable de ce rapt, un chef de groupe armé appelé Awwalun Daudawa, s'est rendu aux autorités en échange d'un accord d'amnistie.