Etat de Borno

  • Nigéria : des éléments de Boko Haram abattent un hélicoptère

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    Cinq civils ont perdu la vie suite au crash d’un hélicoptère, ciblé par le groupe terroriste islamiste Boko Haram, dans le nord-est du Nigéria.

    L'hélicoptère a été abattu dans la zone "Bama" de l'Etat de Borno, rapportent les médias locaux.

    Plus de 20 000 personnes ont été tuées, depuis 2009, dans des actes de violence perpétrés par Boko Haram, apparus au Nigéria au début de l’année 2000.

    Depuis 2015, le groupe a mené des attaques dans des pays limitrophes du Nigeria comme le Cameroun, le Tchad et le Niger. Au moins deux mille personnes ont été tuées lors des attaques du groupe dans le bassin du lac Tchad.

    Il est à noter que des centaines de milliers de personnes sont forcées de migrer en raison des attaques terroristes et de conflits au Nigéria.

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  • Nigeria : Le groupe jihadiste Boko Haram lance une attaque à Gwoza

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    Dimanche 8 novembre, les jihadistes de Boko Haram ont lancé une attaque nocturne contre la ville de garnison de Gwoza, dans l'État de Borno, dans le nord-est du Nigéria, obligeant les troupes nigérianes à engager des moyens aériens et terrestres pour repousser les islamistes.

    Les militaires ont fait usage d'armes lourdes et légères pour repousser les terroristes.

    La zone d'administration de Gwoza est située au sud-est de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, l'épicentre de l'insurrection qui dure depuis des décennies.

    On ignore encore si l'attaque a fait des victimes.

    L'attaque dans la zone d'influence de la faction de Boko Haram dirigée par Shekau pourrait être le signal d'une possible résurgence des activités de cette faction et des risques pour les civils et les forces de sécurité dans les zones où le groupe opère.

    Pendant des mois, Boko Haram a concentré ses attaques contre des localités vulnérables et l'assassinat de civils et d'agents de sécurité.

    Entre 2014 et 2015, la ville de Gwoza servait de quartier général de Boko Haram, mais l'armée a repris la ville en mars 2015, permettant aux habitants déplacés de revenir progressivement.

    Selon Médecins sans frontières , Gwoza abrite 60 000 personnes, dont beaucoup ont été déplacées de chez elles par le conflit.

    Les conditions de vie sont difficiles, il y a peu d'aide humanitaire et de fréquents affrontements ont lieu entre les militaires et les groupes armés dans la région.

  • Nigeria : 9 soldats tués par l'explosion d'une mine

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    Au moins neuf soldats ont été tués, mercredi 4 novembre, par l'explosion d'une mine dans l'État de Borno, au nord-est du Nigeria.

    Cité par la presse locale, un responsable militaire a fait savoir sous couvert d'anonymat que 9 soldats avaient été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur convoi dans la région de ''Malam Fatori''.

    Jusqu'à présent, aucune partie n'a encore revendiqué la responsabilité de l'explosion. Cependant, plusieurs opérations similaires ont été, auparavant, conduites par Boko Haram.

    Boko Haram a récemment intensifié ses attaques contre les forces militaires au Nigéria.

    Depuis 2009, les dix ans d’insurrection de Boko Haram ont fait plus de 20 000 morts et contraint deux millions de personnes à fuir le Nigeria.

    Depuis 2015, l'organisation ne cesse de lancer des attaques dans les pays voisins à l'instar du Cameroun, le Tchad et le Niger.

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  • Nigeria : L'Etat islamique déjoue une attaque des forces nigerianes - 30 soldats tués

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    L'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) affirme avoir repoussé une offensive à grande échelle des forces armées nigérianes contre leurs repaires dans l'État de Borno, dans le nord-est du pays.

    L'attaque, qui a eu lieu le 15 octobre, visait des caches dans le village de Duska, près de la ville de Brati. Les terroristes ont repoussé l'attaque à la suite de violents affrontements. Selon l'agence de presse Amaq, affilié à l'Etat islamique, les troupes gouvernementales ont été contraintes de battre en retraite.

    L'Etat islamique a affirmé qu'au moins 30 soldats nigérians avaient été tués et de nombreux autres blessés au cours des affrontements. Les jihadistes ont également capturé cinq camionnettes, deux véhicules blindés de transport de troupes et des chargements d'armes.

    L'Etat islamique, qui maintient une présence assez importante dans la région du lac Tchad, a récemment intensifié ses attaques contre les établissements civils.

    Le 12 octobre, l'Etat islamique a massacré 14 civils qui travaillaient sur leurs terres agricoles près de la ville de Ngwom. Le 15 octobre, une attaque similaire a visé la ville de Kuji. Au moins six habitants de la région ont été tués. Amaq a mis en ligne des photos de l'attaque.

    Le 16 octobre, les jihadistes avaient pris pour cible un véhicule militaire des forces gouvernementales près de la ville de Dambu, tuant et blessant un certain nombre de soldats.

    Les forces gouvernementales nigérianes ne parviennent pas à contrer la menace croissante de l'Etat islamique dans la province de Borno. La frontière floue près du lac Tchad permet aux terroristes d'agir.

  • Nigeria : Des soldats s'affrontent aux jihadistes de Boko Haram au cours d'une embuscade dans la province de Borno

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    De violents échanges de tirs ont eu lieu entre les terroristes de Boko Haram et les soldats nigérians dans la région de Baga, dans l'État de Borno.

    Une embuscade avait été tendue par les jihadistes au convoi du gouverneur de l’État de Borno, Babagana Zulum

    Les terroristes ont tendu une embuscade et ont attaqué les véhicules du gouverneur et de personnes déplacées en route vers la ville de Baga.

    Le "Daily post nigerian a indiqué un bilan de 30 morts et plusieurs blessés. 12 policiers, 13 civils et 5 soldats figurent parmi les victimes de l'attaque", selon la même source. La même source a souligné que le gouverneur de Borno est sorti indemne del'attaque

    "Les djihadistes ont saisi un véhicule blindé de la police et une camionnette d'armes appartenant à l'armée en plus de 6 autres véhicules", ajoute le journal.

    Les terroristes de Boko Haram avaient tendu cette embuscade pour empêcher le retour et la réinstallation prévus le 26 septembre de personnes déplacées des communautés Baga dans leurs maisons ancestrales dans la zone du gouvernement local de Kukawa dans l'État de Borno.

  • Nigeria : Les djihadistes tuent un commandant de l'armée, six autres soldats en embuscade

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    Au moins sept soldats, parmi lesquels leur commandant, ont été tués dans une embuscade tendue par les terroristes de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), un groupe dissident de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, l'épicentre de l'insurrection du groupe.

    Le 21 septembre, l'armée nigériane a confirmé la mort du colonel Dahiru U Bako (photo), commandant de la 25e brigade de la Task Force à Damboa, dans l'État de Borno, où l'opération "Lafiya Dole" de l'armée nigériane est menée pour chasser les terroristes.

    Une déclaration publiée tard dans la journée de lundi par M. Ado Isa, porte-parole de l'opération "Lafiya Dole", indique que Bako dirigeait une patrouille pour éliminer les terroristes de Boko Haram sur l'axe Sabon Gari-Wajiroko, près de Damboa, lorsqu'ils sont tombés dans une embuscade vers 10 heures du matin le 20 septembre.

    "Sous sa direction compétente, les troupes se sont dégagées de l'embuscade, ce qui a entraîné la mort de dizaines de terroristes et la récupération d'armes et d'équipements".

    Selon l'armée, Bako a été blessé au combat et immédiatement évacué vers l'hôpital de la 7ème division contonnée à Maimalari. Il est décédé de ses blessures aux petites heures du matin.

    M. Isa a décrit Bako comme "l'un de nos plus grands héros de guerre" et a déclaré qu'il était un officier supérieur professionnel qui a toujours dirigé depuis le front et avec patriotisme.

    La déclaration n'a pas donné de détails sur le sort des soldats qui étaient avec Bako pendant l'embuscade.

    De grands sacrifices
    Le gouverneur Babagana Zulum de Borno a déclaré : "Il était de notoriété publique que j'aimais le Col Bako et que beaucoup de gens l'aimaient aussi. Bako était un vrai soldat qui a inspiré ses troupes et les a conduites au front avec un courage exceptionnel qui était clairement le fruit d'un pur patriotisme".

    "Il s'est battu très fort et très bien. Il a vaincu de nombreux ennemis de la paix et a protégé de nombreux fils et filles de l'État de Borno, au point de donner sa vie en défendant le peuple".

    Pas moins de 30 000 personnes ont été tuées dans l'insurrection des États de Borno, Adamawa et Yobe, dans le nord-est du pays, depuis 2009.

    Plus de sept millions de personnes ont été déplacées et les infrastructures sociales ont été détruites.

    Les combattants de Boko Haram et de l'État islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest ont cependant été repoussés aux confins du Cameroun, du Niger et du Tchad voisins.

  • Nigeria : Des centaines de civils "pris en otages" par des jihadistes affiliés à l'Etat islamique

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    Des combattants de l'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont envahi une ville du nord-est du Nigeria, prenant en otages des centaines de civils, ont rapporté mercredi à l'AFP des sources locales et sécuritaires.
    "Des +terroristes+ d'ISWAP ont pris le contrôle de Kukawa (dans la région du lac Tchad) mardi soir, et ont pris en otages des centaines de civils ", a expliqué Babakura Kolo, chef d'une milice civile.

    Les habitants de Kukawa venaient tout juste de regagner leur foyer après avoir vécu pendant deux ans dans un camp de déplacés, à cause des violences qui ravagent la région du lac Tchad et notamment l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria.

    Un chef local qui était parmi eux, et qui est parvenu à s'échapper, a raconté qu'ils étaient rentrés début août dans l'espoir de pouvoir enfin cultiver leurs terres, "mais ont aussitôt fini entre les mains des insurgés".

    "Nous ne savons pas ce qu'ils vont faire d'eux, mais nous espérons qu'ils ne leur feront aucun mal", a confié ce leader communautaire, qui préfère garder l'anonymat.

    Une source sécuritaire a confirmé l'attaque à l'AFP et a fait savoir que des avions de combat avaient été déployés de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno, pour "s'occuper de la situation".

    Kukawa
    Kukawa se trouve près de la grande ville de Baga, sur les pourtours du lac Tchad, une zone contrôlée par le groupe ISWAP, qui a fait scission de Boko Haram en 2016. Le groupe, affilié au groupe Etat Islamique (Daech), mène de nombreuses attaques notamment contre l'armée nigériane, et a tué des centaines voire des milliers de soldats. Il contrôle également des villes moyennes et des villages, et des milliers de civils vivent sous leur emprise.

    36.000 morts depuis 2009
    Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans les violences au Nigeria et plus de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. Les Nations Unies ont déclaré la semaine dernière que 10,6 millions de personnes (sur un total de 13 millions), soit "quatre personnes sur cinq" dépendent de l'aide humanitaire pour leur survie dans les trois Etats du Nigeria les plus touchés par le conflit jihadiste (Borno, Yobe, Adamawa). "C'est le plus grand nombre jamais enregistré depuis nous avons commencé les opérations il y a cinq ans".