Etat d'Adamawa

  • Nigeria : l'Etat islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) inflige de lourdes pertes aux forces gouvernementales

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    Les combattants de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont infligé de lourdes pertes aux forces gouvernementales nigérianes lors de deux attaques récentes dans l'État de Borno, au nord-est.

    Lors de la première attaque, qui a eu lieu le 13 juillet, les islamistes ont visé plusieurs postes des forces locales pro-gouvernementales près de la ville de Lambwa.

    Quatre combattants et un civil, prétendument un espion du gouvernement, ont été tués par les djihadistes. Au cours de l'attaque, les membres de l'Etat islamique ont également capturé une camionnette et mis le feu à plusieurs maisons.

    La deuxième attaque, plus importante, a eu lieu le 15 juillet. Les guérilleros de l'Etat islamique ont pris d'assaut une base des forces armées nigérianes dans la ville de Kawri. Au moins un militaire a été tué.

    Au cours de l'attaque, les islamistes ont incendié un véhicule blindé de transport de troupes Mowag Piranha I de fabrication suisse, une voiture blindée Panhard AML de fabrication française et une camionnette. Les djihadistes ont également capturéquatre camionnettes ainsi que des quantités d'armes et de munitions.
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    Les combattants de l'Etat islamique ont intensifié leurs attaques contre les forces gouvernementales nigérianes et les civils au cours des dernières semaines. Les islamistes ont mené des attaques dans les provinces de Borno, Yobe et Adamawa.

    Le groupe islamiste radical a établi une forte présence au Nigeria au cours de la dernière année. Malgré les efforts du gouvernement, la menace posée par le groupe continue de croître.

  • Nigeria : Des islamistes de l'Etat islamique (ISWAP) enlèvent un prêtre catholique dans l'Etat du Borno

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    Des éléments armés, soupçonnés d'être des membres de l'Etat islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), ont kidnappé un prêtre catholique des diocèses de Maiduguri, le révérend Fr. Élie Juma Wada.

    Wada avait été enlevé sur la route Damboa-Maiduguri mercredi 30 juin 2021. Il voyageait de la paroisse de Buma à Shani à Damaturu pour la messe d'action de grâces du 10e anniversaire de son ami, le révérend père Yakubu Inda Philibus à l'église catholique St. Mary, Damaturu.

    Un utilisateur de Facebook, Manasseh Comfort Dooshima a également confirmé l'incident.

    « S'il vous plaît, mes chers amis de Facebook, prions pour la libération de cet homme de Dieu du nom de Rev.Fr Elijah Juma Wada qui a été kidnappé par Boko Haram (en fait ISWAP) dans l'État de Borno. Il est prêtre catholique du diocèse de Maiduguri. Que Dieu ait pitié de votre serviteur », a-t-elle dit.

    Ce n'est pas la première fois que des djihadistes kidnappent un religieux. En décembre 2020, Bulus Yakura, un pasteur d'Ekklesiyar Yan'uwa avait été kidnappé après que les insurgés aient attaqué le village de Pemi, Chibok.

    En janvier 2020, Lawan Andimi, président de l'Association chrétienne du Nigeria (CAN), à Michika LGA d'Adamawa avait été kidnappé et tué par les islamistes.

    E5i9letX0AIIhev.jpegInsécurité grandissante dans l'Etat de Kaduna (nord-ouest du Nigeria)
    Des bandits armés ont envahi un pensionnat de l'Etat nigérian de Kaduna et kidnappé 140 lycéens, vraisemblablement pour les échanger contre une rançon, dernière attaque de ce genre qui frappe depuis plusieurs mois le nord-ouest du pays.

    Au total, 165 lycéens dormaient dans le pensionnat du lycée Bethel Secondary School, dans la localité de Chikun, dans la nuit de lundi à mardi lorsque des "hommes armés ont escaladé le grillage pour pénétrer dans l'école", a rapporté à l'AFP Emmanuel Paul, un professeur. Ils ont emmené avec eux 140 élèves, mais 25 ont réussi à s'échapper, a-t-il indiqué, soulignant que "tout indique que les assaillants sont arrivés à pied".

    Il s'agit de la troisième attaque importante commise à Kaduna ces trois derniers jours. Dimanche au moins huit employés d'un hôpital de cet Etat ont été kidnappés, selon la police; Des sources locales affirment de leur côté que quinze personnes du "Centre national de lutte contre la tuberculose et la lèpre de Kaduna" ont été enlevées, dont deux infirmières et leurs deux bébés. Sept personnes ont également été tuées dimanche soir dans des attaques sporadiques dans des localités voisines, a indiqué Samuel Aruwan, chargé de la sécurité au sein du gouvernement de Kaduna.

    L'insécurité grandissante est devenu un véritable fléau ces derniers mois dans le nord du Nigeria. Des groupes criminels, communément appelés "bandits" par les autorités, terrorisent les populations du nord-ouest et du centre du Nigeria. Ils attaquent des villages, volent du bétail et enlèvent sur les routes des personnalités locales ou des voyageurs contre rançon. Ils opèrent à partir de camps situés dans la forêt de Rugu qui s'étend sur les Etats nigérians de Zamfara, Katsina, Kaduna et du Niger.

    Récemment, ces groupes criminels se sont lancés dans des attaques visant des écoles et des universités, pratiquant des enlèvements de masse d'élèves contre rançon. Plus de 1.000 enfants, adolescents ou étudiants ont été enlevés depuis le mois de décembre, et certains sont toujours aux mains de leurs ravisseurs.

    Position ferme du gouverneur de l'Etat de Kaduna
    Le gouverneur de l'Etat de Kaduna, Nasir Ahmad El-Rufai, contrairement à certains de ces homologues des Etats voisins, refuse catégoriquement de négocier avec ces groupes armés et de payer des rançons.

    Il avait également menacé de pénaliser toute personne payant des rançons pour retrouver leurs proches, pour ne pas encourager les kidnappings. "La position ferme adoptée par El-Rufai de ne pas payer commence à faire des émules dans la région, et d'autres gouverneurs adoptent cette stratégie", a commenté auprès de l'AFP Idayat Hassan, directrice du Centre for Democracy and Development, basé à Abuja. "El-Rufai est considéré comme un ennemi et doit être puni", poursuit-elle pour expliquer le nombre croissant d'attaques de grande ampleur dans cet Etat.

    Ne pouvant assurer la sécurité dans les écoles et les lycées, de nombreux Etats de du nord-ouest du Nigeria, région considérée comme l'une des plus pauvres au monde, ont déjà fermé la plupart des pensionnats des écoles publiques, renvoyant des milliers d'enfants à la maison. "Dans un pays qui compte environ 13,2 millions d'enfants déscolarisés, le chiffre le plus élevé au monde, ces kidnappings ne font qu'empirer la situation", poursuit la chercheuse.



  • Nigeria : L'armée de l'air nigeriane bombarde la forêt de Sambisa, repaire des jihadistes

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    De nombreux jihadistes auraient été tués par l'armée de l'air nigériane lors de frappes aériennes sur la forêt de Sambisa dans l'État de Borno, au nord-est du Nigéria.
     
    Le quartier général de la Défense a déclaré que les missions d'interdiction aérienne menées par le groupe aérien de l'opération Lafiya Dole avaient continué de porter des coups décisifs aux éléments terroristes dans le nord-est.
     
    Le coordonnateur des informations de défense, le major-général. John Enenche, dans un communiqué mardi soir, a déclaré que des avions de l'armée de l'air nigeriane avaient bombardé lundi la région «S» au cœur de la forêt de Sambisa.
     
    La déclaration était intitulée «La Force opérationnelle aérienne détruit une cachette, neutralise plusieurs terroristes dans la forêt de Sambisa, dans l'État de Borno.»
     
    Enenche a déclaré: «La frappe aérienne, qui a été exécutée en utilisant un ensemble de forces d'avions de combat de l'armée de l'air nigériane, a été menée après qu'une série de missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance ont révélé que les terroristes responsables des récentes attaques dans la partie sud de Borno et la partie nord de l’État d’Adamawa était originaire de l’endroit, selon le communiqué.
     
    Il a expliqué que les avions d'attaque de la NAF ont attaqué la zone cible par passes successives, conduisant à la destruction de certaines de leurs structures et de leurs magasins logistiques, y compris un poste de tir anti-aérien présumé alors que les terroristes tiraient sur l'avion de la NAF.
     
     Il a déclaré que divers terroristes avaient également été neutralisés dans le processus.

    Etat de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) repoussée à Tunkushe (Etat de Borno)
    On a également appris, mercredi 30 décembre que l'armée avait repoussé une attaque de l'ISWAP au niveau du village de Tunkushe au nord-est de l'état de Borno. 

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    11 membres des forces de sécurité nigerianes tués par des mines plantées par Boko Haram
    11 membres des forces de sécurité nigerianes, dont quatre soldats, ont été tués par des mines terrestres posées par des insurgés de Boko Haram dans le nord-est du Nigéria, ont annoncé mardi 30 décembre des sources sécuritaires.
     
    Sept chasseurs recrutés pour soutenir l'armée dans la lutte contre les insurgés ont été tués mardi lorsque leur véhicule a heurté une mine terrestre dans le village de Kayamla alors qu'ils poursuivaient des insurgés de Boko Haram.  Neuf autres ont été grièvement blessés", a déclaré à l'AFP Babakura Kolo, le chef d'une milice anti-jihadiste locale.
     
    Les quatre soldats ont été tués lundi 29 décembre lorsque leur véhicule a heurté une mine posée par des combattants de Boko Haram dans le village de Logomani près de la frontière avec le Cameroun.

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  • Nigeria : Des centaines de civils "pris en otages" par des jihadistes affiliés à l'Etat islamique

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    Des combattants de l'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont envahi une ville du nord-est du Nigeria, prenant en otages des centaines de civils, ont rapporté mercredi à l'AFP des sources locales et sécuritaires.
    "Des +terroristes+ d'ISWAP ont pris le contrôle de Kukawa (dans la région du lac Tchad) mardi soir, et ont pris en otages des centaines de civils ", a expliqué Babakura Kolo, chef d'une milice civile.

    Les habitants de Kukawa venaient tout juste de regagner leur foyer après avoir vécu pendant deux ans dans un camp de déplacés, à cause des violences qui ravagent la région du lac Tchad et notamment l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria.

    Un chef local qui était parmi eux, et qui est parvenu à s'échapper, a raconté qu'ils étaient rentrés début août dans l'espoir de pouvoir enfin cultiver leurs terres, "mais ont aussitôt fini entre les mains des insurgés".

    "Nous ne savons pas ce qu'ils vont faire d'eux, mais nous espérons qu'ils ne leur feront aucun mal", a confié ce leader communautaire, qui préfère garder l'anonymat.

    Une source sécuritaire a confirmé l'attaque à l'AFP et a fait savoir que des avions de combat avaient été déployés de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno, pour "s'occuper de la situation".

    Kukawa
    Kukawa se trouve près de la grande ville de Baga, sur les pourtours du lac Tchad, une zone contrôlée par le groupe ISWAP, qui a fait scission de Boko Haram en 2016. Le groupe, affilié au groupe Etat Islamique (Daech), mène de nombreuses attaques notamment contre l'armée nigériane, et a tué des centaines voire des milliers de soldats. Il contrôle également des villes moyennes et des villages, et des milliers de civils vivent sous leur emprise.

    36.000 morts depuis 2009
    Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans les violences au Nigeria et plus de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. Les Nations Unies ont déclaré la semaine dernière que 10,6 millions de personnes (sur un total de 13 millions), soit "quatre personnes sur cinq" dépendent de l'aide humanitaire pour leur survie dans les trois Etats du Nigeria les plus touchés par le conflit jihadiste (Borno, Yobe, Adamawa). "C'est le plus grand nombre jamais enregistré depuis nous avons commencé les opérations il y a cinq ans".