Esplanade des Mosquées

  • Jarusalem : Le Hamas menace Israël d'une "grande bataille" pour Jérusalem et les synagogues à travers le monde

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    Le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinouar, a averti samedi 30 avril de la possibilité d'une "grande bataille" contre Israël en cas de nouvelle "agression" des forces israéliennes dans la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

    Ces dernières semaines, l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, troisième lieu saint de l'islam et lieu le plus sacré du judaïsme connu sous le nom de Mont du Temple, a été le théâtre d'affrontements. Près de 300 Palestiniens ont été blessés dans cette zone où se trouve la mosquée Al-Aqsa après des attaques anti-israéliennes et des opérations de l'armée israélienne en Cisjordanie. Lors de ces heurts, la police israélienne s'est déployée sur l'esplanade et a aussi pénétré une fois dans la mosquée Al-Aqsa, en lançant des gaz lacrymogènes, ce qui avait suscité les condamnations de Palestiniens et de pays musulmans.

    "Celui qui prend la décision de répéter cela prendra lui-même la décision de détruire des milliers de synagogues dans le monde entier", a déclaré dans un discours Yahya Sinouar, chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, enclave sous blocus israélien. "Vous devrez vous préparer à une grande bataille si l'occupation (nom donné à Israël par des Palestiniens) n'arrête pas d'attaquer la mosquée Al-Aqsa", a-t-il ajouté.

    Ce rare discours a été prononcé à l'occasion de l'anniversaire, selon le calendrier musulman, de la guerre de 11 jours, en mai 2021, entre Israël et le Hamas. Il a également rendu hommage à l'Iran, principal ennemi d'Israël, et aux mouvements soutenus par la République islamique, dont le Hezbollah libanais, le Jihad islamique palestinien et les rebelles houthis yéménites.

    En cas "d'agression" sur l'esplanade des Mosquées lors du "jour de Jérusalem", le Hamas lancera plus d'un millier de roquettes vers Israël, a encore menacé M. Sinouar.

    Prévu cette année fin mai, cet évènement fêté en Israël commémore la prise de la partie palestinienne de la Ville sainte en 1967. En vertu d'un statu quo historique, les musulmans sont autorités à prier sur l'esplanade, située dans la partie palestinienne de Jérusalem, tandis que les non musulmans peuvent s'y rendre à des heures précises mais sans y prier.

    Ces dernières années, le nombre de juifs se rendant sur l'esplanade a augmenté pour atteindre un record en avril lors de Pessah, la pâque juive. De nombreux fidèles juifs y sont régulièrement aperçus en train de prier malgré l'interdiction, ce qui a suscité des craintes chez des musulmans de voir ce statu quo historique voler en éclat.

    L'Etat hébreu "ne changera pas" le statu quo historique, a assuré la semaine dernière le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid. Le parti Raam, première formation arabe de l'histoire d'Israël à soutenir une coalition gouvernementale, a récemment "suspendu" son soutien en raison des violences à Jérusalem. Samedi, Yahya Sinouar a appelé son dirigeant, Mansour Abbas, à "quitter" définitivement la coalition.

  • Jérusalem : Nouveaux heurts sur l'Esplanade des Mosquées

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    Des nouveaux heurts entre policiers israéliens et manifestants palestiniens ont éclaté vendredi matin 22 avril 2022 sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, lieu au cœur de tensions qui ont débordé ces derniers jours jusque dans la bande de Gaza.
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    Tôt vendredi matin, le forces de police israéliennes sont entrées sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple. Les Palestiniens présents sur place ont alors  lancé des pierres dans leur direction.

    Selon la police israélienne, peu après la prière du matin, qui a eu lieu à 4 heures, des "émeutiers masqués et arborant des drapeaux du Hamas" palestinien, ont ont commencé à lancer des pierres et des pétards sur la police. Les membres de la police des frontières n'ont pas utilisé d'équipement spécial jusqu'à la fin de la prière, mais plus tard, lorsque les manifestants se sont approchés de la zone du mur occidental, ils ont commencé à rétablir l'ordre.

    Les émeutes se sont poursuivies pendant de nombreuses heures. La police a arrêté environ 480 contrevenants à l'ordre, mais la plupart des détenus ont été rapidement libérés.

    Plus de 150 Palestiniens ont été blessés dans les affrontements avec des blessures légères à modérées, selon la Croix-Rouge. Un policier a également été blessé. La situation restait tendue sur l'esplanade en ce troisième vendredi de ramadan - qui coïncide avec la fin des célébrations de Pessah, la pâque juive. Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes ont échangé des jets de pierres et des tirs de balles en caoutchouc.

    Le 21 avril, Tsahal a bloqué les territoires palestiniens. Mais près de la mosquée Al-Aqsa, les émeutes sont organisées principalement par des habitants des quartiers arabes de Jérusalem, le blocus de l'AP n'affecte pas leur activité.

    Après les émeutes, 150 000 musulmans ont participé à la prière de masse sur l'esplanade des Mosquées
    Jusqu'à 150 000 musulmans ont participé le vendredi 22 avril à une prière de masse près de la mosquée Al-Aqsa. Des participants brandissaient des drapeaux du Hamas scandant : "Juifs, rappelez-vous, l'armée de Mahomet est de retour".
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    Statu quo ? 
    Des affrontements sur le Mont du Temple à Jérusalem ont lieu tout au long du mois de Ramadan qui se termine le 1er mai). Le vendredi, entre les prières du matin et de l'après-midi, ces affrontements sont généralement les plus violents.

    La présence sur le site pendant le ramadan de nombreux juifs - autorisés à visiter le lieu sous certaines conditions et à des heures précises sans y prier, d'après le statu quo en vigueur - et le déploiement sur place de forces policières ont été largement perçus par des Palestiniens et plusieurs pays de la région comme un geste de "provocation".

    Plusieurs ministres arabes réunis dans la capitale jordanienne ont ainsi condamné "les attaques et les violations israéliennes contre les fidèles de la mosquée Al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées, site administré par la Jordanie, mais dont l'accès est contrôlé par l'Etat hébreu. 

    "Israël préserve et continuera de préserver le statu quo sur le Mont du Temple" mais "nous n'accepterons en aucun cas des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza", a déclaré jeudi le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid. Celui-ci venait de rencontrer la secrétaire d'Etat américaine adjointe pour les affaires du Proche-Orient, Yaël Lempert, et l'émissaire chargé des relations israélo-palestiniennes, Hady Amr.

    Les deux responsables américains se sont ensuite entretenus jeudi soir avec les dirigeants de l'Autorité palestinienne. "Le président (Abbas) a demandé l'intervention urgence de l'administration américaine afin de mettre fin une fois pour toutes à l'escalade israélienne dans les Territoires palestiniens", a déclaré après la rencontre Hussein al-Cheikh, un ténor de l'Autorité palestinienne.

    Attentats et roquettes 
    En mars-avril 2022, des terroristes palestiniens ont perpétré 15 attentats, tuant 15 personnes (13 citoyens israéliens et deux citoyens ukrainiens).

    Cette nouvelle escalade des tensions a entraîné aussi des tirs de roquettes par des groupes armés palestiniens depuis la bande de Gaza vers Israël et des frappes israéliennes en représailles sur cette enclave palestinienne de 2,3 millions d'habitants  contrôlée par le Hamas islamiste.

    Six roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, dont quatre ont été interceptées par le bouclier antimissile israélien, une s'est abîmé sur Gaza et la dernière s'est abattue sur la localité israélienne de Sdérot sans faire de blessés, a indiqué l'armée israélienne. Ces tirs de roquettes de la bande de Gaza sont les plus importants depuis la guerre meurtrière de 11 jours ayant opposé en mai 2021 le Hamas à Israël après des semaines de tensions à Jérusalem.

    Décès d'un participant à des affrontements avec l'armée israélienne près de Jénine
    Vendredi 22 avril, l'hôpital Ibn Sina de Jénine a signalé que Lutfi Ibrahim Labadi, 20 ans, d'Al-Yamun, était décédé des suites de ses blessures.

    Il y a quelques jours, selon l'agence Maan , Labadi a été blessé lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Al-Yamun, où se déroulait une opération anti-terroriste.

    Les Forces de défense israéliennes (FDI) et le Service général de sécurité (SHABAK) poursuivent une opération antiterroriste à grande échelle "Brise-lames" en Judée-Samarie, dont le but est d'arrêter les tentatives d'attentats terroristes.

     

  • Jérusalem : Émeutes sur le Mont du Temple (Esplanade des Mosquées) - Un cocktail Molotov a failli mettre le feu au tapis à l'entrée de la mosquée

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    Les Palestiniens ont lancé des pierres et des bouteilles contenant un mélange inflammable vers la police et les juifs venus sur le Mont du Temple (Esplanade des Mosquées-.

    Selon un porte-parole de Tsahal en arabe, l'une des bouteilles est tombée sur le tapis à l'entrée de la mosquée Al-Aqsa. Un incendie s'est déclaré sur place, qui a été immédiatement éteint. "Des bandits palestiniens utilisent des bouteilles explosives. Ayez honte", a déclaré le lieutenant-colonel Avichai Edrai.

    Les Palestiniens affirment de leur côté que l'incendie s'est déclaré lorsque les forces de sécurité ont utilisé des armes à feu.

    Le 20 avril, 1 538 pèlerins juifs sont montés sur le Mont du Temple. Depuis le début de la fête de Pâque, 3 813 Juifs ont visité le Mont du Temple, un nombre record. Trois juifs ont été arrêtés pour avoir accompli des actes rituels interdits en ce lieu.

    Mardi 19 avril, les dirigeants politiques israéliens ont décidé d'interdire temporairement aux Juifs de visiter le Mont du Temple. L'interdiction entrera en vigueur le 22 avril et restera en vigueur jusqu'à la fin du mois musulman du Ramadan (1er mai).

    Près du Mur des Lamentations, pour la prière du matin et la bénédiction des Kohanim, le nombre de personnes présentes était nettement plus élevé que la fois précédente. Plus de 20 000 personnes ont assisté aux deux cérémonies, les 18 et 20 avril, selon des représentants de la Western Wall Heritage Foundation. Aucun incident n'a été signalé.
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    Des négociations sont en cours entre les dirigeants de l'organisation "Im Tirtzu" et des représentants de la police sur l'intention de militants juifs d'organiser une "Marche des drapeaux" depuis la place Safra le long des murs de la vieille ville dans la soirée du mercredi 20 avril. La police n'a pas approuvé l'itinéraire initialement voulu par les organisateurs de la marche. Selon la police, les organisateurs avaient accepté de tenir la Marche sur un itinéraire alternatif, mais sont par la suite revenus sur les accords conclus. Le membre de la Knesset Itamar Ben-Gvir ("Zionut Datit") a déclaré qu'il participerait à la marche. « Bennett a capitulé devant le Hamas en coupant l'accès des Juifs au Mont du Temple. Nous n'avons pas le droit de capituler à Jérusalem », a-t-il déclaré.

  • Jérusalem : Deuxième jour de tensions

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    Dans la matinée du dimanche 17 avril, des unités de police ont de nouveau pénétré sur le Mont du Temple (Esplanade des Mosquées). La police avait reçu des informations selon lesquelles des musulmans avaient l'intention de jeter des pierres sur les pèlerins juifs.

    Les forces de sécurité restent en état d'alerte maximale dans la vieille ville de Jérusalem, près de la "barrière de sécurité" et dans certaines parties de la Judée-Samarie, par crainte d'éventuelles attaques terroristes et d'émeutes.

    Actuellement, 130 des 470 Palestiniens détenus vendredi dernier lors des émeutes sur le Mont du Temple sont toujours en détention . La plupart des détenus devraient être libérés le 17 avril. Des dizaines d'émeutiers recevront une interdiction d'approcher l'esplanade des Mosquées pendant deux semaines, soit jusqu'à la fin du mois de Ramadan.

    Selon N12, Yediot Ahronot et certains autres médias israéliens, la libération des détenus est l'une des exigences que le Hamas et d'autres organisations palestiniennes ont remises aux médiateurs égyptiens comme condition pour maintenir le calme à la frontière de Gaza.

    Plus de 100 Juifs ont visité le Mont du Temple
    Plus d'une centaine de Juifs ont visité le Mont du Temple pendant les premières heures du matin, selon l'organisation "Retour au Mont".

    Les Palestiniens présents sur l'Esplanade des Mosquées  (Mont du Temple) avaient pourtant tenté de bloquer l'accès à l'aide de blocs de pierre. Les Palestiniens ont également jeté des pierres sur la police et les véhicules qui traversaient la Vieille Ville en direction du Mur Occidental. La police a poussé les émeutiers à l'intérieur de la mosquée Al-Aqsa et a arrêté au moins neuf personnes

    Le temps accordé aux Juifs pour rester sur le Mont du Temple s'est terminé à 10H30. Pendant le mois de Ramadan, l'accès au Mont du Temple est interdit aux Juifs en soirée.
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    Attaque terroriste déjouée dans la localité israélienne de Beit El
    Les forces de sécurité ont empêché la tentative d'un Palestinien armé d'entrer sur le territoire de la localité juive de Beit El dans le district de Binyamin.

    Selon des informations publiées, le suspect, un habitant du village de Silouad, a été arrêté au moment où il tentait d'entrer sur le territoire de la localité par une brèche dans la clôture. Un couteau a été trouvé sur lui lors de son interpellation. Au cours de l'interrogatoire, le détenu a avoué que son intention était de commettre un acte terroriste, rapporte Kan.

    La direction du conseil local de Beit El a fait appel au commandement du district central et à l'administration civile avec une demande d'accélérer les travaux pour éliminer les trous dans la clôture entourant la localité.

    Des émeutiers palestiniens lancent des pierres sur des Juifs qui se rendaient au Mur des Lamentations
    Dans la vieille ville de Jérusalem, des Palestiniens ont lancé des pierres sur des bus se dirigeant vers le Mur Occidental. Selon la police, plusieurs personnes ont été légèrement blessées, un bus a subi des dégâts importants.

    L'incident s'est produit près de la Porte du Lion de la Vieille Ville.

    Les ambulanciers du Magen David Adom ont soigné cinq blessés légers. Les blessés ont été transportés à l'hôpital Shaare Zedek de la capitale.

    Des agents de la police des frontières (MAGAV) ont arrêté deux suspects impliqués dans cet incident.

    Beni Gants a tenu une réunion sur la sécurité
    Samedi 16 avril, le ministre de la Défense Benny Gantz a tenu une réunion téléphonique sur la situation en Cisjordanie. Ont participé à la réunion le chef d'état-major des FDI Aviv Kochavi, le chef du Service de sécurité générale (SHABAK) Ronen Bar, ainsi que le chef adjoint de l'état-major général, le chef adjoint du Shin Bet, le chef du service de renseignement militaire, le chef de le département des opérations de l'état-major général et quelques autres officiers de haut rang et officiers du renseignement.

    Au cours de la réunion, il a été décidé de ne pas imposer de blocus des régions palestiniennes de Cisjordanie pendant la semaine de Pâques. Cela signifie que le blocus imposé dans la nuit du 15 avril a été levé à minuit.

    Les participants à la réunion ont reçu une carte du déploiement des unités renforcées de Tsahal dans la zone de la "barrière de sécurité", ainsi que dans des zones séparées de Cisjordanie. Le ministre de la Défense a déclaré que les forces de sécurité continueront de résister au terrorisme et à toute tentative de perturber la routine des citoyens israéliens. Dans le même temps, Gantz a souligné l'importance de maintenir la liberté des cérémonies religieuses et des activités économiques.

     

  • Jerusalem : Heurts entre Palestiniens et policiers israéliens

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    Des accrochages tard dimanche soir 3 avril 2022 entre des Palestiniens et des policiers israéliens à Jérusalem-Est ont fait une dizaine de blessés, selon des secouristes et les forces de l'ordre, qui ont confirmé des arrestations.

    Un photographe de l'AFP a constaté des jets de projectiles sur les forces de l'ordre, de tirs de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes par les policiers devant la porte de Damas, une des principales voies d'accès au quartier musulman de la Vieille Ville de Jérusalem. La police israélienne a fait état de dix arrestations et d'un officier blessé dans ce qu'elle a qualifié "d'émeutes" intervenant en marge de grands rassemblements sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam aussi appelé Mont du Temple par les juifs, à l'occasion du ramadan qui a début ce weekend. Le Croissant-Rouge palestinien a dénombré onze blessés parmi les manifestants.

    Plus tôt dimanche, le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid s'était rendu dans ce quartier de Jérusalem-Est afin de soutenir les milliers de policiers israéliens déployés pendant le ramadan, après une série d'attaques meurtrières ayant fait 11 morts ces deux dernières semaines en Israël. 

    "Les temps sont difficiles, la situation est tendue mais nous avons des forces policières en qui nous pouvons avoir confiance pour traverser cette période complexe", a déclaré sur place M. Lapid. 

    Le Premier ministre Naftali Bennett a, lui, rencontré des ténors de l'armée pour faire le point sur des opérations militaires à Jénine, secteur du nord de la Cisjordanie où est originaire le Palestinien ayant ouvert le feu sur des civils et tué cinq personnes la semaine dernière en banlieue de Tel-Aviv.

    Au moins cinq palestiniens, incluant des combattants du Jihad islamique, second groupe islamiste armé palestinien, ont été tués depuis jeudi dans ces opérations de l'armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie. 

    L'an dernier, des accrochages à Jérusalem-Est pendant la période du ramadan avaient culminé en une guerre de 11 jours entre le Hamas, premier mouvement islamiste palestinien, au pouvoir dans la bande de Gaza, et l'armée israélienne.

  • Jérusalem : Attaque au couteau dans la vieille ville. L'assaillant tué

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    2030323.jpegLes forces de l'ordre israéliennes ont tué, dimanche matin 6 mars 2022, un Palestinien qui tentait de poignarder des policiers postés dans la Vieille ville de Jérusalem, dans la partie orientale de la ville, a indiqué la police. L'assaillant, un Palestinien de 19 ans, originaire du quartier arabe d'At-Tur de Jérusalem-Est, a blessé au couteau deux  des policiers avant d'être abattu, a précisé la police.

    "Ce matin, après 04h30, un terroriste s'est approché des policiers qui étaient postés à la porte de Bab Huta (Porte du Pardon, une des portes menant à la partie nord de l'esplanade des mosquées) dans la Vieille ville de Jérusalem. Il a sorti un couteau et a poignardé deux des policiers", a indiqué la police dans un communiqué. Les policiers ont riposté par des tirs et les services médicaux arrivés sur les lieux "ont confirmé la mort du terroriste", précise le texte. Vidéo.

    La Vieille ville de Jérusalem a été le théâtre de nombreuses attaques contre des cibles israéliennes ces dernières années.

    A partir d'octobre 2015 et pendant des mois, Jérusalem, la Cisjordanie et Israël ont été le théâtre d'attaques au couteau anti-israéliennes.

    Si ce type d'attaques a depuis diminué, les violences et les affrontements ont progressé l'année dernière en Cisjordanie, selon des données récentes de l'armée israélienne et de l'ONU.

  • Jérusalem : Vive tension sur l'esplanade des Mosquées (Mont du Temple)

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    Dimanche 18 juillet, à l'aube (Le matin du 9 Av.), 1600 juifs ont investi les cours de la mosquée 'Al-Aqsa (Mont du Temple), sous la protection des forces de sécurité israéliennes, forçant les musulmans à évacuer la mosquée (Vidéo). Parmi les personnalités juives présentes, se trouvaient les membres de la Knesset Amikhai Shikli et Yom-Tov Kalfon ("Yamina").

    Les juifs entendent  commémorer la  « mémoire de la destruction du Temple » sur le Mont du Temple.

    L'évènement a provoqué des émeutes sur place, de la part des Palestiniens (Vidéo). La police israélienne a affronté des fidèles palestiniens sur le mont. Selon des rapports palestiniens, la police israélienne a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, tandis que la police a déclaré que certains Palestiniens lançaient des pierres. Aucun blessé grave n'a été signalé à la suite des affrontements et quelques Palestiniens auraient été arrêtés. 

    Les tensions pourraient s'exacerber car le Premier ministre Naftali Bennett a tenu une réunion avec des représentants des forces de sécurité et a ordonné la poursuite des visites des Juifs sur le Mont du Temple. Bennett a remercié la police pour « avoir géré les événements sur le mont du Temple avec responsabilité et considération, tout en maintenant la liberté de culte pour les Juifs sur le mont » – une déclaration qui a soulevé la question de savoir si le gouvernement cherchait un changement de politique sur le site.

    Protestations palestiniennes
    Dans un communiqué, le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné "dans les termes les plus forts les incursions menées ce matin par des juifs" qu'il a qualifié d'"extrémistes" dans les cours de la mosquée Al-Aqsa.

    Il tient le gouvernement israélien pour responsable de cette intrusion et de ses répercussions.

    Le prédicateur de la mosquée Al-Aqsa et chef du Conseil islamique suprême à Jérusalem, Cheikh Ikrima Sabri, a imputé la prise d'assaut de la mosquée Al-Aqsa par les Israéliens, dimanche matin, à tous les Arabes et musulmans.

    Sabri a déclaré que ls Israéliens avaient annoncé leur intention de prendre d'assaut la mosquée Al-Aqsa dimanche matin, et nous n'avons vu aucune pression arabe sur Israël pour empêcher cette prise d'assaut.
    Il a demandé : "Où est la pression officielle, politique et diplomatique arabe sur l'occupation pour qu'elle se retire ? Où est l'action ? Où est le vrai soutien à Al-Aqsa et à Jérusalem ?"
    "Nous devons nous tenir pour responsables, car Al-Aqsa appartient aux musulmans", a-t-il souligné.
    Il a ajouté que les Jérusalemites protègent la mosquée Al-Aqsa avec leurs poitrines, mais les forces israéliennes les empêchent de l'atteindre et de couper les routes, et forcent les personnes présentes à sortir de la mosquée.
    Sabri a indiqué que les incursions ont été organisées depuis la nuit dernière, lorsque les gens ont été empêchés d'entrer dans la vieille ville, et depuis l'aube d'aujourd'hui, les gens ont été empêchés d'entrer dans Al-Aqsa, même les gardes de la mosquée et les employés de la fondation, et ceux qui étaient dans la mosquée ont été piégés à l'intérieur.
    Il a dit que les musulmans sont entassés à l'extérieur de la vieille ville et dans les rues et les ruelles parce qu'ils ne peuvent pas entrer dans la vieille ville.

    Le Mouvement islamique et le parti islamique RAAM ne tolérera pas que l'hymne national israélien ait été chanté sur l'esplanade des Mosquées
    Après la publication d'une vidéo sur les réseaux sociaux, montrant un membre de la Knesset, Amichai Shikli, chantant l'hymne israélien, le Mouvement islamique et son émanation politique, le parti RAAM, ont déclaré qu'ils ne toléreraient pas la violation du statu quo historique.

    Le parti RAAM, dirigé par Mansour Abbas, fait partie de l'actuel gouvernement de coalition au pouvoir en Israël. Mais pour leur base religieuse conservatrice, la mosquée Al-Aqsa est un symbole précieux et vénéré.

    "Le Mouvement islamique et le parti RAAM mettent en garde contre les colons et les membres de la Knesset de visiter le Mont du Temple et que cela pourrait conduire à des émeutes et provoquer une guerre de religion dans la région", ont-ils publié dans un communiqué cité par le site Mako. l'exécution de prières et le chant de « A-Tikva » sur le site, dont 144 dunams appartiennent à 100 % à des musulmans. »

    Le député de la Liste arabe unie, Ahmad Tibi, critique le chef du gouvernement
    « Le « gouvernement du changement » capitule devant les extrémistes de droite sur n’importe quelle question, y compris l’occupation de Jérusalem, les cris de « mort aux Arabes », ainsi que la question des manifestations exigeant « de commencer la construction du Troisième Temple. » Tibi a déclaré que les prières récité par les Juifs sur le mont du Temple (Esplanade des Mosquées) pourraient provoquer de nouveaux troubles.

    La Jordanie, l'Égypte et la Turquie condamnent toutes les visites juives au mont du Temple
    Plusieurs voisins d'Israël ont également émis des condamnations, notamment l'Égypte, la Turquie et la Jordanie, dont le Waqf islamique administre le site.

    En vertu du traité de paix de 1994, Israël a reconnu la Jordanie comme gardienne de la mosquée al-Aqsa et d'autres lieux saints musulmans de la vieille ville, qui faisait partie des zones annexées par la Jordanie que les forces israéliennes ont capturées lors de la guerre des Six Jours de 1967.

    Selon le ministère jordanien des Affaires étrangères, Amman a envoyé à Israël une lettre officielle de protestation à la suite de l'incident, réaffirmant son contrôle sur le site.

    « Les actions israéliennes contre la mosquée sont inacceptables et condamnables. Ils représentent une violation du statu quo historique et juridique, du droit international et des obligations d'Israël en tant que puissance occupante à Jérusalem-Est », a déclaré le porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères Daifullah Fayez dans un communiqué.