Espions

  • L'Iran dit avoir démantelé un réseau d'espions travaillant pour Israël

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    Des membres d'un réseau de services de renseignement travaillant pour Israël ont été identifiés et arrêtés par le corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), rapporte dimanche 22 mai 2022 l'agence de presse semi-officielle iranienne ISNA.

    "Sous la supervision des services de renseignement du régime sioniste, le réseau a tenté de s'emparer et de détruire des biens personnels et publics, d'enlever et d'obtenir des aveux fabriqués par le biais d'un réseau de malfrats", écrit le service des relations publiques du corps des Gardiens de la révolution islamique dans un communiqué.

    colonel Sayyad Khodaye (tué 22:05:2022).jpegUn colonel de la force al-Quds, l'unité spéciale des CGRI, qui était en charge de la "direction syrienne", a été abattu
    Dans l'un des quartiers centraux de Téhéran, un officier des forces al-Quds, qui était en charge de la "direction syrienne", a été abattu par des inconnus. 

    Le message du Corps des gardiens de la révolution islamique a donné le nom et le grade du défunt. Il s'agit du colonel Sayyad Khodayari (photo). Il avait le surnom de "protecteur des sanctuaires". L'expression est utilisée par la République islamique pour désigner les Iraniens combattant l'Etat islamique en Syrie et en Irak et « protégeant les lieux saints chiites » à l'extérieur du pays contre les militants sunnites.

    Selon des sources israéliennes, le colonel Sayyed Khodayari était le commandant adjoint de l'unité 840 de la force al-Qods du CGRI, dont la mission était censée nuire aux intérêts d'Israël et attaquer les citoyens israéliens.

    Pour l'analyste isralien,  Zvi Yehezkeli, ce colonel iranien était responsable du transfert de technologies avancées pour les missiles du Hezbollah. 

    La Force al-Quds est une branche du Corps des gardiens de la révolution. Elle est considérée comme la principale organisation iranienne chargée de soutenir les groupes terroristes à l'étranger. L'Iran utilise le groupe al-Quds, en particulier, pour mener des opérations de renseignement. 

    Le site Internet Press TV a écrit que l'agression a eu lieu vers 16 heures, heure locale, dans la rue Mojehedin-e-Eslam, non loin de la résidence du colonel.

    Selon les médias, deux motocyclistes se sont approchés de la voiture, ont tiré au moins cinq coups de feu, dont trois ont touché la tête, puis se sont enfuis. Le corps ceinturé de Sayyad Hodaye, penché de côté, a été découvert par sa femme.

    Le communiqué du CGRI, cité par l' agence de presse Mehr , a déclaré que l'assassinat avait été perpétré par des "éléments anti-révolutionnaires".

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  • Iran: Trois personnes "liées au Mossad" auraient été arrêtées

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    L'Iran a annoncé jeudi 21 avril 2022 avoir arrêté trois individus accusés d'avoir des liens avec le Mossad, les services de renseignement israéliens, et d'être impliqués dans la divulgation de "documents classifiés", selon la télévision d'État.

    "Trois personnes liées au Mossad ont été arrêtées dans la province du Sistan-Balouchistan (sud-est) pour avoir publié des informations et des documents classifiés", a rapporté la télévision, citant un communiqué du ministère des Renseignements iraniens. Elle a indiqué que les trois suspects avaient été arrêtés "avec l'autorisation du pouvoir judiciaire", sans les identifier ni expliquer comment ils avaient pu avoir accès à ces documents confidentiels.

    Selon l'agence de presse Fars,  les trois personnes envoyaient des documents secrets au service de renseignement israélien. L'agence n'a pas indiqué la nationalité des trois personnes, mais il s'agit très probablement de citoyens iraniens.

    Le Sistan-Balouchistan est situé à la frontière avec le Pakistan et l'Afghanistan. Sa population est majoritairement sunnite. Les sentiments séparatistes sont très répandus dans cette région. Des escarmouches entre gardes-frontières iraniens et passeurs y ont régulièrement lieu.. L'Iran a déjà annoncé à plusieurs reprises l'arrestation d'agents travaillant pour les services de renseignements de pays étrangers, notamment son ennemi juré Israël.

    Le ministère avait affirmé en juillet avoir arrêté des "agents" membres d'un "réseau" travaillant pour Israël et saisi une cache d'armes destinées à être utilisées pour des "émeutes". La République islamique a déjà accusé l'État hébreu d'avoir saboté certains de ses sites nucléaires et d'avoir assassiné plusieurs scientifiques iraniens. Lundi, le président iranien, Ebrahim Raïssi, avait mis en garde Israël contre la "moindre action" visant l'Iran, lors d'un discours devant des militaires.

  • L'Iran prétend avoir porté un "coup" au Mossad

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    La direction des renseignements iraniens a révélé qu'un réseau d'espionnage du Mossad avait été démantelé dans le nord-ouest du pays.

    Le directeur général des renseignements iraniens dans la province d'Azerbaïdjan occidental a déclaré : « Au cours du mois dernier, nos forces de sécurité ont porté des coups douloureux au plus grand réseau d'espionnage appartenant à l'entité sioniste dans cette province.

    Il a ajouté : « Ce réseau d'espionnage tentait de mener des activités de sabotage à l'intérieur de l'Iran en employant un certain nombre de voyous, mais ces plans ont été contrecarrés et le coup nécessaire au réseau a été porté par les éléments de sécurité et leur vigilance constante », soulignant que "les voyous recrutés par le service de renseignement de l'entité sioniste et embauchés dans ce réseau n'avaient l'intention de commettre des actes de sabotage que pour des tentations financières."

    Il a poursuivi : "Lorsque nous parlons de voyous, nous ne parlons pas au sens général du terme, c'est-à-dire des personnes qui perturbent les systèmes de la société par des actes de sabotage. Nous considérons plutôt ceux qui menacent la société sur des questions économiques, frontalières, politiques et sécuritaires" et font pression sur les gens en tant que voyous."

    Le responsable de la sécurité a également annoncé, "le démantèlement du plus grand gang de contrebande d'armes et de munitions de la province, qui visait à commettre des actes de sabotage aux frontières, ainsi que dans d'autres provinces du centre du pays", expliquant qu'"ils ont été éliminés il y a plus de deux mois."

     

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  • Israël affirme avoir démantelé un réseau d'espionnage au profit de l'Iran

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    En pleine négociation à Vienne sur le programme nucléaire iranien, Israël a affirmé, mercredi 12 janvier 2022, avoir démantelé un "réseau secret d'espionnage iranien" recrutant des femmes israéliennes sur les réseaux sociaux, pour les charger de différentes missions comme récupérer des documents de l'armée.

    Le Shin Beth, le service de renseignement intérieur, a indiqué dans un communiqué que plusieurs Israéliennes, dont l'identité est tenue secrète, avaient été recrutées sur Facebook par un agent iranien appelé "Rambod Namdar" et se faisant passer pour un juif vivant en Iran.

    Ces femmes ont "accepté des missions en échange de sommes d'argent", a ajouté le Shin Beth, disant qu'après le recrutement sur Facebook, les communications passaient le plus souvent par la messagerie cryptée WhatsApp. Une des suspectes, une femme de 40 ans de Holon, en banlieue de Tel-Aviv, était en contact avec "Rambod" depuis des années et a accompli plusieurs missions, notamment en prenant des photos de l'ambassade américaine. Le recruteur présumé lui avait aussi demandé de convaincre son fils, avant le début de son service militaire, d'intégrer la direction du renseignement militaire dans le but ensuite de récupérer par son biais des documents sensibles, poursuit le Shin Beth, aussi appelé Shabak en Israël. 

    Une autre suspecte, une femme de 57 ans vivant à Beit Shemesh, près de Jérusalem, a aussi reçu une demande pour pousser son fils à intégrer le renseignement militaire et reçu la somme de 5.000 dollars de "Rambod" pour plusieurs missions sur quatre ans. Exemple de missions ? Mettre en place dans sa ville une association de juifs originaires d'Iran en fournissant des informations sur chacun d'eux, prendre des photos d'édifices publics, voire tenter de se rapprocher d'une élue de la Knesset (Parlement).

    Au total, quatre femmes ont été inculpées pour différentes accusations par le tribunal de Jérusalem dans cette affaire qui intervient en parallèle des discussions à Vienne, en Autriche, pour sauver l'accord de 2015 sur le nucléaire, censé empêcher l'Iran de se doter de l'arme atomique. Le pacte est moribond depuis le retrait unilatéral en 2018 de l'administration Trump, dont le pays est allié d'Israël, qui a rétabli des sanctions contre Téhéran, dans le cadre d'une politique de pression maximale sur l'Iran.

    Rester "vigilants" 
    Mais l'Etat hébreu voit d'un mauvais œil un possible accord international sur le programme nucléaire de l'Iran, son ennemi N.1 contre lequel il mène une guerre de l'ombre, les deux pays rivalisant notamment de cyberattaques.

    "L'Etat d'Israël est en campagne permanente contre l'Iran. C'est clair : nous constatons des efforts incessants et des tentatives des gardiens de la révolution iranienne pour recruter des citoyens israéliens", a commenté le Premier ministre Naftali Bennett, farouche opposant à un accord sur le programme nucléaire iranien.

    Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, craint de voir l'Iran devenir prochainement un pays du "seuil du nucléaire", c'est-à-dire ayant suffisamment de matière fissile pour produire la bombe atomique. Téhéran dément fermement de son côté vouloir se doter de l'arme nucléaire.

    "Israël n'est pas contraint par ce qui sera écrit dans les accords et (...) Israël maintiendra une totale liberté d'action partout et à tout moment, sans limitation", avait déclaré plus tôt cette semaine au Parlement M. Bennett, suggérant de possibles mesures israéliennes contre l'Iran. "N'ayez aucun doute : le long bras de nos services de sécurité va attraper quiconque tente de nuire à la sécurité d'Israël", a-t-il prévenu mercredi, en appelant les Israéliens à rester "vigilants" sur les réseaux sociaux face à l'hameçonnage iranien.

    Le mois dernier, plusieurs sites israéliens ont été la cible d'attaques informatiques imputées par des experts à l'Iran. Et en novembre, l'homme de ménage du ministre de la Défense, Benny Gantz, avait été accusé d'espionnage pour le compte d'un groupe de hackers liés à Téhéran.

  • Iran: 1 000 agents du Mossad ont mené trois opérations majeures à l'intérieur de l'Iran, affirme un journal américain

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    Le New York Post affirme qu'un millier d'espions du Mossad israélien ont mené 3 opérations majeures contre des sites nucléaires iraniens au cours des 18 derniers mois.

    Le journal américain a déclaré que des avions sans pilote, un quadricoptère et des armes de haute technologie ont été utilisés pour mener ces attaques visant des sites nucléaires, avec l'aide de systèmes espions implantés dans le « programme nucléaire ».

    Alors que les négociateurs nucléaires américains tentent d'éviter un échec à Vienne, Israël a pris les choses au sérieux. La stratégie est basée sur les vastes capacités que le Mossad a mis en place en Iran ces dernières années. »

    Le journal américain affirme qu'"en février, le journal "Jewish Chronicle of London" avait révélé comment des espions israéliens avaient tué le scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh à l'aide d'une mitrailleuse télécommandée. Il ajoute que l'effort de sabotage tripartite du 2 juillet 2020, avait commencé par une mystérieuse explosion au centre iranien de Natanz qui abrite des centrifugeuses avancées (ICAC). Natanz est l'un des sites nucléaires ultra-sécurisés disséminés dans tout l'Iran. 

    Le journal poursuit : « Au début, les Iraniens étaient confus et il leur semblait que le bâtiment avait explosé de l'intérieur, mais comment ? La réponse, disent-ils, les a choqués. Lorsque le régime iranien avait rénové l'installation en 2019, des agents israéliens, prétendant être des spécialistes de travaux publics, leur avaient vendu des matériaux de construction. » Mais ces matériaux de construction étaient bourrés d'explosifs, et un an plus tard, Israël a déclenché l'explosion».  

    Le journal écrit encore que « la deuxième étape et la plus dangereuse a été le recrutement d'espions iraniens composés de 10 scientifiques nucléaires. Le Mossad avait réussi à les convaincre qu'ils travaillaient pour des dissidents internationaux, pas pour au bénéfice d'Israël. Les scientifiques avaient eu accès aux salles souterraines et, incroyablement, ils ont accepté de faire sauter l'installation hautement gardée ."

    Une source israélienne a déclaré au journal : « Leurs motivations étaient diverses. Le Mossad a découvert ce qu'ils voulaient désespérément dans leur vie et le leur a donné. Il y avait un cercle restreint de scientifiques qui en savaient plus sur l'opération, et un cercle extérieur qui les a aidés. Ce dernier cercle avait moins d'informations."

    Le journal a souligné que "le mystère de l'introduction des explosifs dans l'enceinte fortifiée a été un véritable challenge pour le Mossad israélien, et cela a été réalisé de deux manières. La première était qu'un drone a volé dans l'espace aérien de la centrale et a livré les bombes à un endroit convenu avec les scientifiques iraniens pour qu'ils puissent les récupérer. » Une source a déclaré au journal : « Supposons que vous vouliez introduire des explosifs dans l'installation de Natanz, comment allez vous faire ? Vous pouvez, par exemple, penser que les personnes qui travaillent sur place ont besoin de manger, qu'elles ont besoin de nourriture. Vous pouvez donc mettre les explosifs dans le camion qui livre la nourriture à l'installation, et les scientifiques peuvent les récupérer dès qu'ils arrivent, oui, vous pouvez le faire".

    Le New York Post a indiqué que le plan a réussi, car les scientifiques ont collecté et installé les bombes en avril, après que l'Iran ait annoncé qu'il avait commencé à utiliser des centrifugeuses avancées IR-5 et IR-6 dans le hall souterrain au mépris de ses engagements nucléaires. Les explosifs ont explosé, détruisant le système d'alimentation électrique, provoquant des pannes de courant et détruisant quatre-vingt-dix pour cent des centrifugeuses, ce qui a conduit l'installation à cesser de fonctionner pendant neuf mois, tandis que les scientifiques ont immédiatement disparu, et aujourd'hui ils sont tous vivants et en bonne santé " .

    Le journal a révélé qu'"au cours des mois précédents, une équipe d'espions israéliens et leurs agents iraniens ont introduit en contrebande un quadricoptère armé dans le pays, morceau par morceau. Le 23 juin, l'équipe l'a remonté et le groupe l'a transporté vers un site à 10 miles de l'usine TESA de Karaj où se trouve l'entreprise. Iranienne  Centrifuge Technology (TESA). Les agents ont lancé le quadricoptère, l'a dirigé vers l'usine et a libéré la charge utile, provoquant une énorme explosion. L'avion est ensuite retourné au site de lancement, où il a été caché pour une utilisation ultérieure."

    Le Washington Post a souligné que ces opérations ont eu lieu alors que les négociations se poursuivaient à Vienne, ajoutant que les opérations du Mossad ont été menées sans coopération internationale. Le journal conclut que « tandis que l'équipe de Biden cherchait naïvement un accord à Vienne, les Iraniens développaient leur armement nucléaire. C'est pourquoi le Mossad a essayé de les arrêter.

     

  • Iran : Les autorités iraniennes annoncent l'arrestation de dix espions étrangers

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    Le ministère du Renseignement de la République islamique d'Iran a annoncé l'arrestation dans la province de Bushehr de dix personnes soupçonnées d'espionnage pour l'un des pays pro-occidentaux de la région du Moyen-Orient.

    Selon le rapport, nous parlons de citoyens iraniens, qui collectaient des informations sur les "cibles sensibles" situées dans le pays et les transféraient à des étrangers lors de leurs voyages à l'étranger. Les données pourraient être utilisées pour planifier un sabotage.

    Il n'est pas indiqué quel pays est en question.

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  • Iran : Un centre de recherche du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique en feu

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    Dans la soirée du 26 septembre, un incendie s'est déclaré dans l'un des centres de recherche du Corps desGardiens de la Révolution Islamique (CGRI) près de la capitale iranienne, Téhéran.

    À la suite de l'incident, trois membres du CGRI ont été blessés. Deux des blessés sont décédés des suites des blessures subies lors de l'incident.

    Les victimes ont été identifiées comme étant Seyed Mortaza Karimi et Hossein Abadi.

    Compte tenu du niveau élevé de sécurité dans les installations du CGRI, aucune information spécifique sur l'emplacement du centre ou ses tâches n'a été révélée. Les CGRI gèrent de nombreuses installations à la périphérie de la capitale. Il a été dit que l'incendie avait éclaté dans un entrepôt du centre de recherche qui visait l'autosuffisance du CGRI.

    Le centre touché par l'incendie pourrait faire partie de l'Organisation du Jihad pour la recherche et l'autosuffisance du CGRI, impliquée dans le développement des armes iraniennes. L'organisation a été sanctionnée par le Trésor américain en 2017 pour "recherche et développement de missiles balistiques".

    Cependant, il n'est toujours pas clair si l'installation était impliquée dans les activités de l'Organisation de recherche et d'autosuffisance du Jihad. 

    Comme il n'y a eu aucun détail sur la raison de l'incident, cela a naturellement provoqué diverses spéculations sur la possibilité d'une opération de sabotage israélienne.

    Juste après l'incident, le 27 septembre, l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis et à l'ONU, Gilad Erdan, a affirmé que les États-Unis et d'autres puissances mondiales envisageaient de plus en plus un « plan B » pour arrêter le programme nucléaire iranien.

    « La communauté internationale et les Américains commencent à nous parler davantage d'un plan B sur l'Iran », a affirmé Erdan. « Dans le passé, on estimait qu'il y avait 80 % de chances que [l'Iran] revienne à l'accord [nucléaire de 2015], aujourd'hui, ce chiffre est tombé à environ 30 %.

    « Si l'Iran ne revient pas [à l'accord], cela change toute la situation pour le monde », a-t-il ajouté.

    Plus tôt ce mois-ci, de hauts responsables israéliens et la Maison Blanche ont repris des négociations sur un éventuel « Plan B » et le partage de renseignements axés sur l'Iran. Il n'y a toujours pas de revendications officielles sur ce que le plan alternatif impliquerait.

    Washington et Tel Aviv prévoient des actions « alternatives » contre l'Iran au cas où les pourparlers nucléaires à Vienne échoueraient, sans attendre la reprise des négociations. Le ministère iranien des Affaires étrangères a assuré que les négociations reprendraient à l'automne, car le gouvernement du nouveau président Ibrahim Raisi, qui a remporté les élections en juin, devrait enfin être formé en Iran.

    De son côté, Tel-Aviv menace régulièrement Téhéran. Le mois dernier, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a évoqué dans ses discours la possibilité d'une intensification des opérations de sabotage.

    « Les États-Unis et Israël partagent des informations de renseignement, et la coopération avec les États-Unis dans ce domaine ne fait que se renforcer. Nous travaillons avec eux afin d'établir un "Plan B" et de démontrer que s'il n'y a pas d'accord, d'autres activités commenceront…»

    Il faut dire que l'Iran ne fait rien pour calmer la situation. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré que ses inspecteurs s'étaient vu refuser l'accès à un site de fabrication de centrifugeuses à Karaj, près de la capitale Téhéran.