ESPAGNE

  • Espagne : 150 migrants tentent de passer en force la frontière à Melilla

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    Environ 150 migrants ont tenté de passer en force mardi la haute clôture séparant l'enclave espagnole de Melilla du nord du Maroc et 87 ont réussi à la franchir, ont indiqué les autorités espagnoles.
     
    L'incident s'est produit juste avant l'aube. "87 d'entre eux" ont réussi à entrer en Espagne malgré l'intervention des forces de l'ordre marocaines et espagnoles, a déclaré un porte-parole de la préfecture de Melilla.
     
    Cette tentative de franchissement de la clôture est la plus importante depuis le 20 août, lorsque quelque 300 personnes avaient tenté de passer en force la frontière. Une trentaine de migrants seulement y étaient parvenus et un autre était mort lors de la tentative.
     
    Selon le porte-parole de la préfecture, neuf migrants ont été blessés mardi en voulant passer la clôture et ont été transférés à l'hôpital. Les autres ont été enregistrés dans un centre d'accueil pour migrants. 
     
    Depuis le 1er janvier, 60 migrants ont réussi à franchir illégalement la frontière à Melilla, tandis que 70 autres ont réussi à entrer à Ceuta, autre enclave espagnole située dans le nord du Maroc, d'après les chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur. 
     
    Melilla et Ceuta possèdent les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique.
     
    Elles sont des points d'entrée privilégiés pour les migrants africains en Europe, qui s'y rendent soit en escaladant la clôture frontalière soit en nageant le long de la côte.  Les postes frontières entre le Maroc et les deux enclaves sont fermés depuis le début de la pandémie en mars.

  • Espagne : Trois membres présumés de l'Etat islamique incarcérés

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    La justice espagnole a ordonné lundi 11 janvier 2021 l'emprisonnement de trois membres présumés de l'organisation État islamique récemment arrêtés à Barcelone, dont un Algérien qui aurait combattu dans les rangs du groupe dans la zone syro-irakienne.
     
    L'enquête a débuté lorsque les services de renseignement ont détecté l'arrivée de cet individu "potentiellement dangereux" en Espagne peu avant les vacances de Noël, a déclaré la police nationale lundi dans un communiqué.
     
    Il s'agissait d'un "jihadiste de retour de la zone de conflit syro-irakienne, où il aurait servi (...) dans les rangs du Daesh",  et se trouvait dans un bâtiment à Barcelone (nord-est).
     
    Avec lui, "deux autres personnes de la même nationalité ont été arrêtées, l'une étant un acolyte du terroriste et l'autre, la personne qui leur a fourni un soutien logistique en Espagne", a détaillé la police.
     
    Lundi, les détenus ont été remis à l'Audience nationale, un haut tribunal de Madrid chargé de ce type d'affaires, où un juge a ordonné leur "admission inconditionnelle en prison" pour "un crime d'appartenance à une organisation terroriste", selon un communiqué de la cour.
     
    Ce même tribunal s'apprête à conclure le procès contre deux membres présumés et un collaborateur de la cellule qui a commis un double attentat en août 2017 à Barcelone et dans la ville côtière de Cambrils, à une centaine de km au sud-ouest de la ville catalane.
     
    L'attaque revendiquée par l'Etat islamique avait fait 16 morts, majoritairement des touristes, la plupart lors d'une attaque multiple sur la populaire promenade des Ramblas de Barcelone.
     
    Les auteurs directs des attentats ont été tués par la police et deux autres membres de la cellule, dont l'imam qui la dirigeait, sont morts après la détonation d'explosifs qu'ils préparaient pour une attaque.

  • Espagne : Arrestation d'une jihadiste sur le point de se rendre en Syrie

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    Une Espagnole, qui préparait son départ pour la Syrie où elle devait épouser un jihadiste, a été arrêtée mercredi dans la région de Valence (est), a annoncé vendredi la police espagnole.

    Cette Espagnole "fortement radicalisée" dont l'âge n'a pas été précisé, a commencé à intéresser les enquêteurs lorsqu'elle est passée "d'une vie totalement occidentale à une autre où elle portrait le niqab et défendait les principes les plus radicaux du jihadisme", a détaillé la police dans un communiqué.

    Depuis 2014, la police espagnole a arrêté huit femmes jihadistes qui avaient l'intention de se rendre "sur une zone de conflit", mais il n'y en avait pas eu depuis plus de trois ans, la dernière remontant à février 2017.

    En janvier 2020, la femme arrêtée mercredi s'est rendue en Turquie, où elle est entrée en contact avec les membres d'une structure jihadiste, installés dans le nord-est de la Syrie. Après son retour en Espagne, elle avait poursuivi ses échanges avec eux et envoyé près de 5.000 euros à des membres due l'Etat islamique (EI), précise le communiqué.

    "Son désir d'être martyre et sa récente exaltation pour les attentats commis en France" dont la décapitation du professeur Samuel Paty, "ont entraîné son arrestation immédiate", a expliqué la police.

    Présentée à un juge vendredi matin, elle a été placée en détention provisoire pour participation à une entreprise terroriste, financement du terrorisme, velléité de départ sur une zone de conflit et apologie du terrorisme.

  • Espagne : Un marocain interpellé pour avoir loué la décapitation de Samuel Pati et appelé à d'autres attaques

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    Les forces de l'ordre catalanes, Mossos de Escuadra, ont arrêté un Marocain pour glorification du terrorisme et appel à de nouvelles attaques terroristes, a indiqué le ministère.
    Le Marocain aurait fait circuler sur les réseaux sociaux des publications justifiant le meurtre par décapitation à la mi-octobre du professeur d'histoire Samuel Pati, et appelé à des "actes de représailles" similaires contre ceux qui "ne respectent pas le prophète" Mahomet et à la proclamation d'un califat mondial ".

    L'islamiste marocain a été remis en liberté
    L'homme a été interpellé à Barcelone . Présenté devant un juge, celui-ci l'a aussitôt remis en liberté en attendant l'examen de l'affaire au fond. Le passeport du suspect a été saisi; il doit comparaître au tribunal tous les 15 jours.

  • Espagne : La police démantèle une cellule terroriste avec la collaboration du Maroc

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    Des agents de la police nationale ont procédé à l’arrestation de deux individus au préside de Melilla et à la ville de Mogan (Las Palmas de Grande Canarie), pour leur «appartenance présumée à une organisation terroriste de recrutement et d’endoctrinement à des fins terroristes», indique la police espagnole dans un communiqué.

    Cette opération, précise la même source, a été réalisée grâce à la collaboration de la Direction générale de la Surveillance du Territoire (DGST) du royaume du Maroc et de Europol, et ce dans le cadre de l’engagement de la police espagnole dans la lutte contre la menace globale que représente le terrorisme djihadiste, souligne la même source.

    L’enquête sur cette affaire a commencé lorsque les experts de la lutte antiterroriste ont détecté la présence d’une structure terroriste ayant des ramifications dans différents pays, fait noter la police espagnole, précisant que la cellule «était idéologiquement liée à l’organisation terroriste d’Al-Qaïda, dont le but ultime est d’imposer un califat islamique par le biais du djihad combattant».

    Selon les résultats de l’enquête, les deux individus s’identifiaient à l’organisation terroriste dans le cadre d’une même stratégie d’action et respectaient les règles internes imposées dans ce sens.

    La cellule démantelée s’occupait également de l’endoctrinement de femmes présentant des indicateurs de vulnérabilité, ayant peu de formation religieuse, facilement manipulables et influençables, fait observer la police espagnole.

    Deux perquisitions ont été effectuées au domicile des détenus, où les enquêteurs ont saisi de nombreux équipements électroniques, des téléphones et des documents, qui sont en cours d’analyse par les services compétents, conclut la même source.

  • Espagne : Deux Algériens arrêtés à Barcelone dans une opération antiterroriste

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    Deux Algériens ont été arrêtés mardi matin 14 juillet à Barcelone dans le cadre d'une opération antiterroriste, a annoncé la police catalane sur son compte Twitter. Les deux hommes préparaient un attentat, selon la radio espagnole Cadena Ser, citant des sources anonymes proches de l'enquête. La police espagnole n'a pas confirmé cette affirmation.

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  • Espagne: La police démantèle une cellule recrutant des djihadistes à Barcelone

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    La police nationale a démantelé une cellule terroriste qui recrutait et endoctrinait des djihadistes à Badalona, en Catalogne.
    "La police nationale a arrêté trois personnes dans la ville de Badalona [Barcelone] pour leur implication présumée dans des crimes de recrutement et d'endoctrinement à des fins terroristes", a indiqué la police espagnole dans un communiqué.
    À la suite de l'opération, les trois détenus ont été traduits en justice et ont été incarcérés sur ordre du juge.
    Les trois hommes faisaient partie d'une organisation dont le but était d'attirer les jeunes et de les endoctriner à la lutte djihadiste par un processus de radicalisation qui avait déjà atteint un stade avancé.
    Les agents avaient commencé à enquêter sur la cellule de Badalona il y a un an et demi, après avoir obtenu des informations indiquant que les trois hommes effectuaient un travail de recrutement et d'endoctrinement de plusieurs personnes de leur environnement.
    Des enquêtes policières ont permis de relier les membres du groupe à la radicalisation d'un citoyen marocain qui s'était rendu en Syrie pour rejoindre Daech.
    Selon la police, les djihadistes "tenaient régulièrement des réunions avec un petit groupe de personnes et les endoctrinaient avec des messages sur la création d'un califat universel".
    Au cours de ces séances d'endoctrinement, ils ont fourni aux jeunes recrues un "contenu radical dans lequel ils incitaient au djihad".
    Afin d'effectuer les réunions sans être découverts par la police, les membres de la cellule avaient adopté des mesures de sécurité scrupuleuses telles que des manœuvres de diversion aux entrées et sorties des lieux où se tenaient les réunions.
    L'opération de police à Badalona a conduit à trois perquisitions aux domicilex des personnes détenues, où les agents ont saisi du matériel électronique, des téléphones et divers faux documents.
    Ces derniers mois, la police nationale a mené six opérations antiterroristes qui se sont soldées par l'arrestation de 13 suspects djihadistes.