Espagne - crise migratoire

  • Région du Sahara: « Surpris par le revirement » de la position espagnole, Alger rappelle son ambassadeur à Madrid

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    L’Algérie a décidé, ce samedi 19 mars, de rappeler son ambassadeur à Madrid « pour consultations, avec effet immédiat », suite aux déclarations des plus hautes autorités espagnoles sur le dossier du Sahara. Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères rendu public, cet après-midi, Alger se dit « étonnée par le brusque revirement de la position de l’Espagne ».

    Le chef du gouvernement espagnol a finalement cédé face au Maroc sur le Sahara occidental sans obtenir d'autres contreparties que la fin de la crise (et notamment la crise migratoire comme outil de pression) déclenchée par Rabat il y a 15 mois. L'Algérie n'avait pas été informée du revirement de la position de l'Espagne.

    « Très étonnées par les déclarations des plus hautes autorités espagnoles relatives au dossier du Sahara occidental, les autorités algériennes, surprises par ce brusque revirement de position de l’ex-puissance administrante du Sahara occidental, ont décidé le rappel de leur ambassadeur à Madrid pour consultations avec effet immédiat », a souligné le communiqué.

    Vendredi 18 mars, le cabinet du palais royal marocain avait rendu public un communiqué dans lequel il affirmait que « Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a assuré dans un message au roi Mohammed VI que l’Espagne considère l’initiative marocaine d’autonomie, présentée en 2007, comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend ».

    Ces propos ont été confirmés, le même jour, par le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares. Cette position a suscité, aujourd’hui en début de matinée, une réaction du Front Polisario qui a qualifié la nouvelle position espagnole de « grave dérapage » et de « faute grave ».

    « La position exprimée dans les deux communiqués (marocain est espagnol) manque de crédibilité, de sérieux et de réalisme. Il s’agit d’un grave dérapage qui est en contradiction avec la légalité internationale et qui soutient l’occupation et encourage l’agression et la politique du fait accompli et de la fuite en avant », a estimé le Front Polisario dans un communiqué.

    Ce samedi, en début de matinée, le site francophone algérien, TSA (Tout sur l’Algérie), a rapporté les propos « d’une source algérienne proche du dossier » qui a qualifié « l’alignement de l’Espagne sur la thèse marocaine de deuxième trahison du peuple sahraoui, après le funeste accord de 1975 ».

    « Le 14 novembre 1975 à Madrid, soit quelques mois avant le départ espagnol en février 1976, l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie avaient signé un accord de partition du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie. Cet accord avait été dénoncé par le Front Polisario qui a proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD), après le départ des colons espagnols », a rappelé cette source.

    « Le revirement de la position espagnole », a commenté la même source, « survient après une série de crises entre Rabat et Madrid sur la question migratoire, avec en toile de fond la question du Sahara occidental ».

    « Reprochant à l’Espagne son refus de reconnaître sa souveraineté sur le territoire occupé ou d’adopter son plan d’autonomie, le Maroc a lâché sa bombe migratoire, ce qui a suscité une vive condamnation du Parlement européen qui a accusé le royaume de chantage. Finalement, le Maroc a obtenu ce qu’il voulait de l’Espagne », a-t-elle ajouté.

  • Espagne : Pour la deuxième journée consécutive,  entrée massive de migrants dans l'enclave de Melilla

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    Pour le deuxième jour consécutif, plusieurs centaines de migrants ont réussi jeudi à pénétrer dans la petite enclave espagnole de Melilla, sur la côte nord du Maroc, qui constitue avec celle de Ceuta la seule frontière terrestre de l'UE avec l'Afrique.

    Au total, environ 1.200 migrants ont "commencé, vers 07H25 (06H25 GMT), à franchir la clôture (...) lançant des pierres et utilisant des crochets et des bâtons contre les forces de sécurité" espagnoles, "après avoir débordé les forces de sécurité marocaines", a indiqué la préfecture de Melilla dans un communiqué. "Nous estimons qu'environ 350 d'entre eux sont entrés", a-t-elle ajouté.

    "Le dispositif anti-intrusion" déployé par les forces de l'ordre espagnoles "a empêché que la totalité du groupe accède à notre ville", a encore dit la préfecture, selon laquelle quatre agents de la Garde civile ont été blessés. Cette nouvelle tentative de franchissement intervient au lendemain de la plus massive jamais enregistrée dans cette enclave, selon les autorités locales.

    Un groupe de 2.500 migrants originaires de pays d'Afrique subsaharienne avait tenté mercredi de franchir la clôture, 491 y parvenant, selon les autorités locales. En deux jours, plus de 800 migrants ont donc réussi à entrer à Melilla, contre 1.092 sur l'ensemble de l'année 2021, selon les chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur.

    Avec l'afflux à attendre de l'Ukraine, et avec juste raison, si l'Espagne, ce son côté, n'arrive pas à contrôler sa frontière avec le Maroc, cela va finir par provoquer une situation purement et simplement catastrophique. 

     

  • Espagne : Entrée massive de migrants dans l'enclave de Melilla

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    Près de 500 migrants sont parvenus, mercredi 2 mars 2022, à pénétrer dans l'enclave espagnole de Melilla, située sur la côte nord du Maroc, lors de la tentative de passage la plus massive jamais enregistrée dans cette enclave, selon les autorités locales.

    "Vers 9h30, un groupe de quelque 2.500 personnes originaires d'Afrique subsaharienne a tenté un franchissement massif de la clôture frontalière de Melilla", a indiqué dans un communiqué la préfecture de Melilla, avant d'ajouter que 491 migrants étaient parvenus à entrer dans l'enclave. "Il s'agit de la tentative d'entrée la plus importante (jamais) enregistrée" à Melilla, a assuré la préfecture.

    "La grande violence employée par les migrants" -- équipés "de crochets" pour escalader la clôture grillagée et de "bâtons" et qui "jetaient des pierres" -- leur a permis de "déborder les forces de sécurité marocaines qui tentaient de les empêcher d'atteindre la clôture", a-t-elle expliqué.

    De son côté, l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) a fait état d'une trentaine de migrants blessés, dont trois ou quatre grièvement, qui ont été admis à l'hôpital Hassani à Nador, ville marocaine frontalière de Melilla.

    D'autres, refoulés par les autorités espagnoles, ont été transférés à bord de bus pour les éloigner des postes frontières, selon une vidéo du site NadorCity.com. Il n'a pas été possible d'obtenir un commentaire du ministère marocain de l'Intérieur.

    Melilla et l'autre enclave espagnole de Ceuta, située à près de 400 kilomètres plus à l'ouest, constituent les seules frontières terrestres de l'Union européenne en Afrique. Elles font régulièrement l'objet de tentatives de traversée de la part de migrants clandestins cherchant à rejoindre l'Europe.

    Triple clôture et caméras
    Le franchissement de mercredi est le plus important au niveau des clôtures des deux enclaves espagnoles depuis juillet 2018, lorsque plus de 600 migrants étaient parvenus à franchir celle de Ceuta.

    Sur l'ensemble de l'année 2021, 1.092 migrants ont réussi à entrer à Melilla, soit à peine plus du double du nombre de personnes entrées mercredi, d'après les chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur. Le chiffre de 2021 représentait une baisse de 23% par rapport à 2020.

    Des images du média local Faro TV montraient des centaines de migrants, certains affichant leur bonheur d'être entrés en Europe, quelques uns saignant après s'être blessés lors du passage.

    A Melilla, la frontière entre le Maroc et l'Espagne est matérialisée par une triple clôture grillagée pouvant atteindre une dizaine de mètres de haut et d'une longueur d'environ 12 km. Comme celle de Ceuta, elle est équipée de caméras de vidéo-surveillance et de miradors.

    Dans son communiqué, la préfecture a assuré que les forces de sécurité espagnoles avaient "neutralisé une grande partie des personnes" ayant tenté de franchir la clôture et a indiqué que vingt migrants avaient été légèrement blessés, tout comme seize membres des forces de l'ordre espagnoles.

    Tensions diplomatiques
    Cette entrée massive dans l'enclave de Melilla intervient moins d'un an après celle de plus de 10.000 migrants, en grande majorité des Marocains, mi-mai 2021 à Ceuta. A la faveur d'un relâchement des contrôles frontaliers côté marocain, ils étaient alors entrés mais à la nage par la mer ou au niveau de la digue marquant la frontière dans la Méditerranée.

    Cette arrivée exceptionnelle avait eu lieu dans un contexte de crise diplomatique majeure entre Madrid et Rabat, provoquée par l'accueil en Espagne, pour y être soigné du Covid, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, ennemi juré de Rabat.

    Si les tensions se sont depuis apaisées entre les deux pays, elles n'ont toutefois pas pris totalement fin.

    En décembre 2021, le choix délibéré du Maroc de rapatrier une partie de ses ressortissants bloqués en Europe à cause du Covid-19 via le Portugal plutôt que par l'Espagne avait déclenché une nouvelle passe d'armes diplomatique.

    Rappelée pour consultations lors de la crise de Ceuta, l'ambassadrice du Maroc en Espagne n'est d'ailleurs toujours pas revenue à Madrid.

    L'Espagne exerce sa souveraineté sur Ceuta depuis 1580 et sur Melilla depuis 1496. Le Maroc les considère comme partie intégrante de son territoire. Située à 150 km de l'Algérie, Melilla (12,5 km2) compte une population de près de 87.000 habitants.

  • Maroc : Plus de 12.000 candidats à l'émigration clandestine arrêtés en 2021

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    La police marocaine a annoncé, lundi 20 décembre 2021, avoir arrêté depuis le début de l'année plus de 12.000 candidats à l'émigration clandestine et démantelé 150 réseaux de passeurs.

    Dans un communiqué diffusé par l'agence officielle MAP, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a indiqué que ses services avaient interpellé depuis le début de l'année "415 organisateurs et médiateurs et 12.231 candidats à l'immigration clandestine" et démantelé "150 réseaux criminels s'activant dans l'organisation de l'immigration clandestine".

    Au cours de la même période, les services de sécurité ont également procédé à "la saisie de 752 documents de voyage falsifiés, 67 bateaux pneumatiques et 47 bateaux à moteurs, ainsi que 65 véhicules suspectés d'être utilisés à des fins d'émigration illégale d'individus", selon la même source.

    Ces chiffres portent uniquement sur les opérations policières anti-immigration et ne concernent pas les interceptions en mer de migrants se dirigeant vers l'Espagne, effectuées, elles, par la Marine. Selon des chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur, 37.385 migrants au total sont arrivés par la mer en Espagne (dans la péninsule ainsi que dans les archipels des Baléares et des Canaries) entre janvier et mi-décembre 2021.

    Les départs des côtes marocaines vers l'Europe, notamment vers les îles Canaries, se sont récemment multipliés, via des routes maritimes dans l'Atlantique ou en Méditerranée, malgré le renforcement des contrôles. Les garde-côtes marocains ont ainsi porté assistance entre les 12 et 15 novembre à quelque 330 migrants dans l'Atlantique et en Méditerranée, selon une source militaire. Selon des estimations fin septembre de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 2021 a été l'année la plus meurtrière sur la route migratoire vers l'Espagne, avec au moins 1.025 morts.

  • Espagne : Un avion atterrit d'urgence, 11 personnes détenues

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    La police de Palma de Majorque a interpellé samedi 11 personnes qui se s'étaient enfuis d'un avion ayant atterri la veille en urgence à l'aéroport de la ville, l'un des plus fréquentés d'Espagne dans l'archipel des Baléares, ce qui a engendré de nombreuses perturbations.

    L'avion, qui effectuait un vol entre le Maroc et la Turquie, a été dérouté à 19H00 vendredi vers Palma de Majorque en raison du malaise supposé d'un passager, a indiqué la Garde civile à l'AFP. Pendant l'évacuation du voyageur soi-disant malade, une vingtaine de passagers ont profité de l'occasion pour s'enfuir de l'avion en courant sur le tarmac.

    La police et la Garde civile ont immédiatement entamé les recherches dans l'aéroport, paralysant ses activités qui n'ont pu reprendre qu'aux alentours de minuit, après 4 heures d'interruption, selon les autorités aéroportuaires espagnoles. D'après le quotidien El Pais, les enquêteurs travaillent sur l'hypothèse d'un coup monté en vue d'entrer illégalement en Espagne. "Pour l'heure, 11 personnes ont été retrouvées par la police et la Guardia Civil", a confirmé un porte-parole du gouvernement local. Au moins neuf autres personnes étaient toujours en fuite, selon les autorités.

    Le passager qui s'était plaint d'un malaise a été transporté à l'hôpital, où il a été déclaré en parfaite santé et arrêté par la police pour "aide à l'immigration illégale et infraction à la loi sur les étrangers", selon le journal. "Il a semblé souffrir d'un coma diabétique et a été transporté en ambulance à l'hôpital avec un compagnon", a détaillé la police dans un communiqué. La personne l'accompagnant a pris la fuite dès son arrivée à l'hôpital.

    D'après l'application FlightRadar24, l'appareil dérouté était un Airbus A320 de la compagnie Air Arabia Maroc, qui effectuait un vol entre Casablanca et Istanbul. En raison de cet incident, 13 avions à destination de Palma ont été déroutés vers d'autres aéroports, et 16 vols au départ ont subi d'importants retards, selon les autorités aéroportuaires.

  • Espagne: démantèlement d'un réseau international de trafic de migrants

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    Les autorités espagnoles ont annoncé qu'une opération de sécurité multinationale avait été menée contre une organisation criminelle internationale qui déplace des migrants clandestins du Pakistan vers l'Europe dans des camions. Quinze personnes, dont le chef de l'organisation, ont été arrêtées.

    Des responsables de la police espagnole ont déclaré, lors d'une conférence de presse tenue jeudi 4 novembre 2021, que l'opération avait été menée en collaboration avec la police de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de Slovénie, de France, d'Italie, de Grèce et de Roumanie, ainsi que de celle de l'Union européenne (Europol) contre une organisation criminelle qui déplace des migrants du Pakistan vers les pays européens.

    Les responsables ont ajouté que l'organisation criminelle avait envoyé au moins 400 migrants illégaux pakistanais dans divers pays d'Europe, notamment en Espagne et en Allemagne et ce, en les transportant dans des conditions inhumaines à l'intérieur de petites caisses étouffantes dans des camions.

    Les autorités ont indiqué que quinze personnes, dont douze en Espagne, une en Slovénie, une en Roumanie et une autre en Croatie, avaient été arrêtées au cours de cette opération.

    La même source a expliqué que les personnes appréhendées, y compris le chef de l'organisation qui a été arrêté en Roumanie, avaient été transférées en Espagne. Et de préciser que le ministère public avait décidé d'emprisonner sept d'entre eux, en attendant leur procès.

  • Espagne : 150 migrants tentent de passer en force la frontière à Melilla

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    Environ 150 migrants ont tenté de passer en force mardi la haute clôture séparant l'enclave espagnole de Melilla du nord du Maroc et 87 ont réussi à la franchir, ont indiqué les autorités espagnoles.
     
    L'incident s'est produit juste avant l'aube. "87 d'entre eux" ont réussi à entrer en Espagne malgré l'intervention des forces de l'ordre marocaines et espagnoles, a déclaré un porte-parole de la préfecture de Melilla.
     
    Cette tentative de franchissement de la clôture est la plus importante depuis le 20 août, lorsque quelque 300 personnes avaient tenté de passer en force la frontière. Une trentaine de migrants seulement y étaient parvenus et un autre était mort lors de la tentative.
     
    Selon le porte-parole de la préfecture, neuf migrants ont été blessés mardi en voulant passer la clôture et ont été transférés à l'hôpital. Les autres ont été enregistrés dans un centre d'accueil pour migrants. 
     
    Depuis le 1er janvier, 60 migrants ont réussi à franchir illégalement la frontière à Melilla, tandis que 70 autres ont réussi à entrer à Ceuta, autre enclave espagnole située dans le nord du Maroc, d'après les chiffres du ministère espagnol de l'Intérieur. 
     
    Melilla et Ceuta possèdent les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique.
     
    Elles sont des points d'entrée privilégiés pour les migrants africains en Europe, qui s'y rendent soit en escaladant la clôture frontalière soit en nageant le long de la côte.  Les postes frontières entre le Maroc et les deux enclaves sont fermés depuis le début de la pandémie en mars.