Erbil

  • Irak : Après une journée sanglante, "Erbil" est à nouveau soumise aux bombardements iraniens

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    Jeudi 29 septembre 2022, les bombardements iraniens ont repris sur des zones de la région du Kurdistan au nord de l'Irak, après une journée sanglante dans plusieurs zones de la région, qui a fait 13 morts et des dizaines de blessés, à la suite des attaques iraniennes.

    Les médias ont rapporté que les zones frontalières de Sidekan, au nord de la ville d'Erbil, la capitale de la région du Kurdistan, ont de nouveau été soumises aux bombardements de l'artillerie iranienne.
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    Le consulat américain, à « Erbil », a annoncé qu'il recevait des rapports sur la poursuite des attaques iraniennes, ajoutant qu'il ne pouvait pas confirmer si les attaques iraniennes avaient pris fin.

    Mercredi, l'agence de presse officielle irakienne a déclaré que le bilan des attaques d'hier était de 13 morts, tandis que 58 autres personnes, dont des femmes et des enfants, étaient blessées.

    20 drones et 70 missiles
    Le gouvernement fédéral irakien et le gouvernement du Kurdistan ont condamné les frappes, qui ont été menées par "une vingtaine de drones transportant des matières explosives" et ont touché "quatre régions du Kurdistan", selon Bagdad.

    De son côté, le Service de lutte contre le terrorisme du Kurdistan a déclaré mercredi dans un communiqué que Téhéran avait lancé "plus de 70 missiles balistiques et des drones en quatre étapes".

    Le Commandement central américain pour le Moyen-Orient a annoncé mercredi après-midi avoir abattu un drone iranien "qui se dirigeait vers Erbil, car il semblait constituer une menace pour les forces américaines dans la région.

    Téhéran accuse les opposants kurdes armés de l'Iran d'être impliqués dans les troubles dans le pays, en particulier dans le nord-ouest où vivent la plupart des 10 millions de Kurdes d'Iran.

    Les manifestations contre le pouvoir islamique se poursuivent en Iran
    Les manifestations en Iran ont éclaté le 16 septembre pour protester contre l'assassinat pare la police des meurs iraniennes de Mahsa Amini, trois jours après son arrestation à Téhéran pour « port de vêtements inappropriés » et violation du code vestimentaire strict pour les femmes iraniennes.

    Les manifestations se sont étendues à plusieurs villes du pays. Les manifestants scandent des slogans contre le pouvoir.

    Cette vague de protestations est la plus importante depuis les manifestations de novembre 2019, provoquées à l'époque par la hausse du prix de l'essence suite à la crise économique. Elle avait touchée à l'époque une centaine de villes iraniennes et fait l'objet d'une répression sévère, puisque 230 personnes avaient été tuées, selon le bilan officiel, et plus de 300, selon Amnesty International.

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  • Irak : 13 morts et 58 blessés dans des frappes de Téhéran contre l'opposition kurde iranienne

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    (OLJ)

    Au moins 13 personnes ont été tuées et 58 autres blessées, mercredi 28 septembre 2022, au Kurdistan irakien, dans des frappes iraniennes contre des groupes armés de l'opposition kurde iranienne, qui dénonce la répression des manifestations en République islamique.

    Le gouvernement fédéral irakien et le pouvoir régional du Kurdistan autonome, dans le nord du pays, ont condamné plusieurs frappes de missiles et d'autres menées selon Bagdad par "20 drones chargés d'explosifs". Bagdad a dit avoir convoqué l'ambassadeur d'Iran pour protester contre les attaques, la diplomatie irakienne fustigeant des actions "provocatrices".

    Les États-Unis ont déclaré avoir abattu un drone iranien qui "apparaissait comme une menace" pour leurs forces dans la région.

    Revendiqués par Téhéran, ces bombardements ont fait 13 morts et 58 blessés, a annoncé le ministre de la Santé du Kurdistan, Saman al-Barzanji, au chevet des victimes dans un hôpital d'Erbil, capitale de la région autonome. Là-bas, un photographe de l'AFP a vu des hommes, en majorité en treillis, transportés sur des civières, sortis d'ambulances tâchées de sang, les corps bandés sur des chaises roulantes.

    "Il y a des civils parmi les victimes", a indiqué à l'AFP un haut responsable du Kurdistan autonome. Mais les autorités n'ont pas fourni dans l'immédiat plus de détails. La télévision étatique kurde irakienne, K24, a indiqué que trois de ses journalistes avaient été "grièvement blessés".

    Sardar Pakpour, commandant des forces terrestres iraniennes, a déclaré que 73 missiles balistiques avaient été lancés sur les forces de l'opposition kurde dans le nord de l'Irak, frappant 42 cibles, certaines à 400 km de distance.
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    Le Kurdistan d'Irak accueille plusieurs groupes d'opposition iraniens kurdes qui, historiquement, ont mené une insurrection armée contre Téhéran, même si ces dernières années leurs activités militaires sont en recul. Ils restent toutefois très critiques sur les réseaux sociaux de la situation en Iran, partageant des vidéos sur le mouvement de protestation qui a éclaté mi-septembre dans la République islamique après la mort de Mahsa Amini, une jeune femme interpellée par la police des moeurs.

    Le Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI), un des groupes visés par les bombardements sur la région de Koysinjaq, à l'est d'Erbil, a fait état de deux morts dans ses rangs. Sur Twitter, le PDKI a fustigé des "attaques lâches".

    La télévision d'Etat iranienne accuse des séparatistes kurdes d'infiltrer les manifestations
    En Iran, la télévision d'Etat a affirmé que "les forces terrestres du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) ont ciblé plusieurs quartiers généraux de terroristes séparatistes dans le nord de l'Irak avec des missiles de précision et des drones destructeurs".

    Ces derniers jours, des tirs d'artillerie iraniens avaient visé à plusieurs reprises des zones frontalières du Kurdistan d'Irak, sans faire de dommages notables. Ces frappes interviennent dans un contexte tendu en Iran, où des manifestations nocturnes ont lieu quotidiennement dans le pays depuis la mort de Mahsa Amini.

    De hauts responsables à Téhéran ont d'ailleurs lié ces bombardements aux "émeutes" qui agitent l'Iran.

    Cité mardi par l'agence de presse Tasnim, un haut responsable des gardiens de la Révolution, le général Abbas Nilforoushan, évoquait des éléments "infiltrés" en Iran "pour semer le désordre" et "étendre les troubles". "Ces éléments contre-révolutionnaires ont été arrêtés lors d'émeutes dans le nord-ouest, nous avons donc dû nous défendre, réagir et bombarder les environs de la bande frontalière", a-t-il dit.

    Par ailleurs, les frappes de mercredi ont endommagé et détruit des bâtiments dans le secteur de Zargwez, à une quinzaine de kilomètres de Souleimaniyeh, où se trouvent des locaux de plusieurs partis d'opposition armés iraniens kurdes de gauche, notamment ceux de Komala-travailleurs du Kurdistan.

    Un correspondant de l'AFP à Zargwez a vu des volutes de fumée blanche s'élever d'un des sites touchés par les frappes, où des ambulances ont été dépêchées. Des habitants fuyaient les lieux, tandis que des blessés légers se faisaient soigner sur place par un médecin du parti, selon le correspondant de l'AFP.

    La région de Sherawa, au sud d'Erbil, a également été visée par les bombardements. "Des locaux du Parti de la Liberté du Kurdistan ont été visés par des bombardements iraniens", a indiqué à l'AFP un responsable de ce parti d'opposition iranien, Hussein Yazdan.

    "Nous condamnons fermement ces attaques continues qui entraînent la mort de civils et nous appelons à la fin de ces violations", a indiqué dans un communiqué le gouvernement du Kurdistan autonome.

    Les Etats-Unis ont également fustigé ces bombardements. "Nous nous tenons aux côtés du peuple et du gouvernement irakien face à ces attaques éhontées sur leur souveraineté", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Ned Price, dans un communiqué. 

  • Irak : Un drone a attaqué des agents du Mossad dans le nord de l'Irak, affirme l'agence iranienne Fars

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    Dans la soirée du mercredi 8 juin 2022, une attaque de drone a été menée contre le consulat américain à Erbil (dans le nord de l'Irak). 

    Une source du service de sécurité kurde a confirmé que plusieurs explosions avaient été entendues du côté de l'aéroport international d'Erbil. 

    Un drone kamikaze est tombé à quelques centaines de mètres du consulat des Emirats Arabes Unis (près du chantier où est en cours de construction le nouveau consulat américain). Dans un premier temps, on a rapporté que trois personnes avaient été blessées et plusieurs véhicules endommagés. Selon une vidéo publiée sur Twitter par AuroraIntel , le drone a explosé près de la chaussée. En effet, plusieurs voitures ont été endommagées. Mais il est clair qu'aucun véhicule n'a été touché directement.

    L'agence iranienne Fars, citant des sources britanniques et arabes, a rapporté que la cible de l'attaque était un groupe d'agents de renseignement israéliens du Mossad.

    Le lendemain, il a été annoncé sur la page Twitter d'Intelsky que deux Israéliens auraient été tués dans cette attaque. Intelsky affirme que les victimes seraient le "commandant du département des assassinats du Mossad" identifié sous le nom d'Ilak Ron) et un "soldat des forces spéciales". Cette information est extrêmement douteuse. La publication, citant le Conseil de sécurité du Kurdistan, affirme que le drone était contrôlé par des militants du groupe chiite irakien Kataib Hezbollah. L' agence de presse iranienne Fars écrit que Kataib Hezbollah nie les allégations d'implication dans l'attaque.

    Aucune confirmation sérieuse n'est disponible pour l'instant. Si cette information est confirmée, il s'agirait d'une action de représailles de l'Iran à l'assassinat d'ingénieurs iraniens actifs dans les activités de défense.

    Les informations sont en cours de spécification.

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  • Kurdistan irakien : Une raffinerie de pétrole appartenant au propriétaire de la base du Mossad attaquée à Erbil

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    Trois roquettes ont explosé près d'une raffinerie de pétrole située à Erbil. Selon les autorités du Kurdistan irakien, il n'y a pas eu de victimes et aucun dégât n'a été occasionné. Selon les premiers rapports, les roquettes ont été lancées depuis la province de Ninive.

    La raffinerie appartient à la holding KAR, détenue par l'homme d'affaires kurde Baz Karim Barzanji. Il y a quelques semaines, sa villa dans les environs d'Erbil avait été touchée par une attaque massive à la roquette. Les Iraniens ont prétendu que la villa servait de base au Mossad israélien.

  • Kurdistan : L'Irak convoque l'ambassadeur d'Iran après les tirs de missiles sur Erbil

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    Le ministère irakien des Affaires étrangères a annoncé dimanche 13 mars 2022 avoir convoqué l'ambassadeur d'Iran --grand allié et voisin--, pour protester contre les tirs de missiles qui ont touché Erbil, capitale du Kurdistan irakien. 

    Le ministère dénonce dans un communiqué "la violation flagrante de la souveraineté" de l'Irak et indique avoir "convoqué l'ambassadeur en Irak de la République islamique d'Iran" pour "lui communiquer les protestations du gouvernement sur les frappes de missiles" qui ont entraîné des "pertes matérielles" et des "dommages dans des installations civiles et les habitations des citoyens".

  • Irak : Des bases du Mossad attaquées au Kurdistan irakien

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    Selon l'agence iranienne Tasnim , citant les médias irakiens et ses propres sources, parmi les cibles de l'attaque au missile sur Erbil, outre les installations américaines, figuraient deux bases d'entraînement du service de renseignement extérieur israélien Mossad.

    Selon l'agence, un total de 14 roquettes Grad de 122 mm ont été tirées. L'attaque visait l'aéroport international d'Erbil, où sont basés des militaires américains, ainsi que le consulat américain dans la capitale de la région autonome kurde d'Irak.

    Selon Tasnim, un incendie s'est déclaré à l'aéroport et le trafic aérien a été interrompu. Cela contredit les déclarations de l'administration, selon lesquelles l'aéroport n'avait pas été endommagé et les bombardements n'avaient pas entraîné de perturbation du trafic aérien.

    Les États-Unis affirment que les missiles ont été lancés depuis le territoire iranien. Selon les premières informations, le nouveau bâtiment du consulat a fait l'objet de bombardements dont les travaux n'ont pas encore commencé. Aucun citoyen américain n'a été blessé dans les attaques, mais il n'est pas clair si le consulat a été touché - il y a des rapports contradictoires à ce sujet.

    Il y a quelques jours, le Corps des gardiens de la révolution islamique d'iran (CGRI)avait publié une déclaration promettant de se venger d'Israël pour les deux officiers de haut rang tués le 7 mars dans un raid aérien près de Damas.

    "Les colonels du CGRI Ehsan Karbalaipur et Morteza Saibnejad sont devenus des martyrs, la responsabilité de leur mort incombe au régime sioniste, qui a lancé une attaque au missile sur Damas. Les sionistes répondront de leurs crimes", indique le communiqué.

     

  • Irak : Douze missiles balistiques tirés contre Erbil, au Kurdistan

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    Douze missiles balistiques ont visé dimanche à l'aube des cibles à Erbil, capitale du Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, sans faire de blessés, ont rapporté les autorités locales.  Le consulat américain 

    "Plusieurs missiles sont tombés sur la ville d'Erbil", a confirmé son gouverneur Oumid Khouchnaw, cité par l'agence de presse irakienne INA. 

    Une source de sécurité irakienne a rapporté que plusieurs missiles sont tombés à proximité du consulat américain et de la station Kurdistan 24 dans la région de Salah al-Din à Erbil.

    D'autres sources expliquent que l'attaque simultanée de missiles et de drones pourrait être liée au transfert de forces américaines depuis la Syrie et à l'échec des pourparlers nucléaires irano-européens à Vienne

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