Erbil

  • Irak : les Forces de mobilisation populaire se déploient dans la région de Sinjar

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    Les Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi), une coalition de paramilitaires chiites et pro-iraniens, se déploient dans la région de Sinjar, dans la province de Ninive, malgré le fait qu'un accord conclu entre Bagdad et Erbil (Kurdistan) oblige ces factions paramilitaires à quitter la région.

    Dans un communiqué, le Hashd al-Chaabi a déclaré :: "La formation de la force Sinjar, le troisième régiment des Forces de mobilisation populaire, a renforcé aujourd'hui vendredi son déploiement dans le district de responsabilité au sud du district de Sinjar dans le gouvernorat de Ninive, sous la direction de la défense de Ninive des Forces de mobilisation populaire. "

    Le communiqué ajoute que "le déploiement vise à renforcer les forces déjà stationnées pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région et à sécuriser le secteur sud en vue du retour des déplacés dans leurs zones de résidence".

    Le déploiement de renforts du Hashd al-Chaabi contrevient aux termes de l'accord entre Bagdad et la région du Kurdistan concernant la normalisation des conditions dans le district de Sinjar.

    L'accord conclu le 9 octobre 2020, prévoit le retrait des groupes armés affiliés au Parti des travailleurs  du Kurdistan (PKK) et des factions de la mobilisation populaire Hasd al-Chaabi).

    Bagdad dit avoir commencé à mettre en œuvre l'accord depuis le début du mois de décembre dernier en déployant les forces du gouvernement fédéral et en retirant les groupes paramilitaires.

    Cependant, le gouvernement régional du Kurdistan affirme que l'accord n'a pas encore été mis en œuvre et que la présence continue des combattants PKK et des Forces de mobilisation populaire (Hashd al)Chaabi) est l'obstacle le plus important à la mise en œuvre de l'accord et à l'établissement de la stabilité de la région. en vue du retour de milliers de personnes déplacées.

    Lien permanent Catégories : Erbil, Hashed al-Chaabi, IRAK, KURDISTAN, PKK, Sinjar 0 commentaire
  • Syrie : La coalition anti-Daech installe une base militaire le long de la frontière turco-syrienne

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    La coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis doit établir une nouvelle base militaire le long de la frontière turco-syrienne pour empêcher les jihadistes de s'échapper de Syrie.

    La base sera située dans la région d'Ain Dewar, dans la province de Hasakeh, au nord-est de la Syrie.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé l'arrivée d'un convoi de la coalition, avec plus de 50 véhicules et camions, dans ce secteur, la semaine dernière.

    Le convoi militaire, transportant des véhicules blindés, du matériel logistique et des armes, aurait été vu traverser le nord-est de la Syrie depuis la zone gouvernée par le gouvernement régional du Kurdistan dans le nord de l'Irak.

    La coopération locale potentielle avec les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), qui compte une majorité de miliciens kurdes, dans la lutte contre Daech devrait susciter la colère d'Ankara, car elle accuse les FDS d'être liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Les États-Unis ont annoncé la formation d'une large coalition internationale pour vaincre Daech en septembre 2014, et la Turquie a commencé à participer à la coalition l'année suivante en ouvrant sa base aérienne d'Incirlik au sud aux forces de la coalition.

    Nicholas Heras, directeur des relations gouvernementales à l'Institut pour l'étude de la guerre basé à Washington, a déclaré que l'emplacement d'une nouvelle base à Ain Dewar est une décision logique qui confirme l'intention des Etats Unis d'avoir une présence à long terme dans le nord-est de la Syrie.

    "La base serait située près du point d'entrée le plus important dans le nord-est de la Syrie depuis la région du Kurdistan d'Irak, où la plupart des voies terrestres de ravitaillement et de renfort entrent en Syrie pour mener la lutte contre l'Etat islamique, a-t'il déclaré. 

    Heras a ajouté que les Américains pourraient également déployer des moyens aériens, tels que des drones, à partir de cette base,  utiles pour la reconnaissance et pour cibler les principaux dirigeants restants de Daech.

    «Cependant, Ain Dewar est une base d'opérations avancée, ce ne sera pas une base de la taille d'Incirlik», a-t-il ajouté.

    «Incirlik est une installation majeure qui a joué un rôle important dans la planification de l'OTAN pendant plus d'un demi-siècle. Le but d'Incirlik est stratégique: soutenir les opérations de l'OTAN contre une grande puissance rivale, en particulier la Russie.

    La base d'Ain Dewar est destinée à soutenir une campagne spécifique sur un théâtre spécifique, une campagne de contre-terrorisme dans le nord-est de la Syrie contre Daech.

    La base d'Ain Dewar sera en relation avec la base de l'aéroport d'Erbil plutôt que celle d'Incirlik.

    Pour Navvar Saban, analyste militaire du Centre d'études stratégiques d'Omran basé à Istanbul,  la nouvelle base était nécessaire pour la stratégie américaine dans la région.

    «Suite au retrait de plusieurs troupes américaines, la présence américaine était remise en question par les milices pro-iraniennes et Daech qui multipliaient leurs attaques. Par conséquent, c'était nécessaire pour protéger la zone des attaques des groupes terroristes »

  • Irak : 14 roquettes visent une base aérienne abritant des soldats américains à Erbil - un contractuel étranger tué

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    Une salve de quatorze roquettes a visé tard lundi soir la capitale du Kurdistan, région autonome du nord de l'Irak, ont indiqué les autorités, tandis que des sources sécuritaires ont précisé qu'un complexe militaire où sont stationnés des soldats de la coalition menée par les Etats-Unis avait été atteint. C'est la première fois que de tels tirs prennent pour cible des installations militaires ou diplomatiques occidentales en Irak depuis presque deux mois.

    L'attaque a été revendiquée par une milice "fantôme" nouvellement apparue qui se fait appeler "Awlya al Dam" (Gardiens du sang).

    Aux environs de 21H30 locales (18H30 GMT), un correspondant de l'AFP a entendu plusieurs puissantes explosions dans la banlieue nord-ouest d'Erbil. Des sources sécuritaires irakiennes et occidentales ont expliqué à l'AFP que quatorze roquettes avaient été tirées en direction de l'aéroport de la ville. Quatre d'entre elles sont tombées sur le complexe militaire utilisé par l'armé américaine. Les dix autres sont tombées à l'extérieur de la base sur des zones résidentielles de la périphérie de la ville. Un employé civil étranger a été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un soldat américain

    Le ministère de l'Intérieur du Kurdistan a confirmé dans un communiqué que "plusieurs roquettes" avaient frappé la ville. Il a précisé que les agences chargées de la sécurité avaient lancé "une enquête minutieuse" et il a appelé les civils à rester chez eux jusqu'à nouvel ordre. Des forces de sécurité ont été déployées autour de l'aéroport après l'attaque tandis que le bruit d'hélicoptères en vol pouvait être entendu à la périphérie de la ville, selon un correspondant de l'AFP. Il n'y a eu aucune revendication dans l'immédiat. Des médias de propagande pro-iraniens ont été les premiers à annoncer l'attaque.

    Photo d'un véhicule utilisé pour tirer les roquettes :
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    Dizaines d'attaques
    Des installations militaires et diplomatiques occidentales ont été prises pour cibles depuis l'automne 2019 par des dizaines de roquettes ainsi que par des attaques à la bombe sur le réseau routier, mais la plupart de ces actions étaient menées à Bagdad. Des missiles iraniens avaient malgré tout étaient tirés vers l'aéroport d'Erbil en janvier 2020, quelques jours après le meurtre du général iranien Qassem Soleimani par une frappe de drone américain à Bagdad. Des roquettes ont ensuite été tirées régulièrement contre l'ambassade américaine dans la capitale irakienne, des responsables américains et irakiens en attribuant la responsabilité à des milices pro-iraniennes, telles que le groupe Kataeb Hezbollah ou Asaïb Ahl al-Haq. 

    Ces groupes luttent contre la coalition menée par les Etats-Unis, qui opère depuis 2014 en Irak pour aider les forces locales dans leur combat contre le groupe jihadiste Etat islamique. Depuis que l'Irak a déclaré victoire face à l'EI fin 2017, les troupes étrangères ont été réduites à 3.500 militaires dont 2.500 sont américains.

    La quasi-totalité de ces unités étrangères sont stationnées dans le complexe militaire à l'aéroport d'Erbil, a indiqué à l'AFP une source de la coalition.

    Malgré le retrait progressif des troupes étrangères, les attaques à la roquette se sont poursuivies au grand dam des Etats-Unis. Washington avait menacé en octobre de fermer son ambassade si ces attaques ne cessaient pas, après quoi plusieurs factions irakiennes pro-Iran ont accepté une trêve négociée sous l'égide du gouvernement irakien. Les tirs de roquette se sont quasiment arrêtés.Il y a néanmoins eu plusieurs violations, la plus récente avant l'attaque de lundi soir à Erbil ayant été le tir de plusieurs roquettes contre l'ambassade américaine fin décembre.

    Les tirs de lundi se sont produits dans un contexte de tensions croissantes dans le nord de l'Irak, où la Turquie voisine mène des combats intenses contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qualifié de "terroriste" par Ankara. La Turquie mène régulièrement des attaques dans les zones montagneuses du nord de l'Irak contre les bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40.000 morts.

  • Irak : Des manifestants incendient le siège des deux partis au pouvoir au Kurdistan irakien

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    Dimanche 6 décembre, des centaines de manifestants ont incendié le siège des deux partis au pouvoir dans la région du Kurdistan au nord de l'Irak.

    Des centaines de manifestants sont descendus dans la rue dans le quartier "Bireh Makron" du gouvernorat de Sulaymaniyah pour condamner la détérioration de la situation économique et le retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires.

    Les manifestants avaient initialement coupé des routes et brûlé des pneus, mais ils avaient été dispersés par les forces de sécurité qui tirant à balles réelles en l'air.

    Les manifestants se sont alors déplacés pour assiéger le siège de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) et du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), puis y ont mis le feu.

    "Les employés paient le prix des conflits politiques entre les partis au pouvoir dans la région du Kurdistan et le gouvernement fédéral de Bagdad", a déclaré un manifestant.

    L'Union patriotique du Kurdistan et le Parti démocratique du Kurdistan sont les deux partis au pouvoir dans la région du Kurdistan depuis le début des années 1990.

    Depuis mercredi, les villes et villages de Sulaymaniyah ont été témoins de manifestations contre les mauvaises conditions économiques dans la région et le retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires.

    Le gouvernement régional du Kurdistan a du mal à payer les salaires des employés de l'État depuis que Bagdad a cessé de les payer en avril dernier, suite aux désaccords entre Bagdad et Erbil sur la gestion de la richesse pétrolière et la distribution de ses revenus en plus des revenus des passages frontaliers.

    La baisse des salaires a coïncidé avec la baisse des prix du pétrole sur les marchés mondiaux, qui a exacerbé la crise financière dans la région.

    Les manifestations surviennent malgré le fait que le gouvernement régional a annoncé que, depuis jeudi, il a commencé à payé les salaires en retard de deux mois.

    La population de la région du Kurdistan est estimée à 5 millions, dont 1,2 million reçoivent des salaires de l'État s'élevant à environ 700 millions de dollars par mois.

  • Irak : Quatre morts, dont un policier, dans un attentat de l'Etat islamique à Jalawla, province de Diyala

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    Au moins un policier fédéral a été tué, et deux autres ainsi qu'un policier kurde ont été blessés tard vendredi (13 novembre) lors d'une attaque lancée par des membres de l'État islamique (Daech) dans le sous-district de Jalawla à Diyala.

    Les jihadistes ont attaqué de deux côtés le poste de contrôle de Naqishbandi, qui est géré conjointement par les forces de police de la direction de la police de Garmian et les forces de police fédérales de Jalawla (Gulala en kurde).

    Les affrontements ont duré environ une heure avant que les jihadistes quittent les lieux. Les pertes dans les rangs de l'Etat islamique ne sont pas connues.

    Plus tôt vendredi, la cellule de sécurité des médias irakiens a déclaré qu'un membre des forces de sécurité avait été tué et deux autres blessés par l'explosion d'une bombe dans le sous-district d'Abi Saida à Diyala. "Un citoyen a été enlevé, qui travaille comme enseignant dans le sous-district d'Abi Saida."

    En décembre 2017, les forces de sécurité fédérales, en coopération avec les forces des Peshmerga et avec l'aide des frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis, ont déclaré la victoire sur l'État islamique.

    Depuis sa défaite en décembre 2017 et la perte de son territoire, le groupe islamiste a recours à la tactique de la guérilla. Il est particulièrement actif dans les zones contestées revendiquées par Erbil et Bagdad, où la sécurité n'est pas aussi stricte.

  • Irak, Sinjar: accord conclu avec le Kurdistan

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    Le gouvernement irakien de Bagdad et le gouvernement régional du Kurdistan , en coordination avec la Mission d'assistance des Nations Unies en Iraq (MANUI), sont parvenus le 9 octobre à un accord visant à relever les défis politiques et sécuritaires liés à la Région de Sinjar.

    Pour l'Organisation des Nations Unies, il s'agissait d'un premier pas important vers un «avenir meilleur», dans le but ultime de favoriser la reconstruction de la région et de renforcer les relations entre Bagdad et Erbil. L'administration de Sinjar, située dans une zone controversée de la province septentrionale de Ninive, a été l'une des questions sur lesquelles les deux gouvernements ont longtemps lutté pour trouver un point de rencontre. En 2014, des combattants de l'État islamique étaient entrés dans la région en commettant des crimes odieux contre les yézidis, considérés comme hérétiques. Selon les Nations Unies, cela aurait été un véritable génocide, car au moins 3 000 Yézidis ont été tués par l'Etat islamique et 6 000 réduits en esclavage, y compris des enfants. En outre, selon les rapports de l'ONU, environ 3. 000 femmes et filles enlevées sont toujours portées disparues. Malgré la défaite militaire de l'Etat islamique, la région a continué d'être témoin d'instabilité, compte tenu des désaccords sur les questions de sécurité et de l'absence d'une administration unifiée.

    La Représentante spéciale des Nations Unies pour l'Irak, Jeanine Hennis-Plasschaert, a déclaré le 9 octobre qu'elle avait bon espoir quant au nouvel accord, estimant que cela pourrait inaugurer une nouvelle phase pour Sinjar, dans laquelle les intérêts de la population prévalent, afin de permettre le retour des habitants locaux dans leurs foyers, d'accélérer les opérations de reconstruction et d'améliorer les services publics. Des idées similaires sont également venues du gouvernement de Bagdad, comme l'a rapporté le porte-parole du Premier ministre, Ahmed Mulla Talal, qui a déclaré que le Premier ministre, Mustafa al-Kadhimi, avait encouragé un accord "historique" qui renforcera l'autorité fédérale pour Sinjar en termes de gouvernance et de sécurité.

    En ce qui concerne les détails du nouveau pacte, celui-ci prévoit le choix d'une nouvelle administration locale pour le district de Sinjar, tandis que la sécurité de la région sera confiée aux forces locales, au sein desquelles une expansion de 2500 nouvelles unités et le retrait des factions externes sont attendus. La fourniture de services, a-t-on précisé, sera de la responsabilité d'un comité mixte composé de membres du gouvernement central, celui du Kurdistan et du gouvernorat de Ninive. Le gouvernement fédéral, en coordination avec l'exécutif régional, jouera un rôle central, car il devra garantir la mise en œuvre et le respect de l'accord, en collaborant également avec la population locale elle-même.

    L'accord, a déclaré Talal, met fin à l'ingérence de groupes extérieurs. La référence va, en particulier, au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dont la présence n'est pas bien vue par le gouvernement kurde d'Erbil, qui a poussé à plusieurs reprises cette organisation à abandonner Sinjar. Le PKK a pris le contrôle du district en 2014, lorsqu'il a commencé à soutenir la communauté yézidie contre l'État islamique. Cela a été considéré par certains comme un simple prétexte pour établir une base logistique à partir de laquelle mener leurs opérations. Le PKK est une organisation paramilitaire, soutenue par les masses populaires du sud-est de la Turquie d'origine kurde, mais aussi active au Kurdistan irakien. Pour Ankara, l'Union européenne et les États-Unis, ce parti doit être considéré comme une organisation terroriste.

    Les partis politiques irakiens ont décrit l'accord du 8 octobre comme une solution idéale pour restaurer la stabilité à Sinjar et une expérience qui pourrait être appliquée dans d'autres régions du pays, même si certains parlementaires se sont demandés quels avantages cela pourrait réellement apporter à la Communauté yézidie. Dans ce contexte, le président du gouvernement régional du Kurdistan, Masrour Barzani, a également salué l'accord en le définissant comme un point de départ pour la mise en œuvre de l'article 140 de la Constitution.

  • Irak : Des missiles atterrissent près d'une base de coalition internationale

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    Le Commandement des opérations conjointes irakien a rapporté que, dans la soirée du 30 septembre, 6 missiles ont frappé à proximité d'une base de la coalition internationale anti-Daech dirigée par les États-Unis à Erbil, la capitale de la région du Kurdistan irakien.

    L'attaque, définie comme terroriste, a touché une base où les forces de Washington sont également stationnées. Cependant, aucune victime ni aucun dommage matériel n'a été signalé. Selon le Service antiterroriste du Kurdistan, l'attaque a été perpétrée par les Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi), une coalition de milices paramilitaires, majoritairement chiites, soutenue par l'Iran. La même source a rapporté que les missiles avaient été lancés, vraisemblablement, depuis un village situé dans la région de Ninive, à l'est de Mossoul, et que ceux-ci, selon le Service de lutte contre le terrorisme, étaient plus "sophistiqués" que le type Katyusha. Sur les 6 lancés au total, un missile a touché le siège d'un parti d'opposition kurde iranien, le PDK, tandis que les autres se sont écrasés près de l'aéroport d'Erbil, où se trouvent les camps de la coalition internationale.

    Le ministère de l'Intérieur de la région du Kurdistan a également déclaré que les missiles avaient été tirés depuis une zone contrôlée par les Forces de mobilisation populaire, à la périphérie du village de Cheikh Amir, situé à 40 km d'Erbil, dans le gouvernorat de Ninive. Le chef du gouvernement régional du Kurdistan irakien, Masrour Barzani, a fermement condamné l'incident, tandis que le chef du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), Hoshyar Zebari, a qualifié l'incident de "nouvelle escalade contre la sécurité de l'Irak". dont la responsabilité est la même que celle qui a frappé la capitale Bagdad.

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    L'attaque, actuellement non revendiquée, a eu lieu quelques heures après une réunion du Premier ministre irakien, Mustafa al-Kazimi, avec environ 25 diplomates étrangers, dont l'ambassadeur des États-Unis, au cours de laquelle le premier ministre lui-même s'est engagé à garantir la sécurité des missions étrangères en Iraq et à restreindre la possession d'armes aux seules forces gouvernementales. La réunion est intervenue après que les États-Unis ont averti l'Irak le 28 septembre que l'administration actuelle avait l'intention de fermer son ambassade à Bagdad dans les trois mois, à moins que le gouvernement irakien arrête la vague de attaques de missiles lancées par des milices chiites.

    La crainte est qu’une telle initiative pourrait également pousser d’autres pays à retirer leurs représentants diplomatiques d’Irak. Pour al-Kazimi, fermer les ambassades étrangères dans le pays revient à mettre fin à la coopération économique et militaire avec ses partenaires à un moment où l’Iraq est confronté à des défis majeurs. Pour cette raison, Bagdad entend "imposer la primauté du droit" et limiter les armes entre les mains de l'Etat, protégeant les missions diplomatiques et leurs bureaux en Irak. Selon le premier ministre, le but de ceux qui mènent ce type d'attaques est de déstabiliser le pays et de saper ses relations avec ses alliés régionaux et internationaux.

    En octobre 2019, plus de 30 attaques contre des bases et des structures américaines en Irak ont ​​conduit Washington à menacer de représailles les milices iraniennes pro-iraniennes, et notamment les brigades du Hezbollah irakien, tenues pour responsables de plusieurs attaques. La série d'attaques s'est produite au tournant d'un épisode considéré comme le comble des tensions entre l'Iran et les États-Unis sur le sol irakien, à savoir la mort du général en charge de la Force al-Qods, Qassem Suleimani, et du commandant adjoint des Forces de mobilisation populaire. , Abu Mahdi al-Muhandis, tué le 3 janvier à la suite d'un raid ordonné par le chef de la Maison Blanche, Donald Trump.

    Cet épisode, ainsi que d'autres survenus entre décembre 2019 et janvier 2020, ont été considérés comme une forme de violation de la souveraineté irakienne par les Etats-Unis. C'est pourquoi le Parlement de Bagdad, le 5 janvier, avait proposé au gouvernement d'expulser toutes les forces étrangères, et en particulier les forces américaines, du pays. Dans ce contexte, Washington et Bagdad ont tenu le 11 juin la première série de pourparlers sur le soi-disant «dialogue stratégique», promu par le Premier ministre irakien Mustafa al-Kazimi. Le dialogue vise à définir le rôle des États-Unis dans les territoires irakiens et à discuter de l'avenir des relations économiques, politiques et sécuritaires entre les deux pays, dans le but ultime de créer une sorte de stabilité dans l'axe Washington-Bagdad.