ÉMIRATS ARABES UNIS

  • L'Orient dans tous ses États

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    (Anthony Samrani/L'Orient-le-Jour du 6 octobre 2021)

    Ils ne s’aiment pas plus qu’hier. Et rien de ce qui leur donnait envie d’en découdre n’a tout à fait disparu. On n’enterre pas des rivalités historiques, nourries par des enjeux géopolitiques et par des constructions mythico-religieuses, en quelques semaines. Et pourtant, c’est la première fois depuis des années que toutes les puissances régionales s’accordent sur le fait de donner une chance à la diplomatie. L’épidémie de coronavirus, le changement d’administration aux Etats-Unis, la crise économique et l’essoufflement général sont passés par là. Puis tout s’est enchainé, en quelques mois. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont mis fin à leur embargo sur le Qatar et ont renoué des liens dans la foulée avec son plus proche allié, la Turquie. 

    Alors que le monde sunnite était divisé par la rivalité entre ces deux axes depuis des années, l’heure est à l’apaisement général. Pour mieux former une union sacrée contre le troisième axe, mené par l’Iran ? Pas vraiment non. Puisqu’avec la République islamique, l’heure est aussi à l’apaisement. Le royaume saoudien a confirmé avoir tenu récemment une quatrième session de pourparlers avec son rival iranien, la première avec le nouveau gouvernement, qui vise à faire baisser les tensions. 

    Le dialogue n’a pour l’instant donné aucun résultat concret mais le seul fait qu’il existe est déjà une réelle avancée en soi alors que les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 2016. Chose inimaginable il y quelques mois, des représentants iraniens, saoudiens, turcs, qataris et encore égyptiens étaient tous réunis à Bagdad le 28 août dernier dans le cadre d’un sommet régional. 

    Cette petite trêve s’accompagne de quelques dynamiques nouvelles dans la région puisqu’elle permet à des acteurs, un temps relégués au second plan, de réapparaître. L’Egypte a fait son retour  et s’évertue à construire une nouvelle alliance, qui se voudrait non alignée par rapport aux trois axes, avec la Jordanie et l’Irak. 

    Amman a récemment repris langue avec Damas, pour la première fois depuis dix ans, et cherche désormais à ramener son voisin dans le giron arabe.

    Tout cela reste très fragile. La normalisation avec la Syrie dépend, au final, du feu vert des Etats-Unis qui ont les moyens de l’annihiler avec la loi César sanctionnant toute personne, entreprise ou Etat qui commerce avec Damas.

    Le front libyen et les tensions en Méditerranée orientale peuvent raviver à tout moment les rivalités turco-égyptienne et turco-émiratie. Les deux leaders de la péninsule arabique, Riyad et Abou Dhabi, n’ont probablement pas renoncé à faire rentrer leur petit voisin qatari dans le rang et l’épisode précédent a laissé des traces des deux côtés. Quant aux Iraniens, rien ne permet aujourd’hui de penser qu’ils soient prêts à faire la moindre concession, seul moyen pourtant de garantir une paix durable avec leur voisin arabe. La République islamique semble au contraire utiliser la diplomatie comme une arme visant à gagner du temps tout en renforçant ses positions sur le terrain. Téhéran joue la montre dans les négociations sur le nucléaire avec Washington, refusant de s’engager sérieusement dans des pourparlers tout en continuant à enrichir en parallèle de grandes quantités de matières fissiles nécessaire à la fabrication de la bombe nucléaire. Il y a moins d’une semaine, le général Gholam Ali Rachid, haut responsable au sein des Pasdaran, se vantait du fait que son pays ait réussi à créer « six armées en dehors de son territoire ». Une provocation qui rappelle que la paix froide peut s’arrêter à tout moment.
     
    Anthony Samrani

  • Yémen : Guerre de rues dans le quartier "Krater" d'Aden

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    De violents affrontements ont éclaté samedi matin 2 octobre 2021 entre les forces de sécurité yéménites et des groupes armés, dans le quartier de Krater de la ville d'Aden, dans le sud du Yémen, faisant de nombreux morts et blessés.

    Un clip vidéo en circulation montrait des hommes armés tirant au mortier sur les forces de sécurité dans le quartier de Krater, situé dans le centre d'Aden et comprenant le siège du gouvernement et la banque centrale.

    Les forces de sécurité d'Aden ont lancé, samedi à l'aube, une campagne de sécurité dans le quartier de Krater, et le comité de sécurité a appelé les citoyens à être vigilants et à rester à leur domicile pendant les prochaines heures, en raison des opérations de nettoyage de certains militants et terroristes.

    Dans sa déclaration, le Comité de sécurité d'Aden affirme qu'il ne tolérera aucune partie qui tenterait de porter atteinte à la sécurité d'Aden et de ses citoyens, d'intimider la population et de lever les armes contre les autorités.

    Le Comité de sécurité s'engage à protéger les propriétés privées et publiques qui ont fait l'objet de pillages ces derniers jours aux mains de ces groupes armés dans le cadre d'un plan visant à entraîner la ville dans le chaos et le sabotage, affirme le communiqué du Comité de sécurité d'Aden.

    lutte pour le pouvoir
    Le sud du Yémen est paralysé en raison de la lutte pour le pouvoir entre le gouvernement et le Conseil de transition du Sud soutenu par les Émirats arabes unis, qui a conduit à des manifestations ces derniers mois en raison de la propagation de la pauvreté et de la détérioration des services publics.

    De son côté, le site "Krater Net" a rapporté que le quartier de Krater à Aden a été témoin d'affrontements sanglants hier soir jusqu'à des heures tardives de la nuit du vendredi au samedi matin, et ils se poursuivent toujours et par intermittence, après que des hommes armés ont pris d'assaut le "camp 20" de l"'imam al-Nubi", qui est considéré comme un élément de sécurité du commissariat de Krater.

    Les forces de la Ceinture de sécurité" ont livré des affrontements avec des hommes armés d'armes moyennes et légères, entraînant la fermeture complète de tous les ports de Krater.

    Qui est l'Imam nubien al Nubi ?
    Son nom est Muhammad Ahmad Abdu al-Silwi (photo ci-dessous), connu sous le nom de "Imam al-Nubi". Il est le commandant du camp 20, situé dans le quartier de Krater.

     L'imam « Al-Nubi » avait auparavant travaillé comme soudeu de portes en fer et d'échappements de voitures dans le « quartier d'Al-Taweelah » à Krater, et lorsque la ville d'Aden a été envahie par les milices Houthi et ses alliés en mars / 2015 , il s'est joint aux jeunes de Krater pour résister aux milices houthies.

    Après cela, il a été nommé commandant du camp 20 (Camp Tishrin) affilié à la "Ceinture de sécurité", grâce à la médiation d'un de ses proches collaborateurs qui était proche des chefs de la "Ceinture de sécurité" à Aden.

    Le  commandant "al-Nubi" et son frère, appelé al-Qila', sont accusés de nombreuses violences, crimes et spoliations et notamment d'avoir aménagé une prison secrète à Camp 20. 
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  • Emirats Arabes Unis : Une violente explosion provoque un Incendie dans le principal port de Dubaï

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    Un incendie a éclaté mercredi soir 7 juillet 2021 dans le principal port de Dubaï, a indiqué sur Twitter le service de communication de l'émirat, après qu'une violente explosion ait été entendue dans toute la ville.

    "Il a été rapporté qu'un incendie a éclaté dans un conteneur à l'intérieur d'un navire ancré dans le port Jebel Ali. Une équipe de la Défense civile de Dubaï est à l'oeuvre pour éteindre le feu", a indiqué le service de communication. L'explosion aurait été provoquée par l'incendie de matériaux inflammables dans le conteneur d'un navire.

    Selon certaines informations, le navire se préparait à accoster au port lorsque l'explosion s'est produite à bord.

    Des sources ont déclaré que le port de Jebel Ali fonctionnait à pleine capacité après l'accident et que les navires dans le port n'avaient pas été endommagés par l'explosion. Cependant, selon Sabereen News, les réservoirs de pétrole situés sur le auraient été endommagés. 

    Des habitants ont déclaré  que l'explosion avait fait trembler des bâtiments dans l'émirat de Dubaï, à plus de 15 kilomètres.

    Le port de Jebel Ali à Dubaï est considéré comme l'un des ports les plus importants et les plus développés de la région, car il comprend l'une des plus grandes usines d'aluminium du Moyen-Orient, en plus de nombreuses autres installations notables, telles que la station de réception satellite de l'Emirati Etisalat Company et le plus grand bassin marin artificiel au monde. Une base aérienne américaine se trouve également près du port de Jebel Ali.


    Menaces iraniennes ?

    Rappelons que de hauts responsables iraniens avaient déclaré que les Émirats arabes unis perdraient leur stabilité en conséquences des accords d'Abraham. La Force iranienne al-Qods a-t-elle mis ces menaces à l'oeuvre ?

  • Egypte : Achat de 30 avions Rafale à la France

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    L'Egypte a confirmé avoir signé avec la France un contrat pour l'achat de trente avions de combat Rafale supplémentaires de la société Dassault, dans un communiqué de l'armée publié dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 avril 2021.

    "L'Egypte et la France ont signé un contrat pour la fourniture de 30 avions Rafale", a indiqué le communiqué égyptien quelques heures après la révélation de ce contrat par le média d'investigation français Disclose. L'achat se fera via un prêt sur dix ans, ajoute l'armée égyptienne dans son communiqué, sans autre précision.

    Le Caire est l'un des plus gros clients de l'industrie française d'armement. L'Egypte avait été en 2015 le premier pays étranger à acheter des Rafale, avec une commande de 24 avions de combat. Les ventes d'armes à l'Egypte se sont considérablement renforcées après l'arrivée au pouvoir d'Abdel Fattah al-Sissi en 2014, essentiellement entre 2014 et 2016 à la faveur de la vente de Rafale, d'une frégate, de quatre corvettes et de deux porte-hélicoptères Mistral.

    La vente annoncée cette semaine confirme le succès à l'exportation, tardif mais réel, de l'avion de combat français. Egalement commandé par le Qatar (36) et par l'Inde (36), il a été vendu en janvier à la Grèce à 18 exemplaires, dont douze d'occasion. Selon les détails dévoilés par Disclose lundi, la France et l'Egypte ont conclu le 26 avril un contrat d'un montant de 3,95 milliards d'euros, comprenant la vente de trente avions de chasse Rafale, ainsi que deux autres contrats au bénéfice du missilier MBDA et de Safran Electronics et Defense.

    Disclose a également indiqué que les versements de l'Egypte se feraient "principalement à crédit" et que Le Caire avait "obtenu un prêt garanti par la France à hauteur de 85%". Selon le média d'investigation, "le Trésor public s'est porté caution auprès de plusieurs établissements bancaires français" --Crédit agricole, Société générale, BNP Paribas et CIC-- pour permettre le prêt.

    M. Sissi a été reçu en décembre 2020 à Paris. Une visite décriée par des organisations de défense des droits humains qui accusent régulièrement l'Egypte de bafouer les libertés individuelles et de limiter notamment la liberté d'expression. Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Sissi en 2014, l'Etat égyptien mène une répression féroce contre toute forme d'opposition, religieuse ou libérale. Mais le président français Emmanuel Macron a refusé en décembre de conditionner la question des droits humains au partenariat stratégique entre Paris et Le Caire, tout en plaidant pour une "ouverture démocratique" et "une société civile active".

    Les importations égyptiennes d'armements français se sont élevées à 7,7 milliards d'euros entre 2010 et 2019, faisant du Caire le quatrième pays client de la France en matière d'armements, selon le rapport annuel au Parlement français.

  • Emirats Arabes Unis : Les EAU déménagent leur base militaire d'Erythrée vers Bab el Mandeb

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    L’armée des Emirats Arabes Unis a déménagé sa base militaire qui couvre le détroit de Bab el Mandeb, entre la mer Rouge et le Golfe d’Oman. Les forces émiraties ont progressivement vidé le port et la base maritime d’Assab en Érythrée pour s’établir à Périm, dans l’île yéménite de Mayyun, contrôlant ainsi l’endroit le plus étroit de ce détroit stratégique pour le commerce mondial.
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    Les images satellites montrent l’édification de hangars pour drones et avions légers ainsi que la construction d’une piste d’atterrissage. Ces travaux font suite à ceux commencés il y a quatre ans puis abandonnées par les émiratis sur l’île.

    La construction de la base maritime d’Assab en Erythrée avait été achevée en 2015 et répondait à un besoin logistique émirati pour faire face à la guerre au Yémen. L’armée des EAU en avait fait un hub logistique important.

    La mer Rouge et le détroit de Bab el Mandeb sont devenus un enjeu capital pour les grandes  puissances et les puissances moyennes. Les Emirats, la Turquie, la Chine, les Etats-Unis, la France et la Russie s’y installent en utilisant des ports et des bases au Soudan, Ethiopie, Yémen, Érythrée et Djibouti. L'Iran mise sur une victoire des Houthis pour s'établir sur les bords yéménites du détroit. 

    Dans le même temps, la région de la corne de l’Afrique et Afrique de l’Est sont entrain de connaitre une guerre généralisée, ressemblant à celle qui a lieu sur la rive asiatique du détroit.

  • Israël : Un bateau israélien attaqué au large des Emirats

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    Mardi 13 avril, vers 18 heures, la station de radio d'Etat israélienne Kan Bet a rapporté, citant des médias arabes, qu'un navire israélien transportant des voitures avait été attaqué au large des côtes des Emirats Arabes Unis. Le navire aurait été touché par un missile. Il se dirige maintenant vers le port des Émirats arabes unis pour une évaluation des dommages.
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    L'attaque du navire israélien a été rapportée par la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadin, associée au Hezbollah. Selon cette source, le navire Hyperion Ray, propriété de la société israélienne PCC, a été attaqué près du port de l'émirat de Fujaïrah.

    L'agence de presse affiliée à l'Iran Unews a rapporté que le navire transportant les voitures avait séjourné dans le port koweïtien d'Al-Ahmadi pendant 48 heures avant l'attaque.

    Selon des informations préliminaires, l'attaque n'a pas fait de victimes à bord et les dégâts seraient minimes. il semble qu'aucun trou n'a été fait à la coque. L'impact a eu lieu au-dessus de la ligne de flottaison et était de petite intensité.

    Les médias arabes estiment que l'attaque du navire israélien pourrait être la réponse de l'Iran à l'attaque de l'installation nucléaire de Natanz.

    Le porte-parole du gouvernement iranien, Ali Rabia, a déclaré mardi 13 avril: "L'Iran se réserve le droit d'agir contre les artisans, les organisateurs et les patrons, il y aura des représailles et une réponse sur le territoire de l'agresseur. 

  • Jordanie : Suite du complot découvert dans le royaume

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    Le ministre jordanien de l'Information, Sakhr Dudin, a déclaré qu'une déclaration officielle serait publiée dans les prochaines heures en relation avec les arrestations du 3 avril 2021. Les arrestations visaient à assurer la sécurité et la stabilité du royaume, a-t-il déclaré.

    À ce stade, il ne s'agit pas officiellement d'un coup d'État. Cependant, les médias pro-gouvernementaux ont commencé à préparer l'opinion publique à cela même. Pour l'instant, les gros titres parlent d'une  "tentative de saper la stabilité du pays" et ajoutent : "Personne ne peut être au-dessus des lois".

    La nouvelle des arrestations a provoqué un choc en Jordanie. La situation dans le royaume est instable depuis longtemps, mais pour la première fois sous l'accusation de déstabilisation, ce n'est pas l'opposition qui est accusée, mais ceux qui font partie intégrante de l'establishment politique, y compris Bassem Audalla, qui était anciennement membre du cercle intime du roi Hussein.

    Le journal panarabe "Al-Quds al-Arabi" note que, incroyablement rapidement, des publications sont apparues dans les médias jordaniens, liant l'ancien chef de la chancellerie royale à la vente à des Juifs de terrains à Jérusalem. Ceci est présenté comme une fuite d'informations sur l'enquête.

    L'agence palestinienne Maan, citant les médias israéliens, parle d'une possible implication dans le complot contre Abdallah II de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Elle note que Audallah était un canal de communication entre le roi de Jordanie et la famille royale saoudienne.

    Les autorités jordaniennes commentent la tentative de coup d'État et les arrestations pour la première fois
    Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Jordanie, Ayman al-Safadi, a officiellement commenté dimanche 4 avril les arrestations de hauts fonctionnaires et de la mise en résidence surveillée de  l'ancien prince héritier Hamza ben Hussein effectuées la veille. Selon lui, 16 personnes au total ont été arrêtées.

    Ayman al-Safadi a déclaré que lors de l'observation des princes Hamza bin Hussein, Sharif Hassan bin Zayed, l'ancien chef de l'administration royale Bassem Audallah, les services de sécurité ont établi que les suspects étaient en contact avec des autorités étrangères intéressées à déstabiliser la situation dans le pays. .

    Les actions de hauts fonctionnaires et de certains membres de la famille royale ont été considérées comme une menace pour la sécurité de la Jordanie. Il a été conseillé au roi Abdallah II de porter l'affaire de haute trahison devant les tribunaux.

    Selon Aayman al-Safadi, les services de sécurité ont recommandé au roi Abdallah II de déférer toutes les personnes mises en cause devant la Cour de sûreté de l'Etat, mais le roi Abdallah II a décidé de ne pas arrêter le prince Hamza, mais de lui parler personnellement et de lui demander d'arrêter ses activités subversives.

    Lors de la conférence de presse, il a également été annoncé que les services de renseignement étrangers avaient contacté l'épouse du prince Hamza ben Hussein, lui offrant leur aide pour organiser une évasion de Jordanie.

    La reine Noor, mère du prince Hamza "assigné à résidence", dénonce une "calomnie"
    La reine Noor, mère du prince Hamza, a dénoncé dimanche une "calomnie", et affirmé "prier pour que la vérité et la justice l'emportent pour toutes les victimes innocentes". La reine Noor, quatrième et dernière épouse de l'ancien roi Hussein, décédé en 1999, s'est exprimée sur Twitter au lendemain d'une vague d'arrestations pour "raisons de sécurité" à Amman et de l'affirmation par son fils, le prince Hamza, qu'il avait été placé en "résidence surveillée" par le pouvoir.