Elections en Libye 2018

  • Libye: Les représentants des deux chambres adverses promettent de mettre fin à leurs divisions

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    Les 123 députés des deux chambres des représentants de la Libye, qui ont participé au sommet de Tanger, au Maroc, ont prêté serment de mettre fin aux divisions à l'intérieur du pays, en commençant par la convocation d'une seule session parlementaire, le 28 novembre, pour créer un organe législatif unique.

    Les 123 participants ont également convenu de tenir des élections législatives pour achever la transition dans les meilleurs délais et de convoquer une seule session en présence de la Chambre des représentants dès leur retour en Libye depuis le Maroc. La session aura lieu à Ghadames, une ville oasis située près de la frontière libyenne avec l'Algérie et la Tunisie, loin des centres de pouvoir en Libye, mais la date officielle n'a pas encore été décidée.

    Lors de la réunion de Tanger, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a déclaré que le fait d'avoir 123 députés libyens assis à la même table était déjà un succès en soi. Pour Bourita, la Libye a besoin d'une Chambre des représentants pour jouer son rôle et une prochaine réunion en Libye aura un impact important sur le dialogue politique entre les parties.

    À l'heure actuelle, en Libye, il y a deux organes parlementaires, l'un à Tobrouk et l'autre à Tripoli. À l'origine, une seule Chambre des représentants avait été formée à la suite des dernières élections législatives en Libye, qui ont eu lieu le 25 juin 2014, pour remplacer le Congrès général national. Cependant, la Cour suprême constitutionnelle de Libye avait invalidé les élections, notamment en raison de la faible participation des électeurs et ordonné la dissolution de la chambre. De nombreux élus n'ont pas accepté cette décision et ont décidé de transférer la Chambre des représentants de Tripoli à Tobrouk. Un Congrès Général National a cependant été établi dans la capitale, puis dissous en 2016. Le 17 décembre 2015, les deux institutions concurrentes avaient signé les accords de Skhirat, au Maroc, se mettant d’accord pour établir le Gouvernement d’Accord National (GNA) et le Conseil présidentiel. Cependant, malgré plusieurs négociations successives, aucune solution n'a été trouvée pour organiser de nouvelles élections législatives et, à l'expiration des accords de Skhirat, le 17 décembre 2017, les positions sont restées figées et le pays s’est retrouvé divisé entre deux pouvoirs, l’un à Tobrouk et l’autre à Tripoli. 

La nouvelle Chambre des représentants, résultat de l’accord de Tanger serait composée de 180 membres répartis en deux groupes, l'un basé à Tripoli, fief du et dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj, et l'autre basé à Tobrouk sous la direction d’Aguila Saleh.

    La rencontre de Tanger était l'une des initiatives en cours pour mettre fin au conflit et à la reconstruction de la Libye. 

Un cessez-le-feu est actuellement en cours. Il avait été annoncé le 21 août dernier par al-Sarraj et Saleh, puis officialisé par la signature d'un accord de cessez-le-feu permanent dans toute la Libye le 23 octobre. L'accord a été conclu à la suite d'une réunion entre les délégations libyennes rivales, à savoir l'Armée nationale libyenne (ANL) proche des institutions de Tobrouk et le GNA, qui se sont réunies à Genève dans le cadre du Comité militaire mixte 5 + 5 du 19 octobre précédent. Outre les négociations entre les parties pour une résolution politique du conflit en Libye, des dialogues sont également en cours pour donner au pays une nouvelle structure politique et c’est dans ce contexte que les parties sont parvenues à un accord pour organiser les prochaines élections dans le pays le 24 décembre 2021. L’accord a été conclu le 13 novembre 2020 à l'occasion du « Forum de dialogue politique», qui a débuté le 9 novembre précédent, à Tunis, entre 75 représentants des différentes composantes de la population libyenne, sous l'égide de l'ONU.

    Rappelons que la Libye est le théâtre d'une longue guerre civile qui a débuté le 15 février 2011, qui a été suivie, en octobre de la même année, par la chute du régime dictatorial de Mouammar Kadhafi. Depuis, le pays n'a jamais réussi à réaliser une transition démocratique et s’est retrouvé entre deux administrations rivales, celle de la Chambre des représentants de Tobrouk et celle du GNA de Tripoli et, au niveau militaire, un affrontement entre les milices liées au GNA et l’Armée Nationale Libyenne (ANL), dirigée par le général Khalifa Haftar.

    Le GNA d'al-Sarraj est le gouvernement libyen officiellement reconnu par l'ONU. Il est né le 17 décembre 2015 avec les accords de Skhirat et a été formellement soutenu par l'Italie, le Qatar et la Turquie. Les forces de l'ANL qui sont proches du gouvernement de Tobrouk, contrôlent l'est de la Libye. Au niveau international, elles sont soutenues par l'Égypte, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie, la France et la Russie.

  • Libya: Tripoli chaos worsens as Al Qaeda joins the fighting

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    An Al Qaeda-linked group has been involved in the recent attacks on the Libyan capital Tripoli.
    Fighters from the coalition of the Benghazi Shura Revolutionary Council (BSRC), which held Libya’s second largest city for two years and included groups that pledged allegiance to ISIS and Al Qaeda, are believed to have been seen on the outskirts of Tripoli by pro-government brigades. It is the first time that the government has named the group and accused it of involvement in the clashes.
    Sunday, heavy shelling of residential areas in the south and centre of the city was reported.
    “Yes, (BSRC) are here. Many wanted criminals are involved in the assault on Tripoli. They fight alongside Salah Badi, who has no mandate from any government body to attack the capital,” Ahmed Ben Salim, spokesman for the pro-government Special Deterrence Force known as Rada, told The National.
    Salah Badi was a senior commander in Libya Dawn, an Islamist coalition that razed Tripoli’s main airport to the ground in 2014. He recently returned from his base in Turkey to lead an attack on Tripoli on August 26 with fighters from his Al Samoud Brigade and a group known as the Kani, which is based in the Libyan suburb of Tarhouna. Pro-government brigades often accuse extremists of attacking them, but it is the first time BSRC are said to be behind the attacks.
    A ceasefire brokered by the UN mission to Libya in early September has repeatedly been ignored, but the largest of clashes broke out on Thursday. It pits a grouping of pro-government militias, informally known as the Tripoli Cartel, against a coalition of brigades from outside the capital, including Mr Badi’s forces. The UN mission for the first time publicly called him out on Thursday night for instigating the resumption of violence, as well as a nominally pro-government brigade known at the Abu Sleem Central Security Force.
    One of the most prominent leaders in the Tripoli’s fighting is Mohamed Darmona, a man who was arrested in Misrata but released without being referred to the judiciary,” said Mr Ben Salim, the spokesman for the pro-government brigade Rada.
    He has attacked Mitiga (Tripoli’s sole functioning airport), kidnapped people and tried to release ISIS fighters that Rada holds. Some of these ISIS members are important in smuggling fighters into Libya, but he still tried to release them. These people are illegitimate and do not follow any governmental authority,” Mr Ben Salim added.
    Special Deterrence Force known as Rada
    Rada is an ultra-conservative brigade that controls Metiga airport and a nearby prison that holds some 2,500 inmates including the brother of the Manchester bomber, Hashem Abedi. They are officially a brigade operating under the interior ministry but largely do as they please.
    The Tripoli Cartel, which has held sway for more than two years since ousting Libya Dawn, are accused of extortion and kidnapping of rivals. Despite this, they insist they want peace and presidential elections to remedy the capital’s chaos.
    “There needs to be a provisional suspension of all the fighting with all forces withdrawing to their bases without any conditions. Then we need parliament and government elections,” Jalel Al Wershafani, spokesman for Tripoli’s most powerful force known as the Tripoli Revolutionaries Brigade, told The National.
    A French-led push for December elections have failed amid the turmoil and the Tripoli Cartel have fought against rival militias that attacked the capital since late August.
    Repeated condemnations and calls for peace by the international community have failed, as the violence that initially encroached on Tripoli’s suburbs threatens to reach the capitals centre and most populated areas. The Al-Samoud Brigade led by Salah Badi did not respond to requests for comment.

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