El Othmani Saâd Eddine

  • Sahara Occidental : Nous avons réglé définitivement la question du passage frontalier de Guerguerat, affirme le Maroc

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    Le Chef du gouvernement marocain, Saâd Eddine El Othmani, a considéré, jeudi, « El Guerguerat » comme étant « un passage frontalier international important », soulignant que son pays a tranché définitivement cette question et que le passage ne sera plus fermé de nouveau.

    El Othmani a déclaré, dans un discours prononcé lors de la réunion du Conseil gouvernemental, que le passage frontalier « n’est plus exclusivement Marocain, et ne concerne pas uniquement les Marocains ou exclusivement la Mauritanie, mais c’est une route qui concerne le commerce international, y compris le commerce entre des pays européens et un certain nombre de pays africains ».

    « Le roi, que Dieu le préserve, a pris la décision au moment opportun pour remédier à la situation, par l’intervention des forces armées royales, sans faire usage des armes et sans friction avec les éléments des milices séparatistes, puis en établissant une ceinture de sécurité, ce qui a permis de régler le problème définitivement », a-t-il expliqué.

    « Après la fermeture du passage durant trois semaines par des éléments séparatistes, cette opération a réglé définitivement la question », a-t-il dit.

    El Othmani a prédit dans ce sens que « les éléments et les milices séparatistes ne reviendront pas une autre fois pour bloquer cette route. »

    « La sécurisation du passage, a permis un changement stratégique, surtout que les séparatistes l’ont toujours exploité contre le Maroc et ses intérêts, pour fomenter des problèmes et interférer dans le dossier marocain, à l’approche des réunions du Conseil de sécurité pour la publication de sa résolution annuelle», a-t-il martelé.

    Le 30 octobre dernier, le Conseil de sécurité, avait décidé de prolonger le mandat de la Mission des Nations Unies pour l´organisation d´un référendum au Sahara occidental (MINURSO), pour une année supplémentaire, jusqu’au 31 octobre 2021.

    « Le Maroc est intervenu dans l’intérêt de la paix, et pour libérer une route internationale dans le but de garantir la liberté de circulation des civils et du commerce, conformément au droit international, aux besoins de la région et à l’accord de cessez-le-feu », a déclaré le chef du gouvernement marocain.

    El Othmani a salué « les pays africains et arabes frères et amis, ainsi que les organisations islamiques et arabes, qui ont fait valoir explicitement la démarche marocaine, et ont déclaré leur soutien à la position du Royaume ».

    Rabat avait annoncé, samedi, la reprise du mouvement de transport avec la Mauritanie au point de passage frontalier de «Guerguerat», après l’intervention de l’armée marocaine, suite à sa fermeture par des membres alliés au Front Polisario, depuis le 21 octobre dernier.

    En réponse à la décision du Maroc, le Front Polisario a déclaré, le même jour, qu’il ne respectera pas l’accord de cessez-le-feu qu’il avait conclu avec le Maroc en 1991 sous l’égide de l’ONU.

    Le conflit opposant le Maroc au Polisario sur la Région du Sahara a commencé en 1975, soit après la fin de l’occupation espagnole dans la région.

    Le conflit s’est transformé en affrontement armé qui s’est poursuivi jusqu’à 1991, année de la signature d’un accord de cessez-le-feu qui considère la zone de Guerguerat comme étant « démilitarisée ».

    Rabat revendique son droit sur la région du Sahara et propose une autonomie élargie sous sa souveraineté, tandis que le Polisario exige un referendum d'autodétermination, une proposition soutenue par l'Algérie, qui abrite des réfugiés de la région.